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Numéro 86 - 24
mai
2013
Opposition à l'offensive
antisociale en Alberta
Non à la loi 26 qui impose
la
convention
collective des enseignants
Opposition
à
l'offensive
antisociale
en
Alberta
• Non à la loi 26
qui impose la
convention collective des enseignants
- Kevan Hunter
• Concernant la loi 22, la
Loi instaurant
un
impôt sur la consultation autochtone
– Peggy
Morton
• Harper paie Canadian
Natural Resources
Limited pour augmenter ses profits et redorer
son blason -
George Allen
Pour une paix
permanente sur la péninsule
coréenne
• Le sort du peuple
coréen est
lié à celui de l'humanité
- Philip
Fernandez
• Pétition pour un
traité de
paix: Pas de guerre dans la péninsule
coréenne et en Asie du Nord-Est!
- Action populaire
contre la guerre et pour la paix
• La vérité
sur la crise
nucléaire en Corée -
Rodong Sinmun
Non à la loi 26 qui impose la convention
collective des enseignants
- Kevan Hunter -
Le projet de loi 26, Loi pour le droit des
étudiants, a été
déposé
à l'Assemblée législative le
15 mai et a
été adopté en
troisième lecture le
16 mai. Le projet de loi 26 impose une
non-entente collective
à l'ensemble des 62 sections locales
de l'Association des
enseignantes et enseignants de l'Alberta (ATA)
et aux commissions scolaires de la province. Il a
été
adopté à toute vitesse en une
journée.
Le projet de loi a été
déposé et le bâillon
imposé pour forcer
l'Assemblée à en faire trois
lectures en l'espace de
24 heures. Les enseignants de l'Alberta
travaillent sans
convention collective depuis le 1er septembre
2012. Lorsque la date
d'échéance
décrétée par le
gouvernement progressiste conservateur pour la
ratification d'une
convention collective cadre a été
atteinte le
13 mai, le gouvernement a aussitôt
déclaré
qu'il y avait urgence. Aucune explication n'a
été
donnée par les conservateurs pour justifier
un tel empressement
à violer les droits des enseignants et pour
empiéter sur
l'autorité des commissions scolaires
élues, ce qui en dit
long sur la vitesse à laquelle
les anciens arrangements sont en train
d'être détruits.
C'est désormais la façon de
procéder à
l'Assemblée législative. À
chaque jour qui passe
en son enceinte, les progressistes-conservateurs
éliminent ce
qui reste des normes acceptées en ce qui
concerne le
fonctionnement du système parlementaire ce
qui révèle clairement jusqu'à
quel point le
recours abusif aux pouvoirs exécutifs du
gouvernement ainsi que
l'abus de sa majorité en sont rendus.
En somme, ce que dit le
projet de loi est que
l'imposition d'une entente est justifiée
puisque l'ATA et
l'Association des commissions scolaires de
l'Alberta s'étaient
mis d'accord pour recommander l'entente à
leurs membres, en
dépit du fait que cette entente n'a pas
été
ratifiée par toutes les sections locales ni
par toutes les
commissions
scolaires. C'est le ministre de l'Éducation
Johnson ainsi que le
gouvernement Redford qui ont eux-mêmes
fixé les termes de
la ratification de l'entente de la convention
collective cadre. Ce sont
eux qui ont exigé que toutes les sections
locales et les
commissions endossent l'entente avant le
13 mai et qui ont
décrété que faute de
ratification
unanime, l'entente serait déclarée
nulle et non avenue.
Lorsque ces conditions n'ont pas été
respectées,
le gouvernement conservateur a simplement
déclaré qu'il
imposerait une entente par voie
législative. La
législation impose l'entente à tous
les partis et affirme
en surcroît que si quelque clause que ce
soit de l'entente va
à l'encontre du code du
travail, alors c'est la nouvelle loi qui l'emporte
sur le code du
travail.
Le projet de loi 26, qui impose un gel de
salaires de
trois ans, est une attaque contre les droits des
enseignants à
des salaires conformes à la contribution
qu'ils font à la
société. Ce projet de loi ne
s'adresse pas non plus
à la question de la charge de travail alors
que les compressions
budgétaires mènent à des
classes
surpeuplées et à une pénurie
grandissante de ressources pour les
étudiants. Il met en
lumière l'impossibilité pour le
gouvernement Redford
d'assumer ses responsabilités ainsi que le
danger que ce
gouvernement représente pour la classe
ouvrière.
Le projet de loi 26 a été
imposé afin de mettre en oeuvre le
programme
d'austérité du gouvernement, en
retirant d'immenses
montants de l'éducation dans le but de
payer les riches et de
remplir les coffres des monopoles de
l'énergie. Ce n'est rien de
moins qu'une attaque contre le droit des
enseignants de décider.
Même si seulement
deux sections locales ont voté non —
St-Albert et l'île
d'Elk — le fait est tout de même qu'il ne
s'agit pas ici d'une
entente négociée librement. Les
enseignants ont
voté avec une épée de
Damoclès au-dessus
de leur tête et dans un climat malsain
à l'effet que si
l'entente n'était pas acceptée, une
non-entente encore
plus inacceptable serait
imposée. En dépit de ces menaces, le
vote du
« oui » a été
somme toute
très faible et en fait un grand nombre
d'enseignants ont
rejeté l'entente. Les enseignants ont
voté en pensant que
dès qu'une seule section locale rejetait
l'entente, celle-ci
serait rejetée à la grandeur de la
province, mais par la
suite il est devenu clair que le
gouvernement n'avait aucune intention de respecter
son propre processus
de ratification. L'imposition d'une non-entente
est avant tout une
question de droits, le droit des enseignants
à la
négociation collective, y compris le droit
des enseignants de
St-Albert et de l'île d'Elk de dire non.
Dans un contexte où le gouvernement prive
délibérément le
système d'éducation
du financement nécessaire en plus d'imposer
d'immenses
compressions aux programmes sociaux de la
province, le gouvernement a
l'audace de déclarer qu'il n'a d'autre
choix que de mettre en
oeuvre une convention collective cadre afin
« d'assurer
l'affirmation des meilleurs intérêts
pédagogiques
des étudiants ». Un gouvernement
qui refuse de
reconnaître la nécessité de
réduire la
taille des classes et d'augmenter le support aux
étudiants ayant
des besoins particuliers n'a pas la fibre morale
lui permettant de
déclarer ce qui est dans les meilleurs
intérêts des
étudiants. Comment le
gouvernement ose-t-il passer de force de telles
lois, comme si les
enseignants et les travailleurs de
l'éducation
représentaient une menace pour la
société ?
De telles tactiques de choc et de stupeur
devraient être un cri
d'alarme pour tous les travailleurs et pour tous
les Albertains.
Après deux ans de négociations, il
est dit
que l'ATA n'a d'autre choix que de recommander
cette entente puisque
« les enseignants ne veulent pas se
battre ». Les
enseignants, c'est vrai, veulent enseigner, mais
dans des conditions
qui leur permettront de le faire et qui
répondent aux besoins
des élèves. Mais ces conditions sont
précisément ce que le gouvernement
refuse de fournir. Il
a même laissé tomber le faible
financement qu'il avait
promis avant les dernières élections
provinciales. Les
enseignants doivent redoubler d'efforts. Il faut
organiser des groupes
de discussion ne serait-ce que pour se tenir au
fait des
développements qui affectent
l'éducation. Ensemble, les
enseignants peuvent élaborer comment
résister au
programme antisocial et aux attaques contre leurs
droits ainsi que
défendre le droit à
l'éducation.

Concernant la loi 22, la Loi instaurant
un impôt
sur la consultation autochtone
-Peggy Morton -
La loi 22, la Loi instaurant un impôt
sur la
consultation autochtone, a
été
déposée
au
parlement
albertain le 8 mai et adoptée en
troisième
lecture le 15 mai. La loi prévoit
l'instauration d'un
impôt pour l'industrie qui sert à
financer les frais de
consultation des autochtones. Robin Campbell, le
ministre des
Relations avec les autochtones, a décrit la
loi 22 comme
étant « une loi
innovatrice et d'avant-garde qui place l'Alberta
au premier rang en
fait de consultation avec les
autochtones ». Il a
ajouté que le projet de loi avait fait
l'objet d'une
consultation en profondeur avec les autochtones.
Il semble que le
ministre pense qu'il peut organiser un
souper-causerie, y dire des
platitudes, puis dire mission accomplie et
cocher la case
« consultation ». Cela
montre que
la dictature Redford agit au mépris complet
de son devoir de
consulter et d'accommoder les Premières
Nations.
Les Premières Nations ont
été
choquées d'une conception aussi ouvertement
coloniale, de ces
prétentions au sujet de consultations ayant
été
tenues, de la violation ouverte des droits
autochtones et de
l'expansion significative des pouvoirs
exécutifs et de
prérogative par le biais de
« règlements ». Les
Premières
Nations ont rempli la
galerie des visiteurs au parlement pendant que le
projet de loi
était débattu pour y manifester leur
opposition.
Au parlement, le
député NPD Deron
Bilous a
frappé juste quand il a dit :
« Deuxièmement, monsieur le
président, les
relations avec les autochtones sont des relations
de gouvernement
à gouvernement. Les Premières
Nations ne sont pas
subordonnées au ministre ou à
quelque gouvernement que ce soit.
Ils sont des partenaires égaux
et doivent être traités comme tel. En
manquant à
son devoir de consultation avec les chefs et
conseils autochtones, le
ministre a enfreint le protocole d'entente et mis
en péril les
relations entre le gouvernement de l'Alberta et
les Premières
Nations. »
Les députés de l'opposition ont
d'abord
tenté de renvoyer le projet de loi en
comité, puis
proposé de lever la motion, ce qui aurait
retardé
l'adoption du projet de loi de six mois. Lorsque
ces efforts ont
échoué, ils ont
présenté de multiples
amendements en consultation avec les
Premières Nations, mais les
progressistes-conservateurs les ont
rejetés du revers de la main, visiblement
déterminés à faire adopter la
loi à toute
vapeur.
On lit dans le préambule de la loi
22 :
« L'Alberta a le droit constitutionnel
de gérer et
développer les terres provinciales de la
Couronne et les
ressources naturelles de la province pour le
bénéfice de
tous les Albertains et elle a le droit de
mobiliser des terres en
accord avec ces objectifs. »
Qu'est-ce que cela veut dire exactement ?
Cela veut
dire qu'on affirme que les Premières
Nations ont renoncé
à leurs territoires ancestraux alors qu'en
fait elles ont
signé des traités de paix et
d'amitié pour
partager les territoires. Deuxièmement,
l'affirmation est
basée sur la conception selon laquelle le
« droit de
gérer et de
développer » signifie remettre
les territoires aux
intérêts monopolistes privés.
Troisièmement,
comme on l'a vu avec la loi 2 qui a
simplement fait
disparaître toute référence
à
l'intérêt public, l'expression
« pour le
bénéfice de tous les
Albertains » veut dire le
bénéfice des monopoles du
pétrole et du gaz.
L'ironie d'une loi sur la consultation qui est
faite
sans consultation n'a échappé
à personne sauf
peut-être au gouvernement. Ce gouvernement
est si captif des
intérêts monopolistes privés
que rien d'autre ne
compte à ses yeux. Au parlement, la
dirigeante de Wildrose
Danielle Smith a dit que la loi était bien
intentionnée
mais qu'elle a déraillé
un peu en chemin. En fait, la loi 22 est tout
à fait
conforme à l'ordre du jour du gouvernement.
Les gouvernements
Harper, Redford et Clark et autres du genre
mettent en place de
nouveaux arrangements qui renforcent le droit de
monopole absolu des
entreprises de l'extraction de ressources de
piller les ressources
naturelles et de les
exporter pour en tirer un profit facile.
Les progressistes-conservateurs ont
également
forcé l'adoption rapide de la loi
2 pendant la session
d'automne, la Loi du développement
responsable de
l'énergie. Cette loi a
instauré un nouveau cadre
réglementaire qui garantit que tout ce que
les monopoles
décident est immédiatement
accepté. Le nouveau
président du bureau
de la réglementation est le
président fondateur de
l'Association canadienne des producteurs de
pétrole et un ancien
dirigeant de EnCana et de la compagnie qui l'a
précédée. La loi 2 a
éliminé
jusqu'au dernier vestige de concept
d'intérêt public et
renforcé les pouvoirs arbitraires de
l'exécutif d'agir
dans l'intérêt des
intérêts privés les
plus
puissants, les cartels du pétrole et du
gaz.
Les travailleurs et le peuple de l'Alberta
doivent
s'allier aux Premières Nations pour
combattre pour une nouvelle
direction de l'économie et mettre fin au
droit de monopole de
s'attaquer aux droits de tous.
C'est le corps politique comprenant les
Premières
Nations qui doit décider du
développement des ressources
naturelles et la richesse qui en est
créée doit revenir
au trésor public afin de
bénéficier au peuple et
notamment aux Premières Nations et à
l'intérêt général de la
société.

Harper paie Canadian Natural Resources Limited
pour
augmenter ses profits et redorer son blason
- George Allen -
Pendant des années,
le régime
Redford et
les gouvernements conservateurs provinciaux
précédents
ont remis des milliards de dollars aux monopoles
du secteur de
l'énergie qui font la loi en Alberta. La
dictature Harper se
joint maintenant à eux. Récemment,
les suppôts de
Harper ont orienté leurs programmes de
payer les riches non
seulement
vers l'augmentation des profits des monopoles
énergétiques, mais vers
l'amélioration de l'image
ternie des sables bitumineux sur le plan
environnemental. À
plusieurs reprises, les militants
nord-américains ont
qualifié le pétrole des sables
bitumineux de
« sale » pour soutenir leurs
campagnes contre les
oléoducs. Les pays de l'Union
européenne (UE) menacent d'étiqueter
officiellement ce
pétrole de « sale »,
ce qui le rendrait
plus coûteux et donc plus difficile à
vendre aux clients
européens.
Conformément au programme de Harper de
payer
encore plus les monopoles de l'énergie en
Alberta, Gary
Goodyear, le ministre d'État
fédéral pour les
Sciences et la Technologie, a annoncé le 10
mai que le Conseil
national de recherches va remettre plus de
9,5 millions $ en
fonds publics à Canadian Natural Resources
Limited
(CNRL) pour construire une usine de
19 millions $ sur le site
du projet des sables bitumineux de CNRL de
Primrose Sud, près de
Bonnyville, en Alberta. Pond Biofuels qui est
basé en Ontario,
s'associe à CNRL, l'un des
« cinq grands »
monopoles privés des sables bitumineux de
l'Alberta, dans ce
projet en partenariat.
CNRL sera payé en dépit du fait que
le président
Steve Laut ait déclaré le 2 mai
que la compagnie a
eu « un excellent début
d'année »
avec « une production trimestrielle
inégalée ». Au cours du
premier trimestre de
2013 (janvier à mars), CNRL a
généré
un encaisse d'environ 1,57 milliard $
provenant de l'exploitation contre
1,28 milliards $ pour le
même trimestre en 2012. Cette situation
expose une fois de plus
la fraude de la « bulle
bitumineuse » de Redford
comme un prétexte pour réclamer
moins de revenus
provenant des ressources naturelles.
Le projet proposé implique que l'usine de
CNRL
utilise les émissions de dioxyde de carbone
provenant des sables
bitumineux afin de transformer les algues en
produits tels que le
carburant, les engrais et les aliments pour le
bétail. La
technologie alimente des algues par des
émissions de dioxyde de
carbone provenant des cheminées et,
à
mesure qu'elles viennent à maturité,
les algues se
développent en graisses (huile) qui peuvent
être
mélangées au bitume lourd pour le
faire circuler plus
facilement par oléoducs ou pour être
vendu aux raffineurs.
Une fois l'huile extirpée, les produits
excédents peuvent
être utilisés comme engrais ou
aliments pour le
bétail. Goodyear affirme que le
projet peut être vendu partout dans le monde
et prouver que le
Canada est un chef de file dans la
réduction des
émissions. L'objectif principal de ce
projet financé par
le CNR est de mettre à l'essai sur une
grande échelle la
technologie des algues, ce qui l'expose comme un
cas classique du
secteur public prenant les risques pendant que le
secteur
privé en tire les bénéfices.
Le versement de fonds publics à CNRL est
le
premier projet à recevoir du financement en
vertu de la
restructuration du Conseil national de recherches
(CNR), qui a
annoncé le 7 mai qu'il devrait
désormais se
concentrer exclusivement sur les technologies qui
servent directement
les monopoles, plutôt que sur les efforts
scientifiques plus
généraux. John McDougall,
président du CNR a
déclaré le 7 mai :
« Nous voulons de
la recherche et développement axés
sur les besoins de
l'industrie. » Le 10 mai, lors de
l'annonce du versement
d'argent à CNRL, McDougall, qui est un
ancien directeur
général du Conseil de la recherche
de l'Alberta qui est
axé sur
l'énergie a dit : « Je peux
affirmer en toute
confiance que de tels projets n'auraient que
rarement, sinon jamais, vu
le jour sous le précédent
modèle
d'opération du CNR. »
Les Albertains exigent de savoir pourquoi le
financement
public est utilisé pour améliorer
les
bénéfices privés et les
réclamations des
monopoles énergétiques. N'est-ce pas
là la
corruption des finances publiques au profit d'une
minorité de
privilégiés ? L'argument
pitoyable selon lequel la
population reçoit les
bénéfices collatéraux
des
bénéfices directs reçus par
les monopoles et leurs
propriétaires est la théorie
néolibérale
des « retombées », le
coeur de la
reaganomique discréditée depuis
longtemps par le fait
qu'entre 1979 et 2005, le revenu des
ménages des
États-Unis après impôts n'a
augmenté que de
6 % pour le quintile le plus faible des
ménages du
point de vue revenus et 13 fois plus, soit
80 % pour le
quintile le plus élevé. La
théorie des
retombées est à la base de
l'argument que puisque les
monopoles fournissent des emplois, le
trésor public doit
être pillé pour financer leurs
projets. Les monopoles
s'approprient alors ces projets et
développements
financés par l'État comme leur
propriété privée et les
utilisent pour gonfler
leurs fortunes privées. Mais si des
millions de dollars d'argent
public vont être investis dans les projets
tels que l'usine de
Primrose Lake de CNRL, alors c'est le public qui
doit
bénéficier directement de
l'investissement et des
résultats, et non les propriétaires
privés. Ces
manigances pour payer les riches
et renforcer leurs empires privés et leur
privilège de
classe doivent cesser. Ils détruisent la
société.

Pour une paix permanente sur la
péninsule coréenne
Le sort du peuple coréen est lié
à
celui de l'humanité
- Philip Fernandez -
Manifestation à Séoul le 6
mai 2013
pour demander un traité de paix et la
dénucléarisation de la
péninsule coréenne.
Les pancartes dénoncent l'Accord de
mesures spéciales,
l'arrangement colonial humiliant qui fait
payer aux Sud-Coréens
une partie des coûts du stationnement
des troupes
américaines dans leur pays, et
l'implication de la Corée
du sud dans les missiles de défense.
Cette année est le 60e anniversaire de la
signature de l'Accord d'Armistice qui a mis fin
aux combats dans la
Guerre de Corée. Le peuple coréen
n'a cessé depuis
de demander que les États-Unis signent un
traité de paix
permanent avec la République populaire
démocratique de
Corée (RPDC) pour que la guerre soit
officiellement conclue et
que
la paix soit établie. Il continue de
demander la signature d'un
traité de paix dans le contexte des
violations constantes de
l'Accord d'Armistice par les États-Unis, de
l'introduction
d'armes nucléaires sur la péninsule
coréenne et de
la présence de troupes et de bases
militaires des
États-Unis, lesquelles devaient être
retirées comme
condition à la
conclusion d'une paix permanente. Les
États-Unis ont
multiplié les menaces de frappe
nucléaire et se livrent
à chaque année à de grands
exercices militaires en
collaboration avec la Corée du sud
où tous les canons
sont braqués contre la RPDC. Ces exercices
comportent souvent
des invasions simulées et des frappes
nucléaires. Cette
année, les
Coréens ont mené plusieurs actions
de protestation en
appui à la demande d'un traité de
paix permanent, demande
que les Canadiens devraient aussi appuyer. Le
Canada était un
pays belligérant dans la Guerre de
Corée et les Canadiens
ont un devoir de réparation à cause
de cela. Aujourd'hui
cela veut dire aider le peuple coréen
à forcer les
États-Unis à signer un traité
de paix.
Les Coréens ont fait une grande
contribution
à la lutte anticoloniale et antifasciste
des peuples du monde
pour l'affirmation des droits collectifs, y
compris le droit de tous
les peuples et de toutes les nations à
l'autodétermination, à
l'indépendance et à
la paix. Ils ont d'abord vaincu les militaristes
japonais qui ont
occupé leur pays 1910 à 1945.
Puis ils sont retournés sur le champ de
bataille pour repousser
les impérialistes américains qui,
par la force des armes,
ont instigué la Guerre de Corée qui
a duré de 1950
à 1953. La Guerre de Corée fut une
guerre d'agression
contre un peuple pacifique pour s'emparer de toute
la Corée.
Lorsque cela a échoué, les
impérialistes
américains ont gardé
la nation divisée et maintenu une
présence militaire
illégale dans le sud du pays. Ils utilisent
les Coréens
comme chair à canon et du territoire
coréen comme
tremplin pour pouvoir lancer des agressions contre
la Chine, la Russie
et les autres pays de la région.
La tradition de résistance des
Coréens
s'exprime aujourd'hui dans la demande d'un
traité de paix
permanent et d'une réunification pacifique
de la nation
coréenne sans ingérence
extérieure. Le droit du
peuple à la réunification nationale,
à
l'indépendance, à
l'autodétermination et à
la paix est un droit qui appartient à tous
les peuples et
nations
du monde. Il est dans l'intérêt des
peuples du monde
d'appuyer l'effort pour isoler les
maîtres-chanteurs
nucléaires que sont les
États-Unis, qui menacent d'agression non
seulement la
péninsule coréenne, mais des
régions
entières de la planète. Le peuple
coréen a
lié sa lutte pour la réunification,
l'indépendance, l'autodétermination
et la paix à
la lutte de l'humanité contre le
fléau et les ravages de
l'impérialisme anglo-américain.
C'est la
seule façon de garantir la
sécurité des
Coréens et des peuples partout. La demande
que les
États-Unis signent un traité de paix
avec le RPDC,
retirent leurs armes nucléaires et leur
arsenal conventionnel de
la Corée du sud et des eaux territoriales
contribue à
préparer les conditions pour la
réunification pacifique
et indépendante de la Corée par
l'effort des Coréens. La lutte de
l'humanité pour un
nouvel ordre mondial défend le principe que
toutes les nations,
grandes et petites, ont des droits égaux et
doivent être
libres d'exercer leur droit à
l'autodétermination et
à l'indépendance. L'usage de la
force pour régler
les conflits entre les peuples et nations doit
être rejeté.
Appuyons
la
juste
lutte du peuple coréen pour la
paix, l'indépendance,
l'autodétermination et la
réunification nationale! Les
États-Unis doivent signer un
traité de paix avec la RPDC maintenant!
Troupes
américaines, hors de Corée!

Pétition pour un
Traité de
paix
Pas de guerre dans la péninsule
coréenne
et en Asie du Nord-Est!
- Action populaire contre la
guerre et
pour la paix -
Manifestation
anti-guerre
devant l'ambassade des États-Unis
à Séoul. La
bannière se lit: « Arrêtez
les exercices de guerre de
porte-avions États-Unis/Corée du
sud! » et
« Non à l'escalade des tensions sur
la péninsule
coréenne par les
États-Unis/Corée du Sud!
» Les manifestants ont livré une
pétition
signée par 76 888 personnes demandant des
négociations de
paix avec la RPDC, amassées en seulement
2 semaines.
Le 27 juillet 1953, un fragile armistice
était signé entre la
République populaire
démocratique de Corée (connue comme
la
« Corée du Nord »),
la Chine et les
États-Unis/Nations unies, mettant fin sur
une base temporaire
aux hostilités de la Guerre de
Corée. Cette
« cessation temporaire »
d'un conflit militaire
meurtrier n'a pas mis fin à toutes les
hostilités comme
elle était censée le faire et comme
le demande d'ailleurs
le document de 1953. Au contraire, depuis novembre
1950 les
États-Unis
ont tout fait pour empêcher la
réunification pacifique
dans la péninsule coréenne et ont
constamment
menacé la RPDC d'annihilation
nucléaire.
Le résultat a été que des
ressources cruciales et peu abondantes dans les
deux Corée ont
été détournées du
développement vers
le secteur militaire et la défense. Cette
situation dangereuse,
instable et dommageable pour le
développement a
été maintenue de force contre la
volonté de la
vaste majorité des 80 millions de
Coréens du nord, du sud
et
d'outremer.
Les hostilités passées,
présentes
et qui vont vraisemblablement se poursuivre dans
la péninsule
coréenne ont été maintenues
de façon
délibérée pour les diverses
raisons
suivantes : pour les intérêts du
complexe
militaro-industriel des États-Unis et de
leurs
alliés ; pour éviter la
réunification
pacifique souveraine de la Corée selon des
termes et conditions qui ne sont pas dictés
par les
États-Unis ; pour utiliser la
péninsule
coréenne comme site de bases militaires et
rampe de lancement
d'aventures impériales contre des cibles
comme la Chine, la
Russie, etc ; pour mettre en garde toute
nation contre tout projet
d'indépendance et
d'autodétermination face à
l'ordre du
jour impérial américain, etc.
Voilà pourquoi, depuis 60 ans, crise
après crise ont été
fabriquées pour
maintenir un statut de quasi-guerre constante
entre la RPDC et les
États-Unis. Pendant les 60 dernières
années, les
crises fabriquées par les États-Unis
ont défini,
perpétué et façonné
une péninsule
coréenne divisée par la force. Ces
crises ont
été imposées
unilatéralement à
un adversaire plus faible sous tous aspects par la
puissance la plus
forte de toutes, qu'on appelle parfois
« la seule
superpuissance mondiale » en existence
depuis les
années 1990.
C'est
un fait que des
confrontations militaires
imposées unilatéralement se sont
poursuivies entre les deux
parties les plus incomparables : la RPDC et
les États-Unis. Un des adversaires surpasse
l'autre
complètement dans tous les aspects (en
nombre, qualité,
quantité, et en dimension) : richesse,
territoire et
population et
surtout en quantité d'armes de destruction
massive dont des
dizaines de milliers de têtes
nucléaires parmi les plus
sophistiquées et destructrices.
La « plus grande puissance du
monde » a aussi utilisé
unilatéralement
pendant des décennies une campagne de
démonisation
constante à l'échelle
planétaire, une campagne de
« propagande de guerre » et
de
« guerre psychologique »
contre un adversaire
beaucoup plus faible.
On ne peut pas aisément mesurer ou
décrire
les souffrances humaines qui ont été
causées par
la division forcée du peuple coréen
en
général et par le blocus
économique continuel, les
menaces de guerre, l'isolement politique, les
sanctions
économiques et le siège contre la
RPDC en particulier.
Cela défie toute description et
dépasse
l'entendement !
On ne peut pas non plus décrire ou mesurer
aisément le coût astronomique en
ressources humaines et
matérielles, en destruction
environnementale et en richesse
nationale pour la Corée dans son ensemble
qu'ont
occasionnés la division forcée de la
nation depuis 60 ans
et la présence militaire américaine
continuelle avec un
nombre non connu de
bases militaires, de soi-disant
« exercices
militaires » et « exercices
de guerre
nucléaire » dirigés par
les États-Unis.
Les crises fabriquées à
répétition, qui aujourd'hui
s'expriment dans une
déclaration de « guerre
totale » et des
avertissements de « frappes
nucléaires
préventives » des deux
côtés, et la
continuation des souffrances incommensurables
semblent avoir maintenant
scellé le sort de l'Armistice fragile non
respecté, mis
au
rancart et donc déjà
démantelé.
Depuis quatre mois, il semble que la
péninsule
coréenne, l'Asie du Nord-Est et le monde
entier à leur
suite sont confrontés à une nouvelle
réalité — la possibilité
qu'éclate la toute
première guerre nucléaire.
Une telle guerre apparaît certainement
comme une
possibilité réelle à tous les
Coréens du
nord, du sud et d'outremer (du moins presque
tous), aussi réelle
que la guerre de Corée de 1950-1953. Il
doit probablement en
être de même pour un grand nombre de
troupes japonaises et
américaines stationnées en
Corée, au Japon,
à Guam, Hawaï et
dans les autres bases des États-Unis en
Asie-Pacifique.
C'est pourquoi des dizaines de millions de
Coréens du nord, du sud et du monde de
même que des
dizaines de millions de personnes éprises
de paix à
l'échelle mondiale unissent leur voix en
solidarité pour
en appeler à la paix, contre la guerre,
dans la péninsule
coréenne et la région et dans le
monde entier.
En conséquence, nous, soussignés,
provenant non seulement de la péninsule
coréenne et de
l'Asie du Nord-Est mais de partout dans le monde,
joignons les dizaines
de millions de Coréens du nord, du sud et
du monde pour mettre
de l'avant les demandes suivantes :
Que l'Armistice soit remplacé par un
Traité de paix permanent signé par
les parties
concernées soit la RPDC, la Chine, les
États-Unis/Nations
Unies/Corée du Sud ;
Qu'une fois le traité de paix signé
les
troupes des États-Unis quittent
immédiatement et pour
toujours le sol coréen afin que les
Coréens du nord, du
sud et du monde puissent commencer leur travail
pour la
Réunification souveraine et pacifique sans
ingérence
aucune de la part de puissances
étrangères ;
Que la région de l'Asie-Pacifique soit
appuyée dans ses efforts pour bâtir
un avenir nouveau de
coexistence pacifique et de
prospérité régionale
pour tous ;
Que la péninsule coréenne, la
région Asie-Pacifique et le monde entier ne
soient plus l'objet
de manipulations de la part des fauteurs de guerre
internationaux, des
complexes militaro-industriels et des puissances
hégémoniques brandissant la force
qui font tout pour
accroître les tensions militaires dans la
région et dans
le monde au détriment de
la paix, de la sécurité et de la
prospérité
de l'humanité toute entière.
Victoire
à la
paix et non à la
guerre !
Remplaçons l'Armistice
déjà
démantelé par un Traité
de paix permanent !
Écrit au nom des
dizaines de
millions de Coréens épris de paix
du nord, du sud et
d'outremer, une des plus grandes coalitions
jamais formées en
Corée du sud, « l'Action
populaire contre
la guerre et pour la paix (AWPAPA) »,
une coalition
dirigée collectivement par M. Han Choong
Mok ( président
de la
Solidarité coréenne progressiste),
Madame Sohn Mee Hi (
présidente de Solidarité nationale
des femmes), M. Yang
Sung Yoon (président du Comité
d'urgence des syndicats
démocratiques) et le
Révérend Jo Hun Jung. 4th
Media
présente
ce
document
à nos supporters
et amis dans le monde en ce jour du 18 mai.

La vérité sur la crise
nucléaire
en Corée
- Rodong Sinmun*, le 23 avril 2013
-
La première guerre nucléaire de
l'histoire
est une possibilité réelle sur la
péninsule
coréenne.
Des missiles portant des têtes
nucléaires
sont sur leurs rampes de lancement, prêtes
à être
tirées à tout moment contre les
bases ennemies. Pour la
première
fois dans l'histoire, deux adversaires
dotés d'armes
nucléaires sont prêts à aller
en guerre.
L'attention du monde entier se porte sur la
péninsule coréenne.
Les points essentiels du débat dans
l'arène politique internationale sont les
suivants : si une
guerre nucléaire va éclater,
aujourd'hui ou demain ;
comment évaluer cette situation
critique ; qui en est la
cause et qui doit en rendre des comptes.
Les experts sont divisés sur cette
question
très sérieuse.
Certains attribuent les mobiles et l'origine de
la crise
à notre république. On ne peut pas
se permettre de
traiter cette affirmation à la
légère.
Leur explication est la suivante ; Qu'ayant
enfreint l'ordre mondial, nous sommes dans une
situation de
résistance à la pression des
États-Unis, ce
qui a mené à l'aggravation
extrême de la tension
sur la péninsule. On ne peut qualifier
cette assertion autrement
que de sophisme pour faire passer le noir pour
le blanc.
Du point de vue géographique, la
péninsule
coréenne est située à un
point stratégique
où les intérêts de certaines
des plus grandes
puissances s'entrecroisent
et où de nombreux problèmes
historiques n'ont toujours
pas été résolus.
La crise nucléaire actuelle sur la
péninsule est devenue une question
d'envergure mondiale parce
qu'elle renferme des problèmes très
complexes. La
question
coréenne n'est pas un problème de
relations
intercoréennes ou une dispute
régionale au sein d'un
pays. La question coréenne origine de
l'occupation de la
Corée
du sud par les États-Unis, une question
vieille de 60 ans qui
n'est toujours pas résolue et un
problème international
auquel on doit apporter solution. Les
États-Unis sont
l'agresseur et la Corée du sud est la
colonie sous occupation
américaine. La question coréenne est
donc essentiellement
un face-à-face entre notre
République, l'État non agresseur, et
les
États-Unis, l'État agresseur.
L'objectif stratégique des
décideurs
politiques des États-Unis est d'envahir
notre république,
de pousser la Ligne de démarcation
militaire jusqu'aux fleuves
Amnok et Tuman [1] et de bâtir une
tête de pont pour cerner
la Chine, la Russie et s'emparer du continent
eurasien. Aux yeux des
stratèges des États-Unis,
notre république et la Corée du sud
ne sont rien de plus
qu'une tête de pont pour leur invasion du
continent eurasien.
Les États-Unis sont les ennemis de notre
nation
et les autorités de la Corée du sud
ne sont que
l'exécuteur de la politique coloniale
américaine et de la
chair
à canon bon marché.
Aujourd'hui, sur la péninsule
coréenne,
une confrontation est en cours entre notre
république, qui
défend une cause juste, et les
États-Unis qui
défendent
une cause injuste.
L'humanité ne possède qu'un seul
critère pour distinguer la justice de
l'injustice et cela ne
changera jamais.
Il n'y a eu aucun changement en ce qui concerne
la
position révolutionnaire du Parti des
travailleurs de
Corée et du peuple coréen de
demeurer fidèles
à
leurs obligations internationales alors qu'ils
avancent sur la voie de
l'indépendance, du Songun[2] et du
socialisme. Et rien n'a
changé non plus en ce qui concerne
la politique américaine d'invasion de notre
république
qui vise à étendre la sphère
de domination des
États-Unis.
Pendant la Guerre de Corée, les
États-Unis
ont essayé d'utiliser la bombe atomique
contre le peuple
coréen, mais ils ont échoué.
Dans la période
de l'après-guerre, les États-Unis
ont commencé
à expédier des armes
nucléaires en Corée du sud sur une
vaste échelle.
Le gouvernement de notre république a
considéré la
dénucléarisation de la
péninsule coréenne comme une
question vitale pour
l'avenir de la nation et pour
satisfaire au besoin urgent de la paix et de la
sécurité
mondiale, et elle a fait tout en son pouvoir pour
prévenir
l'expédition par les États-Unis
d'armes nucléaires
en Corée du sud.
L'approche des États-Unis a
été
diamétralement opposée. Très
tôt la
Corée du sud est devenue le plus grand
arsenal nucléaire
de l'Extrême-Orient et une
tête de pont des États-Unis pour
l'agression en Asie.
Si, dans un conflit entre deux pays
engagés dans
des relations d'hostilité entre eux, une
des deux parties
possède des armes nucléaires et
l'autre non, le danger
de guerre nucléaire est certainement plus
grand.
Afin de faire échec aux machinations des
États-Unis pour la guerre nucléaire
et de défendre
la paix en Corée et en Asie, nous avons
dû prendre une
décision - celle de nous doter d'armes
nucléaires.
Rappelons-nous les années 1960 et le
tollé
qu'il y a eu parmi les cercles dirigeants des
États-Unis quand
la nouvelle a éclaté à
l'effet que des missiles étaient en train
d'être
déployés à Cuba.
Les gens raisonnables ne devraient pas oublier
les
expériences malheureuses qu'ils ont
vécues et ne
devraient pas en imposer de semblables à
d'autres. La
conclusion que nous avons finalement tirée
est qu'il n'y a
d'autre choix que d'opposer les armes
nucléaires aux armes
nucléaires.
Puisque les États-Unis s'affairent
à nous
priver de nos armes nucléaires et à
renverser notre
système, notre Parti a dû mettre de
l'avant une ligne
nouvelle
de développement en parallèle de la
croissance
économique et de la construction d'armes
nucléaires et
cette ligne a été codifiée
dans la loi.
Certains disent que nous utilisons notre
possession
d'armes nucléaires pour nous donner un
avantage dans les
négociations. Cela est faux. Quiconque le
prétend est un menteur.
Notre confrontation totale avec les
États-Unis
vise à mettre fin à un
demi-siècle de politique
marquée par l'hostilité envers notre
république et
de mettre
fin au chantage nucléaire des
États-Unis et de
réussir la réunification nationale
de la Corée.
La conclusion est claire.
Ce sont les États-Unis qui portent le
blâme
de la crise pouvant aller jusqu'à la guerre
nucléaire qui
s'est maintenant emparée de toute la
péninsule
coréenne.
Notre position est de répondre aux armes
nucléaires avec nos propres armes
nucléaires — arme
nucléaire pour arme nucléaire — et
c'est une juste
position.
Les États-Unis doivent agir à
tête
froide, considérer la situation sobrement
et prendre la
décision hardie de mettre fin à la
crise nucléaire
actuelle sur la
péninsule coréenne.
* Rodong Sinmum est l'organe du
Comité
central du Parti des travailleurs de
Corée.
Notes
1. Le fleuve Amnok (connu en Chine comme
le
fleuve Yalu)
et le fleuve Tuman forment la frontière
nord entre la
République populaire de Corée et
la Chine et la Russie.
2. Le Songun ou politique
donnant la
priorité aux questions militaires a
été
établi par le président Kim Il
Sung en 1930 dans le
contexte du
bilan de l'expérience
révolutionnaire du peuple
coréen jusqu'à ce jour. Selon la
politique Songun
d'auto-défense nationale, la
révolution est
propulsée,
va de l'avant et remporte la victoire sur la
base de la force des
armes. C'est en application de cette politique
que la RPDC fait tout en
son pouvoir pour assurer
l'indépendance et la
sécurité de la nation et du
peuple contre les menaces militaires et le
chantage nucléaire de
l'impérialisme américain et de ses
alliés, ce qui
comprend le développement des armes
nucléaires.

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Marxiste-Léniniste
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Courriel: redaction@cpcml.ca
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