Le Marxiste-Léniniste

Numéro 114 - 11 juin 2009

La Ville de Toronto doit retirer son diktat sur les concessions! Défendons le droit des travailleurs municipaux de lutter pour leurs justes revendications!

La Ville de Toronto doit retirer son diktat sur les concessions! Défendons le droit des travailleurs municipaux de lutter pour leurs justes revendications!
Les travailleurs de Toronto à deux semaines du délai de grève - Communiqué, sections locales 79 et 416 du SCFP

Grève en préparation à la régie des alcools de l'Ontario
Non aux plans de la LCBO de créer une main-d'oeuvre complètement occasionnelle

De bons emplois pour tous! Manifestation le 13 juin à Toronto
Le laminoir à poutrelles, c'est maintenant qu'on le veut! - Manifestation à Contrecoeur le 14 juin - Syndicat des Métallos (FTQ)

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La Ville de Toronto doit retirer son diktat sur les concessions! Défendons le droit des travailleurs municipaux de lutter pour leurs justes revendications!

Le Marxiste-Léniniste lance l'appel à tous les travailleurs de Toronto et du Canada à exiger que la Ville de Toronto cesse immédiatement sa campagne contre les employés municipaux pour leur soutirer des concessions antiouvrières. Les employés de la ville fournissent des services importants pour la population de Toronto et ont le droit d'être traités en conséquence. Ces demandes de concessions sont un affront à tous les travailleurs. Honte aux autorités municipales qui mènent cette offensive contre la dignité du travail ! Les travailleurs partout au Canada doivent se porter solidement à la défense du droit des employés municipaux de lutter pour des conditions de vie et de travail qui leur sont acceptables et pour l'expansion et le développement des services publics.

Les employés de la Ville de Toronto sont regroupés dans deux sections locales du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP) : la section local 79, qui représente environ 18 000 cols blancs, dont les employés des centres récréatifs et des centres d'accueil pour les aînés, et la section local 416 qui regroupe 6 200 cols bleus affectés à la récupération des déchets, aux travaux routiers, aux services paramédicaux, etc. Les médiateurs du gouvernement de l'Ontario n'ont pas rendu leur rapport sur les négociations entre la Ville de Toronto et ses employés. Les employés municipaux seront donc en position légale de grève à compter du 22 juin et la ville sera en position légale de les mettre en lock-out. La Ville et le gouvernement de l'Ontario sont carrément à blâmer pour l'échec des négociations, le gouvernement étant en grande partie responsable des problèmes budgétaires de la ville parce qu'il a transféré plusieurs services à la ville sans lui donner les revenus nécessaires.

Les conventions collectives sont arrivées à échéance à la fin de 2008. Il y a eu 50 sessions de négociation entre le syndicat et la ville sans produire aucun résultat. La ville refuse depuis le début de négocier sur la base des propositions formulées par les travailleurs. Elle a plutôt choisi de mettre sur la table des demandes de concessions importantes, une liste de concessions qui, selon le syndicat, fait plus de 100 pages dans le cas de la section locale 416. Les autorités municipales maintiennent que les concessions sont la seule chose à discuter à la table de négociation. Cela comprend des concessions sur les heures de travail, les dispositions sur la sécurité d'emploi, l'ancienneté et les avantages marginaux. Elles ont présenté une proposition écrite de redéfinir le régime de santé il y a à peine deux semaines, c'est--à-dire cinq moins depuis l'expiration des conventions collectives. Cela touche à des droits fondamentaux que les travailleurs ont conquis après de longues années de bataille. Il est clair qu'en agissant ainsi la ville cherche à provoquer.

La ville refuse de négocier quoi que ce soit si les employés n'acceptent pas le diktat au sujet des demandes de concessions. Lorsque les représentants syndicaux ont refusé de laisser leurs membres se faire humilier de la sorte, la ville est allée dire aux médias qu'ils ne sont pas raisonnables et qu'ils ne veulent pas négocier.

Pour leur part les médias ont recommencé, encore une fois, à diaboliser les employés municipaux, en les dépeignant comme un groupe de privilégiés qui sont insensibles à la réalité de la crise économique mondiale. On prétend qu'en cette période de crise tout le monde s'entend pour dire que les travailleurs doivent faire des concessions qui leur enlèvent leurs droits et leur dignité, comme si la négation de leurs droits et la baisse forcée de leurs conditions de travail et de leur niveau de vie seraient une solution à la crise. Les masse-médias présentent des scénarios alarmants au sujet de la grève : des poubelles qui s'amoncèlent dans les rues et un été d'enfer pour les Torontois privés de services publics. Les médias monopolisés s'exposent ainsi comme défenseurs inconditionnels d'une élite privilégiée, une tribune publique qui n'est pas digne d'une ville moderne et d'une culture moderne de la vie urbaine. Et sans le vouloir, en démontrant ainsi l'importance du travail que font les employés municipaux, ils montrent à quel point il est important de défendre leurs droits et leur dignité.

Le Marxiste-Léniniste appelle les travailleurs du Canada, et en particulier ceux de la région de Toronto, de se rallier à la défense des employés municipaux de Toronto et de reconnaître l'importance de repousser l'offensive menée contre eux. La ville, le gouvernement et les médias cherchent à les isoler et à préparer l'opinion publique pour criminaliser les travailleurs individuels et leurs collectifs et détourner la discussion des problèmes qu'ils mettent à l'ordre du jour. Les travailleurs ont entièrement raison de défendre leurs droits en cette période de crise économique et de présenter des solutions qui sont dans l'intérêt de la classe ouvrière et de l'édification nationale, contre les politiques de destruction nationale et en opposition aux intérêts des riches. Pourquoi les employés municipaux accepteraient-ils de faire des concessions qui ne mènent qu'à la détérioration de leurs conditions de vie et de travail et des services publics nécessaires pour le bien-être de tous ? Les quelques mesures de protection et de stabilité qu'ils ont remportées après des années de lutte ne sont-elles pas un développement positif, qui bénéficie à tous et qui doit être amélioré pîlutôt que saboté ? La dignité et les droits qu'ils ont gagnés par des batailles courageuses dans le passé ne devraient-ils pas devenir la norme pour les autres travailleurs, surtout dans la région de Toronto où l'on assiste à une précarisation rapide de l'emploi, même dans les milieux syndiqués ? La normalisation des droits et avantages sociaux contribuerait à améliorer la vie de tous les Torontois et améliorer la situation économique. De meilleurs salaires et avantages sociaux pour tous les travailleurs de Toronto signifient qu'une plus grande valeur est réinvestie dans la ville, élevant le niveau de vie en général et renforçant l'économie. Mais avec ces menaces de criminalisation et de loi de retour au travail, on propose plutôt d'abaisser les conditions de vie et de travail de l'ensemble de la classe et de saper les services publics par la précarisation de l'emploi : généralisation du travail à temps partiel, sous-traitance, parivatisation qui profite à une poignée de profiteurs aux dépens du trésor public et du bien-être de la population, etc. Tous les travailleurs du pays doivent mettre en garde la Ville de Toronto et le gouvernement de l'Ontario et leur dire qu'ils ont le devoir de défendre le droit des travailleurs de lutter pour des conditions de vie et de travail qui conviennent à une vie de dignité, et cela comprend le droit de faire la grève sans être criminalisé. Les autorités municipales ne peuvent plus se cacher derrière les discours moralisateurs concernant leur « volonté de négocier » quand on sait qu'elles préparent les conditions pour la criminalisation. Elles utilisent les mêmes tactiques que durant de la grève de 2002 et contre les chauffeurs d'autobus en 2008. Cette expérience amère n'est ni oubliée ni pardonnée. Il n'y aura pas de répétition !

En menant leurs luttes et en faisant valoir leurs justes revendications, les travailleurs mettent à l'ordre du jour de la société la question importante des droits dans une société moderne et le point de vue que les concessions et la destruction du secteur manufacturier et des services publics ne sont pas des solutions à la crise. Il est inadmissible qu'on cherche ainsi à étouffer les points de vue des travailleurs sur ces enjeux importants pour la société, surtout quand cela se fait par les manoeuvres de diversions, les provocations et l'abus de pouvoir de l'État et des masse-médias.

Le Marxiste-Léniniste réitère sont appel à tous les travailleurs à exiger que les concessions antiouvrières soient retirées de la table de négociation et qu'on discute des revendications que les travailleurs mettent de l'avant en tant que fournisseurs de services publics essentiels à une vie et une culture modernes dans une ville comme Toronto.

Les employés municipaux de Toronto ont entièrement raison de défendre les droits et les conditions de travail qu'ils ont gagnés dans le passé et de faire valoir leurs revendications actuelles pour l'amélioration de ces conditions et pour l'amélioration des services municipaux. Ils luttent ainsi pour la dignité et les droits de tous ceux qui vivent et travaillent à Toronto et pour une soluton à la crise qui soit dans l'intérêt du peuple.

Les concessions ne sont pas des solutions !
Oui aux services publics, non à la destruction nationale et à la privatisation !
Défendons la dignité et les conditions de vie et de travail des employés municipaux de Toronto !
Rallions-nous à la défense du droit des employés municipaux
de lutter pour leurs justes revendications !

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Les travailleurs de Toronto à deux
semaines du délai de grève

Les plus importants syndicats du secteur municipal de l'Ontario, qui représentent plus de 24 000 employés à la ville de Toronto, seront en position légale de grève ou de lock-out à minuit, une minute le lundi 22 juin et il y aura conflit de travail si la ville ne retire pas ses demandes de concessions et ne se montre pas véritablement désireuse de conclure une entente.

Tant la section locale 79 du SCFP, le syndicat d'environ 18 000 cols blancs, que le Syndicat des employés municipaux de Toronto, la section locale 416 du SCFP, qui représente 6 200 cols bleus, ont demandé aux médiateurs nommés par le gouvernement de déposer un rapport recommandant de ne pas instituer de commission de conciliation.

« Nous sommes prêts à conclure une nouvelle convention collective depuis le début du mois d'avril, affirme Ann Dembinski, présidente de la section locale 79 qui gère 4 conventions collectives négociées avec la ville. Personne ne veut d'une grève, mais les discussions sont au point mort. La ville ne veut pas reprendre les pourparlers tant que nous n'aurons pas accepté de négocier des concessions. »

Les négociateurs de la ville de Toronto demandent aussi des concessions à la section locale 416, une liste de concessions qui fait plus de 100 pages.

« Nous avons émis des propositions qui permettraient d'améliorer la reddition de comptes, la capacité financière et la disponibilité des services municipaux pour des années à venir, dit le président de la section locale 416, Mark Ferguson. Malheureusement, la ville est réfractaire aux innovations. Ce qui intéresse la ville, c'est de nous dépouiller des clauses contractuelles que nous avons gagnées au fil des ans par le biais de difficiles négociations, de grèves et de décisions d'arbitres indépendants. »

Aucune des deux sections locales n'a reçu d'offre salariale de la part de la ville.

À la suite de votes tenus le mois dernier, les deux sections locales ont reçu des mandats de grève très clairs de la part de leurs membres.

« Personne ne veut d'une grève, dit Mme. Dembinski. Mais nous ne sommes pas ici pour négocier le recul des droits de nos membres. Les autres travailleurs de la ville de Toronto et des municipalités de la grande région de Toronto ont été en mesure de négocier de nouvelles conventions collectives sans avoir à faire de concessions. »

« J'espérais que l'époque où il était coutumier pour la ville de Toronto de s'en prendre à leur employés était révolue, a déclaré M. Ferguson. C'est ce genre de relations de travail qui a mené à la difficile grève de 2002 — la plus importante grève de travailleurs municipaux de toute l'histoire du Canada. Nous ne voulons pas qu'un tel climat se réinstalle. »

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Grève en préparation à la régie des alcools de l'Ontario

Non aux plans de la LCBO de créer une main-d'oeuvre complètement occasionnelle


10 décembre 2008: À gauche, travailleurs de la LCBO à London. À droite: John Cartright, président du Conseil syndical du district de Toronto et York lors d'une conférence de presse à Toronto.

Plus de 6 000 employés de la commission de contrôle des alcools de l'Ontario (LCBO) seront en position de grève légale à compter du 24 juin. Ils s'opposent aux plans de la société d'État de remplacer 2 400 emplois permanents et à temps plein par des emplois occasionnels et réclament une amélioration des conditions de vie et de travail des 3 600 employés occasionnels déjà à l'emploi de la société. La société d'État veut faire fonctionner ses succursales avec une main-d'oeuvre entièrement occasionnelle, avec des salaires moins élevés, pas d'heures garanties, pas de sécurité d'emploi et pas d'avantages sociaux. Le syndicat qui représente ces employés, une division du Syndicat des employés de la fonction publique de l'Ontario (OPSEU), calcule que 60 % de ses membres sont des travailleurs occasionnels gagnant moins de 20 800 $ par année en moyenne.

« On ne peut pas vivre avec cela. On ne peut pas élever des enfants avec cela et ne peut certainement pas penser à la retraite », dit Vanda Klumper, présidente de l'équipe de négociation. « La LCBO paie des travailleurs temporaires 10 $ de l'heure pour faire le travail des syndiqués. ... Pour un employeur qui réalise des profits annuels de 1,4 milliards avec moins d'employés qu'avant, elle a non seulement la possibilité mais la responsabilité d'offrir de bons emplois aux communautés de l'Ontario. Mais la LCBO veut plutôt détruire 2 400 bons emplois à temps plein et veut faire en sorte que pas un seul de nos membres ait un emploi garanti, à temps plein et à l'année. Ce n'est tout simplement pas acceptable. »

Selon le syndicat, 88 % de tous les syndiqués embauchés par la LCBO au cours des dix dernières années sont occasionnels et 96 % de ceux qui ont été embauchés au cours des cinq dernières années sont occasionnels.

Pourtant, la LCBO a réalisé des ventes de 4,13 milliards $ au cours de l'année budgétaire se terminant le 31 mars 2008 et a remis 1,35 millions $ en dividendes au gouvernement de l'Ontario à titre de revenus généraux. Durant la même année, elle a perçu 383 millions $ en taxe de vente provinciale et 458 millions $ en taxe fédérale (TPS). Au cours des cinq dernières années la société a remis près de 6 milliards au gouvernement en dividendes.

La convention collective est arrivée à échéance le 31 mars 2009. Les travailleurs mènent depuis plusieurs mois différentes actions pour mobiliser la population de l'Ontario en appui à leurs revendications.

En décembre 2008, ils ont distribué des tracts devant les succursales de la LCBO et fait circuler une pétition demandant au gouvernement de l'Ontario d'adopter une loi obligeant les employeurs à verser aux travailleurs à temps partiels et temporaires le même salaire horaire qu'aux employés à temps plein pour un même travail. Ils ont ainsi clairement fait savoir que leur cause ne concerne pas seulement leurs membres mais l'ensemble des travailleurs de l'Ontario qui occupent de plus en plus des emplois précaires.

Du 20 au 22 mai les employés de la LCBO ont voté à 93 % en faveur de la grève si nécessaire. C'est 3 672 des 6 000 membres du syndicat qui ont participé au vote, un record pour ce secteur. Les 1er et 2 juin plus de 150 syndiqués provenant de tous les coins de la province se sont rassemblés à Toronto pour participer à des ateliers de formation pour la grève, entre autres pour apprendre à parler aux médias et à maintenir des lignes de piquetage.

Les négociations ont eu lieu du 8 au 10 juin et sont prévues reprendre le 15 juin, jusqu'à la date d'échéance. S'il n'y a pas d'entente convenable d'ici le 24 juin, les travailleurs iront en grève.

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De bons emplois pour tous!
Manifestation le 13 juin à Toronto


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Le laminoir à poutrelles, c'est maintenant qu'on le veut! - Manifestation à Contrecoeur le 14 juin

Le Syndicat des Métallos (FTQ) passe à l'action pour forcer la compagnie AcelorMittal à respecter son engagement pris en 2007 de construire un laminoir à poutrelles à Contrecoeur. Une manifestation où toute la population est invitée à participer se tiendra le 14 juin 2009 à Contrecoeur. « Le Québec a besoin plus que jamais de sa sidérurgie. Nous n'avons pas l'intention de lâcher le morceau. Il y va des emplois et de la survie d'une communauté. Le laminoir à poutrelles, c'est maintenant que nous le voulons ! », a déclaré Daniel Roy, directeur québécois du Syndicat des Métallos (FTQ).

Cette manifestation à caractère familial sera suivie d'un rassemblement dans le Parc Cartier-Richard où de l'animation est prévue. Daniel Roy, directeur des Métallos québécois et Michel Arsenault, président de la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) s'adresseront à la foule vers 15 heures.

Rappelons qu'en décembre 2007, ArcelorMittal procède à une consolidation et restructure ses opérations. Il annonce la fermeture des laminoirs à Contrecoeur. « C'est Dofasco en Ontario qui récupère les laminoirs à chaud et à froid situés au Québec, ce qui entraîne 450 pertes d'emplois chez les syndiqués à Contrecoeur », souligne Claude Langlois, président de la section locale 6586. En mars 2008, la compagnie annonce la fermeture de la tréfilerie à Lachine et la perte de 120 emplois. Le 7 avril 2009, elle annonce que l'usine de réduction fermera ses portes le 18 avril pour une période indéterminée. Le secteur de la coulée à brame connaîtra le même sort le 27 juin 2009 et 190 personnes seront mises à pied. Il restera moins de 400 travailleurs au complexe de Contrecoeur.

DATE : 14 juin 2009

ENDROIT : rendez-vous à 13 h 00 au Parc Joseph-Etienne Duhamel, 5280 route Marie-Victorin (route 132) à Contrecoeur pour une marche vers l'ouest sur une longueur d'environ 1 km pour se terminer au Parc Cartier-Richard (à côté de la Maison Lenoblet-du-Plessis, 4752 route Marie-Victorin). Pour ceux et celles qui empruntent l'autoroute de l'Acier ou autoroute 30, prendre la sortie 160, direction rue St-Antoine jusqu'à Marie-Victorin.

HEURE : départ à 13h30 ; la durée approximative de la marche est de 45 minutes.

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