Le Marxiste-Léniniste

Numéro 149 - 7 août 2009

Le Plan Nord du gouvernement Charest

Un projet pour accroître la dépendance
de l'économie québécoise

Le Plan Nord du gouvernement Charest
Un projet pour accroître la dépendance de l'économie québécoise - Correspondant de Rimouski

Terre-Neuve et Labrador
Les travailleurs de Voisey's Bay se joignent à la grève contre Vale Inco
Lettre du syndicat des métallos aux communautés - Le syndicat des Métallos, sections locales 6500, 6200 et 9508

Ontario
Oui à l'industrie manufacturière! Non à la destruction nationale! Rallions-nous aux métallos à la défense de leurs droits!

Accueil | Archives | English

Le Plan Nord du gouvernement Charest

Un projet pour accroître la dépendance
de l'économie québécoise

Le gouvernement du Québec a annoncé la mise en service dans un avenir rapproché d'une nouvelle interconnexion hydro-électrique, « la première en 20 ans » vers l'Ontario. « On vise ce marché, mais aussi celui du Mid-West américain », a dit Jean Charest. Il parle d'une décision de la Federal Energy Regulatory Commission « qui a autorisé le financement d'une ligne d'interconnexion entre le Québec et la Nouvelle-Angleterre » pour remplacer les centrales au gaz par « de l'énergie propre et à bas prix », de préciser le président de la commission.

Charest déclare : « On construit sans avoir l'assurance que les ventes vont suivre, mais il faut être optimiste. » « On voit les besoins du côté américain et la vision du gouvernement Obama. Aux États-Unis, on ne parle pas seulement d'énergie propre, mais d'économie verte. » Avec une pareille gageure de la part de Charest, c'est certain que la Federal Energy Regulatory Commission va obtenir « de l'énergie propre et à bas prix ».

Le gouvernement a également demandé à Hydro-Québec de devancer les études et les travaux d'exploration du futur projet de la rivière Mékatina sur la Basse-Côte-Nord. Il le fait pour combler la période de temps qui séparera la réalisation des projets hydroélectriques de la Basse-Côte-Nord et d'autres projets de rénovation, de réparation et de construction du réseau routier du Québec dans le cadre de son projet qu'il appelle « Le Plan Nord ».

Pour le gouvernement Charest, l'avenir économique du Québec passe par le Plan Nord. « C'est essentiel. Le réchauffement climatique, ses conséquences sur l'environnement et ses conséquences politiques amènent notre regard vers le Nord. Dans le Nord québécois, cela va se traduire par l'ouverture d'une nouvelle voie maritime, qui aura des conséquences énormes sur l'avenir du Québec et du Canada. La souveraineté de ce territoire, qui appartient au Québec, sera contestée par d'autres pays. Ce sera un des enjeux géopolitiques majeurs de notre génération. »

Mais du Plan Nord comme tel on ne sait pas grand chose de précis. Il est question de « faire du Québec la première puissance mondiale des énergies renouvelables », « permettre aux Québécois de réaliser ce destin », « faire des régions nordiques un laboratoire des énergies renouvelables », etc.

Les projets hydroélectriques des rivières Romaine et Mékatina (Basse-Côte-Nord)

Le développement hydroélectrique du Nord du Québec est justifié à la population par « le besoin des USA de notre électricité ». Charest et ses ministres multiplient les déclarations à l'effet que « le Québec est le meilleur endroit au monde pour l'énergie propre et renouvelable », « pour l'énergie verte ». Le ministre Claude Béchard parle d'un potentiel de plus de 20 000 mégawatts, soit assez pour éclairer 4 millions de résidences en période de pointe. Pour le moment, Hydro-Québec a passé une commande de 3 500 mégawatts.

Avec le Plan Nord, Hydro-Québec compte implanter les premières éoliennes en milieu nordique et expérimenter les « hydroliennes » qui permettront de returbiner l'eau au pied des barrages. Des techniques et moyens d'économiser l'énergie y seront développés et déployés afin de réduire la consommation de 11 térawattheures entre 2007 et 2015. Cela permet à Charest de déclarer que « nous mettons le cap vers l'exportation d'énergie propre ». Son gouvernement a les yeux rivés sur la valeur des exportations d'Hydro qui en 2008 ont rapporté 1,9 milliard $ dans les coffres du gouvernement.

Pendant que Charest expose ses projets du Plan Nord et qu'il veut « faire du Québec la première puissance mondiale des énergies renouvelables », il demande aux Québécois d'économiser l'énergie électrique pour pouvoir la vendre aux USA. Il ne se cache pas pour dire que l'électricité produite par le projet sur la rivière Romaine est destinée à la vente et à l'exportation. Son ministre Claude Béchard a même affirmé pendant le congrès du Parti libéral que les Québécois gaspillaient l'énergie électrique parce qu'elle n'était « pas assez chère ».

D'autres grandes lignes du Plan Nord

Au Nord du Québec se trouve un territoire qui représente les deux tiers de toute la province. Au-delà du 49e parallèle, c'est l'absence quasi-totale de routes, de ports de mer, de pistes d'atterrissage pour avions lourds et surtout de sources d'énergie pour bâtir, entretenir et opérer les infrastructures nécessaires à un développement économique et social des populations du Nord.

Tout est à construire dans cet immense territoire dont seule la bande côtière est parsemée de petits villages inuits, séparés les uns des autres par des centaines de kilomètres.

Charest parle « d'un territoire riche en ressources ». Il parle de projets miniers (or, nickel, diamant, fer), de projets gaziers et pétroliers, de récréotourisme et d'écotourisme. Dans une entrevue donnée à Mme Jocelyne Richer, il a dit rêver d'une voie maritime ouverte sur le Grand Nord, de rivières aménagées fournissant des mégawatts à revendre, de mines savamment exploitées...

Ni Charest ni personne d'autre ne se risque à chiffrer les investissements de fonds publics ou privés nécessaires au développement d'un tel projet. Pour le secteur minier, Charest souhaite que le privé investisse les centaines de millions, voire les milliards de dollars nécessaires, « mais avec un contrôle de l'État ». Pour le domaine de l'énergie, « les investissements viendront d'Hydro-Québec. Ce sont des sommes très importantes. »

Présentement dans le Plan Nord, le gouvernement Charest y met de tout. On parle des 106 millions de dollars investis d'ici 5 ans dans la mise à niveau de 15 aéroports situés au Nunavik et sur la Côte-Nord. Les projets annoncés sont : Puvirnituq et Salliut au Nunavik ; Port-Menier et Saint-Augustin sur la Côte-Nord — des projets d'entretien réguliers qui avaient été retardés par les gouvernements, faute de fonds.

Pour la réfection de la route reliant Baie-Comeau à Fermont, 400 millions de dollars ont été accordés par Québec. Il est aussi question d'une route entre Chibougameau et les gisements de diamants des monts Otish. La construction d'une route reliant dans le futur Schefferville à Kuujjuaq est envisagée.

Un projet de port en eaux profondes est en préparation à Wemindji, le long de la Baie James. Son coût n'est pas encore établi. Plus au Nord, Chisasibi et Kuujjuarapik seraient aussi sur la liste. De ces trois villages, seuls Wemindji et Chisasibi sont reliés par une route au Sud.

Soixante-dix pour cent des concessions minières du Québec se trouvent dans le Grand Nord ; 170 entreprises y sont actives dans près de 500 projets miniers. Au lac Bloom près de Schefferville, 410 millions $ sont investis pour une mine de fer et d'uranium par Consolidated Thompson Iron Mines.

Un programme de reboisement de plus de 100 millions d'arbres sur une surface de 100 000 hectares est en élaboration, pour absorber les gaz à effet de serre.

Afin de produire 3 500 mégawatts d'électricité, Hydro-Québec prévoit que ce chantier demandera des investissements de 19 milliards $ sur 20 ans à partir de 2015. Vingt pour cent de cette puissance sera de l'énergie éolienne.

Une nouvelle direction pour l'économie du Québec : Qui décide ?

Ce n'est pas le développement d'une économie qui suffit à ses besoins et qui répond aux besoins présents et futurs du Québec et de ses habitants qui motive le gouvernement Charest dans le Plan Nord. Il ne s'intéresse à aucun des problèmes fondamentaux de l'économie québécoise et en mettant tout l'accent sur « le potentiel » des marchés étrangers, même si cela s'accompagne d'un discours sur « la souveraineté du territoire », il met davantage en péril notre avenir et les droits et le bien-être des Premières Nations.

Le Plan Nord du gouvernement Charest s'inscrit dans le projet annexionniste de l'empire américain, notamment pour ce qui est des matières premières, de l'énergie et de la « plaque tournante » entre l'Europe et les Amériques. Il est motivé par la volonté de satisfaire les demandes des multinationales pour le potentiel immense de richesses que représentent les matières premières du territoire nordique du Québec. Il faut démasquer ses fausses prétentions et déployer tous les efforts pour résoudre le premier problème en ce qui concerne l'économie québécoise : Qui décide de la direction de l'économie ?

Haut de page


Terre-Neuve et Labrador

Les travailleurs de Voisey's Bay
se joignent à la grève contre Vale Inco

Quatre cent cinquante travailleurs de la mine et de l'usine de nickel-cuivre de Voisey's Bay dans le nord du Labrador ont déclenché la grève le 1er août. La grève concerne les travailleurs de la mine et de l'usine de Vale Inco, le personnel d'approvisionnement et celui de la sécurité. Les négociations entre le syndicat des Métallos et Vale Inco ont été rompues en juin. Les travailleurs sont sans convention collective depuis mars. En juillet, ils ont voté à 90 % en faveur de la grève pour appuyer leurs demandes. Aucun calendrier de négociations n'est actuellement prévu.

Les grévistes du Labrador se joignent ainsi aux 3 073 employés des opérations d'exploitation minière, de fraisage, de fusion et de raffinage intégrées de Vale Inco à Sudbury, en Ontario, et aux 116 employés de la raffinerie de Port Colborne qui sont en grève depuis le 13 juillet. Le nickel concentré provenant de la mine de Voisey's Bay est fondu aux opérations de Vale Inco à Sudbury et Thompson au Manitoba.

Vale a fermé la plupart de ses opérations de Sudbury le 1er mai pour l'entretien et a complètement arrêté la production le 1er juin. Il a fermé pendant un mois complet son usine de Thompson au Manitoba à la fin de juillet. Les opération de Voisey's Bay ont été arrêtées le 1er juillet pour une période d'un mois et celles-ci doivent reprendre le 1er août. Avec les grèves à Sudbury et à Voisey's Bay et l'arrêt de la production à Thomson jusqu'à la fin août, Vale Inco n'a produit qu'une petite quantité de nickel au Canada depuis le printemps.

En 2008, la production de nickel fini, qui utilise le minerai de nickel produit à la mine Ovoid de Voisey's Bay, a atteint 77 500 tonnes métriques, soit 28 % de la production totale de Vale Inco. Voisey's Bay a aussi produit 55 000 tonnes métriques de cuivre concentré et 1 695 tonnes métriques de cobalt, soit respectivement 18 % et 60 % de la production totale de Vale. La production de nickel fini provenant des opérations de Sudbury a atteint 85 300 tonnes métriques, soit 31 % de la production totale de Vale.

Les questions en jeu à Voisey's Bay sont essentiellement les mêmes que celles en Ontario. Vale Inco veut instaurer un régime de retraite à prestations déterminées pour les nouveaux employés, geler les salaires, fixer un plafond aux primes et augmenter le nombre de travailleurs temporaires.

Dans un communiqué de presse, le directeur du district 6 du syndicat des Métallos, Wayne Fraser, a dit : « Nos membres ont négocié avec la perspective des contrats à long terme qui ont été positifs pour nos membres, la communauté et la compagnie. C'est injuste que Vale tente maintenant d'éliminer tout cela. » Avec le cours actuel du nickel à plus de 7 $ la livre et les augmentations possibles à 11 $ et 12 $ l'an prochain, Vale n'a pas besoin des concessions qu'il exige à ses travailleurs », a dit Fraser. « Ces prédictions ont été faites par Vale à la table de négociation », a-t-il dit.

Haut de page


Lettre du syndicat des métallos aux communautés

Chers membres des communautés de Voisey Bay, Port Colborne et Sudbury,

Les travailleurs de Vale-Inco ont tout fait pour éviter la grève.

Nous savons comment cela a été difficile pour nos membres et pour nos communautés. De même, nous savons aussi comment cela aurait été difficile pour nos membres et nos communautés si nous avions accepté les demandes de la compagnie pour une réorganisation importante à long terme et des coupures sur la manière dont nous serions compensés.

Cette ronde de négociations n'est pas comparable à celles que nous avions avec Inco. Le nouveau propriétaire, Vale, qui est présentement une multinationale brésilienne énormément rentable, a choisi d'utiliser les présentes conditions économiques comme excuse pour nous soutirer des coupures avec des conséquences importantes à long terme sans aucun égard au maintien des revenus de nos familles qui font vivre nos communautés.

La réalité est que durant les deux dernières années, Vale a soutiré deux fois plus de profits de l'Ontario qu'Inco l'a fait durant les dix années précédentes.

Nous comprenons que nous vivons durant une période économique difficile et nous nous assurons que cette réalité nous guide durant tout le processus de négociation de notre convention collective. Toutefois, Vale concentre son attention non pas à trouver des manières de passer à travers ces temps difficiles. (Si l'on tient compte qu'ils ont en poche des liquidités de 22 milliards $US, vous pouvez comprendre pourquoi ils ne sont pas préoccupés par cette question, comme ils devraient l'être.)

Plutôt, ils ont concentré leur attention à réduire de manière importante un avantage qui ne coûte pas un cent actuellement (ou durant des périodes économiques difficiles).

Le boni lié au prix du nickel est un mécanisme innovateur développé par Inco et le syndicat des métallos pour permettre aux travailleurs de tirer parti d'un avantage durant les périodes de prospérité économique et d'aider la compagnie à se protéger durant les périodes économiques difficiles. Le fait que Vale attaque cet avantage (qui ne nous rapporte actuellement rien) démontre qu'ils ne sont pas motivés par la présente situation économique.


Ligne de piquetage à Port Colborne (Photo: www.fairdealnow.ca)

Vale préfère utiliser la période actuelle pour s'en prendre à un mécanisme équitable, sachant qu'une période de prospérité va éventuellement revenir.

En même temps, il semble que Vale soit bien prête à remettre dès maintenant une partie de ses profits à ses directeurs. La rémunération des six plus importants cadres supérieurs de Vale s'est accrue de 120 % durant les deux dernières années (de 2006 à 2008).

Malgré cela, Vale insiste pour dire qu'ils ont besoin d'imposer radicalement ces concessions à leurs travailleurs canadiens.

Nous croyons que chaque personne qui vit ou travaille dans les communautés de Sudbury, Port Colborne et Voisey Bay devrait reconnaître que la santé et la viabilité de sa communauté sont présentement menacées.

La question n'est pas de savoir si Vale Inco peut survivre à cette récession économique. Leurs profits sont la réponse à cette question. La véritable question est si nos communautés auront ou pas les revenus nécessaires à une famille de classe moyenne pour qu'ils puissent s'en sortir indemne de cette récession.

Pour le Canada, la question est de savoir si nos ressources naturelles et les emplois difficiles et dangereux liés à leur extraction vont fournir une rémunération équivalente aux classes moyennes.

Pour les compagnies étrangères qui extraient ces ressources canadiennes et en soutirent des profits considérables sans toutefois garantir aux familles et aux communautés des revenus bien mérités, cela n'est pas juste.

Nous faisons appel à votre appui et nous vous en remercions.

Respectueusement,

Le syndicat des Métallos, sections locales 6500, 6200 et 9508.

Haut de page


Ontario

Oui à l'industrie manufacturière!
Non à la destruction nationale! Rallions-nous aux métallos à la défense de leurs droits!

Les impérialistes de U.S. Steel placent l'usine du lac Érié en lock-out.

U.S. Steel a intensifié ses attaques contre les métallos canadiens avec la mise à pied de près de 1 000 travailleurs du local 8782 du syndicat des Métallos de l'usine du lac Érié. Les aciéries Stelco de Hamilton et Nanticoke avaient quant à elles déjà été fermées quand U.S. Steel a transféré la production aux États-Unis, selon son plan global d'empire et selon le diktat du président Obama d'« acheter américain ».

Le local 8782 avait accepté de prolonger la convention collective en vigueur au-delà de la date expiratoire, soit le 31 juillet, mais U.S. Steel a rejeté l'offre du revers de la main, parce qu'il préfère profiter de la situation pour faire baisser les standards canadiens sur les pensions, avantages sociaux et salaires. Les derniers métallos ont été escortés hors de l'usine Stelco de Nanticoke à 19 heures, le 3 août. Les impérialistes américains ont ensuite procédé à une fermeture d'usine digne d'une mesure de guerre, installant à l'entrée des clôtures de béton anti-explosives et ordonnant au personnel de sécurité de filmer la ligne de piquetage.

Le coordonnateur du piquetage des travailleurs de l'acier, Rob Clark, de Simcoe, déclare dans le Simcoe Reformer : « Le lock-out de lundi est la suite d'une longue détérioration des relations de travail qui a commencé lorsque U.S. Steel s'est établi en Ontario. 'Ç'a fait une grosse différence', dit Clark. 'Depuis l'arrivée de U.S. Steel, ils ont tout fait pour fermer notre usine. Nous sommes habitués de faire partie de la solution aux problèmes. Nous ne sommes pas habitués d'être écartés. C'est une culture totalement différente. »

Selon les rapports de sources syndicales et des masse-médias, U.S. Steel souhaite une restructuration complète de la convention collective pour en finir avec les réclamations de standard canadien des métallos à la richesse qu'ils produisent. Les impérialistes de U.S. Steel calculent que pendant que les usines de Stelco ne produisent pas d'acier, ils peuvent remplir leur carnet de commande au Canada avec de l'acier produit dans leurs usines américaines jusqu'à ce que les métallos canadiens acceptent de faire des concessions.

Ces citations du Simcoe Reformer donnent une mesure de l'arrogance brutale du monopole américain sur la question des pensions : « Le négociateur représentant U.S. Steel responsable de la politique sur les pensions a récemment avisé le local 8782 qu'il veut changer de fond en comble le plan actuel, qui garanti aux retraités un montant fixe par mois. 'Ses mots exacts furent : C'est de la maudite charité !', a dit Ferguson à l'extérieur du siège social du syndicat sur la rue Hawk, dans le parc industriel de Nanticoke. 'Il a dit que c'était du bien-être social, et que c'est la responsabilité du gouvernement et qu'aucune compagnie ne devrait être impliquée' ». (Bill Ferguson est le président du local 8782 du syndicat des Métallos.)

Mis à part l'élimination du régime de pension à prestations déterminées, les concessions exigées par le monopole américain incluent une réduction salariale de 3 $ l'heure sur la base d'un gel de salaire, l'élimination des indexations au coût de la vie, un terme au système de partage des profits, la mise sur pied d'un plan de médicaments partagé et une réduction du salaire de départ.

Le maintien et le financement du régime de pension à prestations déterminées étaient une condition de U.S. Steel pour l'achat de Stelco en 2007. La menace de détruire le régime de pension est une raison de plus pour le gouvernement fédéral d'intervenir vigoureusement, soit en imposant à U.S. Steel de se soumettre aux engagements pris lors de l'achat de Stelco, soit en saisissant les aciéries au nom du peuple canadien pour en faire la base d'une industrie de l'acier souveraine.

La destruction des fonds de pension et les autres concessions ne feraient qu'augmenter le montant de valeur ajoutée de l'acier (tribut impérialiste) qui quitterait le Canada en direction des États-Unis une fois la production reprise.

Le ML appelle tous les travailleurs et leurs alliés à soutenir les métallos de Stelco, du local 8782, contre les concessions exigées par les impérialistes de U.S. Steel et pour résoudre le problème de la propriété en faveur du peuple.

Haut de page


Lisez Le Marxiste-Léniniste
Site web:  www.pccml.ca   Courriel: redaction(@)cpcml.ca