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Le Parti marxiste-léniniste du Canada est heureux
d'annoncer qu'il présente la candidate Christine Dandenault
à l'élection partielle dans la circonscription
d'Hochelaga avec le programme : Tous pour le renouveau
démocratique qui contient les éléments
suivants : - Pas d'élection sans sélection ! Le comité du renouveau d'Hochelaga mène
une discussion parmi les électeurs sur ce programme et sur la
nécessité de changer le processus politique pour ouvrir
la voie au progrès de la société.
« Enfin du nouveau », disent les résidants
de la circonscription. « Cela ferait du bien de changer la
scène politique ! » Les gens sont
dégoûtés par les spéculations, les menaces,
le chantage et les batailles intestines auxquels se livrent les partis
des riches depuis des mois. Malgré tous les
« scandales », les annonces surprises, les
« mises au défi » et les
« déclarations fracassantes », il est
très évident pour le simple électeur qu'il s'agit
de rien de plus qu'une bataille pour le pouvoir. Les
préoccupations du peuple et les
sérieux problèmes de la société et de
l'économie ne sont
pas à l'ordre du jour de ces faux débats. Cet abaissement de la culture politique provoque la
colère et de mépris et ne fait qu'accentuer la crise de
la démocratie dite représentative. Dans le porte à
porte, les gens discutent sérieusement de ces problèmes.
Pourquoi fait-on croire que tout dépend de la tenue ou non d'une
élection générale alors que rien n'a
été
résolu au cours des trois dernières élections, mis
à part que la situation s'est détériorée
pour le peuple et que les fonds publics ont été
dilapidés ? Les partis des riches parlent
de la catastrophe du chômage et de la destruction du secteur
manufacturier, mais c'est uniquement pour se faire du capital
politique,
pour dévier l'attention et donner la fausse impression que
l'élite canadienne est préoccupée par la condition
des travailleurs et du peuple. Les déboires des conservateurs
et libéraux avec leurs « lieutenants » au
Québec sont censés être la preuve qu'ils ont
à coeur les intérêts du Québec alors que
c'est la
preuve du contraire. La nouvelle mode qui consiste à
présenter leurs combines pour payer les riches comme une preuve
de leur préoccupation pour l'environnement, l'énergie
verte et les « emplois
verts » frise le ridicule. De plus, maintenant nous avons la
crise des déficits fiscaux comme excuse pour nous faire payer
plus de taxes et pour nous imposer de nouveaux frais et péages
de toute sorte. Les gens parlent de la nécessité de changer la situation mais se demandent comment faire ? Par quel côté commencer ? Dans ce contexte, ils apprécient les discussions sur le programme du PMLC parce que cela permet d'ouvrir les perspectives. Le programme Arrêtez de payer les riches ; augmentez les investissements dans les programmes sociaux ! stimule l'imagination et ouvre une porte. Quand le PMLC dit que ce sont les travailleurs, ceux produisent toute richesse dans notre économie socialisée, qui doivent décider de la direction de l'économie pour qu'elle soit au service de peuple, pour la vaste majorité des gens cela confirme ce qu'ils pensent. L'appel à élire un gouvernement anti-guerre et à refuser que nos jeunes servent de chair à canon contre d'autres jeunes et travailleurs d'autres pays reçoit un appui inconditionnel. La proposition de financer le processus électoral
plutôt que les partis politiques touche aussi une corde sensible.
C'est
une proposition concrète qui va droit au coeur du
problème du système électoral actuel. Cela remet
en question la zone de confort que se sont créée les
partis des riches au fil des années avec les privilèges
et les subventions de l'État.
Les partis qui représentent des intérêts
privés doivent être financés par leur membership,
pas avec les fonds publics. Les fonds publics doivent servir à
financer un processus de sélection des candidats, à
informer pleinement les électeurs sur tous les enjeux et sur
tous les candidats et à leur permettre de vraiment exercer leur
droit d'élire et d'être
élus. Il est temps de changer la situation et d'amorcer le renouveau politique. Il n'y a qu'une façon de le faire et c'est d'établir de nouveaux arrangements suivant le mot d'ordre : Pour nous, la responsabilité commence chez soi ! Le programme du renouveau mérite d'être discuté et envisagé sérieusement ! Joignez vous au comité de renouveau d'Hochelaga pour donner toute la place nécessaire au renouveau ! Pour contacter Christine Dandenault, écrire à hochelaga@mlpc.ca ou téléphoner au (514) 991-4388.
Quatre élections partiellesAprès des mois de spéculations à savoir si oui ou non les Canadiens seront soumis à une quatrième élection générale en un peu plus de cinq ans, le 4 octobre Élections Canada a émis des brefs d'élection partielle pour quatre circonscriptions fédérales. Des élections auront lieu dans Cumberland-Colchester-Musquodoboit Valley (Nouvelle- Écosse), Hochelaga (Québec), Montmagny-L'Islet-Kamouraska-Rivière-du-Loup (Québec) et New Westminster-Coquitlam (Colombie-Britannique) en vue de combler les sièges vacants à la Chambre des Communes. Le gouvernement a 180 jours pour déclencher une élection partielle lorsqu'un député quitte son poste. Comme la date de déclenchement d'élection partielle dans New Westminster-Coquitlam arrivait à échéance, les élections partielles pour les quatre circonscriptions ont été déclenchées en même temps. Les élections partielles auront lieu le 9
novembre prochain et la date limite des mises en candidature est le 19
octobreé.
Le Plan Nord de Jean Charest Le choix du territoireEn regardant et en étudiant la carte disponible du Plan Nord de Charest dans une récente revue de l'Actualité, une chose est frappante : le choix du 49e parallèle comme limite Sud du territoire du Plan Nord. Le centre géographique du Québec, c'est la ville de Chibougamau, une ville qui s'est développée avec l'industrie forestière et les mines. La population est composée d'Indiens Cris et de non-autochtones. Tout juste au nord du 49e parallèle se trouve la ville de Lebel-sur-Quévillon, une autre ville qui a pris son essor avec l'industrie forestière. La population y est majoritairement non autochtone, bien que la ville soit en territoire Cri. La Convention de la Baie-James et la Paix des Braves
signées avec les Cris couvrent une partie du territoire (la
partie sud-ouest en allant vers la Baie-James). Le
Nord-du-Québec a une population de 42 000
habitants
dont plus de 60 % sont des autochtones. On y dénombre 15
000 Cris, 10 000 Inuits et 800 Naskapis qui habitent près de
Schefferville. La culture et le rythme de vie sont
très différents de celui du sud et de ses grandes villes.
Le territoire couvert par le Plan Charest comprend une région
appelée Nunavik. Géographiquement, il s'agit du tiers du
Québec au nord du
55e parallèle, dont la population est à près de 90
% inuit. Deux routes principales et une route secondaire traversent cet immense territoire dans sa partie la plus au sud. La route de la Baie-James qui relie Matagami à Radisson ; la Transtaïga qui va de Radisson à Fontange dans la direction Nord-Est (une route en gravier) ; et la route du Nord partant de Chibougamau et qui rejoint la route de la Baie-James (une route en gravier aussi). Le reste du territoire est desservi par avions, bateaux et parfois par hélicoptères. S'il avait établi la limite sud du Plan Nord, là où la majorité des Québécois la conçoive depuis la construction des barrages dans les années 70, c'est-à-dire à la Baie James et au-delà vers le Grand-Nord, le gouvernement Charest n'aurait pas pu inclure les projets hydroélectriques de la rivière Romaine et le futur aménagement de la rivière Petit-Mécatina, comme faisant partie de son grand projet qui vise à faire du « Québec la première puissance mondiale des énergies renouvelables » et être présenté comme un grand bâtisseur. Le gouvernement de Charest a donc renommé à son goût et pour son usage les régions et territoires du Québec. Ce faisant, il montre qu'il fait des choses, qu'il a entrepris la construction d'infrastructures, que le Plan Nord est en marche. En le laissant aller ainsi, le Nord aurait pu se rendre jusqu'aux Laurentides ! Le territoire où seront érigés les complexes hydroélectriques de la Romaine et de Petit-Mécatina font partie de la Basse-Côte-Nord et selon les Indiens Innus qui y habitent, ce territoire ancestral se nomme Nitassinan et Innu Assi. La Côte-Nord (le Nistassinan et l'Innu Assi) a une population de 92 000 habitants, dont environ 10 000 Innus (Montagnais). Les gouvernements du Canada et du Québec ont entrepris des « négociations » avec les Innus pour le Nitassinan et l'Innu Assi. Le processus amorcé se nomme L'Entente commune. Selon les Innus, il s'agit de rencontres caractérisées par leur extrême lenteur. C'est le ministre Pierre Corbeil qui est responsable de ce dossier pour le Québec. Un autre aspect qui est déroutant et qui porte à confusion lorsqu'on parle de la partie dite Nord du Québec, c'est que le gouvernement et ses ministères utilisent de multiples noms ou expressions pour désigner un territoire qui se nomme la région. Dans un même document, les termes Nord-du-Québec, Grand-Nord, Nunavik, Baie-James, Taïga, Extrême-Nord, sont utilisés pour parler d'une réalité qui change selon le vocabulaire, les circonstances. Charest met de tout dans le Plan Nord. C'est avec ce procédé de réécriture de la géographie du Québec qu'il peut le faire. La moindre activité dans ce territoire devient une partie du Plan Nord. Le ministre Béchard affirme : « C'est le plus grand territoire avec le plus haut potentiel de richesses en Amérique du Nord. » Mais la seule chose dont il peut être certain, c'est l'existence d'un potentiel de plus de 20 000 mégawats établi par des études sommaires d'Hydro-Québec. Pour le reste c'est « des POTENTIELS de .... » Pour utiliser une expression chère aux politiciens, dont Charest : « rien n'est encore attaché ». Tout cela pour cacher le fait que les richesses appartiennent aux autochtones! C'est peut-être la raison pour laquelle la consultation des populations n'a pas encore été pensée et planifiée, bien qu'elle soit réclamée par les Cris et les Inuits et une partie de la population non-autochtone depuis les tout débuts des grands travaux de la Baie-James. Charest à cet effet a dit : « La forme de la consultation n'est pas décidée encore. On sait qu'on doit forcément travailler avec les populations. » Cet aveu de Charest en dit long sur ses intentions. Mais une question est apparue dans les articles de presse et les courriers aux lecteurs : Qui va profiter du Plan Nord ? Quelles villes ? Quelles entreprises ? * * *
En dehors des déclarations de Charest et de Béchard sur le plus haut POTENTIEL, le plus grand territoire, etc., tout le reste demeure vague. « Le premier ministre a seulement l'intention de demander à chacun des ministères quelle pourrait être leur contribution à l'occupation et au développement du Nord. » Une coquille vide d'après plusieurs observateurs des questions énergétiques au Québec. Le Nord-du-Québec est la plus grande des régions administratives du Québec. Elle pourrait largement contenir à la fois la France et la Belgique. À elle seule, la région représente plus de la moitié de la superficie totale du Québec (55 % du territoire québecois), avec ses 839 000 km², dont 121 000 km² de lacs et de rivières. La région est délimitée par les baies d'Hudson et James à l'ouest, le détroit d'Hudson et la baie d'Ungava au nord, le Labrador au nord-Est, et les régions administratives de l'Abitibi-Témiscamingue, de la Mauricie, du Saguenay-Lac-Saint-Jean et de la Côte-Nord au sud et au sud-est. Le gouvernement déclare un taux de chômage de 18.1 %. Mais seulement 30 % de la population autochtone a un emploi. Le taux de chômage concerne ceux qui occupent un emploi. Les autres sont chasseurs, pêcheurs, sculpteurs. La population manque de logements, de services de santé et de transport, de service d'approvisionnement en eau potable. Toutes les maisons et bâtiments sont construits par des entreprises et une main-d'oeuvre venant du « Sud ». Très souvent ce sont des maisons préfabriquées qui arrivent par bateaux. Peu ou pas de transfert de technologie et de connaissance dans la population locale. Le projet de la Rivière RomaineOn parle d'un projet hydroélectrique de 4 barrages d'une valeur de 6.5 milliards $ auquel s'ajoute 2 milliards $ pour la construction de la ligne électrique, du poste de transfert et de l'interconnexion. Charest a parlé de 4 barrages pour la Romaine, pour une capacité de 1550 mégawats (MW). La durée des travaux est estimée à 11 ans, de 2009 à 2020. L'entrée en production est prévue pour 2014 et la pleine production atteinte en 2020. La route d'accès pour la construction est en voie de réalisation. Elle doit être livrée pour l'automne 2010. Charest a déclaré que 2000 travailleurs présentement étaient sur ce chantier. Il devrait atteindre 3000 travailleurs une fois le campement installé. La caractéristique du projet est que pour le moment, aucune négociation n'a été entreprise avec les Innus pour le passage et le tracé des lignes électriques dans le territoire ancestral, le Nitassinan. Aucun contrat de vente n'a été signé pour cette électricité destinée à l'exportation. La main-d'oeuvre spécialisée et qualifiée est rare en raison des chantiers ouverts à Montréal sur l'autoroute 40, la 20, la Eastmain A1, la dérivation de la Rupert et la Centrale Sarcelle . L'éloignement augmente le coût de l'énergie produite. Le projet Le Petit-MécatinaLa puissance prévue est de 1200 MW destinée à l'exportation. La date prévue du début des travaux de construction est 2019-20 ! Le coût de l'énergie produite est plus élevé que celui de La Romaine et les installations sont existantes. Là aussi, il n'y a pas de contrat de vente de l'énergie. Il n'y a pas de route pour l'accès à la rivière Petit-Mécatina et aux futurs sites des barrages. Il n'y a pas d'étude de faisabilité récente. Les études existantes faites pour Hydro-Québec sont sommaires. Tout est à faire ou presque. L'éloignement est un facteur négatif. Position des Premières NationsGhislain Picard, chef des l'Assemblée des Premières Nations du Québec a dit : « Nos relations avec le gouvernement d'un point de vue politique, se résument à des dialogues de sourds présentement. » « En ce qui concerne la capacité d'arriver à entériner des accords concernant le territoire et les ressources, c'est tout un océan qui nous sépare ». « Les Innus ne sont pas contre le développement, mais en même temps, ils sont pour des principes comme l'environnement, la consultation. Pourquoi pas une nouvelle PAIX des Braves ? » « La seule chose qu'on connait, c'est le concept général. » Pour G. Picard c'est un modèle de démesure. Il observe beaucoup de confusion entourant le projet et rappelle au premier ministre qu'il ne s'agit pas d'un territoire inhabité et que son peuple y a des droits. « Si on va voir les gouverneurs de la Nouvelle-Angleterre et qu'on leur présente le Plan Nord comme une réalité, c'est peut-être de la fausse représentation », dit-il. L'Assemblée des Première nations a mis sur pied un comité sur la gestion des ressources naturelles. « La mission de ce comité pourrait aller aussi loin qu'évaluer un projet de complexe hydroélectrique comme Petit-Mécatina », précise M. Ghislain Picard. Pour sa part, Raphaël Picard, Chef du Conseil des Innus de Pessamit, à Betsiamite, est contre le projet du Plan Nord. « Pas question de donner au gouvernement la caution morale dont il a besoin pour aller de l'avant. On ne sait rien de la façon dont ça va être mis en oeuvre ni dans quelles zones. » Raphaël Picard a mis sur pied en décembre 2008, avec trois autres communautés innues, l'Alliance stratégique contre le Plan Nord. « Je ne signerai pas la cession de mes droits moyennant un gros chèque », dit Raphaël Picard. Ces quatre communautés innues sont prêtes à faire dérailler le projet s'il ne se réalise pas à leurs conditions. Position des représentants de la population non-autochtone localeLe président de la Conférence régionale des élus de la Côte-Nord, M. Georges-Henri Gagné, parle du Plan Nord comme d'un « cadre ». « On est pas mal en avance sur le premier ministre. On est bien conscients que les décisions vont s'orienter dans le sens de ceux qui en auront pris l'initiative, alors nous n'attendons pas. » En résumé, quel est l'objectif du gouvernement avec tout cela et dans cette situation ? L'objectif du gouvernement du Québec est l'exportation et la vente de l'électricité à l'étranger à tout prix (voir article publié sur Hydro-Québec dans LML du 29 septembre 2009). Contrairement à son discours, ce qui se passe, c'est le bulldozer. Ils n'ont pas de contrats fermes mais ils poussent.
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