Courriel: bureau@cpcml.ca Site Web: www.pccml.ca Numéro 95 - 28 juillet 2005 52e anniversaire de l'attaque contre
la caserne Moncada
• Vive
la Révolution cubaine!
Mouvement populaire
contre le terrorisme d'État
À titre
d'information
52e anniversaire de l'attaque contre la caserne Moncada Vive la Révolution cubaine! Le Parti communiste du Canada (marxiste-léniniste) transmet ses salutations révolutionnaires au peuple cubain et à sa direction à l'occasion du 52e anniversaire de l'attaque contre la caserne Moncada. Le PCC(ML) exprime son appui vigoureux au peuple cubain dans la voie qu'il a choisie, de défendre et de faire avancer la Révolution de façon à assurer l'indépendance et le droit à l'auto-détermination de Cuba. L'attaque contre la caserne Moncada le 26 juillet 1953, fut l'étincelle qui mit le feu à pleine, déclenchant une lutte nationale pour la souveraineté de Cuba et son droit à l'autodétermination. La caserne Moncada était la deuxième plus grande et la plus puissante garnison du dictateur cubain Fulgencio Batista, soutenu par les États-Unis. Même si l'attaque a échoué, les événements du 26 juillet ont transformé ce qui a été initialement un revers militaire en une victoire révolutionnaire six ans plus tard. Cinquante-deux ans après cet événement, le peuple cubain continue de faire face aux attaques des impérialistes américains, qui incluent le blocus économique criminel visant à détruire la Révolution cubaine. Malgré la pression et les menaces accrues, le peuple cubain a déclaré qu'il sacrifierait sa vie pour la liberté plutôt que de sacrifier sa liberté et vivre dans l'esclavage. En soulignant l'anniversaire de l'attaque contre la caserne Moncada, le peuple cubain réaffirme sa détermination à continuer de lutter jusqu'à la victoire finale, lorsque les peuples du monde pourront vivre en paix et l'indépendance et d'exercer leur droit souverain de tracer leur voie vers l'avenir. À la lumière de la campagne réactionnaire engagée par les cercles dirigeants américains, y compris la préparation du terrain en vue d'une future invasion de Cuba, le PCC(M-L) lance l'appel à la classe ouvrière et au peuple du Canada d'intensifier leur mobilisation contre les préparatifs des États-Unis pour le fascisme et la guerre et à la défense du droit des nations de choisir leur voie de développement. Vive la Révolution cubaine! [Retour] économique des États-Unis contre Cuba - Granma international, 21 juillet 2005 - Quand a été signé à Cuba la première loi de Réforme agraire le 17 mai 1959, les États-Unis ont condamné à mort la Révolution cubaine et commencé une guerre économique qui est toujours en vigueur à travers le blocus. L'histoire reconnaît que ce sont les propriétaires cubains et américains des plantations sucrières, parmi d'autres grandes entreprises, qui ont rédigé un mémorandum au Département d'État américain, suggérant la suspension du quota de sucre. Le gouvernement de Washington a décidé de supprimer l'importation de sucre de Cuba et a réparti ce quota parmi d'autres pays latino-américains qui, en échange, ont appuyé l'expulsion de Cuba de l'Organisation des États Américains (OEA). Les compagnies américaines ont refusé de raffiner le pétrole russe et il a fallu les nationaliser. Les fonds bancaires cubains déposés dans des banques américaines ont été saisis. Les États-Unis ont alors réduit leur livraison de pétrole, d'équipement industriel et d'autres biens commerciaux d'extrême importance pour la subsistance de l'économie cubaine. A débuté alors le blocus le plus long de l'histoire de la part d'une puissance capitaliste envers un petit pays socialiste. 4 janvier 1953. Les enfants regardent tristement depuis un grabat. Les trois petites fille et le petit garçon n'ont eu pour seul souper que du yucca. Dans la région rurale de Las Cañas, à Pinar del Rio, un journaliste de la revue Bohemia est le témoin du drame des paysans sans terres. Dans une autre ferme à l'ouest de Cuba, Rosa Ledesma, une veuve qui vit de la charité publique, a vu mourir dans ses bras l'un de ses trois enfants pendant qu'elle demandait l'aumone. Rendue folle par la mort de son fils, elle brandissait son cadavre dans ses bras, jusqu'à ce qu'un homme l'en empêche. L'endroit se nomme paradoxalement l'Harmonie. 2 février 1953. Un autre reportage de Bohemia raconte comment un paysan, qui n'a qu'une vache, vend jusqu'à la dernière goutte de lait, sans rien laisser pour ses enfants. Un autre homme porte un chargement d'eau pour un plat de farine. Luis, un enfant de 11 ans, racle un champ de malanga pour en tirer quelque chose, l'air triste et honteux. 12 avril 1953. Un guérisseur profite de l'absence de service médical dans la campagne. Pour les vers qui font gonfler les ventre des enfants, il recommandait l'apasote mais son utilisation abusive a causé la mort de deux enfants dans la région orientale de l'île. On prescrivait aux asthmatiques les viscères de vautour cuites et des décoctions de laine de mouton. L'enterrement d'un enfant victime des faux remèdes de l'escroc émeut les coeurs même des plus insensibles. «Nous appelons peuple, lorsqu'il s'agit de lutte, les six cent mille Cubains sans travail, qui veulent gagner leur pain honnêtement sans pour cela devoir émigrer de leur patrie à la recherche d'une subsistance ; les cinq cent mille ouvriers agricoles qui habitent des baraques misérables, qui travaillent quatre mois par an, et connaissent ensuite la misère avec leurs enfants, ceux qui n'ont pas un lopin de terre, à cultiver et dont l'existence devrait susciter davantage de compassion s'il n'y avait pas tant de coeurs de pierre ; (...) les cent mille petits cultivateurs qui vivent et travaillent sur une terre qui ne leur appartient pas, et qui la contemplent toujours avec tristesse, tel Moïse la terre promise, pour mourir sans la posséder, qui donnent comme des serfs féodaux une partie de leurs produits pour payer leur lopin de terre et qui ne peuvent ni l'aimer, ni l'améliorer, ni l'embellir, ni y planter un cèdre ou un oranger, parce qu'ils ne savent jamais quand viendra l'huissier accompagné d'un garde champêtre leur dire qu'ils doivent s'en paller ; ... (Fidel Castro, dans L'Histoire m'acquittera, sa plaidoirie lors du procès intenté contre lui pour avoir organisé l'attaque contre la caserne Moncada pendant la tyrannie de Batista, le 26 juillet 1953). Une enquête sur le monde paysan, réalisée en 1943, révèle l'existence de 143 000 paysans, dont 64% n'étaient pas propriétaires de la terre qu'ils travaillaient. Vers la fin des années 50, on calcule que ce chiffre s'était élevé à 70%. Ils travaillaient la terre comme à l'époque féodale, payant un loyer en argent ou en nature pour avoir le droit de travailler dans une ferme qui n'était pas la leur. Le taux de mortalité infantile était de 60 pour mille nouveaux-nés. Les maladies gastro-entérite arrachaient la vie à 86 personnes pour 100 000 habitants. Une enquête réalisée par l'Association catholique, en 1954, révélait que 4% seulement des paysans cubains consommaient régulièrement de la viande ; 2,2% mangeaient des oeufs de temps en temps ; 11,2% seulement buvaient du lait régulièrement et 1% mangeaient parfois du poisson. Une étude effectuée sur la participation du capital américain dans l'industrie sucrière de l'île, avant le triomphe de la Révolution de 1959, indique que les plus grands propriétaires étaient la Cuban Atlantic Sugar, de 284 401 hectares; l'American Cuban Refining (136 546 ha), la Cuban American Sugar Company (142 648). Les grands propriétaires fonciers cubains Julio Lobo et Falla Gutiérrez possédaient respectivement 164 297 ha et 144 050 ha. «85% des petits fermiers de Cuba payent un loyer et vivent sous la menace constante d'être dépossédés de la terre qu'ils cultivent. Plus de la moitié des meilleures terres appartiennent aux étrangers. Dans la province d'Oriente, la plus grande de nos provinces, les terres de l'United Fruit Company et de la West Indian Company s'étendent de la côte nord à la côte sud. Il y a deux cent mille familles qui ne possèdent pas un lopin de terre où planter un potager pour leurs enfants affamés, tandis que 300 000 cabaleuses de bonnes terres, propriétés de quelques puissants monopoles, restent incultes (...) (Fidel Castro dans L'Histoire m'acquittera). 17 mai 1959. «La grande propriété est interdite», a déclaré le docteur Fidel Castro, à La Plata, située dans la Sierra Maestra où il a établi son commandement durant la lutte insurrectionnelle contre le tyran Fulgencio Batista, jusqu'à son expulsion du pays dans la matinée du premier janvier 1959. Cette législation a permis la remise de 5 600 000 hectares de terre aux paysans. La première loi de la Réforme agraire a fixé une limite maximum à la possession de la terre de 402 hectares. Le terres qui étaient détenues par une personne naturelle ou juridique et qui dépassaient cette limite ont été expropriées pour être distribuées aux paysans et ouvriers agricoles. Mais cette première loi n'a pas permis d'éliminer totalement un secteur de la bourgeoisie agraire créole, qui a commencé à conspirer pour détruire la révolution en constatant la caractère socialiste du processus entamé en janvier 1959. Allié aux intérêts des États-Unis, cette cinquième colonne a reçu un coup mortel quand a été signée la seconde loi de la Réforme agraire le 3 octobre 1961, qui a abaissé le maximum de surface permise à 66 hectares. Les grandes propriétés n'ont pas été divisées en petites parcelles de terre pour les distribuer aux paysans, mais des fermes du peuples on été organisées qui ont fait partie, plus tard, des programmes de développement du bétail, du café, du riz et des agrumes. De nouvelles technologies ont été introduites pour humaniser le travail agricole et élever la productivité des sols. La première forme de coopérative consistait à demander des crédits et des services, dans lesquelles les associés continuaient de se sentir propriétaires individuels de leurs fermes. Cette forme s'est appelée Coopératives de crédits et de services (CCS). Après, en 1976 sont apparues des Coopératives de production agricole (CPA) dans lesquelles les agriculteurs apportaient volontairement leurs terrains pour devenir des propriétaires collectifs. A l'apparition des Coopératives de production agricole il existait environ 200 000 producteurs privés. La moitié de ces paysans ont décidé d'unir leurs fermes et de commencer une nouvelle étape comme propriétaires collectifs. Diverses formes de coopératives existent Il y a 12 ans a eu lieu dans l'agriculture un processus qui a été reconnu comme l'un des changements les plus importants de l'histoire de l'agriculture, après la première loi de la Réforme agraire de 1959. Les fermes d'État, de grande superficie, avec de forts taux de mécanisation et des taux élevés de consommation de combustible et de fertilisants, ont du être modifiées pour s'adapter aux nouvelles conditions imposées par la période spéciale. Sont apparues, en septembre 1993, les Unités de base de production en coopérative (UBPC), à partir de la conversion des fermes d'État en une nouvelle forme de production. Plus d'un million d'hectares ont été remis en usufruit gratuit aux équipes de travailleurs qui opéraient dans ces fermes d'État. On leur a vendu les moyens de production (tracteurs, installations, magasins et systèmes d'arrosage...) Il s'agissait non seulement d'ajuster la structure de production aux nouvelles conditions, mais aussi de commencer des changements radicaux dans l'exploitation de la terre pour assumer un modèle soutenable et rentable. Ce nouveau modèle de production n'était dans aucun manuel, même s'il s'inspirait des expériences des Coopératives de production agricole des paysans. Mais comme toute nouvelle forme de production, les UBPC ont du faire face à des difficultés. Elles ont pris leurs marques petit à petit. Pour certains, les changements ont été plus faciles, mais pour d'autres le chemin a été plus tortueux. Un autre changement survenu durant la période spéciale a été la remise de terre non cultivée en usufruit gratuit, depuis 1993, pour plusieurs cultures. La résolution 357 de 1993 a permis de distribuer des terrains en friches pour la récolte du tabac. Jusqu'à aujourd'hui plus de 59 893 hectares pour cette culture ont été octroyés. La résolution 419 de 1994 a aussi autorisé l'octroi de terre pour la culture du café et du cacao. Autour de 75 440 hectares ont été concédés pour accroître ces productions dans les régions montagneuses. Une autre forme de donation de terre a été d'allouer des parcelles de terrain pour l'auto-consommation alimentaire familiale. Environ 73 420 hectares ont ainsi été distribués, en majorité consacrés à la culture du riz. Le secteur coopératif paysan s'est aussi développé. La résolution 223 a permis aux meilleurs paysans, qui avaient des terres en friches contiguës, la concession des terres. 11 600 hectares ont ainsi été alloués. Quelque chose de semblable a eu lieu avec les Coopératives de production agricoles qui ont reçu 42 796 hectares pour augmenter leur superficie. Le usufruits de terre, qui concernent des fermes cultivant le tabac, le café et le cacao et l'auto-consommation familiale, rassemblent plus de 98 000 personnes et ils ont rejoint l'Association nationale des petits agriculteurs qui regroupe plus de 327 380 adhérents, organisés en 4 355 Coopératives de production agricole et de crédits et services. «La loi de Réforme agraire est devenue un symbole de ce qu'a été la Révolution» (Fidel Castro lors de la cérémonie centrale pour le 40e anniversaire de la première loi de Réforme agraire, qui s'est déroulée le 17 mai 1999, dans la salle universelle du ministère des Forces armées révolutionnaires). 17 mai 2005. 46 ans sont passés depuis la promulgation de la première loi de Réforme agraire. 22% de la surface cultivable du pays est aux mains des paysans et des coopératives. Le secteur coopératif-paysan produit 93% du cacao ; 60% des légumes ; 56% des tubercules et 70% de la viande de porc. Il produit aussi entres autres une partie importante du lait. Pour Orlando Lugo Fonte, président de l'ANAP, les paysans ont reçu non seulement des terres mais aussi des facilités pour leur développement économique et social. Une loi de crédits a été aussitôt adoptée pour qu'ils aient accès à des prêts bancaires de seulement 4% d'intérêt. En cas de désastres climatiques (cyclones ou sécheresse), les producteurs disposent d'une loi d'assurance d'État qui prend en charge les pertes de récoltes. Durant cette année plus de 500 coopératives ont reçu des prêts à long terme pour pallier les effets de la sécheresse, avant le passage de l'ouragan Dennis. «On reproche à notre pays d'avoir étatisé l'agriculture. Cependant, la première loi de Réforme agraire a créé le secteur privé le plus grand après la Révolution. 200 000 paysans sont devenus propriétaires de leurs fermes car tous ceux qui travaillaient la terre ont reçu un terrain pour leur subsistance», a déclaré Lugo Fonte. «Nous les paysans, nous serons toujours redevables envers la Révolution, car ce qu'avait promis Fidel dans le programme de Moncada a été accompli bien au-delà des espérances». Dans la loi Helms-Burton, l'administration américaine a introduit la possibilité de «trafiquer» avec les propriétés nationalisées de ressortissants étasuniens, confisquées ou expropriées par le gouvernement cubain, sujettes à réclamations de la part des États-Unis. Le mot «trafiquer» concerne entre autres, le transfert, la distribution, la disposition, l'achat, la réception, la détention du contrôle, les investissements, la direction, la location, la possession, l'usage, l'intérêt sur la propriété; causer, diriger, participer ou bénéficier du trafic direct ou indirect avec ces propriétés. Ceux qui sont les responsables du «trafic», selon le verdict des cours étasuniennes, devront indemniser les réclamants d'une somme qui pourra s'élever jusqu'au triple de la valeur de la propriété réclamée, sans compter les animaux, les frais judiciaires et les honoraires des avocats. Tout ceci ne se limite pas aux réclamations certifiées par la Commission des réclamations étrangères (Foreign Settlement Commision), car en vertu de cette loi peuvent être réclamées et par conséquent être l'objet de trafic les propriétés nationalisées, confisquées ou expropriées par le gouvernement cubain à partir du 1e janvier 1959, ce qui ouvre la porte à des réclamations de personnes qui au moment de la nationalisation, confiscation, etc... avaient une autre nationalité et qui sont devenus par la suite citoyens des États-Unis, parmi lesquels des personnes de la dictature de Batista et leurs descendants. [Retour] Le terroriste Posada Carriles se voit refuser la libération sous caution Le 25 juillet, la libération sous caution du terroriste international Posada Carriles lui a été refusé lors d'une audience à El Paso au Texas. Le Juge William Abbott a décrété que Posada Carriles demeure en détention jusqu'à ce que la cause soit résolue, citant des allégations comme quoi il est soupçonné de terrorisme et l'éventualité de sa fuite s'il était libéré sous caution. Jusqu'à présent, Posada Carriles a seulement été accusé d'entrée illégale dans le pays. «En dressant la série d'allégations d'actes terroristes contre Posada depuis des années, Abbott a dit que même la participation de Posada dans les opérations contre Cuba au début des années 1960 devrait être considérée comme terroriste selon les critères actuels», indique le Miami Herald. La liste inclue l'explosion d'une bombe en 1976 dans un avion cubain où 73 personnes ont été tuées. Le Venezuela demande l'extradition de Posada Carriles pour son implication dans cet acte terroriste. La prochaine audience de la cause doit avoir lieu le 29 août, date où l'audience sur la demande d'asile de Posada Carriles doit débuter. [Retour] Cuba a lancé l'appel à la communauté internationale le 20 juillet d'exhorter les États-Unis à se soumettre à son obligation d'extrader le terroriste d'origine cubaine Luis Posada Carriles vers le Venezuela. Yuri Gala, chargé d'affaires à la mission de Cuba aux Nations Unies, a dit devant le Conseil de sécurité de l'ONU que ce serait un geste grave si les États-Unis décidaient d'accueillir Posada Carriles. Ce serait un outrage à toutes les victimes du terrorisme dans le monde et à leurs proches, notamment aux États-Unis. Le diplomate cubain, s'adressant à la session du Conseil de sécurité traitant de la lutte contre le terrorisme, a expliqué que le 17 mai les autorités américaines ont été forcées d'arrêter Posada Carriles qui était entré illégalement aux États-Unis à cause de l'intensification de la pression internationale, peut-on lire sur le site web de Radio Havana. Gala a dit que le terroriste avait fait une demande d'asile sur la base de ses 40 ans de service avec la CIA. Le diplomate cubain a expliqué à la plus haute instance de l'ONU que le Venezuela a demandé l'extradition de Posada afin qu'il soit jugé au pays, d'où il s'est échappé de prison en 1985. Le terroriste était emprisonné au Venezuela en lien avec le sabotage d'un avion cubain qui a coûté la vie des 73 personnes à son bord. «Mon pays profite de cette occasion pour réaffirmer sa conviction que la seule mesure correcte que peut prendre le gouvernement des États-Unis est de satisfaire la demande d'extradition présentée par la République bolivarienne du Venezuela», a dit le haut diplomate cubain de l'ONU. Il a aussi renouvelé l'appel de Cuba au Comité contre le terrorisme du Conseil de sécurité afin que ce dernier évalue les informations présentées par Cuba. Il a mentionné la résolution 1373 proposée par les États-Unis et adoptée par le Conseil de sécurité en 2001, qui établit clairement l'obligation pour tous les États de s'assurer de la mise en accusation de quiconque participe ou appuie le financement, la planification et la conduite d'activités terroristes. «Nous espérons, a conclu Gala,«que ce qui est arrivé avec d'autres terroristes avoués d'origine cubaine comme Orlando Bosch Avila, qui vit maintenant en toute liberté aux États-Unis, ne se reproduira pas avec Luis Posada Carriles.» (Agencia Cubana de NOticias, 21 juillet 2005. Traduit de l'anglais par Le Marxiste- Léniniste.) [Retour] d'autres crimes de Luis Posada Carriles Une des victimes de torture ordonnée par le terroriste d'origine cubaine Luis Posada Carriles a récemment révélé une liste de 60 personnes tuées par des groupes dirigés par le terroriste au Venezuela durant les années 1960. Angel Bastidas, ancien membre de la Jeunesse communiste du Venezuela, a révélé qu'il a été arrêté et torturé par un groupe de la Direction générale de la police dirigé par Posada qui était connu à cette époque sous le nom de Capitaine Basilio. Dans un article publié par l'hebdomadaire vénézuélien Todos Adentro, Bastidas a publié une liste de plus de 60 noms de victimes, soulignant que la liste n'était pas complète. Bastidas a rappelé que Posada était un des contre-révolutionnaire cubain utilisé par le gouvernement du Venezuela de 1965 à 1970 pour diriger les forces de répression dans ce pays. Des individus notoires comme Orlando Bosch, Ricardo Hernandez Navarrete (El Mono) et Orlando Garcia faisaient partie du groupe, a dit Bastidas qui dénonce le fait que certains de ces meurtriers n'ont jamais été jugés pour leurs crimes. Le Vénézuélien a rappelé les services rendus par Posada à la CIA, qui incluaient la planification de l'explosion d'un avion cubain en plein ciel en octobre 1976 qui a coûté la vie aux 73 passagers. Le Venezuela a fait la demande à Washington de rendre Posada Carriles aux autorités vénézuélienne afin qu'il soit jugé pour ses crimes sur son sol. (Radio Havana Cuba, 18 juillet 2005. Traduit de l'anglais par Le Marxiste-Léniniste.) [Retour] de l'innocence des Cinq - Jean-Guy Allard, Granma international, 21 juillet 2005 - La meilleure preuve de l'innocence des Cinq Cubains incarcérés aux États-Unis est apportée par le cas du terroriste international Luis Posada Carriles et la façon dont il a été traité, a affirmé le Président du Parlement cubain, Ricardo Alarcón de Quesada, en considérant que la stratégie américaine dans cette affaire est de laisser passer le temps, permettre que se prolonge le processus et tenter de détourner l'attention du public. L'affaire Posada est la meilleure preuve de l'innocence des Cinq. Le dirigeant cubain s'exprimait devant un groupe de membres portoricains et étasuniens des brigades Juan Rius Rivera et Venceremos, à la Maison de l'Amitié, à La Havane. Après avoir rappelé que Posada Carriles a été condamné à Panama pour des délits de terrorisme, Alarcón a signalé que depuis le moment où Posada est réapparu à Miami, «les tribunaux vénézuéliens ont renouvelé leur demande pour qu'on le leur remette afin de continuer le procès interrompu il y a 20 ans». «Jusqu'à maintenant, le gouvernement des États-Unis n'a pas donné suite à cette demande du Venezuela et, au lieu de le faire, a déclenché un processus compliqué pour tenter de déterminer le statut migratoire de cet individu qui est, évidemment, entré aux États-Unis sans visa». Posada comparaîtra le 25 juillet devant un juge de l'Immigration, à El Paso, au Texas, pour demander à être libéré sous cautionnement; il y aura une autre audience le 29 août pour examiner sa situation migratoire «et possiblement d'autres réunions», a indiqué le parlementaire. «Mais que signifie cela? Que, depuis quatre mois, et ce sera cinq quand arrivera le 29 août, un terroriste convaincu et avoué en plus de notoire, demeure aux États-Unis sans être soumis à procès pour ses activités terroristes parce que le gouvernement des États-Unis l'a demandé. En Irak, plus de 1700 américains et plus de 100 000 Irakiens sont morts pour moins que ça». Les États-Unis n'admettraient pas que l'on détienne un terroriste pour des questions migratoires sans qu'on le remette immédiatement à la justice, a soutenu le Président de l'Assemblée nationale qui a rappelé comment Washington a fait approuver une série de résolutions internationales au Conseil de sécurité, après le 11 septembre, «qui ont été violées» maintenant par ce même pays. «De la même manière que sont violées toutes les conventions contre le terrorisme et les attentats contre des avions civils dont ils font partie». Il est réapparu à Miami et à aucun autre endroit Le leader parlementaire a insisté sur le fait que Posada a choisi Miami pour sa réapparition en territoire étasunien. «Quand Posada est réapparu et est revenu au grand jour il y a quatre mois, il l'a fait à Miami, il ne l'a pas fait à un autre endroit. Il n'est pas allé dans un autre pays, il n'est pas allé dans un autre État, il est allé spécifiquement à cet endroit». «Ses amis de Miami ont soutenu qu'il mérite d'être traité de la même manière qu'ont été traités tous ses complices qui vivent librement dans cette ville». À Miami, a-t-il souligné, il existe «une situation anormale» dans laquelle «une mafia terroriste domine les moyens d'information, domine le gouvernement local» et que, depuis cette région des États-Unis, «durant des décennies, on a monté des actions terroristes contre Cuba, ce qui continue à se faire maintenant». L'unique possibilité pour Cuba de se défendre contre ces actions est de faire «des choses comme celles qu'ont faites les Cinq camarades», a dit Alarcón pour ensuite lancer avec humour «Si George W. Bush gouvernait ici, il y a longtemps qu'il aurait bombardé Miami!». Un comité de l'ONU déclare leur incarcération arbitraire et illégale Alarcón a rappelé comment le 14 juillet, on a appris «parallèlement et indépendamment» par l'agence de nouvelles américaine Associated Press et par la BBC de Londres, quelque chose qui était survenu le 27 mai. La décision d'une instance des Nations Unies, le Groupe de travail sur la Détention arbitraire de la Commission des Droits de l'homme de l'ONU, sur le cas des Cinq Cubains incarcérés aux États-Unis. Le groupe d'experts, composé de cinq juristes de cinq continents, a conclu «la même chose que nous répétions depuis des années», a-t-il indiqué, après avoir analysé trois aspects de l'affaire: le confinement solitaire auquel ont été soumis depuis le moment de leur arrestation et durant 17 mois les cinq prisonniers, les obstacles auxquels ils ont fait face pour communiquer avec leurs avocats et le fait que, pratiquement, ils n'ont pas eu connaissance des preuves sur lesquelles était basée l'inculpation du Ministère public; et, finalement, les conditions hostiles existant à Miami, la ville où a eu lieu le procès. «Les experts ont conclu que ces aspects ont une gravité telle qu'ils constituent un cas évident de détention arbitraire et illégal et que les États-Unis doivent faire quelque chose pour cesser de violer la Convention internationale sur les droits civiques et politiques». Vous savez comment on définit en espagnol et en anglais le mot «enlèvement», a-t-il demandé. «Une 'personne qui est privée de sa liberté arbitrairement et illégalement' est la définition de ce qu'est une personne séquestrée». Alors, à quoi un gouvernement est-il tenu lorsque quelqu'un sous sa juridiction est victime d'enlèvement? «Évidemment, le libérer. Dans ce cas le ravisseur est le gouvernement, de sorte que la solution est plus facile!». Depuis le 27 mai, «le gouvernement des États-Unis a une directive émise par le groupe chargé de cela aux Nations Unies où on lui demande de 'prendre les mesures nécessaires pour remédier à cette situation' (ce sont là les mots utilisés), pour mettre fin à la privation arbitraire et illégale de liberté de cinq personnes». «Et la seule façon de le faire, évidemment, est par la libération immédiate de ces cinq personnes», a conclu celui qui a été, durant 14 ans à New York, représentant de Cuba à l'ONU. [Retour] La mafia de Miami au Canada - Jean-Guy Allard, Granma International, 2004 - Le «bras droit» de Ismael Sambra, le dirigeant actuel de la Fondation canado-cubaine (FCC), a été arrêté en décembre 1990 en tant que chef d'une gang de trafic de drogue, résultant dans la plus importante saisie de cocaïne dans l'histoire de Montréal. Le 7 mai 1993, Maximo Morales, âgé de 57 ans et d'origine cubaine, a plaidé coupable à des accusations de conpiration et d'important de 115 kilogrammes de drogue, juste une petite quantité par rapport à un grand volume de drogues que l'organisation a trafiqué. À ce moment-là, Morales représentait le porte-parole français de la province de Québec sur l'exécutif de la faction «droits humains» fondé par Sambra, qui était situé à Toronto. Néanmoins, suivant différents sources, le trafiquant de drogue aspirait à prendre la présidence de la petite organisation. Le 2 décembre 1990, la police municipale de Montréal a saisi de nombreux paquets contenant un total de 115 kilogrammes de cocaïne, évalué à 80 millions de dollars, et subséquemment, a procédé à l'arrestation de Morales et quelques-uns de ses complices. Les drogues étaient cachées sous le plancher d'un véhicule qui appartenait au trafiquant de drogue. Les efforts pour dissimuler la marchandise ont été faits de façon si «professionnelle», que cela a pris deux heures à des détectives et experts pour trouver les drogues cachées entre deux panneaux de métal. Les drogues étaient emballées dans des journaux de Medellin, une ville de trafic de drogues notoire en Colombie. Selon les déclarations des officiers de police au moment de l'arrestation, les détectives ont évalué que l'organisation de Morales — un groupe de mafioso dirigé par César Riviera de Toronto — a importé 1 500 kilogrammes de cocaïne au cours de l'année qui a précédé l'arrestation de «l'homme d'affaires» qui ont rapporté des bénéfices de près de 3,4 millions de dollars au cours des six semaines qui ont précédé cet événement. Durant cette période, le réseau Riviera- Morales a contrôlé la moitié du marché de la cocaïne pour la province canadienne de l'Ontario, selon les informations qu'a révélé l'opération policière. Morales a aussi été accusé d'avoir tiré des coups de feu sur un autre individu à une autre occasion sans lien avec son commerce, dans un incident lié à ses activités criminelles. L'arrestation de cet homme d'affaires natif de Cuba pour trafic de drogues a surpris plusieurs personnes, sachant que Morales se présentait comme un «défenseur de la liberté» et qu'il était de la section canadienne du groupe Cuba démocratique et indépendant, sous la gouverne d'un traître commandant cubain, Huber Matos. Quelques jours avant son arrestation, il avait hébergé Matos, lors de la visite notoire de ce dernier à Montréal. Morales, qui avait reçu une longue sentence, a quitté, plutôt rapidement, la prison pour encore une fois prendre le contrôle de son commerce. Pour sa part, le dirigeant de la FCC Ismael Sambra s'est fait passer pour «écrivain en résidence» à l'Université de York en 2000, sans que le centre ne reconnaisse son accréditation et malgré les nombreuses protestations au doyen par d'autres chargé de cours. Sambra est régulièrement cité par la presse canadienne comme étant le «porte-parole» des résidents cubains au Canada, même si son organisation ne peut rassembler plus d'une poignée de membres. De plus, il se présente à la presse comme un «défenseur des droits humains». Engendré par la terroriste FNCA Granma International a révélé en 2003 comment l'arrivée de Sambra au Canada a été parrainé par un mystérieux «donateur anonyme» qui a exhorté la direction de l'Université de York à «lui fournir une couverture» et comment il en est venu à créer son organisation avec le support de la Fondation nationale cubano-américaine de Miami (FNCA). La FNCA est la plus importante des organisations anti-cubaines de Miami, fondée par Jorge Mas Canosa, agent de la CIA, à la demande de l'administration Reagan-Bush, et est liée de très près à toute une série d'attentats terroristes commis contre Cuba. Lors d'une entrevue parue dans le quotidien américain New-York Times des 12 et 13 juillet 1998, le terroriste international Luis Posada Carriles a confessé avoir organisé la série d'attentats à la bombe contre des installations touristiques de Cuba l'année précédente. Il a aussi reconnu que les dirigeants de la FNCA avaient financé ses opérations. Il a dit de plus que le président Jorge Mas Canosa avait personnellement supervisé le montant d'argent dont il avait bénéficié grâce aux opérations. Antonio Tang Baez est un autre résident «dirigeant» contre révolutionnaire du Canada depuis plusieurs années. Il a été lié à Maximo Morales à plusieurs reprises et s'exhibe en tant que représentant de l'organisation terroriste Alpha 66 qui se décrit comme tel dans ses publications. En 1985, Tang a pris part dans un complot pour assassiner le président cubain, selon un article Internet du groupe qui a révélé ouvertement comment «durant une de ses visites fréquentes à Miami, il a reçu un entraînement militaire pour des activités terroristes». Le Canada, victime du terrorisme anti- cubain Le lien entre le groupe d'Ismael Sambra et la FNCA de Miami, l'histoire criminelle de Maximo Morales qui a fait le trafic de drogues grâce à ses complices de la Floride et la désignation de «l'activiste» Antonio Tang comme étant représentant d'Alpha 66 au Canada nous permet de rappeler comment les capos anti-cubain des États- Unis ont utilisé le Canada pour développer des activités terroristes. Tout comme ils ont attaqué des compagnies et des organisations de ce pays liés à Cuba. Il est possible grâce aux archives de presse cubaine et canadienne d'établir une liste d'au moins 15 attaques contre l'île perpétrées par la mafia terroriste de Miami qui sont liées au Canada. * 9 août 1964: attaque du bateau cubain Maria Teresa dans le port de Montréal. Attribué à Guillermo Novo Sampoll, dirigeant du Mouvement nationaliste cubain (MNC)...[qui était] détenu au Panama avec le grand patron de l'organisation, Luis Posada Carriles. *5 août 1966: attentat à la bombe dans les bureaux de la délégation commerciale cubaine à Ottawa, résultant en des dommages considérables. *22 septembre 1966: attaque au bazooka de l'Embassade cubaine à Ottawa. Attribuée à Guillermo Novo Sampoll, dirigeant du MNC. *11 mars 1967;explosion au restaurant Ruby Foo de Montréal. Guillermo Novo Sampoll et son frère Ignacio sont arrêtés le 7 avril suivant et interrogés par le FBI en relation avec les deux attaques, selon des document déclassifiés. Aucun des deux ne sera accusé. *Ce même 11 mars 1967, un dispositif explosif explosa au Pavillon cubain de l'Exposition universelle de Montréal. Cette attaque fut attribuée à l'Action cubaine, dirigée par Orlando Bosh. Le dirigeant du MNC Felipe Rivero Diaz a été arrêté en lien avec l'attentat mais jamais accusé. *15 octobre 1967: une autre bombe explose aux bureaux de la délégation commerciale cubaine à Montréal. Ce fut attribué à Guillermo et Ignacio Novo Sampoll du MNC. *31 juillet 1968: Guillermo Novo Sampoll affirme que le MNC a des groupes terrorsites dans plusieurs pays différents, incluant le Canada, menaçant les ambassades et les banques marchandes. Les détails sont d'une entrevue avec Alfredo Izaguirre du quotidient La Prensa de New- York, selon un document déclassifié du FBI. *4 Juillet 1968: attentat contre le bureau de tourisme canadien aux États-Unis, dirigée par Poder Cubano (Pouvoir cubain). *18 octobre 1968: attentat aux bureaux d'une compagnie d'aviation canadienne à Miami. *29 mai 1969: un dispositif explosif est placé à l'entrée du Consulat général de Cuba à Montréal. *12 juillet 1971: explosion dans les bureaux de la délégation commerciale cubaine à Montréal, attribuée à l'organisation Gobierno Secreto Cubano (GSC). * 4 avril 1972: explosion à la section commerciale de la délégation cubaine de Montréal. Sergio Pérez Castillo y trouve la mort. Sept personnes sont blessées et les dommages matériel sont importants. Le crime est attribué à Antonio Calatayud, alors un terroriste du MNC et maintenant le dirigeant du Congrès national cubain de Miami. * 13 décembre 1972: Le GSC place une bombe dans le bureau de la firme canadienne Michael's Forwarding aux États-Unis, qui fait commerce avec Cuba. * 21 janvier 1974: une bombe à l'Ambassade cubaine à Ottawa est attribuée à Orlando Bosch. * Juin 1974: Bosch crée la Coordination des organisations révolutionnaires unies (CORU) et avoua plus tard avoir envoyé une bombe à l'Ambassade de Cuba à Ottawa, selon un document déclassifié du FBI. * 22 septembre 1976: un dispositif explosif est lancé d'une voiture sur le Consulat cubain de Montréal. Le CORU d'Orlando Bosch est tenu responsable de l'attentat. * 10 février 1978: des diplomates canadiens sont menacés par la CORU d'Orlando Bosch. * 14 janvier 1980: une bombe explose au Consulat cubain de Montréal, causant des dommages considérables à l'immeuble. * Décembre 1980: Après avoir été interrogé par des agents de l'immigration à la frontière canado- américaine à son retour de Montréal, Pedro Remon est lié à la série d'attentats d'Omega 7 pour la première fois. Il était accompagné par Ramon Saul Sanchez Rizo. Aucun des suspects n'a été accusé par les tribunaux pour ces actes terroristes. (Traduit de l'anglais par Le Marxiste- Léniniste.) [Retour]
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