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ÉDITION INTERNET
Le quotidien du Parti communiste du Canada (marxiste-léniniste)
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14 avril 2004

Un an du gouvernement Charest
C'est au peuple de décider dans quel monde
il veut vivre! Annexion non! Souveraineté oui!
 - Parti marxiste-léniniste du Québec, 14 avril 2004 -


Appel à une journée d'initiatives nationales, 
régionales et locales pour marquer le 14 avril, 
premier anniversaire de l'élection de Jean Charest

Contre les politiques antiouvrières, anti-peuple et antisociales  du gouvernement Charest un an après son arrivée au pouvoir

Québec
Manifestation sur la colline parlementaire à Québec
12h30: Rassemblement au musée du Québec (plaine d'Abraham) à 11h30

17hres à 19hres: 
vigile sur la colline parlementaire
Organisé par la coalition Réseau de vigilance
 

Montréal
Manifestation citoyenne
16hres: regroupement des étudiants au Carré Philippe
(coin des rues Sainte-Catherine et Union) et de là marche vers le Square Victoria
Appel des étudiants

17h30: manifestation citoyenne: Départ métro Square-Victoria
(coin des  rues  Mc Gill et Saint-Antoine)
Organisé par la coalition: «J'ai jamais voté pour ça"

Un an du gouvernement Charest
C'est au peuple de décider dans quel monde il veut vivre! Annexion non! Souveraineté oui! - Parti marxiste-léniniste du Québec, 14 avril 2004
Le plan caché du gouvernement Charest - J'ai jamais voté pour ça, 9 avril 2004
Grève générale de 24 heures: les syndicats consultent leurs membres
Une année d'affrontements! - Centrale des syndicats du Québec
Profondes coupures en environnement et dans le financement des groupes - Les AmiEs de la Terre de Québec, 7 avril 2004
Le ministre de l'Éducation éteint l'ambition de 240 000 étudiants - Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ), 8 avril 2004
Le gouvernement Charest n'a pas respecté ses promesses en éducation - Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ)
Non, les problèmes du logement n'ont pas régressé - Front d'action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU)
1er mai: Manifestation à Montréal



Un an du gouvernement Charest
C'est au peuple de décider dans quel monde
il veut vivre! Annexion non! Souveraineté oui!
 - Parti marxiste-léniniste du Québec, 14 avril 2004 -

Depuis son arrivée au pouvoir, le gouvernement libéral de Jean Charest a provoqué un grand chaos dans l'organisation sociale du Québec forçant une mobilisation générale constante contre l'offensive antisociale qu'il mène depuis son élection. La réorganisation tout azimut de la société (réingénierie) s'est attaquée à l'édifice même de la société québécoise en s'attaquant à toutes les institutions publiques en santé, services sociaux et en éducation. Le gouvernement a franchi un pas de plus pour déresponsabiliser l'État face aux demandes de ses citoyens. Au lieu de développer tout l'appareil d'État pour assurer la garantie des droits de toutes et tous, il impose à la société un retour en arrière et une notion archaïque que chacun doit suffire à ses besoins et ne rien demander à l'État. Parallèlement, le gouvernement Charest est totalement dédié à sauvegarder le droit des monopoles au détriment de la population entière, au détriment du moyen de subsistance, comme c'est le cas chaque foi qu'une usine ferme parce que le monopole a décidé de déménager sa production ailleurs. Hormis le mouvement de protestation qui est un élément très important de la lutte que mène le peuple québécois actuellement contre le gouvernement Charest, la question principale pour la classe ouvrière et le peuple du Québec est de comment décider des choses qui les concernent entre les élections ainsi que pendant la période électorale - période durant laquelle ils sont le plus marginalisés. Comment avoir le pouvoir qui institue des mécanismes pour exiger des gouvernants de rendre des comptes et de gouverner dans l'intérêt de la majorité. Tant que l'appropriation du pouvoir de décider par l'ensemble de l'électorat ne sera pas résolu, il va falloir mettre comme premier point à l'ordre du jour que c'est le peuple qui doit décider dans quel monde il veut vivre! 

Depuis les actions d'opposition massive en décembre, le gouvernement a poursuivi son agenda anti-social avec l'annonce d'un budget au service des riches, un budget qui cache la réalité sur les énormes richesses créées par la classe ouvrière au Québec et qui ne fait que présenter la thèse qu'il y a des dépenses plus grandes que les revenus et qu'il faut un équilibre. Il a déclaré: «On a les mains liées, on doit composer avec ce qu'on a ». Il a poursuivi en essayant de faire croire que le PPP (partenariat public-privé) est la voie vers l'avant pour la santé au Québec, que le privé, qui correspond à la recherche du profit maximum, apporte l'orientation nécessaire pour défendre le système de santé au Québec. Dans les faits et gestes, le gouvernement Charest défend le principe que le Québec appartient aux monopoles. 

Mais la richesse qui vient du travail et des ressources naturelles appartient à l'ensemble du peuple. C'est le peuple qui la crée, c'est lui qui transforme la matière, c'est à lui qu il appartient de décider de l'orientation de l'économie. Cette conception que le Québec appartient aux monopoles doit être dénoncée et un an du gouvernement Charest a montré quie c'est cette conception qui est défendue par le gouvernement. C'est une conception de destruction nationale, de vente de ses richesses suivant la loi du profit maximum, qui signifie l'annexion, le désastre social et la destruction de l'environnement. Pour le peuple, c'est l'appauvrissement sans limite des personnes âgées et des plus vulnérables.

L' intensification de la résistance et l'opposition à l'ordre du jour Charest signifie en pratique l'affirmation dans cette résistance et cette bataille que le Québec appartient à l'ensemble des Québécois, que seule la classe ouvrière a intérêt à défendre le Québec dans l'intérêt de tous: ses ressources, ses richesses, son système de santé et d'éducation, son environnement social et naturel. Le gouvernement veut briser les collectifs qui sont des obstacles au droit des monopoles. Il attaque le droit du peuple québécois à sa souveraineté, celui de la liberté d'association des travailleurs, celui du droit de conscience en criminalisant les travailleurs, la jeunesse, les minorités nationales. Le gouvernement Charest s'est donné pour tâche d'enlever tous les ses obstacles à l'affirmation du droit individuel de posséder et d'exploiter le travail et les ressources naturelles dans le contexte de la mondialisation néolibérale. Alors il faut réaffirmer la justesse de la lutte des travailleurs du Québec, des femmes et de la jeunesse pour défendre ce qui leur appartient de droit. Un an du gouvernement de Jean Charest est un an de trop. Le Québec appartient à tout le peuple, son avenir exige que ce soit la voie majoritaire qui fasse force de loi et non l'inverse.

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Le plan caché du gouvernement Charest
- J'ai jamais voté pour ça, 9 avril 2004 -

Introduction

Cet automne, avant de nous lancer tête baissée dans la bataille, nous nous étions dit qu'il fallait analyser l'action de ce gouvernement et tenter de découvrir ou d'imaginer son «plan de match». Les conclusions que nous en tirerions détermineraient nos stratégies de lutte. C'est donc à cela que nous nous sommes d'abord attelés.

Brève analyse de Jean Charest

Pour commencer, nous avons constaté que ce gouvernement était le pire que nous ayons eu depuis longtemps au Québec. Jean Charest est bien collé aux idées de droite conservatrices. D'ailleurs, questionné lors d'une émission de variétés, il avait déjà déclaré, à propos des élections américaines, se sentir «beaucoup plus proche des idées de Georges Bush que de celles des démocrates»!

Jean Charest est de la trempe des Ralph Klein en Alberta et Mike Harris en Ontario. Et à leur façon, surtout celle de Harris, il ne reculera devant rien pour accomplir ses projets. Rappelons-nous quand Mike Harris a appliqué sa «révolution du bon sens» en Ontario: il y a eu un nombre incalculable de manifestations et de luttes, des mobilisations immenses, même des tentatives d'entrer au Parlement par la force. Rien n'y fit, Harris tint son bout. Et on en voit maintenant les résultats pour la population.

Tout comme Harris, Charest s'était déclaré «prêt» à affronter la colère des mouvements sociaux organisés, sans broncher, parce qu'il aurait «le courage que les autres gouvernements d'avant n'ont pas eu!» D'ailleurs, sa réaction récente suite aux nombreuses manifestations et aux sondages très défavorables, où il a proposé de tenir des forums régionaux «pour expliquer la position du gouvernement, tout en maintenant le cap», le prouve.

Mais s'il voulait maintenir «le cap», c'est qu'il savait où il s'en allait. Monsieur Charest n'avait donc pas que du «courage», il avait aussi un plan. Nous le savions. Mais quel était ce plan?

Nous avons essayé de mettre ensemble les morceaux que nous avions.

Les premiers morceaux du puzzle

Nous pouvions témoigner de la rapidité avec laquelle il avait procédé, et de l'effet produit: nous occuper à courir partout sans qu'on ait le temps d'analyser et de comprendre. Mais son peu d'arguments («un mandat clair le 14 avril», «la population a voté pour du changement») pour justifier son empressement à réaliser si vite autant de choses nous semblait cacher autre chose.

Nous avions aussi constaté la façon dont il avait attaqué: à plusieurs niveaux, oui, mais en concentrant son tir sur la santé, qui représente plus de 40% des dépenses du gouvernement (plus de 19 Milliards $). C'est important comme effet, ça, dans un Produit Intérieur Brut (PIB)! Comme investissement annuel direct (et impacts indirects), c'est majeur dans l'économie. Changer la donne au niveau de la façon de faire les choses dans ce secteur, c'est influencer au grand complet la façon de faire du gouvernement dans tous les secteurs, et probablement l'ensemble de la société.

Enfin, nous avions également noté la mise en place du processus d'évaluation systématique de chacun des programmes gouvernementaux des organismes publics et des ministères visant un «recentrage de l'État sur ses 4 missions essentielles». Au début, Charest avait appelé ça la «réingéniérie» de l'État, puis ensuite la «modernisation» de l'État. Peu nous importait le nom, l'objectif semblait être clair: réduire l'intervention, le rôle de l'État pour redonner du pouvoir au privé.

Ça en disait déjà beaucoup sur ses intentions, mais ça n'expliquait pas tout. Par exemple, dans la santé: pourquoi les fusions d'établissements dans le réseau? Pourquoi toute cette réorganisation de structures, pourquoi l'abolition des mandats, pourquoi changer le rôle de «fournisseur de services de santé et sociaux» des nouveaux établissements appelés Instances Locales en «coordonnateur de services de santé et sociaux» qui établissent des ententes avec des partenaires communautaires et privés pour la prestation des services?

«La face cachée de la lune»

La réponse nous est venue d'un document d'analyse de la FIIQ, Des marchés publics dans la santé , et portant sur l'Accord sur les marchés publics, qui fait partie des accords de libre- échange. Vous ne le connaissez pas? Si on vous le résume: cet accord-là stipule que les organismes publics et les ministères qui auront sous-traité une seule fois des services, des produits ou des travaux de construction vont être dans l'obligation par la suite de continuer à sous-traiter sous peine d'être poursuivis pour perte éventuelle de profits. Et les entreprises privées des 28 pays signataires de cet accord vont pouvoir compétitionner pour faire la job.

Il y a aussi une autre condition qui doit être remplie pour que les organismes publics et les ministères soient assujettis à cet accord: il faut que le volume des dépenses sous-traitées atteigne un certain seuil minimal.

On vous explique: par exemple, un CLSC seul pourrait ne pas atteindre le seuil requis de dépenses en sous-traitance pour être assujetti à l'accord sur les marchés publics. Mais si vous regroupez plusieurs CLSC, plus des Centres d'accueil (CHSLD), et même un hôpital (CH) dans une nouvelle instance sous un seul conseil d'administration, il devient alors très facile pour ce nouvel établissement de santé d'avoir un niveau suffisant de dépenses en sous-traitance pour être assujetti aux accords.

Bien ça, voyez-vous, c'est la loi 25 qui a été adoptée en décembre. Cette loi établit légalement que les nouveaux établissements résultant de la fusion vont pouvoir et vont devoir passer des ententes avec d'autres organismes, dont des privés, pour qu'existent certains services de santé et services sociaux.

Vous ajoutez à cela:

la loi #31, qui vient faciliter la sous-traitance; et

la loi #30 qui fusionne les accréditations syndicales et regroupe les corps de métiers par secteur de production: bureau, soutien, professionnel, etc, facilitant ainsi la «départition» du personnel de tout un secteur qui serait sous-traité; et

la loi #7 qui empêche la syndicalisation des personnes travaillant dans des ressources intermédiaires ou de type familial en santé.

Puis, vous combinez toutes ces lois à l'Accord sur les marchés publics, et vous démolissez notre système public de services sociaux et de santé. Le saviez-vous?... Nous, à la fin janvier 2004, on ne le savait pas. Mais Jean Charest, lui, il le sait depuis le début.

«Dorénavant, il va se faire au Québec des affaires comme partout en Amérique!», était-il allé dire aux investisseurs américains dans les semaines qui ont suivi son élection.

Et il ne s'arrêtera pas en si bon chemin: pensons à la loi #8 qui, comme la #7, empêche la syndicalisation des personnes travaillant cette fois dans le domaine des services de garde familial.

Et au projet de loi #35 qui rendra plus difficile les recours légaux pour faire respecter nos droits, et qui modifiera au passage 22 lois sociales du Québec. Ça réduira nos moyens de nous défendre face aux injustices qui vont résulter de tous ces changements.

Il y a aussi la loi #34, le projet de loi #38...

«Réingéniérie»? «Modernisation»?

La vérité, c'est que le plan de Charest vise à soumettre notre Québec, à «ajuster» l'État et la législation du Québec aux accords de libre-échange, principalement l'Accord sur les marchés publics. Toutes les lois actuelles et à venir du gouvernement Charest ne visent qu'à transformer le c ur de notre société québécoise en société américaine. Et la raison de son empressement, c'est qu'il veut imprimer un mouvement assez important dans son premier mandat pour que, quoi qu'il arrive ensuite, tout retour en arrière s'avère difficile, voire pratiquement impossible. Nous l'avait-il assez répété: il était «prêt»!...

Mais ce que le texte de la FIIQ nous a aussi appris, c'est que le gouvernement précédent du Parti Québécois travaillait déjà en ce sens, il avait, comme on dit, «mis la table» depuis longtemps: par exemple, les fusions municipales visaient aussi le même objectif. Ça explique pourquoi l'opposition à l'Assemblée nationale n'a pas vraiment «déchiré sa chemise» cet automne à propos des fondements de l'action gouvernementale: ça aurait pu mettre en évidence leur propre action quand ils étaient au pouvoir.

La seule solution possible

C'est donc en tenant compte que chacune des lois fait partie d'un plan global que nous sommes convaincus:

qu'il ne faut pas tenter de négocier chaque parcelle de loi, chaque article, ou tenter de se ménager une niche qui pourrait être moins pire; dans un tel cadre, aucune négociation n'est possible;

que ce n'est pas non plus une contestation juridique qui aura raison des ces lois: la justice a le bras long, mais elle a les pattes courtes! Avant même que le jugement ne soit rendu, l'Accord sur les marchés publics se sera appliqué, et il aura sans doute préséance sur le jugement de la cour. Dans le cas contraire, des poursuites pourront être intentées contre l'État québécois pour perte éventuelle de profits!

que nous n'avons pas beaucoup de temps devant nous, que nous ne pouvons «passer à autre chose» et nous contenter de nous en souvenir aux prochaines élections.

Et c'est aussi pourquoi nous affirmons que, dans notre stratégie de lutte, nous devons refuser en bloc tout le plan Charest, nous devons rejeter totalement sa transformation du Québec. Nous devons exiger dès maintenant le rappel et le retrait complet de toutes les lois adoptées et de toutes celles qui vont suivre dans la session qui débute aujourd'hui. Nous n'avons jamais voté pour ça!

Jean Charest ne nous a jamais expliqué son projet d'ajustement du Québec, ni avant la campagne électorale, ni pendant la campagne électorale, ni depuis la campagne électorale. Il nous a trompé avant les élections, pendant les élections, et il continue allègrement depuis son élection.

En janvier 2004, 70% de la population du Québec considérait que Charest avait outrepassé son mandat. 70% de la population considérait qu'il ne faisait pas ce qu'il avait dit en campagne électorale, qu'il faisait autre chose, qu'il dépassait les bornes qu'il avait lui-même fixées. 70% de la population du Québec considérait qu'il n'avait pas la légitimité d'aller aussi loin.

À partir de cet instant, depuis cet instant, et tant et aussi longtemps qu'il n'aura pas rappelé ses lois, le gouvernement Charest agit illégitimement.

À partir de cet instant, depuis cet instant, et tant et aussi longtemps qu'il n'aura pas rappelé ses lois, la légitimité, elle est dans la rue, elle est en chacun de nous, elle est dans le mouvement social large que nous construisons pour stopper ce gouvernement.

En aurons-nous le temps?

(Source: www.jaijamaisvotepourca.com)

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Grève générale de 24 heures:
Les syndicats consultent leurs membres


Des travailleurs de tous les coins du Québec manifestent à Québec contre les attaques antisociales 
du gouvernement libéral de Jean Charest - 30 novembre 2003.

Toutes les grandes centrales syndicales sont actuellement à consulter leurs membres pour entériner un mandat de grève de 24 heures qui sera exercé à un moment jugé opportun et qui s'exprimera en un front social large. Cette grève pourra être déclenchée avant l'été ou à l'automne. À ce jour 80% des organismes affiliés à la Centrale des syndicats du Québec (CSQ) ont voté en faveur d'un mandat de grève de 24 heures. «La CSQ est la première centrale syndicale à obtenir un mandat de grève et nous invitons les autres organisations et groupes de la société civile à s'outiller pour faire face à d'autres attaques du gouvernement» à indiqué Louise Chabot, 1ère vice- présidente de la CSQ. La CSQ s'oppose au démantèlement de l'état, est contre la création d'un ordre professionnel des enseignants, contre à la privatisation, pour le règlement du dossier de l'équité salarial et pour l'obligation pour le gouvernement de négocier. 

La Fédération des travailleurs du Québec ( FTQ) et ses syndicats affiliés «lancent une opération de consultation auprès de leurs membres pour déterminer les actions à prendre si le gouvernement Charest va de l'avant avec ses politiques antiouvrières et antisociales, comme l'automne dernier, ou si l'application de mesures comme celles prévues à la loi 31 sur la sous-traitance vient modifier les conditions de travail de leurs membres». Henri Massé, président de la centrale précise: «Il n'y aura pas de grève générale demain matin, mais nous voulons être prêts si nous devons la faire». La FTQ demande à ses membres de s'engager à déclencher la grève rapidement si les lois votées par le gouvernement de Jean Charest vient diminuer les conditions de travail ou vient perturber l'état des relations de travail.

..
Des milliers de travailleurs participent à la Journée nationale de perturbation le 11 décembre 2003.

La Confédération des syndicats nationaux (CSN) est aussi en processus de vote auprès de ses 2000 organismes affiliés. La CSN considère qu'une adhésion large de l'ensemble du mouvement est nécessaire pour faire de cette mobilisation le début d'une véritable démonstration de force apte à faire réfléchir et éventuellement reculer le gouvernement. La CSN préconise un accord formel et public du mouvement communautaire et populaire, du mouvement étudiant et des autres organisations syndicales pour une action large et unitaire du mouvement syndical québécois. Les revendications que la CSN souhaite voir adopter par l'ensemble du mouvement concerne le maintien et le développement des services publics, contre la privatisation; contre l'augmentation des primes de l'assurance-automobile, pour un plan d'action sur la pauvreté; contre les fusions des établissement dans la santé et pour le maintien des CLSC. Sur le plan du travail, la CSN revendique le droit d'association et de syndicalisation même en cas de sous- traitance, contre le démantèlement des syndicats dans le secteur de la santé imposé par la loi 30; pour le droit de négociation des conventions collectives et une amélioration au régime des rentes du Québec. La CSN se prononce également sur la nécessité d'un état interventionniste dans l'économie. 

Les syndicats poursuivent leurs échanges formels pour convenir des modalités et objectifs d'une grève générale intersyndicale au Québec au moment jugé opportun.

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Une année d'affrontements!
- Centrale des syndicats du Québec -

366 jours après l'arrivée des libéraux/conservateurs au pouvoir à QUÉBEC, la société québécoise est scandalisée de l'affront que lui fait subir le gouvernement. Une année de reculs!

«[...] dans l'état actuel des choses, l'État québécois, par le poids qu'il exerce sur notre économie, nuit à la position concurrentielle du Québec. L'avenir économique du Québec, ce n'est pas l'interventionnisme, c'est l'entrepreneurship. Il nous faut nous adapter. [...] C'est un formidable projet que nous avons élaboré avec les Québécois. Nous allons insuffler un vent d'air frais au Québec. Nous allons ouvrir les fenêtres de notre grande maison. Nous allons nous donner une société dans laquelle nous serons plus libres et plus prospères. Le Québec sera plus stimulant pour chacun de nous.» (Jean Charest lors du Discours inaugural, avril 2003)

365 jours plus tard, c'est toute la société québécoise qui a reculé et c'est le patronat et le monde des affaires qui occupent le haut du pavé! Le vent d'air frais est devenu un courant glacial qui paralyse la société, détruit les liens de solidarité, renvoie à la jungle du «chacun pour soi».

- Refus de nommer une ministre à la Condition féminine;
- Augmentation des tarifs des services de garde;
- Augmentation des tarifs d'électricité et du transport en commun;
- Démantèlement de l'Observatoire sur la mondialisation;
- Démantèlement des régies régionales en santé;
- Démantèlement des conseils régionaux de développement;
- Démantèlement d'un pilier du Code du travail et ouverture tous azimuts à la sous-traitance;
- Travaux de réingénierie de l'État confiés à des firmes privées susceptibles d'en bénéficier;
- Menace de disparition des CLSC par fusions forcées avec les hôpitaux;
- Ouverture plus grande à la privatisation dans le secteur de la santé;
- Compressions en éducation et coupures dans les bourses aux étudiants;
- Téléquébec en danger;
- Menace de dégel des frais de scolarité à l'université et d'imposition de frais au cégep;
- Refus de la syndicalisation à certaines catégories de travailleuses;
- Fusions forcées d'accréditations syndicales;
- Levée du moratoire concernant les minibarrages privés sur les petites rivières;
- Retard dans la mise en place d'une véritable politique de l'eau;
- Défusions municipales;
- Fausse réforme du mode de scrutin;
- Compressions dans le Régime de rentes du Québec;
- Piétinement dans l'application de la loi sur l'équité salariale;
- Sous-traitance du communautaire;
- Remise en cause de l'accès aux services juridiques;
- Conciliation faiblarde face au fédéralisme centralisateur canadien;
- Présence au Forum économique de Davos, mais absence au Forum social de Mumbai;
- Démission devant le sort injuste fait au réfugié M. Cherfi et à tous les réfugiés dans la même situation;
- Coupures au ministère de l'Environnement et mettant en péril la survie des groupes écologistes;
- Détérioration programmée des prestations d'aide sociale pour les personnes sans contrainte à l'emploi en ne les indexant pas suffisamment.;
- Coupures au ministère des Relations avec les citoyens et de l'immigration; Plan de lutte à la pauvreté dilué.
...et la liste pourrait s'allonger encore...

Ce gouvernement bafoue des droits fondamentaux. Ce gouvernement fait reculer la démocratie. Nous devons l'empêcher de faire plus de dégâts.

Pendant 366 jours, le FRONT de la société québécoise a maintenu le cap sur les mobilisations solidaires face à l'AFFRONT du gouvernement.

À peine un mois après l'arrivée du gouvernement Charest au pouvoir, les grandes mobilisations des différents secteurs de la société québécoise et des différentes régions du Québec ont commencé et n'ont pas cessé depuis:

Parents et travailleuses et travailleurs des services de garde, syndicats, Collectif pour un Québec sans pauvreté, Coalition solidarité santé, Écologistes, Étudiantes et Étudiants, Groupes communautaires autonomes, Mouvement pour les arts et les lettres, Mouvement féministe avec la grande mobilisation du 8 mars «La riposte des femmes. Ensemble, tout est possible!»

Le Réseau de vigilance a sonné l'alarme le 21 octobre dernier lors de la rentrée parlementaire et orchestré l'opération «consultations prébudgétaires», forçant ainsi le ministre Séguin à écouter la population avec ses deux oreilles: l'une, fixée sur les mémoires entendus à l'intérieur de la Commission et l'autre, rivée aux protestations à l'extérieur de la Commission.

Dans toutes les régions du Québec, la population s'est mobilisée et a fait comprendre au gouvernement Charest qu'elle n'avait pas voté pour cette entreprise de démolition et de saccage des biens collectifs et des outils de la solidarité sociale. Les mobilisations citoyennes ont permis d'éviter le pire... pour l'instant: tergiversations sur le sort du projet du Suroît, report du démantèlement des organismes de condition féminine, amélioration des mesures pour les familles à faible revenu, à la sortie du dernier budget. La chute de popularité dans les sondages a forcé le gouvernement à bouger. Présentement, il fait du «surplace». Mais il garde le cap sur sa réingénierie. Nous devons l'empêcher de faire plus de dégâts.

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Profondes coupures en environnement et 
dans le financement des groupes
- Les AmiEs de la Terre de Québec, 7 avril 2004 -

Ça fera une année que le gouvernement Charest est au pouvoir le 14 avril 2004. Dans l'espace d'un an, ce gouvernement s'est directement attaqué à la population en démolissant les acquis sociaux. Que ce soit dans le secteur de l'éducation, dans le secteur du travail ou dans les groupes populaires et communautaires, le gouvernement au pouvoir a continué d'appliquer la «réingéniaiserie», amorcée par le PQ, à grands coups de réformes et de coupures affectant ainsi directement les familles, les travailleurEs, les étudiantEs, etc. Évidemment, le secteur de l'environnement n'a pas été épargné et demeure une cible incontournable de ce gouvernement.

Couper dans l'environnement et dans les groupes environnementaux et écologistes, c'est la logique du néo-libéralisme. Pourquoi? Parce que l'opposition citoyenne à des projets destructeurs pour l'environnement nuit directement à la cupidité des compagnies, entre autre exportatrices, orientant leur développement uniquement sur la soit du profit. On n'aura qu'à penser au projet du Suroît par exemple, où la mobilisation populaire a permis de repousser la construction de cette centrale que personne ne veut. Pour ne pas avoir de «bâtons dans les roues» et pour pouvoir continuer de développer des projets complètement insensés au nom de la sacro-sainte économie (pensons au projet d'élargissement de la voie maritime du St-Laurent), le gouvernement Charest a sabré de nouveau dans le financement des groupes environnementaux et écologistes.

En effet, le soutien des groupes uvrant dans le domaine de l'environnement passe de 2 195 000$ a 720 000$, ce qui équivaut à une réduction de 1 475 000$. Ces coupures affectent directement les groupes nationaux en environnement, comme Eau Secours et le Front Commun pour une Gestion Écologique des Déchets. Ces groupes sont d'une importance majeure dans la défense des droits environnementaux. Eau Secours, par exemple, rejoint un million de personnes à travers les syndicats, les groupes d'enseignantEs, les artistes, les groupes écologistes locaux ainsi qu'une grande partie de la population. Pour les organismes comme les AmiEs de la Terre de Québec, ces coupures ont comme effets de nous amputer d'une expertise essentielle dans nos différentes luttes. De plus, les coupures dans les groupes nationaux en environnement demeurent un moyen privilégié de l'état pour empêcher la mobilisation contre des projets de privatisation des réseaux publics en eau, de pompage de la nappe phréatique ou pour dénoncer la mafia des multinationales des déchets.

Autre coupure majeure en environnement: les ressourceries. Le budget alloué à celles-ci passe de 3 millions en 2003-2004 à 0$ en 2004-2005! Ce sont de multiples petits projets de ressourcerie basés sur la récupération et la réutilisation comme alternative à la consommation qui devront mettre la clé dans leur porte.

Somme toute, force est de constater que la seule chose que le gouvernement Charest aura réussi à développer de manière durable, ce sont les coupures! C'est pourquoi les AmiEs de la Terre de Québec vous invitent à venir manifester contre Charest le 14 avril dans le cadre de la Journée nationale d'action du Réseau Vigilance. Assez, c'est assez!

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Le ministre de l'Éducation éteint
l'ambition de 240 000 étudiants
- Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ), 8 avril 2004 -

La Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ) a aujourd'hui interpellé le ministre de l'Éducation après sa conférence de presse sur les forums collégiaux. Pier-André Bouchard St-Amant, président de la FEUQ a reproché au gouvernement d'endetter les plus pauvres de la génération montante.«Le Gouvernement du Québec mentionne qu'il veut être à la hauteur de 7 millions d'ambitions, faire briller le Québec parmi les meilleurs. Ce qu'il vient de faire, c'est éteindre 240 000 étudiants», a-t-il dit.

Interpellant directement le ministre, la FEUQ en a profité pour dénoncer les coupures de 63 millions $ à l'aide financière aux études effectuées avant même la fin de la Commission parlementaire sur les universités. «Le ministre écoute, se revire de bord et fait le contraire, c'est carrément insultant. Endetter les jeunes, c'est aller dans le sens contraire de l'opinion des personnes consultées», a martelé Pier-André Bouchard St-Amant en rappelant que les coupures représentent un endettement supplémentaire de 61% pour les étudiants de premier cycle.

Lors d'un échange entre le président de la FEUQ et le ministre de l'Éducation, le premier a vertement critiqué l'argument du gouvernement voulant que les étudiants doivent s'endetter davantage puisqu'ils auront de meilleurs salaires que les autres travailleurs. «Les diplômés universitaires paient 7 fois en impôts le coût de leur formation. Ce sont eux qui auront à assumer une grande partie de la charge fiscale des services du gouvernement et la dette du Québec», a rétorqué le président de la FEUQ.

Les membres de le FEUQ manifesteront à Québec, Sherbrooke, Montréal et en Abitibi avec les centrales syndicales, les étudiants des Cégeps et les organismes sociaux. La FEUQ représente 18 associations comptant 140 000 étudiants.

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Le gouvernement Charest n'a pas respecté 
ses promesses en éducation
- Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ) -

Le gouvernement CHAREST n'a pas respecté ses promesses électorales en éducation:

En un an, il n'a développé AUCUNE «mesure de soutien aux étudiants collégiaux de la filière technique»1 pour «favoriser leur réussite et ainsi atténuer les pénuries de maind' uvre qualifiée».

Il n'a RIEN FAIT pour augmenter le nombre «d'ententes de collaboration entre les écoles et les cégeps et les entreprises afin que soient multipliés les programmes de stage et d'alternance école/travail».

On ne dénombre PAS UN nouveau programme dans les cégeps en région devant «nous encourager la spécialisation dans certains domaines techniques afin de contrer la baisse de clientèle anticipée et de créer des centres d'excellence régionaux.»

Malgré une promesse de réinvestissement de 105 millions pour l'enseignement postsecondaire, des coupures de 30 millions ont été appliquées dans les cégeps!!!

Le gouvernement CHAREST n'a pas respecté ses promesses envers la société:

Les garderies supposées rester à 5$ coûtent maintenant 7$. Pour les étudiants-parents, notamment, cela signifie près de 800$ de frais supplémentaires par année.

Alors qu'il s'était engagé à «relever le défi» du Protocole de Kyoto par «l'application d'un plan québécois de réduction des émissions de gaz à effet de serre»2, il a tenté, et tergiverse toujours avec l'idée, d'implanter une nouvelle centrale thermique qui les augmenterait d'au moins 2,6% au Québec!

Après avoir voté, le 13 décembre 2002, pour le projet de loi cadre visant à contrer la pauvreté et l'exclusion sociale, il n'a TOUJOURS PAS présenté de plan d'action qui était dû pour la première année: dans ce dossier, il est carrément ILLÉGAL.

Enfin, le gouvernement Charest n'a pas respecté ses promesses envers les cégépiens:

En novembre dernier, la Fédération étudiante collégiale du Québec avait accepté de reporter une manifestation parce que le gouvernement promettait de:

Reconnaître l'implication étudiante tant par une mention au bulletin que par des crédits de cours. Ce dossier, le seul qui avance, se développe à PAS DE TORTUES et on a peine à voir le jour où il sera enfin réalisé.

Tenir un forum sur l'avenir du réseau collégial au printemps. Celui-ci est maintenant REPORTÉ à une date indéterminée.

C'est la goutte qui fait déborder le vase.

Après avoir laissé la chance au coureur, nous pouvons désormais affirmer hors de tout doute que Charest et son gouvernement sont des menteurs, qui ne réalisent que les promesses qui les intéressent et qui concernent les amis du pouvoir.

Nous revendiquons

Une réforme de l'Aide Financières aux Études
Des mesures de soutien aux étudiants collégiaux de la filière technique
Une augmentation du nombre de stages
Révision de la carte de programme et développement de créneaux d'excellence en région
La reconnaissance complète de l'implication étudiante pour septembre 2004.
La tenue dès la rentrée d'automne du Forum collégial.
Le rejet complet et définitif du projet du Suroît
Le dépôt immédiat d'un plan de lutte contre la pauvreté et l'exclusion sociale. 

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Non, les problèmes du logement n'ont pas régressé
- Front d'action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU) - 

«La pauvreté régresse partout à Montréal.» C'est ce que titrait le quotidien La Presse à la une de son édition du 24 octobre 2003. Le journal faisait cette affirmation, en se basant sur les données du recensement canadien de 2001 et en les comparant à celles du recensement précédent, celui de 1996.

On pourrait en arriver à une conclusion similaire dans le domaine du logement et plusieurs ne s'en gêneront pas. De 1996 à 2001, le nombre de ménages locataires consacrant plus de 30% de leur revenu au loyer a effectivement chuté de 518 700 à 445 220. Quant au nombre de ménages locataires engloutissant plus de 50% de leur revenu dans leur coût de logement, il est passé de 273 825 à 218 490.

Ce Dossier noir sur le logement et la pauvreté, le quatrième publié par le FRAPRU, n'arrive pas à la même conclusion. Malgré l'amélioration constatée entre 1996 et 2001, les problèmes de logement ne régressent pas, la pauvreté non plus...

Des chiffres qui ne tiennent pas compte de la pénurie

Le recensement de 2001 a été réalisé avant que l'actuelle pénurie de logements locatifs ne fasse sentir ses effets. Or, cette pénurie, qui affecte 80% des locataires du Québec, a eu un impact majeur sur le coût des loyers. Pour ne donner qu'un exemple, entre 2000 et 2003, dans la région métropolitaine de Montréal, le loyer moyen a augmenté de 15,3% dans les logements d'une chambre à coucher, de 13% dans ceux de deux chambres et de 12,7% dans ceux de trois chambres. Les revenus des locataires n'ont pas suivi le même rythme. Si la situation s'était améliorée de 1996 à 2001, elle s'est donc sérieusement détériorée depuis dans la plupart des grands centres urbains du Québec.

Une aggravation, si on regarde sur une plus longue période

Par ailleurs, si on regarde l'évolution de la situation sur une plus longue période de temps, c'est-à-dire sur dix ou vingt ans, on s'aperçoit que loin d'avoir régressé, les problèmes de logement se sont aggravés:

Ménages locataires payant plus de 30 et 50% de leur revenu en loyer

Province de Québec -- Recensements de 1981, 1991 et 2001

           Paient 30% et plus      Paient 50% et plus
             nombre     %            nombre     %
1981         287 290    28,3%        138 030    13,6%
1991         404 040    35,1%        194 225    16,9%
2001         445 220    35,9%        218 490    17,6%
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