Le Marxiste-Léniniste

Numéro 97 - 6 août 2014

Sur les questions importantes de la guerre et de la paix

Opposons-nous à l'agression
génocidaire de l'occupant sioniste!


Un groupe d'artistes palestiniens a transformé les combats actuels dans la bande de Gaza en un symbole d'espoir et de résistance en modifiant les photographies des explosions de roquettes. Les artistes Tawfik Gebreel, Bushra Shanan et Leila Khaled ont dessiné des images de signes de paix, de  poings levés et de  parents jouant avec leurs enfants sur les photographies de la région remplie de fumée. Gebreel, un architecte palestinien de Gaza, a dit qu'il a commencé à dessiner des images dans la fumée des frappes de missiles israéliens comme un moyen de concilier son travail avec la réalité qu'il voyait. Cliquez ici pour plus d'images.

Sur les questions importantes de la guerre et de la paix
Opposons-nous à l'agression génocidaire de l'occupant sioniste! - Pauline Easton
Actions au Canada et partout dans le monde pour exiger l'arrêt des crimes d'Israël

Le 100e anniversaire de la Première Guerre mondiale et la «naissance du Canada en tant que nation»
Une souveraineté qui repose sur les valeurs des bâtisseurs d'empire - Kevan Hunter 

Le début de la bataille de Stalingrad
Un tournant décisif dans l'histoire - George Allen

L'anniversaire de l'insurrection de Varsovie
La trahison des falsificateurs de l'histoire - Dougal MacDonald

69e anniversaire d'Hiroshima et de Nagasaki
Jamais plus! Non au chantage nucléaire des États-Unis et des grandes puissances! - Peggy Morton


Sur les questions importantes de la guerre et de la paix

Opposons-nous à l'agression
génocidaire de l'occupant sioniste!


Manifestation à Ottawa au Parlement canadien le 26 juillet 2014

L'agression génocidaire de l'occupant sioniste contre le peuple palestinien est entrée dans sa quatrième semaine. Ses crimes de guerre et ses crimes contre l'humanité s'accumulent de jour en jour. Non moins grande est la désinformation massive des milieux officiels américains, canadiens et européens et des médias monopolisés. Par cette désinformation, ils veulent nous faire croire que l'agression génocidaire des sionistes israéliens contre les Palestiniens n'est pas un crime de guerre commis par les occupants des terres palestiniennes qui se livrent au terrorisme d'État. Au contraire, ils veulent nous faire croire qu'Israël est un État démocratique moderne qui exerce son droit de se défendre contre des attaques terroristes.

Avec cynisme, ces cercles officiels et les médias accusent la Résistance d'être responsable de la violence des sionistes. Ils qualifient les massacres généralisés de civils, qui sont des crimes de guerre, d'« accidents malheureux » qui accompagnent la cause juste de la lutte pour éliminer les « terroristes ». Les médias accusent continuellement la Résistance de détruire toute chance de « solution finale pacifique » alors que la pensée même que les crimes de génocide des occupants sionistes « protègent les civils israéliens des attaques des Palestiniens » est irrationnelle.

Au lieu d'applaudir la Résistance et de dénoncer l'agression brutale de l'occupant sioniste, les cercles officiels du monde anglo-américain et d'Europe condamnent les victimes et donnent une voix aux criminels. Non seulement le gouvernement du Canada, mais également l'opposition officielle du NPD et le Parti libéral du Canada, qui tous deux espèrent former le prochain gouvernement, considèrent comme appropriées les agressions terroristes, organisées par l'État, des occupants sionistes et comme du terrorisme les actes de résistance de la Résistance.

Excuser les crimes des occupants sionistes et condamner la résistance des Palestiniens à l'occupation et leur lutte pour leur droit d'exister est inacceptable. C'est de la fraude pour camoufler les interrelations économiques et politiques qui sont à l'oeuvre dans l'entière politique du système des États impérialistes, dont l'État d'Israël est une partie intégrante. Ces interrelations montrent sans l'ombre d'un doute que l'État sioniste d'Israël commet un génocide.

La spécialité de ceux qui sont engagés dans la diffusion de cette désinformation est de détacher l'agression sioniste du contexte des phénomènes sociaux afin de répandre la confusion la plus totale sur la cause de la guerre et la nature de la Résistance. Selon cette désinformation, la négation du droit des Palestiniens d'exister justifie le droit de se défendre des Israéliens. C'est irrationnel et totalement dépourvu de principe, mais, sans ce camouflage, comment pourraient-ils accuser les combattants de la Résistance d'être responsables du massacre systématique du peuple palestinien, emprisonné sur une étroite bande de terre sans possibilité d'en sortir, privé de tout ce dont il a besoin pour vivre depuis 2006, quand il a élu le Hamas pour le représenter et, avant cela, expulsé et spolié en1948 et puis dépossédé d'encore plus de terres en 1967 ? Qui prive le peuple palestinien de son droit d'exister ? Voilà la question.

Aujourd'hui, des journaux canadiens s'indignent à pleines pages que certains dirigeants palestiniens se vautrent dans le luxe dans des hôtels à Doha alors que leur peuple est assassiné dans la bande de Gaza. Cette politique de bas étage montre à quel point leurs tentatives de discréditer les dirigeants palestiniens sont pitoyables et désespérées. Cela montre que le but de la désinformation qui nie le droit d'exister des Palestiniens est la destruction de l'opposition à ce qui est inacceptable à la conscience humaine et à l'humanité. Elle vise également à priver les Palestiniens des répercussions de la condamnation universelle du massacre sioniste. Cela ne réussira pas. La résistance palestinienne triomphera ! La condamnation de l'opinion publique mondiale l'emportera !

Cela souligne la nécessité d'adopter une position ferme sur pourquoi une telle guerre afin de rendre plus efficace la condamnation du génocide sioniste et se joindre à la Résistance pour mettre fin au blocus de Gaza et mettre fin à l'occupation. La désinformation qui sert à camoufler le but génocidaire de cette agression doit être condamnée; il faut adopter une position claire sur la guerre, une position qui explique pourquoi cette guerre a été déclarée.

Condamnons toutes les tentatives des États-Unis, du Canada, de la Grande-Bretagne, la France et des autres pays de légitimer et de justifier l'agression génocidaire sioniste. Ces tentatives sont aussi des crimes de guerre et des crimes contre l'humanité.

Vive la résistance palestinienne !
Mettons fin maintenant au siège de Gaza ! Mettons fin maintenant à l'occupation !

Manifestation à Tel Aviv le 27 juillet 2014

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Actions au Canada et partout dans le monde
exigeant la fin des crimes d'Israël

Canada

Halifax



29 juillet

Montréal




25 juillet

Ottawa



2 août


  26 juillet

Toronto



30 juillet



  26 juillet

London

  28 juillet


25 juillet

Edmonton



30 juillet

Calgary



  1 août

Ailleurs dans le monde

États-Unis

Washington, DC, 30 juillet


New York, 27 juillet



Détroit, 26 juillet


Chicago, 26 juillet


Chicago, 25 juillet


Ashville, 25 juillet

Porto Rico

26 juillet

Mexique

29 juillet

Angleterre



Londres, 26 juillet

Écosse

Edimbourg 26 juillet



Dublin, 26 juillet

Suède

27 juillet

France

Paris, 27 juillet

Grèce

31 juillet

Bosnie



25 juillet


Iran

25 juillet

Pakistan

Karachi, 25 juillet

Australie

Sydney, 27 juillet

(LML, Xinhua, O Alhattab, E Bartlett, Les Indignants, R S Khan, Al Quds Committee, ANSWER, Code Pink, D Torres, U E Rebelda, M Sinnot, Stop the War (Britain), K Lafi, A Muntaser, I Basic, Rajesh)


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Le 100e anniversaire de la Première Guerre mondiale
et la « naissance du Canada en tant que nation »

Une souveraineté qui repose sur
les valeurs des bâtisseurs d'empire

Dans les clos d'abattoir pestilentiels d'Europe
Ils dépècent les corps des hommes assassinés,
Tandis que les marchands ignobles, le groin dans l'auge,
Se gavent des profits ensanglantés!
- En temps de guerre, Stephan G. Stephansson, 1916 -

Le 28 juillet marque le centenaire du début de la Première Guerre mondiale. Il y a cent ans ce jour-là, l'Autriche-Hongrie déclarait la guerre à la Serbie. La Russie suivit en déclarant la guerre à l'Autriche-Hongrie. Six jours plus tard, la Grande-Bretagne, la France et l'Allemagne étaient officiellement en guerre. En tant que dominion autonome au sein de l'Empire britannique, le Canada s'est trouvé automatiquement en guerre quand celle-ci a été déclarée par la Grande-Bretagne.

La Première Guerre mondiale a été un massacre d'une ampleur sans précédent qui a eu lieu de 1914 à 1918. Cette guerre, a souligné Lénine, est menée par deux coalitions de la bourgeoisie impérialiste pour le partage du monde, pour le partage d'un butin et pour la spoliation des peuples petits et faibles. C'est un crime énorme de la bourgeoisie impérialiste, violente, prédatrice et réactionnaire. Une telle guerre pour le partage des colonies et le partage du butin entre capitalistes, a-t-il dit, « signifierait une rupture complète avec les toutes dernières réalisations de la civilisation et de la culture ». Cette guerre « pourrait ruiner et ruinerait inévitablement les conditions mêmes de l'existence de la société humaine. Car, c'est la première fois dans l'histoire que les plus puissantes réalisations de la technique sont utilisées avec une telle ampleur, de façon aussi destructive et avec une telle énergie, à l'extermination de millions de vies humaines. Quand tous les moyens de production sont ainsi mis au service de la guerre, nous voyons que les plus amères prophéties s'accomplissent pleinement et qu'un nombre de plus en plus grand de pays deviennent la proie de la sauvagerie, de la famine et de la déchéance totale des forces productives. » La guerre, a-t-il dit, aboutirait soit à la domination de la classe ouvrière, soit à la création des conditions qui rendraient sa domination indispensable. Lénine a dirigé les masses russes, affamées et opprimées, pour renverser le tsar et son empire et établir le premier État socialiste du monde. Cet État ouvrier a mis fin à tous les accords et arrangements impérialistes dans lesquels la Russie était impliquée et a sorti la Russie de la guerre.

Malgré ce caractère de la Première Guerre mondiale, l'historiographie officielle du Canada la présente, et la bataille de la crête de Vimy en particulier, comme un moment déterminant où le Canada est entré dans une ère nouvelle; par cela, on entend que, en raison de ses sacrifices, le Canada a gagné le droit de devenir un État indépendant. Les historiens bourgeois soulignent que c'est le Statut de Westminster en 1931 qui a donné au Canada la souveraineté en matières d'affaires étrangères, de sorte que lorsque la Deuxième Guerre mondiale a éclaté, c'est par décision du Parlement du Canada que le Canada a déclaré la guerre aux puissances de l'Axe et a envoyé des troupes à l'étranger.

Aujourd'hui, le premier ministre Stephen Harper s'est donné comme mission de détourner l'histoire du Canada. Son interprétation camoufle le fait que la Première Guerre mondiale n'était pas une guerre pour la liberté, la démocratie ou les droits et que les Canadiens ne veulent pas que le Canada soit une nation militariste. Stephen Harper présente également le sacrifice des soldats canadiens comme ayant été fait au noms de causes, alors qu'en fait ils n'y souscrivaient pas.

Lorsque le dernier ancien combattant du Canada connu de la Première Guerre mondiale John Babcock est décédé en 2010, le premier ministre Stephen Harper a saisi l'occasion pour promouvoir cette version de l'histoire et a déclaré que la Première Guerre mondiale avait « marqué l'avènement du Canada » en tant que nation et que les anciens combattants avaient « payé cher la liberté dont nos enfants et nous jouissons tous les jours ».


Transportant les blessés du champ de bataille de la crête de Vimy

« Le Canada pleure la mort de la génération qui a affirmé notre indépendance sur la scène mondiale et établi notre réputation internationale de champion indéfectible de la liberté, de la démocratie, des droits de la personne et de la primauté du droit », a-t-il dit.

À la Fête du Canada cette année, Stephen Harper a félicité l'armée canadienne pour représenter les valeurs canadiennes, qui sont: « travailler fort, faire le bien, être déterminés à faire de son mieux ». Il a ajouté : « Nos soldats ont toujours été prêts à donner leur vie pour protéger notre liberté, faire triompher nos valeurs et sauvegarder la paix ». Il a souligné également « trois évènements spéciaux » qui ont lieu cette année : le 100e anniversaire du début de la Première Guerre mondiale, le 75e anniversaire du commencement de la Deuxième Guerre mondiale et la fin de la « mission militaire » canadienne en Afghanistan. Privant ces évènements de tout contexte, il a tenté d'établir un lien entre les trois: la défense du Canada de l'Empire britannique, la lutte contre le fascisme lors de la Deuxième Guerre mondiale et la participation du Canada à la guerre d'agression contre l'Afghanistan dirigée par les États-Unis.


Environ 4000 jeunes des Premières Nations se sont engagés pour la Première Guerre mondiale. Pour le faire, ils ont dû renoncer à leurs droits issus de traités.

Ces commentaires exposent clairement la conception colonialiste dans laquelle les cercles dominants sont désespérément enlisés encore aujourd'hui. Pour eux, être une nation n'est pas une qualité inhérente née sur la base d'une communauté de langue, de territoire, de vie économique, d'histoire et de formation psychique, mais un privilège qu'une puissance impériale accorde à ceux qu'elle en juge digne. Ainsi, la souveraineté n'est pas un droit inhérent à l'autodétermination, mais plutôt un privilège mérité.

En ce sens, les cercles dominants n'ont pas réglé leurs comptes avec la pensée de leurs prédécesseurs de l'époque de la guerre des Boers jusqu'à la Première Guerre mondiale, qui pensaient que le Canada, ainsi que les dominions « civilisés » de l'Australie, de la Nouvelle-Zélande et de l'Afrique du Sud devraient devenir des partenaires secondaires de la Grande-Bretagne pour l'administration de l'Empire et payer pour sa défense.

En aucune façon la Première Guerre mondiale peut être vue comme un combat pour la démocratie, la liberté, les droits de la personne et la primauté du droit. Les habitants du vaste Empire britannique étaient pour la plupart des sujets de la Couronne qu'on envoyait à la guerre pour massacrer les travailleurs des autres pays. Au Canada à cette époque, même le droit de vote ne s'étendait pas à la majorité de la population. Les femmes ont réussi à affirmer leur droit de vote peu après la guerre, mais les personnes d'origine autochtone ne pouvaient accéder à la citoyenneté qu'à condition de renoncer à leurs droits inhérents et à leurs droits de traité - une politique qui n'a pas été annulée pendant cinquante ans.


Photo de l'un des camps d'internement mis en place pendant la Première Guerre mondiale pour les « étrangers ennemis ». La Loi sur les camps et la Loi sur les mesures de guerre ont été utilisées pour réprimer le mouvement syndical et la politique révolutionnaire.

À l'époque de la Première Guerre mondiale, le peuple irlandais menait une lutte déterminée pour que l'Irlande devienne une république indépendante tandis qu'en Inde, le joyau de la couronne de l'Empire, des massacres sans fin s'abattaient sur le peuple qui luttait pour le droit de déterminer lui-même son avenir.

La guerre fut un terrible massacre de la classe ouvrière des pays combattants, qui mit fin à l'Empire tsariste, à l'Empire austro-hongrois, à l'Empire Ottoman et qui, au Canada, mit fin à l'euphorie de l'appartenance à l'Empire britannique.

À la fin de la guerre, l'armée canadienne aux côtés des armées de dix autres pays, à l'instigation de la Grande-Bretagne et de la France, a envahi la Russie soviétique dans une vaine tentative de maintenir les privilèges des forces tsaristes, qui avaient été niés par l'établissement du premier gouvernement anti-guerre au monde. Qui plus est, la guerre a servi de prétexte au Canada pour réprimer les luttes ouvrières et la politique révolutionnaire. La Loi sur les mesures de guerre, toujours en place plus d'un an après la fin de la guerre, a été utilisée pour attaquer les organisateurs de la Grève générale de Winnipeg.


  La manifestation de Montréal du 17 mai 1917 a été l'une des nombreuses manifestation contre la conscription de la jeunesse canadienne dans la Première Guerre mondiale impérialiste.

Les jeunes canadiens ont été envoyés à la boucherie au service de l'Empire britannique tandis que les cercles dominants canadiens réclamaient la reconnaissance afin d'avoir leur part du butin de guerre. Aujourd'hui, c'est Stephen Harper, au nom des capitalistes monopolistes qui ont mis sur pied les États-Unis impérialistes des monopoles nord-américains, qui tente dans le contexte de nouveaux arrangements de faire bénéficier le Canada du butin de la guerre. Cette situation est aggravée par les propres croyances religieuses anti-communistes et intégristes chrétiennes de Stephen Harper. C'est pourquoi il embrasse des politiques sans principes et extrémistes comme son appui pour Israël et les services qu'il rend aux intérêts des États-Unis en Ukraine, en Afghanistan, en Libye et partout dans le monde, que ce soit en Europe, en Afrique, en Asie, en Amérique latine ou dans les Caraïbes.

La vision de la souveraineté embrassée par Harper et cie est une vision du monde complètement morbide selon laquelle c'est par le sacrifice sanglant au service d'une puissance impérialiste que le Canada est en mesure de prouver sa valeur en tant que pays méritant et capable d'assumer complètement sa notion de souveraineté. Mais de quelle souveraineté s'agit-il ? La nation est souveraine en autant qu'elle se soumet à la mission impériale et à la notion de la « mission civilisatrice de l'homme blanc » du XIXe siècle, mission qui consiste à permettre à l'empire de prendre de l'expansion en envoyant d'innombrables jeunes dans les tranchées pour y mourir, en asservissant des nations « moins civilisées » qui aspirent à l'indépendance, et ayant recours à la violence au Canada pour maintenir le privilège du capital sur la classe ouvrière et nier les droits des Premières Nations !

La bourgeoisie néolibérale d'aujourd'hui a comme seul et unique objectif d'annexer le Canada à l'État impérialiste des États-Unis alors que celui-ci bafoue la souveraineté des nations et des peuples partout dans le monde. Elle a mis sur pied un gouvernement de guerre à cet effet et mis toutes les ressources du Canada à la disposition de cet objectif belliciste. Le Canada a besoin d'un gouvernement anti-guerre qui refuse le recours à la force pour régler les conflits, qui défend la primauté du droit international ainsi que la cause sacrée de la coexistence pacifique et de l'égalité des nations, qu'elles soient grandes ou petites. Il est urgent qu'à l'occasion des commémorations de la Première Guerre mondiale, les Canadiens élèvent leurs voix contre les falsificateurs de l'histoire et contre toute la désinformation qui fait passer la cause meurtrière des impérialistes américains et des sionistes israéliens pour une cause pacifique afin de mieux impliquer les soldats canadiens dans des crimes contre l'humanité. Ceux qui font de telles choses au nom de la paix, de la démocratie et des droits humains sont la lie de l'humanité et méritent notre plus grand mépris.


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Le début de la bataille de Stalingrad

Un tournant décisif dans l'histoire

L'historique victoire soviétique à Stalingrad, le 2 février 1943, marque le tournant de la Deuxième Guerre mondiale. Le 22 juin 1941, les Allemands avaient envahi traîtreusement l'Union soviétique. L'Union soviétique affrontait 257 divisions ennemies de 10 000 à 15 000 soldats chacune, dont 207 allemandes, la plus grande armée jamais massée sur un seul front. En octobre 1942, les armées nazies se trouvaient à 120 km à peine de Moscou, avaient fait irruption dans Stalingrad et pénétré les contreforts du Caucase pour s'emparer des importants champs pétrolifères. Mais même en ces jours terribles, l'armée et le peuple soviétiques, dirigés par Staline, ont trouvé la force d'arrêter l'ennemi et de lui porter des coups féroces. Rapidement, ils ont inversé le cours des événements. Les troupes soviétiques sont passées à l'offensive et ont redoublé leurs coups puissants contre les Allemands, d'abord à Stalingrad, puis à Koursk.


Un des monuments du monument-ensemble de Volgograd en hommage aux héros de la bataille de Stalingrad

Alors que les envahisseurs massaient plus d'un million de soldats et des milliers de chars de combat et de blindés, de pièces d'artillerie et d'avions dans la steppe russe à l'ouest de Stalingrad, le dirigeant de la patrie socialiste, Joseph Staline, déclara que les criminels n'iraient pas plus loin à l'Est. « Pas un seul pas en arrière ! » est devenu le cri de ralliement de Stalingrad. Le prélude à la bataille de Stalingrad a commencé le 27 juillet 1942. La 4e armée blindée allemande avait franchi le Don au nord de Stalingrad et, attaquant vers l'est, avait coupé le chemin de fer Stalingrad-Salsk. Stalingrad est située sur un grand méandre de la Volga et les Allemands dirigeaient leur attaque principale vers la Volga pour essayer de déborder la 64e armée soviétique et l'ensemble du front de Stalingrad. Les Allemands avaient prévu une attaque terrestre en pince sur Stalingrad, avec la 6e armée allemande descendant du nord et la 4e armée blindée remontant du sud.

Après un mois de très durs combats contre les défenses soviétiques qui luttaient avec acharnement, la 6e armée allemande a réussi finalement à franchir le Don le 23 août et à atteindre les faubourgs nord de Stalingrad plus tard le même jour. Les armées hongroises, italiennes, croates, roumaines, alliées des Allemands, étaient à environ 60 km, de Stalingrad. La ville était aussi à portée des bases aériennes allemandes situées sur le territoire soviétique occupé. Ainsi, les avions de Luftflotte 4, une des principales divisions de la Luftwaffe, étaient en mesure d'attaquer la ville, de jour et de nuit, avec ses bombardiers, ses bombardiers en piqué et ses avions de chasse, essayant en vain de la terroriser et de la forcer à capituler.

En même temps, le 14e Panzerkorps avait ouvert une brèche étroite entre le corps principal de la 6e armée allemande et le faubourg nord de Stalingrad sur la Volga, tandis que dans le sud, la résistance soviétique féroce avait arrêté la 4e armée blindée et l'empêchait d'avancer. Le 29 août, la 4e armée blindée débouchait sur les arrières de la 62e et 64e armées soviétiques. Les Allemands tentèrent de couper la 62e armée, mais une contre-attaque vigoureuse de l'armée soviétique lui a permis de se replier vers Stalingrad. La 6e armée allemande a repris son offensive le 2 septembre, faisant la jonction avec la 4e armée blindée le lendemain. Plus les Allemands se rapprochaient de Stalingrad, plus les combats devenaient intenses et plus les Allemands subissaient de lourdes pertes.

Le 12 septembre, les Allemands sont entrés dans Stalingrad et les combats dans la ville ont commencé le lendemain. Les unités de l'Armée rouge et de la milice ouvrière étaient aux premières lignes de la résistance organisée. La milice ouvrière a fortifié chaque usine et chaque place de travail de façon à ce que même après avoir été bombardée, elle puisse repousser toutes les attaques de l'envahisseur. Les étudiants et les habitants des quartiers, jeunes et vieux, furent organisés et armés pour défendre leur ville et les droits de tous. Le comité de défense de la ville, dirigé par le secrétaire du bureau régional de Stalingrad du Parti communiste, déclara: « Chers camarades ! Nos chers Stalingradois ! Les hitlériens sanguinaires se ruent vers Stalingrad ensoleillé, vers la Volga, le grand fleuve russe. Stalingradois ! Nous ne laisserons pas les Allemands profaner notre chère ville. Dressons-nous tous comme un seul homme pour la défense de notre ville bien-aimée, de notre maison natale, de notre propre famille. Couvrons les rues de barricades infranchissables. Faisons de chaque maison, de chaque quartier, de chaque rue, une forteresse inexpugnable. Tous à la construction des barricades ! Tous ceux qui sont capables de porter les armes, à la défense de notre ville natale, de notre maison natale ! »


Des soldats de l'Armée rouge à la bataille de Stalingrad

Dès que les Allemands ont atteint Stalingrad, des combats acharnés ont fait rage pour chaque pouce de chaque rue, maison, cave et escalier. Les Soviétiques avaient transformé les immeubles, les usines, les entrepôts, les maisons et les bâtiments administratifs en fortifications hérissées de mitrailleuses, de fusils anti-chars, de mortiers, de mines, de barbelés, défendues par des tireurs d'élite et de petites unités de mitrailleurs et de grenadiers entraînés aux combats de maison à maison. Une même place pouvait changer de mains plusieurs fois en une journée. Les combats pour l'aciérie Octobre rouge, l'usine de tracteurs Dzerjinski et l'usine d'armement Barrikady sont devenus légendaires dans le monde entier. Comme déclaraient les combattants soviétiques: « La terre de la Volga est devenue glissante de sang et les Allemands y ont trouvé une pente glissante vers la mort. »

Le 19 novembre, après deux mois de combats héroïques dans la ville, l'Armée rouge lance l'opération Uranus, une contre-attaque massive en tenaille contre les flancs de la 6e armée allemande. Ces lignes étaient occupées surtout par des forces roumaines, hongroises, croates et italiennes. La contre-offensive commença par un bombardement de 80 minutes presque entièrement dirigé contre les unités non-allemandes protégeant les flancs allemands. Les Allemands ont tenté de les renforcer avec le 48e Panzerkorps, mais ils ont été vite balayés. Les forces soviétiques culbutent les Roumains, qui se trouvaient dans l'axe de progression de l'offensive soviétique, et encerclent les forces allemandes le 23 novembre. L'opération Uranus permit l'encerclement de 250 000 à 300 000 soldats ennemis dans une zone large de 50 km d'est en ouest et longue de 40 km du nord au sud.

La 6e armée et les vestiges de la 4e armée blindée allemande sont désormais coincées dans le chaudron de Stalingrad. Hitler ordonne à la 6e armée de tenir ses positions plutôt que de tenter une percée. Dans les semaines qui suivent, Stalingrad est presque entièrement reprise par les Soviétiques. Le 12 décembre, les Allemands lancent l'opération Orage d'hiver pour tenter de sauver leur 6e armée piégée.Cette opération est un échec. Les forces soviétiques lancent des mouvements de pince au nord et au sud pour resserrer l'anneau d'acier sur la 6e armée allemande assiégée. Le 8 janvier 1943, l'Union soviétique lance un ultimatum de capitulation à la 6e armée, soulignant la situation désastreuse dans laquelle elle se trouve. Les Allemands rejettent cet ultimatum pour, ayant subi encore plus de pertes, finalement capituler le 2 février 1943.

Un soldat soviétique hisse le drapeau rouge de la victoire le 2 février à Stalingrad le 2 février 1943.

(Archives du LML et Stalingrad: La bataille du siècle, V. Tchouïkov, Maréchal de l'Union soviétique)

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L'anniversaire de l'insurrection de Varsovie

La trahison des falsificateurs de l'histoire

Beaucoup a été écrit par les historiens sur l'insurrection de Varsovie en Pologne qui a eu lieu pendant la Deuxième Guerre mondiale du 1er août au 2 octobre 1944.[1] Une grande partie de ces écrits sont des falsifications de l'histoire. Les principaux objectifs des falsificateurs d'hier et d'aujourd'hui de l'histoire de l'insurrection de Varsovie sont d'attaquer l'Union soviétique et son grand dirigeant, Joseph Staline, de réhabiliter les réactionnaires polonais et leurs héritiers, et de présenter les innombrables crimes de guerre commis par les nazis contre le peuple polonais comme un épisode marginal. Mais les faits de l'histoire sont têtus et ils ne changent pas à cause de gribouillages d'historiens réactionnaires.


Monument à la mémoire de combattants de l'insurrection de Varsovie. Ce monument a été inauguré en 1989 à Varsovie.

En 1944, les armées soviétiques, après les grandes victoires de Stalingrad et de Koursk, poursuivaient une progression constante vers Berlin, refoulant les nazis sur tous les fronts. Le 21 juillet, après la percée réussie des frontières de la Pologne, le Conseil national de la Pologne réuni à Chelm (une des premières villes polonaises libérées de l'occupant nazi) créait le Comité polonais de libération nationale, le gouvernement provisoire pour une Pologne démocratique. Le lendemain, le comité appelait les Polonais à lutter pour la libération complète du pays. L'une des premières et des plus urgentes tâches du régime révolutionnaire a été de créer la Voiske Polskoye, une armée antifasciste fidèle au peuple.


L’invasion nazie de la Pologne en septembre 1939

Quand les nazis ont envahi la Pologne le 1er septembre 1939, les dirigeants polonais se sont enfuis en Roumanie et ont abandonné le peuple à son sort. Les nazis ont perpétré en Pologne les pires crimes que l'histoire ait connus. De tous les pays européens, c'est la Pologne qui a connu le plus grand nombre de victimes proportionnellement à sa population. Un total d'environ six millions de personnes ont été tuées. L'extermination directe par des assassinats de masse, dans les camps de la mort, par le travail forcé, par la faim et par d'autres moyens de terreur a coûté la vie à plus de 6 millions de personnes, dont 2 700 000 Juifs polonais, 2 000 000 d'enfants et de jeunes, plus de 50 000 Roms et 12 000 personnes jugées mentalement handicapées, tués par les nazis et des milliers de prisonniers de guerre polonais, soldats et officiers, systématiquement exécutés.

La Schutzstaf (SS) a exécuté plus de 40 000 intellectuels, personnalités politiques et dirigeants polonais au cours des six premières semaines de l'occupation nazie. Avant l'invasion, à partir de mai 1939, l'opération nazie Tannenberg, qui faisait partie du Generalplan Ost (« Plan général pour l'Est ») avait permis d'identifier et de recenser plus de 61 000 militants, membres de l'intelligentsia, universitaires, anciens officiers qui devaient être internés ou exécutés. L'assassinat de 4 143 officiers polonais retrouvés dans des fosses communes dans la forêt de Katyn n'est qu'un exemple des nombreuses exécutions de la SS et de la Wehrmacht.

Face à la désertion complète de ses soi-disant dirigeants, l'esprit de résistance du peuple polonais est demeuré fort. De nombreux Polonais ont combattu courageusement dans la résistance clandestine dirigée par les communistes contre les nazis. Ils ont formé leurs propres divisions militaires patriotiques et ont combattu aux côtés de l'Armée rouge jusqu'à Berlin. Les dirigeants polonais qui s'étaient enfuis, et qui ne représentaient que les grands propriétaires terriens et les industriels polonais, ont finalement établi un faux « gouvernement en exil », d'abord à Paris, puis à Angers et enfin à Londres. De Londres, ils ont comploté, en collusion avec les impérialistes britanniques, pour rétablir leur pouvoir sur le peuple polonais.


Les habitants de Varsovie remplissent des sacs de sable en préparation de l'insurrection.

Dès le 24 juillet 1944, alors que les forces soviétiques repoussaient sans cesse les nazis, le gouvernement réactionnaire en exil et son Armée de l'intérieur (AK) avaient décidé d'ordonner un soulèvement à Varsovie avant que l'armée soviétique atteigne la ville. Leurs objectifs étaient d'établir leurs propres organes du pouvoir, de restaurer l'ancien régime qui avait fui en 1939 et abandonné le peuple à l'occupation criminelle, et de combattre et détruire le nouveau gouvernement provisoire démocratique de Pologne.

Les réactionnaires de Londres avaient discuté de l'idée de l'insurrection de Varsovie longtemps auparavant et le commandant en chef de l'Armée de l'Intérieur polonaise, le général comte Tadeusz Bor-Komorowski, avait rapporté à Londres que le soulèvement ne pouvait réussir. Mais quand les organes du régime populaire démocratique ont commencé à être établis sur le territoire libéré de la Pologne et étaient acclamés par le peuple, le gouvernement en exil et le commandement de l'Armée de l'intérieur ont changé d'avis. Le 25 juillet, Bor-Komorowski communiquait à Londres: « Prêt à tout instant pour la bataille de Varsovie. »

Ni le gouvernement soviétique, ni le commandement de l'Armée rouge, ni les organes de régime populaire démocratique nouvellement formés en Pologne ni la Voiske Polskoye naissante, qui avait déjà pris part à la libération de Lublin le 24 juillet 1944, n'ont été informés du soulèvement prévu. Même le Commandant suprême des forces expéditionnaires alliées (SHAEF) a déclaré qu'il n'en savait rien, même si cela peut avoir été un camouflage. Les commandants de l'Armée de l'intérieur polonaise, subordonnée au gouvernement en exil de Londres, ont caché par tous les moyens les préparatifs de l'insurrection à l'état-major des forces armées soviétiques. En même temps, les représentants du gouvernement en exil et leurs collaborateurs suivaient de près les combats sur le front germano-soviétique et, en particulier, la progression de l'Armée rouge vers Varsovie.

Les comploteurs de Londres n'avaient pas l'intention de déclencher l'insurrection avant que les forces soviétiques ne s'approchent de Varsovie. Ils calculaient que si les insurgés se retrouvaient dans une situation critique, les forces soviétiques iraient à leur secours. Au dernier moment, Bor-Komorowski a avancé la date de l'insurrection au 1er août, rendant impossible l'exécution des plans préalablement établis. Au début de l'insurrection, il n'y avait même pas de communications élémentaires entre les différentes unités insurgées. Beaucoup de soldats ne savaient pas où trouver leurs commandants et un grand nombre d'officiers ne savaient pas où étaient les caches d'armes. Le manque d'effet de surprise a permis aux occupants nazis d'occuper tous les points névralgiques de communications et de transport et les installations électriques.

Cependant, la haine des habitants de Varsovie pour les nazis a donné à l'insurrection un caractère et une envergure populaires que ses planificateurs réactionnaires n'avaient pas prévus. La population a commencé à ériger des barricades, un grand nombre de résidents de Varsovie ont rejoint les rangs des détachements militaires, même s'ils n'avaient pas d'armes. Certains pensaient que l'insurrection avait été planifiée en collaboration avec les forces soviétiques en marche. Les insurgés, animés par l'esprit de combat et la haine de l'occupant nazi, ont accompli de véritables actes de bravoure et d'héroïsme. Ce soutien massif a permis de remporter certains succès, mais très vite les nazis, supérieurs en nombre et en armements, ont riposté avec férocité.


Des brigades de partisans polonais durant l'insurrection de Varsovie

Sur le front principal, les nazis ont lancé une forte contre-attaque contre l'armée soviétique, la forçant à livrer une dure bataille défensive. Pendant ce temps, Varsovie brûlait. La fumée des incendies pouvait être vue par les commandants soviétiques qui dirigeaient les opérations dans la zone de la contre-attaque. Quelques jours plus tard, les forces soviétiques ont brisé la contre-attaque nazie, mais ont été incapables d'enfoncer les défenses nazies et de percer dans Varsovie.

Le 4 août, le premier ministre britannique, Winston Churchill, a envoyé un message à Staline mentionnant l'insurrection de Varsovie pour la première fois et laissant entendre qu'elle réussissait. Il affirmait aussi que les Britanniques fournissaient des armes, que les insurgés avaient demandé l'aide soviétique, et que le but de l'insurrection était d'aider les forces soviétiques. Staline en doutait, et dit dans sa réponse le lendemain: « L'Armée de l'intérieur des Polonais se compose de quelques détachements qui sont appelés à tort divisions. Ils n'ont ni artillerie, ni appui aérien ni chars. Je ne peux imaginer comment ces détachements pourraient prendre Varsovie, que les Allemands défendent avec quatre divisions blindées. »

Staline ordonna alors à ses généraux de faire rapport de leurs idées concernant la prise de Varsovie. Dans leur rapport du 6 août, les généraux soulignent que les forces soviétiques n'étaient pas assez fortes pour le moment pour enfoncer les armées allemandes qui se trouvaient entre elles et Varsovie et qu'« aucune attaque n'est possible avant le 10 août parce que la quantité nécessaire de munitions ne peut pas être amenée avant ». Le commandement soviétique était d'accord. Malgré l'épuisement des forces soviétiques et la nécessité d'améliorer la sécurité à l'arrière, le Commandement suprême de l'URSS a commencé à préparer une nouvelle offensive pour la libération de Varsovie. Toutefois, même dans les conditions les plus favorables, l'offensive n'aurait pas pu être lancée avant le 25 août.

En même temps, des pourparlers sur la situation en Pologne se tenaient entre le « premier ministre » du gouvernement polonais en exil, Stanislaw Mikolajczyk, et Staline et Molotov. À son retour à Londres, Stanislaw Mikolajczyk a falsifié la nature de ces pourparlers, a calomnié l'Union soviétique auprès de Churchill et dit que les Soviétiques étaient responsables de la situation difficile des insurgés à Varsovie. Contacté par Churchill, Staline a répondu immédiatement par une déclaration publique que le gouvernement polonais en exil était entièrement responsable des événements à Varsovie et n'avait pas informé le commandement soviétique de ses intentions ou tenté de coordonner les opérations. Par conséquent, toute la responsabilité de ce qui s'était produit revenait aux exilés de Londres.

Staline a écrit directement à Churchill et souligné dans sa lettre que l'insurrection était une entreprise insensée qui semble coûter beaucoup de vies parmi les civils. « Une telle chose ne se serait pas produite si le commandement soviétique avait été informé avant le début de l'action de Varsovie et si les Polonais avaient maintenu des contacts avec lui. » Staline a alors proposé un nouveau plan opérationnel radicalement différent de celui des Polonais de Londres, une offensive frontale pour écraser l'ennemi.

Le nouveau plan a été mis en oeuvre immédiatement. Des combats acharnés ont eu lieu surtout aux approches du quartier de Varsovie de Praga. Une fois de plus les défenses nazies se sont avérées trop fortes, surtout que les forces soviétiques manquaient de munitions. Les troupes soviétiques étaient aussi épuisées par de longs mois de combats continus et avaient besoin d'approvisionnement en armements et en munitions. Les forces soviétiques ont dû passer temporairement à la défensive. Jouant de mauvaise foi, Churchill a envoyé une lettre à Staline, co-signée par Roosevelt, dans laquelle il écrivait : « Nous pensons à ce que sera la réaction de l'opinion mondiale si les anti-nazis de Varsovie étaient, en fait, abandonnés. »

La réponse de Staline ne s'est pas fait attendre : « Tôt ou tard, la vérité sur la poignée de criminels qui ont déclenché l'aventure de Varsovie pour prendre le pouvoir, sera connue de tous. Ces gens ont utilisé la confiance des Varsoviens, en jetant nombre d'entre eux presque sans armes sous les canons, les tanks et l'aviation des Allemands. Il s'est créé une situation où chaque jour qui passe n'est pas utilisé par les Polonais pour libérer Varsovie, mais par les hitlériens qui fusillent sauvagement les Varsoviens. »

Au début de septembre, la reconnaissance soviétique a découvert qu'une division panzer et plusieurs autres unités allemandes s'étaient retirées de Praga pour se porter vers une tête de pont soviétique établie sur la Vistule. Les forces soviétiques ont profité de ce transfert de troupes ennemies pour déployer un grand effort vers Praga à partir du 10 septembre. Dans la nuit du 13 septembre, elles ont fait irruption dans Praga, où elles ont été accueillies en libérateurs par les habitants. C'est alors que l'insurrection de Varsovie aurait dû être déclenchée pour empêcher les nazis de faire sauter les ponts sur la Vistule et permettre aux soldats soviétiques de la franchir et entrer au coeur de Varsovie.

Poursuivant leur activité criminelle, les chefs de l'insurrection du camp Londres ont refusé de faire la jonction. Cependant, les dirigeants de l'Armia Ludowa, l'Armée du peuple, qui prenait part à l'insurrection, a réussi à envoyer deux messagers courageux à l'armée soviétique fournissant des renseignements sur l'insurrection, la situation dans la ville et le déploiement des forces insurgées. Les forces soviétiques ont entrepris alors de larguer une grande quantité d'armes, de munitions et du ravitaillement dans Varsovie, qui a été récupérée par les insurgés. C'était le début d'un approvisionnement régulier. Cependant, le commandement soviétique estimait que ses forces n'étaient pas encore assez fortes pour libérer Varsovie.

Le 16 septembre, plusieurs unités de la Première Armée polonaise antifasciste traversent la Vistule. Sous la pression des événements, Bor-Komorowski, le commandant de l'Armée de l'intérieur prend enfin contact avec le commandement soviétique. Celui-ci demande aux détachements de l'Armée de l'intérieur de Varsovie d'entrer en contact avec la Première Armée polonaise, puis de faire la jonction avec les forces de l'Armée rouge. Le 18 septembre, huit escadrilles de forteresses volantes américaines parviennent à Varsovie pour parachuter des armes, les munitions et des denrées alimentaires. Certaines arrivent aux mains des insurgés, mais en raison de l'altitude à partir de laquelle sont faits ces parachutages (4000 mètres) beaucoup tombent derrière les lignes allemandes. Tout le mois de septembre, les pilotes soviétiques effectuent des largages de nuit très précis d'une hauteur de 150-200 mètres.


Soldats allemands capturés par les partisans polonais lors du soulèvement de Varsovie

La bataille pour entrer dans Varsovie a fait rage pendant des jours. Les Allemands avaient la supériorité numérique et d'armements, mais les forces soviétiques et leurs alliés polonais n'ont jamais cessé de combattre. Le 20 septembre, ils apprenaient que Bor-Komorowski avait émis des directives secrètes pour détruire de l'intérieur les forces insurgées. Il avait ordonné que toutes les unités armées loyales au nouveau gouvernement démocratique polonais de Lublin devaient être forcées à se mettre sous ses ordres et celles qui refusaient devaient être sévèrement punies.

La concentration d'importants renforts allemands, notamment des unités blindées, dans le centre de Varsovie a décidé l'issue de la bataille. Dans les derniers jours de septembre, l'activité des insurgés est devenue sporadique alors que les Allemands intensifiaient leurs attaques. Enfin, les généraux soviétiques, en consultation avec l'état-major, décident de cesser les opérations militaires à Varsovie. Le 28 septembre, les nazis lancent une offensive générale et de violents combats font rage pendant encore trois jours. À nouveau, les forces insurgées restantes sont trahies par le commandement de l'Armée de l'intérieur qui ordonne la capitulation immédiate. Seuls quelques groupes de combattants réussissent à traverser la Vistule et à rejoindre les lignes soviétiques.

Le 2 octobre, toute résistance a cessé dans Varsovie. Les dirigeants de l'Armée de l'intérieur polonaise se rendent aux Allemands. Curieusement, Bor-Komorowski n'est pas exécuté et est interné dans un camp en Allemagne. Libéré à la fin de la guerre, il passe le reste de sa vie à Londres. De 1947 à 1949, il est premier ministre du gouvernement polonais en exil discrédité, qui n'est plus reconnu par la plupart des gouvernements européens.

L'insurrection de Varsovie a coûté la vie à plus de 200 000 habitants de Varsovie, en plus d'un nombre incalculable de blessés. Des centaines de milliers d'habitants ont été déportés dans les camps de concentration ou expulsés de la ville. La ville a été presque entièrement rasée. Les insurgés n'ont pas remporté la victoire finale, mais ils se sont mérité une gloire impérissable. Le gouvernement polonais en exil qui, avec ses plans aventuristes, a saboté la lutte du début jusqu'à la fin s'est complètement déshonoré. Ce n'est qu'au cours de l'offensive d'hiver de 1944-1945 que toute la Pologne, et Varsovie, étaient enfin libérée.

L'insurrection de Varsovie est devenue un symbole de l'échec des réactionnaires polonais dont les héritiers continuent de répandre leurs mensonges sur ces événements. Les barricades de Varsovie témoignent à la fois du courage du peuple polonais et de l'armée du peuple et de l'engagement inébranlable de l'Union soviétique envers la défaite totale du nazisme. Plus de 600 000 soldats soviétiques ont donné leur vie pour la libération de la Pologne. Une flamme éternelle a été allumée à Czerniakôw sur les rives de la Vistule comme un rappel du sang versé par les Polonais et les soldats soviétiques dans les combats communs contre le nazisme pour la libération et l'avenir du peuple polonais.

Note 

1: L'insurrection de Varsovie est un événement différent du soulèvement du ghetto de Varsovie qui a eu lieu l'année précédente du 19 avril au 16 mai 1943.

Cet article s'appuie principalement sur le livre du général Sergei M. Chtemenko, The Last Six Months, publié en 1977 aux éditions Doubleday. Chtemenko était chef adjoint de l'état-major général soviétique. Il a servi directement sous les ordres de Staline, et contribué à la coordination des opérations de l'Armée rouge soviétiques sur l'ensemble du front soviéto-allemand, y compris pendant l'Insurrection de Varsovie.


69e anniversaire d'Hiroshima et de Nagasaki

Jamais plus! Non au chantage nucléaire
des États-Unis et des grandes puissances!

Cette année est le 69e anniversaire du bombardement atomique d'Hiroshima le 6 août 1945 et de Nagasaki le 9 août 1945, deux crimes de guerre monstrueux commis par les impérialistes étasuniens. Le matin du 6 août 1945, les États-Unis ont largué une bombe atomique qui a explosé au-dessus de la ville japonaise d'Hiroshima, tuant près de 140 000 personnes dans la conflagration initiale et plus de 237 000 personnes en tout. Trois jours plus tard, les États-Unis ont largué une autre bombe atomique sur la ville de Nagasaki dans le sud du Japon, tuant 70 000 personnes dans le choc initial et 140 000 personnes en tout du fait de l'explosion initiale, des brûlures, des blessures et des maladies reliées aux radiations.

Hiroshima et Nagasaki n'avaient aucune valeur militaire. Hiroshima n'avait pas été bombardée antérieurement et représentait donc une cible de choix pour démontrer pour la première fois la puissance dévastatrice de la bombe atomique. La deuxième cible devait être Kokura, mais comme le ciel y était couvert, le deuxième choix fut Nagasaki. Avec le bombardement de Nagasaki trois jours après celui d'Hiroshima, les États-Unis visaient à faire l'essai d'une bombe au plutonium et d'en comparer les effets à la bombe d'uranium larguée sur Hiroshima. Cela explique en partie pourquoi les États-Unis se sont empressés de commettre le deuxième horrible crime de guerre seulement trois jours après le premier; ils voulaient faire l'essai des deux types de bombes avant que le Japon ne capitule et établir leur hégémonie militaire dans cette région.

Le bombardement criminel d'Hiroshima et de Nagasaki ne visait pas à mettre fin à la guerre comme le prétendent les États-Unis, comme si cela pouvait justifier un tel acte de terreur de masse, mais plutôt pour menacer les peuples de la terre d'anéantissement dans le but de mieux imposer le diktat et l'hégémonie de l'impérialisme étasunien. Cette menace visait tout particulièrement le peuple de l'Union soviétique et visait également à faciliter les plans des États-Unis d'établir des bases militaires permanentes au Japon et de dominer militairement l'Asie. Le peuple de l'Union soviétique avait joué le rôle dirigeant dans la défaite du fascisme nazi, au prix de plus de 20 millions de vies. En opposition à un monde uni contre le fascisme et la guerre, ces crimes haineux contre Hiroshima et Nagasaki ne laissaient aucun doute à l'effet que l'impérialisme étasunien avait pris la relève des nazis dans leur objectif de vaincre le communisme et d'établir sa domination partout dans le monde.

Les 6 et 9 août sont aujourd'hui des journées solennelles où les peuples du monde commémorent ceux qui ont été tués dans ces actes monstrueux de terrorisme des États-Unis. En cette occasion, les peuples du monde expriment leur détermination et disent Jamais plus ! à de tels crimes contre l'humanité et réaffirment leur revendication d'un désarmement nucléaire complet.

Le désarmement nucléaire est depuis longtemps cher aux Canadiens épris de paix qui ont combattu chaque tentative des États-Unis d'imposer des armes nucléaires au Canada. Selon l'impérialisme étasunien, l'objectif d'arrêter la prolifération nucléaire implique que les États-Unis s'arment jusqu'aux dents d'armes nucléaires offensives tout en interdisant aux peuples qu'ils menacent d'anéantissement de développer l'énergie nucléaire ne serait-ce qu'à des fins pacifiques. Les États-Unis se donnent le droit de lancer des « attaques nucléaires préventives » contre tout pays ou peuple comme ils ont menacé de le faire contre l'Iran et la République populaire démocratique de Corée (RPDC), deux pays qui mènent une lutte déterminée pour leur droit d'exister.

Les États-Unis entretiennent l'arsenal le plus imposant au monde avec 4 804 ogives nucléaires en date de septembre 2013. On sait aussi que les forces militaires des États-Unis avaient l'intention de faire une frappe nucléaire préventive contre l'Union soviétique dès les années soixante. George Bush a ouvertement déclaré que les attaques nucléaires préventives faisaient désormais partie de la politique officielle des États-Unis et celle-ci n'a pas changé depuis ce temps.

Les attaques nucléaires préventives font partie de la vision de la « raison du plus fort », et qu'il n'y a rien de plus « fort » que leur vaste arsenal d'armes nucléaires.

Loin de chercher à débarrasser le monde des armes nucléaires, les États-Unis et d'autres grandes puissances mettent plutôt sur pied des programmes de modernisation des armes nucléaires, ce qui prouve qu'ils n'ont aucune intention de se désarmer, en complète violation des engagements pris par les cinq puissances nucléaires signataires du Traité de non-prolifération à l'effet qu'elles chercheraient à mettre fin à la course à l'armement nucléaire et s'engageraient dans le désarmement nucléaire. L'administration Obama travaille présentement à rendre la bombe nucléaire B61 encore plus puissante. Celle-ci est en fait une arme nouvelle au coût de 352 milliards $, ce qui est une autre violation des engagements et des déclarations des États-Unis. Cet appareil thermonucléaire à détonations variables de 300 à 500 kilotonnes a une capacité de destruction de 24 à 40 fois plus élevée que la bombe qui a dévasté Hiroshima, et il a été inventé à des fins d'agression pour mieux répondre aux besoins en frappes nucléaires préventives.

Les pays impérialistes ont armé Israël avec les armes de destruction massive les plus meurtrières pour aider l'entité sioniste à mieux poursuivre son occupation de la Palestine et sa négation du droit d'exister du peuple palestinien. Non seulement les États-Unis mais la France, l'Allemagne, la Grande-Bretagne et même la Norvège, ont tous secrètement vendu du matériel et de l'expertise à Israël pour lui permettre de fabriquer des ogives nucléaires ou ont détourné les yeux lorsque ce matériel a été volé. Israël, les États-Unis et les autres puissances impérialistes continuent de nier qu'ils ont armé les sionistes d'armes nucléaires, tout en continuant de menacer l'Iran et de déclarer que celui-ci n'a pas le droit de développer l'énergie nucléaire à des fins pacifiques.

De la même façon, les États-Unis ont posté des troupes en Corée du sud en violation de l'Accord d'armistice de la fin de la guerre de Corée et ont installé des ogives nucléaires dans la péninsule coréenne dirigées contre la RPDC (la Corée du Nord). Ils mènent aussi des exercices de guerre nucléaire sur une base annuelle, y compris des exercices virtuels simulant l'invasion de la RPDC. Lorsque la RPDC a été forcée d'adopter des mesures de dissuasion contre les États-Unis en acquérant elle-même des armes nucléaires, les États-Unis ont proféré de nouvelles menaces contre elle, lui imposant de nouvelles sanctions et l'accusant faussement d'être responsable des tensions dans la péninsule coréenne.

La lutte de l'humanité pour débarrasser le monde des armes nucléaires et pour vaincre le diktat des impérialistes étasuniens requiert l'intensification de la lutte pour défendre la souveraineté et l'indépendance de toutes les nations et l'élimination des menaces et du recours à la force pour régler les conflits. Il faut aussi que la classe ouvrière et le peuple mènent la lutte organisée pour établir un gouvernement anti- guerre qui rejette le recours à la force comme moyen de régler les conflits entre pays et entre peuples et met fin aux blocs militaires et aux traités agressifs comme l'OTAN et NORAD.

À l'occasion du 69e anniversaire de ces bombardements nucléaires, tous les Canadiens épris de justice et de paix rendent hommage aux victimes japonaises d'Hiroshima et de Nagasaki, au peuple palestinien ainsi qu'à tous les peuples partout dans le monde qui ont souffert et qui continuent de souffrir sous le diktat impérialiste. Le système impérialiste anglo-étasunien criminel peut être vaincu et le sera par l'unité politique de tous les peuples combattants du monde et leurs efforts pour établir un monde nouveau fondé sur la paix, la justice et la dignité de toutes les nations et de tous les peuples.

(Source: archives du LML, Bulletin of the Atomic Scientists et the Guardian)

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