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La Ville de Toronto doit retirer son diktat sur les
concessions! Défendons le droit des travailleurs municipaux de
lutter pour leurs justes revendications!
Le
Marxiste-Léniniste lance l'appel à tous les
travailleurs de Toronto et du Canada à exiger que la Ville de
Toronto cesse immédiatement sa campagne contre les
employés municipaux pour leur soutirer des concessions
antiouvrières. Les employés de la ville fournissent des
services importants pour la population de Toronto et ont le
droit d'être traités en conséquence. Ces demandes
de concessions sont un affront à tous les travailleurs. Honte
aux autorités municipales qui mènent cette offensive
contre la dignité du travail ! Les travailleurs partout au
Canada doivent se porter solidement à la défense du droit
des employés municipaux de lutter pour des conditions de vie et
de travail qui leur sont acceptables et pour l'expansion et le
développement des services publics.
Les employés de la Ville de Toronto sont
regroupés dans deux sections locales du Syndicat canadien de la
fonction publique (SCFP) : la section local 79, qui
représente environ 18 000 cols blancs, dont les employés
des centres récréatifs et des centres d'accueil pour les
aînés, et la section local 416 qui regroupe 6 200 cols
bleus affectés à
la récupération des déchets, aux travaux routiers,
aux services paramédicaux, etc. Les médiateurs du
gouvernement de l'Ontario n'ont pas rendu leur rapport sur les
négociations entre la Ville de Toronto et ses employés.
Les employés municipaux seront donc en position légale de
grève à compter du 22 juin et la ville sera en position
légale de les
mettre en lock-out. La Ville et le gouvernement de l'Ontario sont
carrément à blâmer pour l'échec des
négociations, le gouvernement étant en grande partie
responsable des problèmes budgétaires de la ville parce
qu'il a transféré plusieurs services à la ville
sans lui donner les revenus nécessaires.
Les conventions collectives sont arrivées
à échéance à la fin de 2008. Il y a eu 50
sessions de négociation entre le syndicat et la ville sans
produire aucun résultat. La ville refuse depuis le début
de négocier sur la base des propositions formulées par
les travailleurs. Elle a plutôt choisi de mettre sur la table des
demandes de concessions
importantes, une liste de concessions qui, selon le syndicat, fait plus
de 100 pages dans le cas de la section locale 416. Les autorités
municipales maintiennent que les concessions sont la seule chose
à discuter à la table de négociation. Cela
comprend des concessions sur les heures de travail, les dispositions
sur la sécurité d'emploi, l'ancienneté et
les avantages marginaux. Elles ont présenté une
proposition écrite de redéfinir le régime de
santé il y a à peine deux semaines, c'est--à-dire
cinq moins depuis l'expiration des conventions collectives. Cela touche
à des droits fondamentaux que les travailleurs ont conquis
après de longues années de bataille. Il est clair qu'en
agissant ainsi la ville
cherche à provoquer.
La ville refuse de négocier quoi que ce soit si
les employés n'acceptent pas le diktat au sujet des demandes de
concessions. Lorsque les représentants syndicaux ont
refusé de laisser leurs membres se faire humilier de la sorte,
la ville est allée dire aux médias qu'ils ne sont pas
raisonnables et qu'ils ne veulent pas négocier.
Pour leur part les médias ont recommencé,
encore une fois, à diaboliser les employés municipaux, en
les dépeignant comme un groupe de privilégiés qui
sont insensibles à la réalité de la crise
économique mondiale. On prétend qu'en cette
période de crise tout le monde s'entend pour dire que les
travailleurs doivent faire des concessions qui leur
enlèvent leurs droits et leur dignité, comme si la
négation de leurs droits et la baisse forcée de leurs
conditions de travail et de leur niveau de vie seraient une solution
à la crise. Les masse-médias présentent des
scénarios alarmants au sujet de la grève : des
poubelles qui s'amoncèlent dans les rues et un été
d'enfer pour les Torontois privés de
services publics. Les médias monopolisés s'exposent ainsi
comme défenseurs inconditionnels d'une élite
privilégiée, une tribune publique qui n'est pas digne
d'une ville moderne et d'une culture moderne de la vie urbaine. Et sans
le vouloir, en démontrant ainsi l'importance du travail que font
les employés municipaux, ils montrent à quel point il
est important de défendre leurs droits et leur dignité.
Le Marxiste-Léniniste appelle les
travailleurs du Canada, et en particulier ceux de la région de
Toronto, de se rallier à la défense des employés
municipaux de Toronto et de reconnaître l'importance de repousser
l'offensive menée contre eux. La ville, le gouvernement et les
médias cherchent à les isoler et à préparer
l'opinion
publique pour criminaliser les travailleurs individuels et leurs
collectifs et détourner la discussion des problèmes
qu'ils mettent à l'ordre du jour. Les travailleurs ont
entièrement raison de défendre leurs droits en cette
période de crise économique et de présenter des
solutions qui sont dans l'intérêt de la classe
ouvrière et de l'édification nationale,
contre les politiques de destruction nationale et en opposition aux
intérêts des riches. Pourquoi les employés
municipaux accepteraient-ils de faire des concessions qui ne
mènent qu'à la détérioration de leurs
conditions de vie et de travail et des services publics
nécessaires pour le bien-être de tous ? Les quelques
mesures de protection et de
stabilité qu'ils ont remportées après des
années de lutte ne sont-elles pas un développement
positif, qui bénéficie à tous et qui doit
être amélioré pîlutôt que
saboté ? La dignité et les droits qu'ils ont
gagnés par des batailles courageuses dans le passé ne
devraient-ils pas devenir la norme pour les autres travailleurs,
surtout dans la région de
Toronto où l'on assiste à une précarisation rapide
de l'emploi, même dans les milieux syndiqués ? La
normalisation des droits et avantages sociaux contribuerait à
améliorer la vie de tous les Torontois et améliorer la
situation économique. De meilleurs salaires et avantages sociaux
pour tous les travailleurs de Toronto signifient qu'une plus
grande valeur est réinvestie dans la ville, élevant le
niveau de vie en général et renforçant
l'économie. Mais avec ces menaces de criminalisation et de loi
de retour au travail, on propose plutôt d'abaisser les conditions
de vie et de travail de l'ensemble de la classe et de saper les
services publics par la précarisation de l'emploi :
généralisation
du travail à temps partiel, sous-traitance, parivatisation qui
profite à une poignée de profiteurs aux dépens du
trésor public et du bien-être de la population, etc. Tous
les travailleurs du pays doivent mettre en garde la Ville de Toronto et
le gouvernement de l'Ontario et leur dire qu'ils ont le devoir de
défendre le droit des travailleurs de lutter pour
des conditions de vie et de travail qui conviennent à une vie de
dignité, et cela comprend le droit de faire la grève sans
être criminalisé. Les autorités municipales ne
peuvent plus se cacher derrière les discours moralisateurs
concernant leur « volonté de
négocier » quand on sait qu'elles préparent
les conditions pour la criminalisation.
Elles utilisent les mêmes tactiques que durant de la grève
de 2002 et contre les chauffeurs d'autobus en 2008. Cette
expérience amère n'est ni oubliée ni
pardonnée. Il n'y aura pas de répétition !
En menant leurs luttes et en faisant valoir leurs justes
revendications, les travailleurs mettent à l'ordre du jour de la
société la question importante des droits dans une
société moderne et le point de vue que les concessions et
la destruction du secteur manufacturier et des services publics ne sont
pas des solutions à la crise. Il est inadmissible
qu'on cherche ainsi à étouffer les points de vue des
travailleurs sur ces enjeux importants pour la société,
surtout quand cela se fait par les manoeuvres de diversions, les
provocations et l'abus de pouvoir de l'État et des
masse-médias.
Le Marxiste-Léniniste
réitère sont appel à tous les travailleurs
à exiger que les concessions antiouvrières soient
retirées de la table de négociation et qu'on discute des
revendications que les travailleurs mettent de l'avant en tant que
fournisseurs de services publics essentiels à une vie et une
culture modernes dans une ville comme
Toronto.
Les employés municipaux de Toronto ont
entièrement raison de défendre les droits et les
conditions de travail qu'ils ont gagnés dans le passé et
de faire valoir leurs revendications actuelles pour
l'amélioration de ces conditions et pour l'amélioration
des services municipaux. Ils luttent ainsi pour la dignité et
les droits de tous ceux qui vivent et
travaillent à Toronto et pour une soluton à la crise qui
soit dans l'intérêt du peuple.
Les concessions ne sont pas des
solutions !
Oui aux services publics, non à la destruction nationale et
à la privatisation !
Défendons la dignité et les conditions de vie et de
travail des employés municipaux de Toronto !
Rallions-nous à la défense du droit des employés
municipaux
de lutter pour leurs justes
revendications !

Les travailleurs de Toronto à deux
semaines du délai de grève
- Communiqué, sections locales 79
et 416 du SCFP, 7 juin 2009 -
Les plus importants syndicats du secteur municipal de
l'Ontario, qui représentent plus de 24 000 employés
à la ville de Toronto, seront en position légale de
grève ou de lock-out à minuit, une minute le lundi 22
juin et il y aura conflit de travail si la ville ne retire pas ses
demandes de concessions et ne se montre pas véritablement
désireuse de
conclure une entente.
Tant la section locale 79 du SCFP, le syndicat d'environ
18 000 cols blancs, que le Syndicat des employés municipaux de
Toronto, la section locale 416 du SCFP, qui représente 6 200
cols bleus, ont demandé aux médiateurs nommés par
le gouvernement de déposer un rapport recommandant de ne pas
instituer de commission de
conciliation.
« Nous sommes prêts à conclure
une nouvelle convention collective depuis le début du mois
d'avril, affirme Ann Dembinski, présidente de la section locale
79 qui gère 4 conventions collectives négociées
avec la ville. Personne ne veut d'une grève, mais les
discussions sont au point mort. La ville ne veut pas reprendre les
pourparlers tant
que nous n'aurons pas accepté de négocier des
concessions. »
Les négociateurs de la ville de Toronto demandent
aussi des concessions à la section locale 416, une liste de
concessions qui fait plus de 100 pages.
« Nous avons émis des propositions qui
permettraient d'améliorer la reddition de comptes, la
capacité financière et la disponibilité des
services municipaux pour des années à venir, dit le
président de la section locale 416, Mark Ferguson.
Malheureusement, la ville est réfractaire aux innovations. Ce
qui intéresse la ville, c'est de nous
dépouiller des clauses contractuelles que nous avons
gagnées au fil des ans par le biais de difficiles
négociations, de grèves et de décisions d'arbitres
indépendants. »
Aucune des deux sections locales n'a reçu d'offre
salariale de la part de la ville.
À la suite de votes tenus le mois dernier, les
deux sections locales ont reçu des mandats de grève
très clairs de la part de leurs membres.
« Personne ne veut d'une grève, dit
Mme. Dembinski. Mais nous ne sommes pas ici pour négocier le
recul des droits de nos membres. Les autres travailleurs de la ville de
Toronto et des municipalités de la grande région de
Toronto ont été en mesure de négocier de nouvelles
conventions collectives sans avoir à faire de
concessions. »
« J'espérais que l'époque
où il était coutumier pour la ville de Toronto de s'en
prendre à leur employés était révolue, a
déclaré M. Ferguson. C'est ce genre de relations de
travail qui a mené à la difficile grève de 2002 —
la plus importante grève de travailleurs municipaux de toute
l'histoire du Canada. Nous ne voulons pas qu'un tel
climat se réinstalle. »

Grève en préparation
à la régie des alcools de l'Ontario
Non aux plans de la LCBO de créer une
main-d'oeuvre complètement occasionnelle
Plus de 6 000 employés de la commission de
contrôle des alcools de l'Ontario (LCBO) seront en position de
grève légale à compter du 24 juin. Ils s'opposent
aux plans de la société d'État de remplacer 2 400
emplois permanents et à temps plein par des emplois occasionnels
et réclament une amélioration des conditions de vie et de
travail des
3 600 employés occasionnels déjà à l'emploi
de la société. La société d'État
veut faire fonctionner ses succursales avec une main-d'oeuvre
entièrement occasionnelle, avec des salaires moins
élevés, pas d'heures garanties, pas de
sécurité d'emploi et pas d'avantages sociaux. Le syndicat
qui représente ces employés, une division du Syndicat des
employés de la fonction publique de l'Ontario (OPSEU), calcule
que 60 % de ses membres sont des travailleurs occasionnels gagnant
moins de 20 800 $ par année en moyenne.
« On ne peut pas vivre avec cela. On ne peut
pas élever des enfants avec cela et ne peut certainement pas
penser à la retraite », dit Vanda Klumper,
présidente de l'équipe de négociation.
« La LCBO paie des travailleurs temporaires 10 $ de
l'heure pour faire le travail des syndiqués. ... Pour un
employeur qui réalise
des profits annuels de 1,4 milliards avec moins d'employés
qu'avant, elle a non seulement la possibilité mais la
responsabilité d'offrir de bons emplois aux communautés
de l'Ontario. Mais la LCBO veut plutôt détruire 2 400 bons
emplois à temps plein et veut faire en sorte que pas un seul de
nos membres ait un emploi garanti, à temps plein et à
l'année. Ce n'est tout simplement pas acceptable. »
Selon le syndicat, 88 % de tous les
syndiqués embauchés par la LCBO au cours des dix
dernières années sont occasionnels et 96 % de ceux
qui ont été embauchés au cours des cinq
dernières années sont occasionnels.
Pourtant, la LCBO a réalisé des ventes de
4,13 milliards $ au cours de l'année budgétaire se
terminant le 31 mars 2008 et a remis 1,35 millions $ en dividendes
au gouvernement de l'Ontario à titre de revenus
généraux. Durant la même année, elle a
perçu 383 millions $ en taxe de vente provinciale et 458
millions $ en
taxe fédérale (TPS). Au cours des cinq dernières
années la société a remis près de 6
milliards au gouvernement en dividendes.
La convention collective est arrivée à
échéance le 31 mars 2009. Les travailleurs mènent
depuis plusieurs mois différentes actions pour mobiliser la
population de l'Ontario en appui à leurs revendications.
En décembre 2008, ils ont distribué des
tracts devant les succursales de la LCBO et fait circuler une
pétition demandant au gouvernement de l'Ontario d'adopter une
loi obligeant les employeurs à verser aux travailleurs à
temps partiels et temporaires le même salaire horaire qu'aux
employés à temps plein pour un même travail. Ils
ont ainsi
clairement fait savoir que leur cause ne concerne pas seulement leurs
membres mais l'ensemble des travailleurs de l'Ontario qui occupent de
plus en plus des emplois précaires.
Du 20 au 22 mai les employés de la LCBO ont
voté à 93 % en faveur de la grève si
nécessaire. C'est 3 672 des 6 000 membres du syndicat qui ont
participé au vote, un record pour ce secteur. Les 1er et 2 juin
plus de 150 syndiqués provenant de tous les coins de la province
se sont rassemblés à Toronto pour participer à des
ateliers de
formation pour la grève, entre autres pour apprendre à
parler aux médias et à maintenir des lignes de piquetage.
Les négociations ont eu lieu du 8 au 10 juin et
sont prévues reprendre le 15 juin, jusqu'à la date
d'échéance. S'il n'y a pas d'entente convenable d'ici le
24 juin, les travailleurs iront en grève.

De bons emplois pour tous!
Manifestation le 13 juin à Toronto

Le laminoir à poutrelles, c'est maintenant qu'on
le veut! - Manifestation à Contrecoeur le 14 juin
- Syndicat des Métallos (FTQ), 2
juin 2009 -
Le Syndicat des Métallos (FTQ) passe à
l'action pour forcer la compagnie AcelorMittal à respecter son
engagement pris en 2007 de construire un laminoir à poutrelles
à Contrecoeur. Une manifestation où toute la population
est invitée à participer se tiendra le 14 juin 2009
à Contrecoeur. « Le Québec a
besoin plus que jamais de sa sidérurgie. Nous n'avons pas
l'intention de lâcher le morceau. Il y va des emplois et de la
survie d'une communauté. Le laminoir à poutrelles, c'est
maintenant que nous le voulons ! », a
déclaré Daniel Roy, directeur québécois du
Syndicat des Métallos (FTQ).
Cette manifestation à caractère familial
sera suivie d'un rassemblement dans le Parc Cartier-Richard où
de l'animation est prévue. Daniel Roy, directeur des
Métallos québécois et Michel Arsenault,
président de la Fédération des travailleurs et
travailleuses du Québec (FTQ) s'adresseront à la foule
vers 15 heures.
Rappelons qu'en décembre 2007, ArcelorMittal
procède à une consolidation et restructure ses
opérations. Il annonce la fermeture des laminoirs à
Contrecoeur. « C'est Dofasco en Ontario qui
récupère les laminoirs à chaud et à froid
situés au Québec, ce qui entraîne 450 pertes
d'emplois chez les syndiqués
à Contrecoeur », souligne Claude Langlois,
président de la section locale 6586. En mars 2008, la compagnie
annonce la fermeture de la tréfilerie à Lachine et la
perte de 120 emplois. Le 7 avril 2009, elle annonce que l'usine de
réduction fermera ses portes le 18 avril pour une période
indéterminée. Le secteur
de la coulée à brame connaîtra le même sort
le 27 juin 2009 et 190 personnes seront mises à pied. Il restera
moins de 400 travailleurs au complexe de Contrecoeur.
DATE : 14 juin 2009
ENDROIT : rendez-vous à 13 h 00 au Parc
Joseph-Etienne Duhamel, 5280 route Marie-Victorin (route 132) à
Contrecoeur pour une marche vers l'ouest sur une longueur d'environ 1
km pour se terminer au Parc Cartier-Richard (à côté
de la Maison Lenoblet-du-Plessis, 4752 route Marie-Victorin). Pour ceux
et celles qui empruntent l'autoroute de l'Acier ou autoroute 30,
prendre la sortie 160, direction rue St-Antoine jusqu'à
Marie-Victorin.
HEURE : départ à 13h30 ; la
durée approximative de la marche est de 45 minutes.

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