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Le Plan Nord du gouvernement Charest
Un projet pour accroître la dépendance
de l'économie québécoise
- Correspondant de Rimouski -
Le gouvernement du Québec a annoncé la
mise en service dans un avenir rapproché d'une nouvelle
interconnexion hydro-électrique, « la première
en 20 ans » vers l'Ontario. « On vise ce
marché, mais aussi celui du Mid-West
américain », a dit Jean Charest. Il parle d'une
décision de la Federal Energy Regulatory
Commission « qui a autorisé le financement d'une
ligne d'interconnexion entre le Québec et la
Nouvelle-Angleterre » pour remplacer les centrales au gaz
par « de l'énergie propre et à bas
prix », de préciser le président de la
commission.
Charest déclare : « On construit
sans avoir l'assurance que les ventes vont suivre, mais il faut
être optimiste. » « On voit les besoins du
côté américain et la vision du gouvernement Obama.
Aux États-Unis, on ne parle pas seulement d'énergie
propre, mais d'économie verte. » Avec une pareille
gageure de la part
de Charest, c'est certain que la Federal Energy Regulatory Commission
va obtenir « de l'énergie propre et à bas
prix ».
Le gouvernement a également demandé
à Hydro-Québec de devancer les études et les
travaux d'exploration du futur projet de la rivière
Mékatina sur la Basse-Côte-Nord. Il le fait pour combler
la période de temps qui séparera la réalisation
des projets hydroélectriques de la Basse-Côte-Nord et
d'autres projets de rénovation, de réparation et de
construction du réseau routier du Québec dans le cadre de
son projet qu'il appelle « Le Plan Nord ».
Pour le gouvernement Charest, l'avenir économique
du Québec passe par le Plan Nord. « C'est essentiel.
Le réchauffement climatique, ses conséquences sur
l'environnement et ses conséquences politiques amènent
notre regard vers le Nord. Dans le Nord québécois, cela
va se traduire par l'ouverture d'une nouvelle voie maritime, qui aura
des conséquences énormes sur l'avenir du Québec et
du Canada. La souveraineté de ce territoire, qui appartient au
Québec, sera contestée par d'autres pays. Ce sera un des
enjeux géopolitiques majeurs de notre
génération. »
Mais du Plan Nord comme tel on ne sait pas grand chose
de précis. Il est question de « faire du
Québec la première puissance mondiale des énergies
renouvelables », « permettre aux
Québécois de réaliser ce destin »,
« faire des régions nordiques un laboratoire des
énergies renouvelables », etc.
Les projets hydroélectriques des rivières
Romaine et Mékatina (Basse-Côte-Nord)
Le développement hydroélectrique du Nord
du Québec est justifié à la population par
« le besoin des USA de notre
électricité ». Charest et ses ministres
multiplient les déclarations à l'effet que
« le Québec est le meilleur endroit
au monde pour l'énergie propre et renouvelable »,
« pour l'énergie verte ». Le ministre
Claude Béchard parle d'un potentiel de plus de 20 000
mégawatts, soit assez pour éclairer 4 millions de
résidences en période de pointe. Pour le moment,
Hydro-Québec a passé une commande de 3 500
mégawatts.
Avec le Plan Nord, Hydro-Québec compte implanter
les premières éoliennes en milieu nordique et
expérimenter les « hydroliennes » qui
permettront de returbiner l'eau au pied des barrages. Des techniques et
moyens d'économiser l'énergie y seront
développés et déployés afin de
réduire la consommation de 11 térawattheures entre
2007 et 2015. Cela permet à Charest de déclarer que
« nous mettons le cap vers l'exportation d'énergie
propre ». Son gouvernement a les yeux rivés sur la
valeur des exportations d'Hydro qui en 2008 ont rapporté 1,9
milliard $ dans les coffres du gouvernement.
Pendant que Charest expose ses projets du Plan Nord et
qu'il veut « faire du Québec la première
puissance mondiale des énergies renouvelables », il
demande aux Québécois d'économiser
l'énergie électrique pour pouvoir la vendre aux USA. Il
ne se cache pas pour dire que l'électricité produite par
le projet sur la rivière Romaine
est destinée à la vente et à l'exportation. Son
ministre Claude Béchard a même affirmé pendant le
congrès du Parti libéral que les Québécois
gaspillaient l'énergie électrique parce qu'elle
n'était « pas assez chère ».
D'autres grandes lignes du Plan Nord
Au Nord du Québec se trouve un territoire qui
représente les deux tiers de toute la province. Au-delà
du 49e parallèle, c'est l'absence quasi-totale de routes, de
ports de mer, de pistes d'atterrissage pour avions lourds et surtout de
sources d'énergie pour bâtir, entretenir et opérer
les
infrastructures nécessaires à un développement
économique et social des populations du Nord.
Tout est à construire dans cet immense territoire
dont seule la bande côtière est parsemée de petits
villages inuits, séparés les uns des autres par des
centaines de kilomètres.
Charest parle « d'un territoire riche en
ressources ». Il parle de projets miniers (or, nickel,
diamant, fer), de projets gaziers et pétroliers, de
récréotourisme et d'écotourisme. Dans une entrevue
donnée à Mme Jocelyne Richer, il a dit rêver d'une
voie maritime ouverte sur le Grand Nord, de rivières
aménagées fournissant des
mégawatts à revendre, de mines savamment
exploitées...
Ni Charest ni personne d'autre ne se risque à
chiffrer les investissements de fonds publics ou privés
nécessaires au développement d'un tel projet. Pour le
secteur minier, Charest souhaite que le privé investisse les
centaines de millions, voire les milliards de dollars
nécessaires, « mais avec un contrôle de
l'État ». Pour le domaine de
l'énergie, « les investissements viendront
d'Hydro-Québec. Ce sont des sommes très
importantes. »
Présentement dans le Plan Nord, le gouvernement
Charest y met de tout. On parle des 106 millions de dollars investis
d'ici 5 ans dans la mise à niveau de 15 aéroports
situés au Nunavik et sur la Côte-Nord. Les projets
annoncés sont : Puvirnituq et Salliut au Nunavik ;
Port-Menier et Saint-Augustin sur la Côte-Nord — des projets
d'entretien réguliers qui avaient été
retardés par les gouvernements, faute de fonds.
Pour la réfection de la route reliant Baie-Comeau
à Fermont, 400 millions de dollars ont été
accordés par Québec. Il est aussi question d'une route
entre Chibougameau et les gisements de diamants des monts Otish. La
construction d'une route reliant dans le futur Schefferville à
Kuujjuaq est envisagée.
Un projet de port en eaux profondes est en
préparation à Wemindji, le long de la Baie James. Son
coût n'est pas encore établi. Plus au Nord, Chisasibi et
Kuujjuarapik seraient aussi sur la liste. De ces trois villages, seuls
Wemindji et Chisasibi sont reliés par une route au Sud.
Soixante-dix pour cent des concessions minières
du Québec se trouvent dans le Grand Nord ; 170 entreprises
y sont actives dans près de 500 projets miniers. Au lac Bloom
près de Schefferville, 410 millions $ sont investis pour
une mine de fer et d'uranium par Consolidated Thompson Iron Mines.
Un programme de reboisement de plus de 100 millions
d'arbres sur une surface de 100 000 hectares est en élaboration,
pour absorber les gaz à effet de serre.
Afin de produire 3 500 mégawatts
d'électricité, Hydro-Québec prévoit que ce
chantier demandera des investissements de 19 milliards $ sur 20
ans à partir de 2015. Vingt pour cent de cette puissance sera de
l'énergie éolienne.
Une nouvelle direction pour l'économie du
Québec : Qui décide ?
Ce n'est pas le développement d'une
économie qui suffit à ses besoins et qui répond
aux besoins présents et futurs du Québec et de ses
habitants qui motive le gouvernement Charest dans le Plan Nord. Il ne
s'intéresse à aucun des problèmes
fondamentaux de l'économie québécoise et en
mettant tout l'accent sur « le potentiel » des
marchés étrangers, même si cela s'accompagne d'un
discours sur « la souveraineté du
territoire », il met davantage en péril notre avenir
et les droits et le bien-être des Premières Nations.
Le Plan Nord du gouvernement Charest s'inscrit dans le
projet annexionniste de l'empire américain, notamment pour ce
qui est des matières premières, de l'énergie et de
la « plaque tournante » entre l'Europe et les
Amériques. Il est motivé par la volonté de
satisfaire les demandes des multinationales pour le potentiel immense
de
richesses que représentent les matières premières
du territoire nordique du Québec. Il faut démasquer ses
fausses prétentions et déployer tous les efforts pour
résoudre le premier problème en ce qui concerne
l'économie québécoise : Qui décide de
la direction de l'économie ?

Terre-Neuve et Labrador
Les travailleurs de Voisey's Bay
se joignent à la grève contre Vale Inco
Quatre cent cinquante travailleurs de la mine et de
l'usine de nickel-cuivre de Voisey's Bay dans le nord du Labrador ont
déclenché la grève le 1er août. La
grève concerne les travailleurs de la mine et de l'usine de Vale
Inco, le personnel d'approvisionnement et celui de la
sécurité. Les négociations entre le syndicat des
Métallos et Vale Inco
ont été rompues en juin. Les travailleurs sont sans
convention collective depuis mars. En juillet, ils ont voté
à 90 % en faveur de la grève pour appuyer leurs
demandes. Aucun calendrier de négociations n'est actuellement
prévu.
Les grévistes du Labrador se joignent ainsi aux 3
073 employés des opérations d'exploitation
minière, de fraisage, de fusion et de raffinage
intégrées de Vale Inco à Sudbury, en Ontario, et
aux 116 employés de la raffinerie de Port Colborne qui sont en
grève depuis le 13 juillet. Le nickel concentré provenant
de la mine de Voisey's Bay est
fondu aux opérations de Vale Inco à Sudbury et Thompson
au Manitoba.
Vale a fermé la plupart de ses opérations
de Sudbury le 1er mai pour l'entretien et a complètement
arrêté la production le 1er juin. Il a fermé
pendant un mois complet son usine de Thompson au Manitoba à la
fin de juillet. Les opération de Voisey's Bay ont
été arrêtées le 1er juillet pour une
période d'un mois et celles-ci doivent reprendre le 1er
août. Avec les grèves à Sudbury et à
Voisey's Bay et l'arrêt de la production à Thomson
jusqu'à la fin août, Vale Inco n'a produit qu'une petite
quantité de nickel au Canada depuis le printemps.
En 2008, la production de nickel fini, qui utilise le
minerai de nickel produit à la mine Ovoid de Voisey's Bay, a
atteint 77 500 tonnes métriques, soit 28 % de la production
totale de Vale Inco. Voisey's Bay a aussi produit 55 000 tonnes
métriques de cuivre concentré et 1 695 tonnes
métriques de cobalt, soit respectivement 18 %
et 60 % de la production totale de Vale. La production de nickel
fini provenant des opérations de Sudbury a atteint 85 300 tonnes
métriques, soit 31 % de la production totale de Vale.
Les questions en jeu à Voisey's Bay sont
essentiellement les mêmes que celles en Ontario. Vale Inco veut
instaurer un régime de retraite à prestations
déterminées pour les nouveaux employés, geler les
salaires, fixer un plafond aux primes et augmenter le nombre de
travailleurs temporaires.
Dans un communiqué de presse, le directeur du
district 6 du syndicat des Métallos, Wayne Fraser, a dit :
« Nos membres ont négocié avec la perspective
des contrats à long terme qui ont été positifs
pour nos membres, la communauté et la compagnie. C'est injuste
que Vale tente maintenant d'éliminer tout cela. »
Avec le
cours actuel du nickel à plus de 7 $ la livre et les
augmentations possibles à 11 $ et 12 $ l'an prochain,
Vale n'a pas besoin des concessions qu'il exige à ses
travailleurs », a dit Fraser. « Ces
prédictions ont été faites par Vale à la
table de négociation », a-t-il dit.

Lettre du syndicat des métallos aux
communautés
- Le syndicat des Métallos,
sections locales 6500,
6200 et 9508, 23 juillet 2009 -
Chers membres des communautés de Voisey Bay, Port
Colborne et Sudbury,
Les travailleurs de Vale-Inco ont tout fait pour
éviter la grève.
Nous savons comment cela a été difficile
pour nos membres et pour nos communautés. De même, nous
savons aussi comment cela aurait été difficile pour nos
membres et nos communautés si nous avions accepté les
demandes de la compagnie pour une réorganisation importante
à long terme et des coupures sur la manière dont nous
serions
compensés.
Cette ronde de négociations n'est pas comparable
à celles que nous avions avec Inco. Le nouveau
propriétaire, Vale, qui est présentement une
multinationale brésilienne énormément rentable, a
choisi d'utiliser les présentes conditions économiques
comme excuse pour nous soutirer des coupures avec des
conséquences importantes à long terme sans
aucun égard au maintien des revenus de nos familles qui font
vivre nos communautés.
La réalité est que durant les deux
dernières années, Vale a soutiré deux fois plus de
profits de l'Ontario qu'Inco l'a fait durant les dix années
précédentes.
Nous comprenons que nous vivons durant une
période économique difficile et nous nous assurons que
cette réalité nous guide durant tout le processus de
négociation de notre convention collective. Toutefois, Vale
concentre son attention non pas à trouver des manières de
passer à travers ces temps difficiles. (Si l'on tient compte
qu'ils ont en poche
des liquidités de 22 milliards $US, vous pouvez comprendre
pourquoi ils ne sont pas préoccupés par cette question,
comme ils devraient l'être.)
Plutôt, ils ont concentré leur attention
à réduire de manière importante un avantage qui ne
coûte pas un cent actuellement (ou durant des périodes
économiques difficiles).
Le boni lié au prix du nickel est un
mécanisme innovateur développé par Inco et le
syndicat des métallos pour permettre aux travailleurs de tirer
parti d'un avantage durant les périodes de
prospérité économique et d'aider la compagnie
à se protéger durant les périodes
économiques difficiles. Le fait que Vale attaque cet avantage
(qui ne nous rapporte
actuellement rien) démontre qu'ils ne sont pas motivés
par la présente situation économique.
Vale préfère utiliser la période
actuelle pour s'en prendre à un mécanisme
équitable, sachant qu'une période de
prospérité va éventuellement revenir.
En même temps, il semble que Vale soit bien
prête à remettre dès maintenant une partie de ses
profits à ses directeurs. La rémunération des six
plus importants cadres supérieurs de Vale s'est accrue de
120 % durant les deux dernières années (de 2006
à 2008).
Malgré cela, Vale insiste pour dire qu'ils ont
besoin d'imposer radicalement ces concessions à leurs
travailleurs canadiens.
Nous croyons que chaque personne qui vit ou travaille
dans les communautés de Sudbury, Port Colborne et Voisey Bay
devrait reconnaître que la santé et la viabilité de
sa communauté sont présentement menacées.
La question n'est pas de savoir si Vale Inco peut
survivre à cette récession économique. Leurs
profits sont la réponse à cette question. La
véritable question est si nos communautés auront ou pas
les revenus nécessaires à une famille de classe moyenne
pour qu'ils puissent s'en sortir indemne de cette récession.
Pour le Canada, la question est de savoir si nos
ressources naturelles et les emplois difficiles et dangereux
liés à leur extraction vont fournir une
rémunération équivalente aux classes moyennes.
Pour les compagnies étrangères qui
extraient ces ressources canadiennes et en soutirent des profits
considérables sans toutefois garantir aux familles et aux
communautés des revenus bien mérités, cela n'est
pas juste.
Nous faisons appel à votre appui et nous vous en
remercions.
Respectueusement,
Le syndicat des Métallos, sections locales 6500,
6200 et 9508.

Ontario
Oui à l'industrie manufacturière!
Non à la destruction nationale! Rallions-nous aux
métallos à la défense de leurs droits!
Les impérialistes de U.S. Steel placent
l'usine du lac Érié en lock-out.
U.S. Steel a intensifié ses attaques contre les
métallos canadiens avec la mise à pied de près de
1 000 travailleurs du local 8782 du syndicat des Métallos de
l'usine du lac Érié. Les aciéries Stelco de
Hamilton et Nanticoke avaient quant à elles déjà
été fermées quand U.S. Steel a
transféré la production aux États-Unis, selon son
plan global d'empire et
selon le diktat du président Obama d'« acheter
américain ».
Le local 8782 avait accepté de prolonger la
convention collective en vigueur au-delà de la date expiratoire,
soit le 31 juillet, mais U.S. Steel a rejeté l'offre du revers
de la main, parce qu'il préfère profiter de la situation
pour faire baisser les standards canadiens sur les pensions, avantages
sociaux et salaires. Les derniers métallos ont été
escortés hors
de l'usine Stelco de Nanticoke à 19 heures, le 3 août. Les
impérialistes américains ont ensuite
procédé à une fermeture d'usine digne d'une mesure
de guerre, installant à l'entrée des clôtures de
béton anti-explosives et ordonnant au personnel de
sécurité de filmer la ligne de piquetage.
Le coordonnateur du piquetage des travailleurs de
l'acier, Rob Clark, de Simcoe, déclare dans le Simcoe
Reformer : « Le lock-out de lundi est la suite
d'une longue détérioration des relations de travail qui a
commencé lorsque U.S. Steel s'est établi en Ontario.
'Ç'a fait une grosse différence', dit Clark. 'Depuis
l'arrivée de
U.S. Steel, ils ont tout fait pour fermer notre usine. Nous sommes
habitués de faire partie de la solution aux problèmes.
Nous ne sommes pas habitués d'être écartés.
C'est une culture totalement différente. »
Selon les rapports de sources syndicales et des
masse-médias, U.S. Steel souhaite une restructuration
complète de la convention collective pour en finir avec les
réclamations de standard canadien des métallos à
la richesse qu'ils produisent. Les impérialistes de U.S. Steel
calculent que pendant que les usines de Stelco ne produisent pas
d'acier, ils
peuvent remplir leur carnet de commande au Canada avec de l'acier
produit dans leurs usines américaines jusqu'à ce que les
métallos canadiens acceptent de faire des concessions.
Ces citations du Simcoe Reformer donnent une
mesure de l'arrogance brutale du monopole américain sur la
question des pensions : « Le négociateur
représentant U.S. Steel responsable de la politique sur les
pensions a récemment avisé le local 8782 qu'il veut
changer de fond en comble le plan actuel, qui garanti aux
retraités
un montant fixe par mois. 'Ses mots exacts furent : C'est de la
maudite charité !', a dit Ferguson à
l'extérieur du siège social du syndicat sur la rue Hawk,
dans le parc industriel de Nanticoke. 'Il a dit que c'était du
bien-être social, et que c'est la responsabilité du
gouvernement et qu'aucune compagnie ne devrait être
impliquée' ». (Bill
Ferguson est le président du local 8782 du syndicat des
Métallos.)
Mis à part l'élimination du régime
de pension à prestations déterminées, les
concessions exigées par le monopole américain incluent
une réduction salariale de 3 $ l'heure sur la base d'un gel
de salaire, l'élimination des indexations au coût de la
vie, un terme au système de partage des profits, la mise sur
pied d'un plan de médicaments partagé et
une réduction du salaire de départ.
Le maintien et le financement du régime de
pension à prestations déterminées étaient
une condition de U.S. Steel pour l'achat de Stelco en 2007. La menace
de détruire le régime de pension est une raison de plus
pour le gouvernement fédéral d'intervenir vigoureusement,
soit en imposant à U.S. Steel de se soumettre aux engagements
pris lors de
l'achat de Stelco, soit en saisissant les aciéries au nom du
peuple canadien pour en faire la base d'une industrie de l'acier
souveraine.
La destruction des fonds de pension et les autres
concessions ne feraient qu'augmenter le montant de valeur
ajoutée de l'acier (tribut impérialiste) qui quitterait
le Canada en direction des États-Unis une fois la production
reprise.
Le ML appelle tous les travailleurs et leurs
alliés à soutenir les métallos de Stelco, du local
8782, contre les concessions exigées par les
impérialistes de U.S. Steel et pour résoudre le
problème de la propriété en faveur du peuple.

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