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Numéro 64 - 19 avril
2013
Le règlement P6 doit
être retiré!
Pour le droit d'apporter des
solutions aux problèmes de la société!
Tous au conseil de ville de Montréal le 22 avril!
Le
règlement P6 doit être retiré!
• Pour le droit d'apporter des solutions aux
problèmes de la société! Tous au conseil de ville
de Montréal le 22 avril prochain!
• Les restrictions sur le droit de manifester
visent à taire la discussion sur l'offensive antisociale
- Christine Dandenault
• À titre d'information: les
arrestations de masse dans l'histoire
L'offensive
antisociale de plus en plus brutale
• Le Conseil canadien de la santé
frappé par le boulet de démolition de Harper -
Peggy Morton -
• La résistance aux coupures à
l'éducation post- secondaire en Alberta
21 avril à
Ottawa
• Rencontre pour la libération des cinq
antiterroristes cubains
Le règlement P6 doit être
retiré!
Pour le droit d'apporter des solutions aux
problèmes de la société!
Tous au conseil de ville de Montréal le 22 avril !
Lundi le 22 avril, le conseil de ville de
Montréal tiendra une assemblée ordinaire à 14 h.
Au point 65.08 à l'ordre du jour, le deuxième parti
d'opposition, Projet Montréal, déposera une motion pour
abroger le règlement P-6, Règlement sur la
prévention des troubles de la paix, de la sécurité
et de l'ordre publics, et sur
l'utilisation du domaine public. « Loin d'assurer l'ordre
et la sécurité publique, l'action policière au
cours des dernières manifestations vise plutôt à
décourager les citoyens à manifester légitimement
dans l'espace public», a dit François Limoges, conseiller
de La Petite-Patrie, qui secondera la motion.
Une période de questions du public est
prévue au point 1.01 au début de la réunion et
doit se poursuivre à 19 h. Plusieurs groupes et organisations de
défense des droits se sont donné rendez-vous à la
colonne Nelson au coin de Place Jacques-Cartier et Notre-Dame Est
à 18 h. Le conseil de ville a lieu au 291, rue Notre-Dame Est
dans le Vieux-Montréal.
Tous au conseil de ville de Montréal le 22 avril
pour exiger le retrait immédiat du règlement P-6, que ce
soit à l'intérieur à la période de
questions ou à l'extérieur.
Voici le texte de la motion qui sera
présentée par Projet Montréal:
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Motion
pour abroger le règlement P-6
Attendu que
la liberté de rassemblement ainsi que la liberté
d'expression sont protégées par la Charte des droits et
libertés de la Constitution canadienne ainsi que par la Charte
québécoise des droits et libertés;
Attendu que des centaines de
Montréalaises et de Montréalais se sont fait
récemment arrêter et émettre des contraventions de
plus de 600 $ sur la seule base du Règlement P-6 de la Ville de
Montréal, sans que des actes de violence ou de vandalisme
n'aient été commis lors des manifestations auxquelles ils
ont participé;
Attendu que ces arrestations ont
été vivement dénoncées comme portant
atteintes aux droits et libertés protégés par la
Charte des droits et libertés du Canada et par la Charte des
droits de la personne du Québec, notamment au droit de
rassemblement pacifique;
Attendu que des craintes ont
été exprimées par le Barreau du Québec et
d'autres juristes et défenseurs des droits de la personne
concernant l'impact sur les droits et libertés du projet de loi
78, devenu la loi 12 après son adoption par l'Assemblée
nationale le 18 mai 2012;
Attendu qu'à la suite des
dernières élections provinciales, le nouveau gouvernement
québécois a pris acte de ces préoccupations et a
abrogé par décret le 20 septembre 2012 les dispositions
de la Loi 12 qui encadraient les manifestations;
Attendu que le rapporteur
spécial des Nations-Unies sur le droit de réunion et
d'association, Maina Kiai, a affirmé, en parlant du
règlement P-6 de la Ville de Montréal : « Any
regulation aiming at respecting the right of peaceful assembly should
include a presumption in favour of holding peaceful assemblies, which
implies an assumption of the peaceful character of any assembly as long
as its organizers have peaceful intentions »;
Attendu que le Code criminel est
sans ambiguïté quant à la prohibition du
déguisement dans le but de commettre un acte criminel et que
maints règlements et dispositions du Code criminel peuvent
être invoqués par les policiers afin d'éviter des
actes de violence ou de désordre public lors de manifestations
ou d'autres rassemblements publics;
Il est proposé par Alex
Norris, conseiller du Mile End, et appuyé par François
Limoges, conseiller de Saint-Édouard :
Que
le conseil de ville abroge le règlement P-6
Projet
Montréal, 8 avril 2013
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Les restrictions sur le droit de manifester visent
à taire la discussion sur l'offensive antisociale
- Christine Dandenault -
Ce n'est pas par hasard que la discussion sur le retrait
du règlement municipal P-6 de la ville de Montréal qui
vise à museler les droits de dissidence, de conscience et
d'expression se tienne dans la période actuelle. Il y a
résistance à l'agenda antisocial des gouvernements
imposé à la société. Il y a
résistance aux coupures à l'aide sociale, aux changements
imposés à l'assurance-emploi, à la hausse des
frais de scolarité, à la criminalisation de la
dissidence. Des manifestations ont eu lieu au cours des
dernières semaines, dont celle du 11 avril contre les coupures
à l'aide sociale et d'autres sont prévues le 21 avril
pour la Journée de la Terre et le 27 avril pour le retrait des
changements antisociaux à l'assurance-emploi. La multiplication
des manifestations est l'expression de l'opposition populaire, avec les
jeunes en tête, à la direction antisociale qui est de plus
en plus imposée à la société.
Ce n'est pas par hasard non plus que tout un battage
médiatique est fait pour justifier « l'encadrement »
des manifestations par le règlement sous prétexte de
sécurité publique, de « contrôle des
débordements » et d'être « raisonnable
». Cela est fait pour détourner l'attention de l'agenda
antisocial des gouvernements ainsi que de l'impunité
policière. Durant le conflit étudiant, c'est la
brutalité policière, l'utilisation des gaz
lacrymogènes, qui ont soulevé l'indignation des gens. Le
19 mars dernier, de nombreux groupes, syndicats et organisations de
défense de droits, à l'initiative de Mères en
colère et solidaires, ont tenu une vigile de 12 heures devant
les bureaux de la première ministre au centre-ville de
Montréal pour exiger une enquête publique et
indépendante sur les agissements de la police durant le conflit
étudiant. Une pétition circule pour exiger la tenue de
cette enquête publique sur la violence policière de 2012
au Québec. Madame Marois n'a pas répondu à la
demande d'enquête.
Le gouvernement a refusé jusqu'à ce jour
de tenir cette enquête sur l'impunité des forces
policières, que ce soit le gouvernement libéral de Jean
Charest ou le gouvernement actuel. Au lieu de cela, le gouvernement et
les partis politiques cherchent à banaliser le fait que des
droits fondamentaux soient ainsi remis en question.
Lors d'un point de presse le mois dernier, la
première ministre Pauline Marois a soutenu que le
règlement municipal montréalais P-6 est moins
sévère que les dispositions qui étaient
prévues dans la loi 12, la version finale du projet de loi 78,
adoptée par les libéraux. « La règle elle
est simple : on ne doit pas fournir son itinéraire trois jours
avant, 24 heures avant, on peut déposer son itinéraire
dès qu'on s'attroupe et que les policiers le demandent, a-t-elle
dit. J'invite les groupes qui veulent manifester, et moi je suis
très respectueuse de ce droit, à présenter le
parcours.» Jean-François Lisée, ministre
responsable de la région de Montréal, a
déclaré : «L'itinéraire, manifester à
visage découvert, c'est raisonnable. Je suis certain que la
Sûreté du Québec a des centaines de photos de moi
en train de manifester, et on ne s'en porte pas plus mal. » C'est
une déclaration bien arrogante de la part de celui qui sait
très bien qu'un des buts cachés du règlement est
de permettre à la police d'identifier les résistants,
qu'ils soient étudiants, jeunes, travailleurs, travailleuses ou
retraités.
Que se passe-t-il avec les restrictions comme le
règlement P6 ? Sous prétexte qu'elle n'a pas reçu
un itinéraire, la police en profite pour prendre
l'identité de centaines de personnes qui sont actifs et
résistent aux politiques antisociales. Cela sert de profilage
politique et d'intimidation. Et quel est le problème de porter
un masque? Les manifestants ont développé cette pratique,
particulièrement depuis le sommet des Amériques à
Québec en 2001, afin de se protéger physiquement contre
les forces policières et pour protéger leur
identité, pour ne pas être l'objet d'intimidation et
d'isolement.
L'autre aspect important est qu'on cherche à
banaliser la violence de la police contre les manifestants, et cela
mène à de nouvelles normes dites acceptables pour
attaquer violemment ceux qui expriment leur droit de conscience par des
actions politiques contre l'ordre du jour antisocial. Aujourd'hui, on
demande l'itinéraire des manifestants et on interdit le port du
masque. Demain, on légalisera la fouille des sacs à dos,
l'exigence de tout manifestant de s'identifier, ce qui dans les faits
se passe déjà. Tout cela pave la voie à encore
plus d'impunité.
Le règlement municipal P6, comme la loi 12 du
gouvernement libéral, sert à exercer une pression sur
tous ceux et celles qui s'opposent aux politiques antisociales sous
prétexte de « sécurité
publique » et d' « être
raisonnable ». Ça ne doit pas passer! La violation
des droits ne peut pas être imposée comme une solution
quand les gens veulent exercer leur droit d'apporter des solutions aux
problèmes de la société.

À titre d'information:
les arrestations de masse dans l'histoire
L'expression arrestations de masse est
désignée sur Wikipedia par le mot rafle.
« Une rafle est une opération
policière d'interpellation et d'arrestation de masse de
personnes prises au hasard sur la voie publique ou visant une
population particulière. Pour garantir le succès de
l'opération, les organisateurs comptent particulièrement
sur l'effet de surprise afin de limiter au maximum les
possibilités d'y échapper. Sur le plan légal la
rafle est d'ordre administratif et placée sous le contrôle
de l'autorité politique. »
Wikipedia poursuit en donnant une
référence historique : « On attribue le nom de
rafles aux vagues d'arrestations organisées par les polices
allemandes pendant la Seconde Guerre mondiale contre les Juifs. La plus
connue d'entre elles est la rafle du Vél' d'Hiv' (16 et 17
juillet 1942). »
« La rafle du Vélodrome d'Hiver (16 juillet
1942), souvent appelée rafle du Vel' d'Hiv, est la plus grande
arrestation massive de Juifs réalisée en France pendant
la Seconde Guerre mondiale, essentiellement de Juifs étrangers
ou apatrides réfugiés en France. En juillet 1942, le
régime nazi organise l'opération « Vent Printanier
» : une rafle à grande échelle de Juifs dans
plusieurs pays européens. En France, le régime de Vichy
mobilise la police française pour participer à
l'opération : à Paris, 9 000 policiers et gendarmes
raflent les Juifs. Le 17 juillet, en fin de journée, le nombre
des arrestations dans Paris et la banlieue était de 13 152 dont
4 115 enfants. Moins de cent personnes, dont aucun enfant,
survécurent à la déportation. »

L'offensive antisociale de plus en plus
brutale
Le Conseil canadien de la santé frappé
par le boulet de démolition de Harper
- Peggy Morton -
Le gouvernement Harper a
informé le Conseil canadien de la santé (CCS) que lorsque
l'Accord des premiers ministres sur le renouvellement des soins de
santé arrivera à échéance en 2014, les
subventions lui seront coupées. Le Conseil a été
mis sur pied en 2003 en tant que partie intégrante de
l'Accord.
Les Accords de la santé de 2003 et de
2004 avaient stimulé un certain financement des transferts
fédéraux qui avaient été mutilés par
le gouvernement libéral de Chrétien. L'Accord de 2004, un
« plan décennal pour consolider les soins de
santé », avait été signé avec la
promesse de rendre les soins de santé accessibles en temps
à tous les Canadiens. Le Conseil canadien de la santé
avait la responsabilité de faire rapport sur la performance du
système de santé et sur la mise en oeuvre de l'Accord de
la santé. Son mandat reposait sur la responsabilité qui
incombait au gouvernement fédéral de garantir
l'accès de tous les Canadiens aux soins de santé.
Plusieurs objectifs prioritaires définis dans
l'Accord n'ont jamais été appliqués, notamment le
Régime national d'assurances-médicales et de programmes
de soins à domicile. Le gouvernement fédéral a
carrément fait preuve de négligence criminelle en
refusant de mettre un terme à la disparité de statut
entre Premières Nations et les Canadiens sur cette question.
Aussi le gouvernement Harper a abandonné l'idée d'un
rapport commun qui permettait aux Canadiens de savoir si le
gouvernement fédéral s'acquitte de sa
responsabilité sociale. C'est ce qui transpire des rapports du
CCS.
Alors que l'Accord de 10 ans arrive à terme en
2014, la dictature Harper a annoncé de façon
unilatérale la mise en place d'une nouvelle formule de
financement dès 2017, laquelle réduira la part de
financement de la santé du fédéral de 20,4 %
à 11,9 %. Selon le directeur parlementaire du budget, il y
aura des coupures de l'ordre de 36 milliards $ dans le financement
fédéral pour la période de 2014 à 2024.
La nouvelle formule est basée sur des subventions
proportionnelles au nombre d'habitants sans tenir compte des
déterminants de santé, tels l'âge. Les provinces en
croissance nette comme l'Alberta bénéficient d'un
important financement aux dépens des provinces aux prises avec
l'exode et une population vieillissante. Le financement est maintenant
offert « sans condition », ce qui veut dire un
désengagement total de la part du gouvernement
fédéral envers les services de santé et les
programmes sociaux administrés par les provinces. Ces
changements sont en violation du principe de l'égalité
d'accès et de l'universalité énoncé dans la
Loi canadienne sur la santé. La dictature
Harper a proclamé qu'il n'est plus de la responsabilité
du gouvernement d'assurer le respect de normes universelles lorsqu'il
s'agit de la santé et du bien-être des citoyens. Elle nie
aussi le fait que ces soins devraient être fournis sur une base
moderne et la plus avancée.
Cette destruction nationale se fait en invoquant les
pouvoirs de prérogative de l'exécutif, sans consulter les
provinces et sans l'approbation parlementaire. Le refus de renouveler
la constitution est un facteur qui contribue à
l'approfondissement de la crise dans laquelle sont embourbées la
constitution canadienne et l'union fédérale. La dictature
Harper usurpe le pouvoir des premiers ministres, du judiciaire et
d'autres institutions de l'État canadien ainsi que d'organismes
élus et non élus. Le Conseil canadien de la santé
est l'un de ces nombreux organismes responsables de transmettre une
information objective aux Canadiens qui devient la cible du boulet de
démolition de Harper.
Harper et son cabinet agissent de concert avec
l'exécutif américain pour établir les
États-Unis des monopoles de l'Amérique du Nord. Le
pouvoir souverain des Canadiens a été usurpé par
un pouvoir exécutif nord-américain constitué par
les intérêts privés les plus puissants aux
États-Unis d'abord puis au Canada et au Mexique, lesquels
s'emparent de tous les avoirs publics pour les mettre à la
disposition des monopoles les plus puissants dans leur rivalité
pour dominer le marché mondial. Des intérêts
privés ont accaparé directement les fonctions de
l'État, lequel était déjà à leur
service, mais administrés par une autorité publique. Le
corps politique est réduit à une masse d'individus sans
aucune organisation politique quelle qu'elle soit, privé des
moyens de former et d'exprimer sa volonté populaire et de la
traduire en volonté légale.
Tout cela montre l'urgente nécessité pour
la classe ouvrière canadienne d'intensifier son opposition
à ces mesures antisociales comme moyen de développer sa
politique indépendante et d'investir le peuple du pouvoir
souverain. Le but est de priver la classe dominante de son pouvoir de
priver le peuple de son droit d'exercer un contrôle sur ses
affaires. Bloquons la voie à la dictature Harper ! Non au
démantèlement du Conseil canadien de la
santé ! Les services de santé sont un droit !
Ce droit doit être garanti !

La résistance aux coupures à
l'éducation
postsecondaire en Alberta
 
Rassemblements
à la défense de l'éducation publique à
Calgary et Edmonton le 10 avril
La résistance organisée aux attaques
continues du gouvernement Redford contre l'éducation
postsecondaire se répand dans toute l'Alberta. Le 9 avril
dernier s'est tenue une assemblée publique à
l'Université de l'Alberta à laquelle ont participé
des centaines d'étudiants, professeurs, employés et gens
de tous milieux. Ils ont dénoncé les coupures de budget
ainsi que les lettres d'attente qui sont envoyées par le
ministre de l'Entreprise et de l'Éducation supérieure aux
institutions postsecondaires pour leur dicter leurs programmes et leur
recherche. Ils ont aussi dénoncé la fraude de Campus
Alberta du gouvernement qui va réduire l'accès des
étudiants aux programmes sous prétexte d'éviter
les « redondances » et dénoncé le
gouvernement provincial qui n'a même pas daigné
présenter en quoi ses plans vont améliorer les conditions
du système d'éducation.
Journée provinciale d'action le 10 avril
Mount Royal University
à Calgary
Le 10 avril, de grandes manifestations ont eu lieu
à Edmonton et Calgary dans le cadre d'une journée de
protestation provinciale à la défense du droit à
l'éducation et pour demander l'augmentation des investissements
en éducation. À Calgary, les étudiants,
professeurs et employés se sont rendus devant le bureau de
comté de la première ministre Redford avec des pancartes
disant « Nous marchons pour l'Alberta » et
« L'éducation n'est pas une entreprise ».
Ils ont dénoncé la fraude de la soi-disant
« bulle du bitume » qui est avancée pour
justifier les coupures à cause de la baisse des prix du
pétrole sur les marchés. Personne du bureau de Redford
n'est venu leur parler et Redford elle-même était à
Washington pour y représenter les intérêts des
monopoles du pétrole.
À Edmonton, des centaines de manifestants se sont
rendus devant le Parlement pour y rejoindre des étudiants venus
d'aussi loin que 430 kilomètres. Les étudiants ont
essayé d'entrer au parlement pour défendre leur cause en
empruntant un tunnel qui y mène, mais les policiers les en ont
empêchés. Les étudiants ont continué
d'essayer d'entrer au Parlement par la porte d'entrée mais
devant le refus des autorités, ils ont tenu un rassemblement sur
les marches.
Les enseignants de l'Université de l'Alberta ont
écrit une lettre ouverte aux Albertains qui dénonce les
coupures et en expose les effets sur les budgets de fonctionnement des
universités, sur l'enseignement et la recherche et sur les
programmes. Ils dénoncent le fait qu'on cherche à
soumettre leur enseignement et leur recherche aux objectifs
étroits des entreprises, ce qui contrevient à la vocation
fondamentale de l'éducation supérieure.
Le 11 avril, les présidents des
26 institutions d'enseignement postsecondaire ont rencontré
le ministre de l'Entreprise et de l'éducation supérieure
au sujet de ses lettres d'attentes. Face à l'opposition
croissante à ses attaques, le ministre a modifié sa
tactique en disant que les lettres manquent peut-être un peu de
précision et que les institutions doivent obtenir plus de temps
pour s'y conformer. Il a aussi promis de tenir des consultations.
Les étudiants continuent leur résistance.
Ils réclament un système d'éducation moderne qui
sert l'intérêt public et non celui des monopoles.

21 avril à Ottawa
Rencontre pour la libération des
cinq antiterroristes cubains
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Rencontre avec Adriana Perez,
épouse de Gerardo Hernandez
Dimanche 21 avril 2013 - 16 h
Souper,
discussion, musique latino-américaine
Quaker Meeting House, 91A Fourth Avenue, Ottawa, ON
Les
Cinq Cubains étaient en mission à Miami, à partir
de 1990, afin de surveiller les activités des groupes
terroristes basés à Miami, afin d'empêcher ces
groupes de lancer des attaques contre leur pays, Cuba. Ils n'ont jamais
blessé personne, ne possédaient pas et n'ont pas
utilisé d'armes pendant leur mission. Leur objectif était
simplement de protéger le peuple de Cuba contre le terrorisme.
Parrainé
par:
Comité
d'organisation
de Pasteurs pour la paix d'Ottawa
Pour
plus de renseignements: Joan & Jordan Bishop: 613-729-3662
Maricarmen Guevara & Charles Hett: 613-521-1852
Pour
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