Courriel: bureau@cpcml.ca Site Web: www.pccml.ca Numéro 1 - 24 janvier 2005 Contre- investiture partout aux États-Unis
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opposition à la réaction et à la guerre impérialistes
américaines
Contre-investiture partout aux États-Unis Vigoureuse opposition à la réaction et à la guerre impérialistes américaines Le Jour de l'investiture, en conjonction avec des manifestations de masse à Washington, des milliers d'Américains ont pris part à des actions de protestation partout au pays et c'est dans les fameux «États rouges» qu'on a retrouvé les expression d'opposition les plus stridentes contre les plans de guerre et d'agression de Bush. L'esprit de ces manifestations était le refus de concéder la fraude électorale et l'opposition à la guerre et à l'occupation en Irak, ainsi qu'aux autres crimes commis par l'administration Bush. Des milliers de personnes ont marché dans les rues de Washington tandis que des milliers d'autres ont réussi à longer le trajet du cortège présidentiel sur Pennsylvania Avenue. Avec la participation massive des jeunes et de gens aux opinions les plus diverses, les actions de la journée exprimait la détermination de tous à poursuivre leur lutte pour les droits et la démocratie. «Nous ne concédons pas», «Démocrates en révolte», «L'occupation est une crime, de l'Irak à Haïti à la Palestine», «Que Bush soit traduit en justice» sont quelques-uns des slogans que l'on retrouvait sur les pancartes. Sur de grandes bannières on proclamait: «Pas de mandat» et «La démocratie américaine est une fraude», «Ce n'est pas mon président!», plusieurs slogans contre l'occupation de l'Irak et pour le retrait des troupes, et une bannière déclarant: «Bush est un criminel de guerre!»
Les trois principales manifestations étaient organisées dans le District de Columbia: une au Cercle Dupont, une autre au parc Malcolm-X et une troisième dans les estrades le long du trajet du cortège présidentiel. La Marche des Femmes, qui partait du Cercle Dupont, a rassemblé des centaines de femmes à l'appel de Code Pink. Il y avait aussi un orchestre de jazz de la Nouvelle- Orléans et plusieurs groupes d'activistes. L'objectif de cette action était de s'opposer aux nombreuses attaques du gouvernement contre les droits des femmes, des jeunes, des minorités nationales, des immigrants et des travailleurs, et de saluer tous ceux qui résistent. Pour citer Code Pink, les personnes rassemblées ont «pris un engagement collectif solide» de poursuivre la lutte contre les plans de Bush. Une «procession funéraire» menée par l'orchestre de jazz symbolisait la mort de la démocratie américaine tout en célébrant la croissance du mouvement du peuple. Les participants sont partis du Cercle Dupont pour aller rejoindre les gens rassemblés au parc Malcolm-X et se fusionner au carré McPherson, près de la Maison blanche. Le rassemblement au parc Malcolm-X, organisé par DC Anti-War Network (DAWN), était sans doute le plus grand espace de convergence, rassemblant des milliers de jeunes, d'activistes contre la guerre, de verts et d'anarchistes, d'anciens combattants de la guerre en Irak, des enseignants, des activistes religieux et pour les droits civils, des Américains africains, des travailleurs, des personnes âgées et bien d'autres, tous unis dans un seul front contre la guerre et pour une démocratie qui serve le peuple. Ils représentent la conscience qui se répand aux États-Unis en faveur d'Élections libres et équitables maintenant! Des intervenants ont souligné que «le pouvoir de changer le monde n'est pas entre les mains de Bush, des démocrates ou de quiconque, il est entre les mains du peuple».
La troisième manifestation, organisée par la coalition internationale ANSWER, a eu lieu dans les estrades sur le trajet présidentielle. Plusieurs orateurs, dont plusieurs anciens combattants et membres de familles de militaires, ont dénoncé la guerre tandis que des représentants syndicaux ont dénoncé les attaques contre les droits des travailleurs et le système de santé. Des avocats ont parlé des tentatives du gouvernement d'interdire les manifestations et dit que la bataille n'est pas terminée sur ce front. ANSWER rapporte que plusieurs personnes se sont vu interdire l'accès à des points de vérification près du trajet du cortège présidentiel. À la défense du droit du public de participer à la cérémonie d'investiture, qui avait lieu dans une rue publique et qui était annoncé comme un événement public, environ 2 000 jeunes ont abattu les clôtures de «contrôle des foules» le long de Pennsylvania Avenue. Ils ont dit qu'ils voulaient briser les barricades policières pour se rendre sur le trajet et se faire entendre sur la place publique. Les jeunes ont dénoncé en particulier la face militaire que Bush a montrée au monde à son investiture et défendu le droit du public de participer librement aux événements publics et d'exprimer sa dissidence. Beaucoup ont dit avoir passé des heures à attendre en ligne aux points de vérifications institués par le Service Secret et d'autres agences policières fédérales. Certains qui sont parvenus à passer se sont littéralement fait enlever par la police quand ils se sont mis à huer le président alors qu'il passait. La police du Capitol rapporte au moins cinq arrestations, dont celle d'un manifestant qui a brièvement interrompu l'adresse inaugurale de Bush en criant: «Où sont les pauvres? Les avez-vous chassés de leur ville?» Parmi les autres actions il y a eu celles organisées par Turn Your Back on Bush (tournez le dos à Bush). Des centaines de personnes ayant réussi à passer les contrôles policiers se sont placées debout, le dos tourné au cortège de voitures quand Bush est passé. Des participants ont dit que les gens se sont alignés sur le bord de la route et ont chahuté, hué et lancé des balles de neige et de golf sur la limousine présidentielle, mais que personnes n'a vu Bush parce que les limousines et les véhicules utilitaires avaient les vitres teintées. Cela en dit long sur la démocratie américaine, ont-ils dit, quand un président, pour être publiquement investi de ses fonctions, doit s'entourer d'environ 8 500 policiers et soldats et ne pas se montrer le nez un seule fois tout au long de la parade. On rapporte que cette cérémonie d'investiture fut la plus militarisée de l'histoire des États-Unis. Environ 20 millions $ des fonds publics ont été dépensés pour la sécurité. Environ 6 000 policiers en uniforme et sans uniforme et 2 500 soldats ont été déployés le long du trajet parcouru par le cortège de voitures. On rapporte également que des missiles anti-aériens étaient installés à portée du Capitol. En dépit de toutes ces tentatives d'empêcher les gens de rassembler et de bâtir leur unité, c'est l'esprit de défi, d'unité et de résistance qui a dominé. À la face militaire de Bush les manifestants ont opposé la défense des droits du peuple. Ils représentaient la position du peuple américain et des peuples du monde: Pas de mandat pour la guerre et la répression! Des élections libres et équitables maintenant!
Ailleurs aux États-Unis Voici des extraits de rapports affichés à différents sites d'Indymedia aux États-Unis: À Atlanta, en Georgie, plus de 200 personnes ont marché dans les rues du centre-ville, allant des bureaux de la CNN au Capitol où ils ont manifesté pendant plus d'une heure. Il y avait des dizaines d'étudiants du secondaire qui ont débrayé pour participer à la manifestation. Il y avait beaucoup d'activistes contre la guerre et des défenseurs de l'environnement et du droit à la santé. Les rangs des marcheurs grandissaient à mesure qu'ils avançaient dans les rues du centre-ville. À Louisville, au Kentucky, il y a eu lecture solennelle des noms des Irakiens et Américains morts dans guerre. À la Nouvelle-Orléans, en Louisiane, environ 1 500 personnes ont participé à une cérémonie «funéraire jazz pour la démocratie». C'était le plus grand événement du genre depuis longtemps. On a transporté un cercueil portant la USA Patriot Act et la Constitution dans les rues du Vieux Carré sur un corbillard tiré par des chevaux au son traditionnel des trompettes et trombones. À Austin, au Texas, on rapporte que des centaines d'étudiants de deux écoles publiques et de deux écoles privées ont débrayé pour participer aux protestations. Plus de 1 500 personnes se sont rassemblés devant le Capitol pour ensuite manifester sur l'avenue du Congrès, bloquant la circulation à l'heure de pointe. À Houston, environ 150 personnes ont pris part à une parade qui était la culmination d'une journée entière d'actions de protestation. Le thème des activités de la journée était: «Investissons-nous nous mêmes» («Inaugurate Yourself»). Dans le Midwest, il y a eu des manifestations dans l'Ohio contre la fraude électorale (manifestations qui n'ont pas cessé depuis l'élection de novembre). Il y a eu un rassemblement de protestation contre l'investiture de Bush à Madison, au Wisconsin. Dans l'ouest du pays il y a eu des manifestations en Arizona, au Névada, au Nouveau-Mexique et ailleurs. À Tucson, en Arizona, environ 500 personnes ont marché dans les rues du centre-ville. À Alberquerque, Nouveau-Mexique, une cinquantaine de personnes se sont rassemblées à l'Université du Nouveau- Mexique. À Las Vegas, au Névada, des activistes, dont plusieurs anciens combattants, se sont rassemblés pour protester contre l'investiture de Bush et discuter des choses qu'ils considèrent importantes, comme «l'amour, l'environnement et la Charte des droits, plutôt que la prolifération de la guerre, de la pauvreté et des atteintes à la Constitution». À Santa Cruz, en Californie, «plus de 400 manifestants ont pris part à une marche à l'occasion de la deuxième investiture de George W. Bush en tant que président des États-Unis. Les gens se sont rassemblés sur les marches de la Cour municipale de Santa Cruz pour entendre des orateurs et des artistes pour ensuite prononcer collectivement le serment d'entrée en fonction en tant que président intérimaire des États-Unis.» Dans l'Orégon, des rassemblements et des marches ont eu lieu à Portland, Bend et Eugene. À Seattle, dans l'État de Washington, plus de mille personnes ont pris part à débrayage à l'Université de Washington et au Seattle Central Community College. Les étudiants ont manifesté sur le campus en frappant sur les portes des classes pour inviter les autres à les suivre. Sur la côte est, en plus du District de Columbia, il y a eu des manifestations au Maryland, en Pennsylvanie, à Rhode Island, au Massachusetts et ailleurs. À Philadelphie, en Pennsylvanie, «plusieurs centaines de manifestants se sont donné rendez-vous à l'hôtel de ville pour exprimer leur opposition à l'investiture de Bush en tant que «commandant en chef autoproclamé des États- Unis». À Northampton, au Massachusetts, des manifestants «portaient des pancartes et des bannières avec des messages comme "Bush est une arme de destruction massive", "Ramenez nos soldats" et "Exprimez votre humanité, mettez fin à l'empire, commence l'effet domino". [...] Un marcheur bravant le froid avec sa jeune fille a dit que "ce n'est plus un hyperbole de parler de fascisme aux États-Unis", ajoutant que la jeune fille était là "pour ses enfants et pour l'avenir de son pays".»
[Retour] contre le programme Bush
[Retour] Ensemble contre le tsunami de la réaction Bush! - Organisation marxiste-léniniste des États-Unis, 20 janvier 2005 - Les signes annonciateurs sont clairs: une face complètement militarisée pour l'investiture d'un président civil installé au pouvoir par des élections frauduleuses, la poursuite de la guerre et de l'occupation de l'Irak, les menaces ouvertes d'attaque militaire contre l'Iran, les projets de détentions permanentes de toute personne «soupçonnées de terrorisme», la promotion d'Alberto Gonzales, architecte de l'élimination de l'État de droit et de l'emploi de la torture, au poste de procureur général pour présider à l'imposition du «pouvoir du dictateur Bush» aux États-Unis. Il ne fait aucun doute que le tsunami s'en vient et vite. L'élection de Bush signale un raz de marée de la réaction où l'impérialisme américain cherche désespérément à s'accrocher à son système en crise. La différence entre les tsunamis qui proviennent des forces de la nature et ce sinistre fait par l'humain est que nous sommes en mesure de nous préparer et de bâtir nos défenses. La tâche de tous ceux qui se portent à la défense de l'humanité est de s'assurer de faire tout notre possible pour dresser des obstacles sur la voie de la réaction qui s'apprête à déferler sur nous et d'unir tous ceux qui veulent la même chose ici et à l'étranger. Ensemble nous nous préparons en vue du déferlement pour que l'impérialisme américain ne réussisse pas à entraîner l'humanité à sa perte, qu'il ne réussisse pas à balayer tout le progrès et tout l'avancement de l'humanité au fil des âges. Parce que c'est cela qui est en jeu et c'est cette cause qui est au coeur de toutes les batailles menées contre la réaction Bush. C'est la nécessité d'intensifier la lutte pour défendre les droits de tous, c'est notre résistance unifiée à la réaction qui est notre garantie de sécurité, notre meilleure défense. Ensemble, bâtissons le rempart contre la réaction! Nous ici aux États-Unis contribuons à la lutte pour le progrès. Nous avons tous d'autres briques à contribuer pour bâtir un puissant mur contre le tsunami de la réaction américaine. Efforçons-nous de rassembler toutes les pièces à temps et d'entraîner d'autres bâtisseurs dans le cours des choses et assurons-nous de ne laisser personne affronter la réaction seul. Nous y parviendrons en renforçant l'organisation à tous les niveaux et en forgeant notre unité dans l'action. Les actions ici aujourd'hui captent l'esprit des Américains qui disent: Nous ne concédons pas à la réaction Bush et nous allons avancer dans notre bataille. Les contributions diverses sont illustrées par la présence de gens de tous les milieux, de plusieurs fronts de lutte, tous unis pour se défendre les uns les autres et pour défendre nos droits. On le voit dans les multiples actions menées presque sans interruption depuis l'élection de novembre et dans les nombreuses actions contre la guerre et pour les droits avant l'élection. Bush présente au monde une face complètement militarisée à cette cérémonie d'investiture: points de contrôle policier partout, soldats et policiers avec mitrailleuses dans les rues, tireurs d'élite sur les toits, soldats dans le cortège présidentiel. Nous tous ici aujourd'hui, organisés, actifs, unis pour défendre nos droits, opposons à cette face militarisée la face du peuple américain. Nous représentons la volonté du peuple américain et ensemble nous disons que la guerre en Irak est inacceptable, que la torture est inacceptable, que les détentions indéfinies sont inacceptables, que le diktat fasciste avec ses hommes forts, ses camps de concentration, son racisme et ses crimes ne passera pas! Une des batailles cruciales qui se mènent aujourd'hui est la lutte contre la fraude des élections 2004. Un très grand nombre de personnes de différents fronts de lutte et aux opinions partagées se joignent à cette lutte. Le niveau de conscience est marqué par le fait que la prise de position n'est pas seulement contre la fraude de cette élection en particulier, mais contre la fraude de la démocratie américaine. On tire la conclusion que les dirigeants américains sont incapables d'offrir des élections libres et équitables, ni ici, ni en Irak, ni ailleurs. La revendication qui prend le dessus en ce moment est: «Des élections libres et équitables maintenant!» Cette bataille expose la fraude du système électoral et rend plus difficile pour les dirigeants américains de se présenter au reste du monde comme un modèle de démocratie. La persistance dans cette bataille est une façon de dresser un obstacle incontournable sur la voie de l'impérialisme américain. L'Organisation marxiste-léniniste des États-Unis salue tous les participants à cette journée d'action et tous ceux qui contribuent à ces nombreuses batailles pour les droits. C'est à nous, unis ici et dans le monde, de défendre l'humanité et d'ouvrir la voie au progrès. Intensifions la résistance! En intensifiant la lutte pour les droits de tous ici et à l'étranger, nous pourrons garantir notre sécurité tout en ne donnant pas de répit à l'impérialisme au pays. Tous ensemble maintenant! Bâtissons le rempart contre la réaction! [Retour]
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