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Le Parti a analysé à l'époque qu'un tournant historique était en train de se produire. Il a déclaré que la crise du système s'était approfondie à une telle rapidité que les facteurs pour la guerre impérialiste et la révolution s'étaient développés au point où aucune force sociale ne pouvait plus agir comme avant. Pour le Parti et sa presse, cela voulait dire faire le travail pour s'assurer que la classe ouvrière soit armée de la vision du monde et de l'idéologie requises pour affronter les conditions concrètes telles qu'elles se manifestaient. La presse de masse du Parti continue aujourd'hui encore de jouer ce rôle décisif. En ce moment, la nécessité de combattre pour le nouveau est une question pressante pour la classe ouvrière et le peuple. Dans les conditions où les développements objectifs accélèrent la descente vers le fascisme d'État, avec les guerres perpétuelles de l'impérialisme américain et la fin du contrat social entre le capital et le travail, combattre pour le renouveau de la société est la tâche la plus urgente de l'heure. La presse de masse du Parti est au service du travail pour renouveler la société et organiser une Opposition ouvrière d'un bout à l'autre du pays afin que la classe ouvrière et le peuple soient capables de faire face à ces développements dangereux et de faire progresser leur cause.
En juillet, les jeunes du Parti ont participé à l'École du Parti Hardial Bains sur le journalisme et adopté un programme d'étude et de travail menant jusqu'en décembre, lorsque se tiendra la session de clôture de l'École du Parti avec un séminaire sur le journalisme nouveau. Comme contribution à ce programme, les jeunes du Parti ont préparé une vidéo annniversaire. Cliquez ici pour la visionner (en format MP4, qui requiert Quick Time Player). Vive la presse de masse du Parti ! Les jeunes reprennent avec enthousiasme le journalisme qui répond aux préoccupations du peuple L'École du Parti Hardial Bains sur le journalisme 2010, convoquée par l'Union de la jeunesse communiste du Canada (marxiste-léniniste), a été inaugurée dans l'enthousiasme après un séminaire de deux jours les 10 et 11 juillet à Toronto. Ce programme était une contribution des jeunes du Parti aux célébrations du 40e anniversaire de la fondation du Parti communiste du Canada (marxiste-léniniste). Plus spécifiquement, c'est une contribution aux célébrations du 40e anniversaire de la presse du Parti et du 25e anniversaire de la presse de masse du Parti et de la presse de masse sans parti. Le séminaire national a rassemblé des jeunes qui voient la nécessité de répondre à l'appel du Parti de renforcer et d'élargir la presse de masse du Parti et la presse de masse sans parti, une tâche entreprise par le VIIIe Congrès en août 2008. La nécessité et l'urgence de cette décision ont été approfondies tout au long du séminaire, tenu à l'ouverture de l'École du Parti dans le contexte des développements à l'échelle nationale et internationale, notamment les manifestations contre la violence policière lors du G20 à Toronto. Ces développements ont pleinement corroboré la nécessité de combattre la désinformation de l'État policier qui sert à faciliter les plans de fascisme et de guerre des impérialistes américains, auxquels participe le Canada. Session d'ouverture de l'École du Parti
La session d'ouverture a commencé avec une présentation sur l'état actuel du journalisme monopolisé qui décrivait comment le journalisme en tant qu'industrie à profit est en crise. Avec la révolution technologique, d'Internet à Twitter, le journalisme monopolisé a vu la nécessité d'une presse à rumeurs pour répondre à la vitesse de l'information. Dans la discussion qui a suivi, les participants ont parlé d'expérience directe en tant que travailleurs de l'industrie du journalisme et des communications et donné des exemples de la désinformation répandue par les médias monopolisés. Les participants ont ensuite eu droit à une visite guidée de la base technique de la presse du Parti : les presses, l'atelier d'impression numérique et les archives de la presse du Parti et de la presse sans parti. La visite a été guidée par le secrétaire du Centre ouvrier du PCC(M-L), Pierre Chénier, qui a fait remarquer que ce sont les jeunes du Parti des années 1960 et 1970 qui, reconnaissant la nécessité d'un journalisme qui répond aux préoccupations du peuple, ont établi cette base technique. Sans expérience ni formation, mais guidés par le Parti, ils sont parvenus à fonctionner sur une base autosuffisante. C'est ainsi que le Parti a acquis les équipements nécessaires, établi toute l'infrastructure et créé le journalisme nouveau qui répond aux besoins de l'heure. L'audace de cette entreprise a donné aux jeunes participants un aperçu de l'esprit révolutionnaire qui a mené à la fondation du Parti et à la presse du Parti dans les années 1970 et 1980. Une deuxième présentation a eu lieu après la visite guidée, portant cette fois sur l'histoire et le rôle de la presse du Parti, passant par chaque étape de la construction de cette presse, depuis les Internationalistes dans les années 1960, l'organisation qui a précédé le PCC(M-L), et la fondation du Parti et de sa presse le 26 août 1970, répondant à chaque étape aux tâches nécessaires pour ouvrir la voie au progrès de la société. La presse du Parti est la voix de la classe ouvrière et elle est partisane : elle prend le parti de la classe ouvrière et de son rôle dirigeant dans la société. Elle se consacre à apporter à la classe ouvrière la conscience et l'organisation qui correspondent à sa position révolutionnaire dans la société. Après cette présentation, les participants
ont entrepris d'établir leurs bureaux pour ce travail. Du
sablage à la peinture, de l'ameublement à
l'équipement de bureau, ils ont tout fait suivant la
méthode du Projet d'organisation jeunesse : Apprendre
ensemble, travailler comme un collectif et prendre la
responsabilité sociale. En
créant leurs conditions de travail et d'étude, ils ont
contribué à créer un immense enthousiasme pour
l'École du Parti. ![]() La camarade Sandra L. Smith, première secrétaire du Comité central du PCC(M-L), a pris la parole à la session du matin du 11 juillet. Elle a placé le travail des jeunes dans le contexte du programme d'ensemble du Parti, soulignant la nécessité de créer les nouvelles formes requises pour armer la classe ouvrière, les jeunes et le peuple de la conscience nécessaire pour relever les défis d'aujourd'hui. Elle a fait remarquer qu'une force organisée avec des convictions nouvelles surgit dans le cours de la création des nouvelles formes que les conditions demandent. Les participants à l'École du Parti ont discuté du travail entrepris par les jeunes. La presse du Parti place les préoccupations du peuple au centre de son orientation et de sa ligne éditoriale, a dit un participant. Le journalisme du Parti est au service de la recherche de solutions aux problèmes de la société et est intimement lié aux réalisations de la science. En éclairant la voie vers l'avant, il doit aller au-delà de la simple révélation et critiquer les pouvoirs en place. Beaucoup ont souligné que les collectifs de la société ont besoin de leurs propres médias, qui servent leurs objectifs. Un intervenant a parlé de l'importance de reconnaître le rapport dialectique entre la forme et le contenu et comment le nouveau contenu engendre les nouvelles formes et vice versa. C'est dans cette perspective que les participants ont fait leurs les nouvelles technologies : pour servir l'objectif de créer une société où les jeunes se bâtissent un brillant avenir et contribuent à la même chose à l'échelle internationale. RésolutionUne résolution adoptée à l'unanimité a déclaré l'École du Parti officiellement ouverte et établi dans les grandes lignes le travail de cette première session, qui serait un programme d'étude et de discussion sur le journalisme nouveau du Parti mené par les comités locaux. Les participants ont également résolu de tenir un séminaire à la conclusion de l'École du Parti où seront présentés les résultats du travail fait. La résolution énonce également certains projets spéciaux à entreprendre durant cette première session, dont la modernisation de la base technique du Parti et l'établissement du Projet d'information du Marxiste-Léniniste hebdomadaire sous la direction du Comité central du PCC(M-L). Les jeunes ont également résolu de tout mettre en oeuvre pour assurer le succès des célébrations d'août du Parti, notamment le séminaire des 13 et 14 août à Ottawa, le concert commémoratif et la cérémonie de l'aube des 14 et 15 août, pour honorer la contribution du fondateur et dirigeant du PCC(M-L), le camarade Hardial Bains, et de tous les camarades disparus, et les célébrations du 40e anniversaire de la presse du Parti et du 25e anniversaire de la presse de masse du Parti et de la presse de masse sans parti. Avec cette résolution, les jeunes ont
également établi l'équipe dirigeante et l'ont
autorisée à mobiliser d'autres personnes dans le
Comité préparatoire du séminaire de clôture
qui aura lieu en décembre à Montréal. Ceux et
celles qui n'étaient pas présents à la
réunion d'ouverture et qui désirent participer au travail
du journalisme nouveau peuvent
écrire à jeunesse@mlpc.ca
71e anniversaire de l'invasion par l'Allemagne Falsifications concernant l'invasion
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![]() Des partisans de l'Armée populaire polonaise, circa 1944. |
Les nazis commirent contre la Pologne les pires crimes que l'histoire ait connus. En pourcentage de la population, de tous les pays d'Europe, c'est elle qui subit les plus grandes pertes humaines. L'extermination directe par les massacres de masse, dans les camps de la mort, le travail esclavagiste, la faim et d'autres moyens coûtèrent la vie à près de six millions de personnes de Polonais, dont 2 700 000 juifs, 2 000 000 enfants, plus de 50 000 roms, environ 12 000 personnes jugées déficientes intellectuelles. Des milliers de prisonniers de guerre, soldats et officiers et des membres d'autres minorités nationales furent éliminés systématiquement.
Quelque 40 000 intellectuels, personnalités politiques et autres dirigeants polonais furent tués par la SS au cours des dix premières semaines de l'occupation nazie. À partir de mai 1939, l'Opération Tannenberg, qui s'inscrivait dans le Generalplan Ost de Hitler (poussée vers l'Est), avait déjà identifié plus de 61 000 activistes, intellectuels, professeurs, anciens officiels et autres Polonais à interner ou à fusiller. Les dépouilles des 4 143 officiers polonais trouvés dans la forêt de Katyn sont des témoignages des exécutions par la SS et la Wehrmacht.
L'Union soviétique entra en territoire polonais le 17 septembre, après que l'État polonais se soit effondré, que l'armée polonaise se soit désintégrée, que le gouvernement ait cessé de fonctionner et que ses dirigeants aient fui. Elle entra également dans les territoires de l'Ukraine et du Bélarus que la Pologne avait enlevés de force à l'Union soviétique durant la guerre russo-polonaise de 1919-1920, la Pologne étant un des 14 pays impérialistes qui avaient tenté d'envahir la nouvelle république socialiste soviétique. Seulement environ 8 % de la population de l'Ukraine et du Biélorus était d'origine polonaise. Grâce à l'intervention de Staline, Hitler fut forcé d'accepter une ligne de démarcation entre ses troupes et l'Armée rouge. L'Armée rouge a épargné aux millions d'habitants de ces régions les épreuves qu'Hitler a fait subir au reste de la population polonaise. Même le premier ministre britannique Winston Churchill dut admettre publiquement que l'entrée de l'Union soviétique dans l'Est de la Pologne était justifiée.
Aujourd'hui, les hitlériens contemporains continuent de répandre le mensonge que « la Pologne fut envahie par l'Allemagne nazie et l'Union soviétique » et que les deux puissances avaient convenu secrètement d'un pacte pour se partager la Pologne. Ces affirmations proviennent directement de Hitler, qui parle de « protocoles secrets » dans son discours où il déclare la guerre à l'Union soviétique. L'invention de « protocoles secrets » fut reprise par les accusés aux procès de Nuremberg, où elle fut rejetée ; elle est devenue un « fait historique » seulement lorsque les États-Unis ont repris le fascisme hitlérien à leur compte après la Deuxième Guerre mondiale, lorsqu'ils devinrent les nouveaux maîtres de la technique du mensonge de Goebbels.
Les véritables faits historiques expliquent pourquoi Hitler a attaqué la Pologne. En 1939, la Pologne était un pays impérialiste créé par la Grande-Bretagne et la France par le Traité de Versailles de 1918. Un de ses objectifs était d'annexer les riches régions agricoles de l'Ukraine et d'étendre son territoire de la mer Baltique à la mer Noire. Les propriétaires fonciers et la bourgeoisie de Pologne rêvaient de rétablir l'empire polonais du Moyen Âge. Financés et armés par l'Angleterre et la France, ils attaquèrent l'Union soviétique en 1918, occupèrent une grande partie de l'Ukraine, du Biélorus et de la Lituanie. Durant les 18 années qui suivirent, les ouvriers et paysans de ces territoires occupés furent brutalement exploités par un régime polonais semi-fasciste.
Le gouvernement polonais considérait la Grande-Bretagne et la France comme ses alliés et l'Union soviétique comme son ennemi juré. Les impérialistes anglo-américains et français, poursuivant leurs propres ambitions de domination mondiale, adoptèrent la politique d'apaisement envers Hitler et l'incitèrent à avancer vers l'Est, en direction de l'Union soviétique, plutôt que de poursuivre les accords de sécurité collective avec l'Union soviétique. La Pologne espérait également qu'Hitler avance vers l'Est et attaque l'Union soviétique pour pouvoir s'emparer elle-même de son territoire. Elle refusa donc de régler certaines disputes qui perduraient concernant les frontières afin de maintenir la ligne de défense de l'Union soviétique le plus loin possible à l'intérieur du territoire soviétique, et refusa à l'Union soviétique la permission d'entrer en territoire polonais pour stopper la progression des nazis. Au lieu de prendre les moyens nécessaires pour se défendre contre l'invasion nazie qui approchait, les dirigeants polonais cherchèrent en à profiter par ces manoeuvres.
![]() Varsovie détruite par les bombardements nazis en 1939. |
En attaquant la Pologne, Hitler faisait le jeu de la politique anglo-américaine en avançant vers l'Est tout en suivant son propre plan, celui d'accroître l'« espace vital » (lebensraum) en s'emparant d'abord de l'Ukraine pour ensuite asservir le monde entier, tel que décrit dans son Mein Kampf. Dans son discours d'Obersalzburg, à peine dix jours avant l'attaque, Hitler ordonnait à ses généraux d'« envoyer à la mort sans pitié et sans compassion tous les hommes, femmes et enfants d'origine et de langue polonaise. Ce n'est qu'ainsi que nous obtiendrons l'espace vital (lebensraum) dont nous avons besoin. » (Woodward & Riftlep, 1954). La Pologne finit par payer très cher ses ambitions impérialistes et son rejet de l'aide soviétique.
Les mensonges au sujet de l'Union soviétique, de Staline, de la Pologne et de la Deuxième Guerre mondiale servent à donner aux peuples un faux sens de sécurité, à leur faire croire qu'il n'y a plus de danger de fascisme. Or, sous les yeux du monde, on organise aujourd'hui les fascistes pour attaquer la lutte pour la liberté et le progrès à l'échelle mondiale. Au Canada, le gouvernement Harper soutient un projet pour créer un monument national à la mémoire de nazis qui auraient été « victimes du communisme totalitaire ». À l'étranger, il appuie les guerres d'agression des États-Unis et les attaques d'Israël contre le peuple palestinien. « La bourgeoisie réactionnaire, son gouvernement et d'autres encouragent les forces fascistes, les organisent. » (Bains, 1990). Le peuple ne peut laisser son sort entre les mains de quelqu'un d'autre, il doit prendre les moyens pour s'organiser activement et repousser les activités des forces anti-peuple sur tous les fronts.
• Bains, Hardial, Les
causes et les leçons de la Deuxième Guerre mondiale,
Institut MELS, Toronto, 1990.
• Woodward, E. L., Riftlep,
Rohan, Documents on British Foreign Policy, 1919-19391, 3rd Series,
HMSO,
1954,
7 :258-260.
Le Marxiste-Léniniste reprendra sa parution régulière à la Fête du travail, le 6 septembre 2010.
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