En ce Premier Mai, le PCC(M-L) salue les travailleurs et
peuples opprimés du monde qui résistent vaillamment
à l'offensive antisociale et aux préparatifs pour le
fascisme et la guerre. Le PCC(M-L) salue tous ceux et celles qui, aux
premiers rangs du mouvement ouvrier, organisent pour résister
à la destruction de leurs syndicats et au transfert
du fardeau de la crise économique sur le dos de la classe
ouvrière, des couches moyennes et des plus vulnérables.
L'esprit du Premier Mai, c'est résister à
toutes les attaques contre les travailleurs, leurs collectifs et leurs
organisations de défense
Profitant du fait que le système capitaliste
connaît sa pire crise depuis la Deuxième Guerre mondiale,
les propriétaires du capital, leurs représentants au
gouvernement et les masse-médias mènent une
offensive tout azimut contre la classe ouvrière, ses collectifs
et ses organisations de défense. L'offensive antiouvrière
accélère l'annexion du Canada à l'empire
américain et la destruction de l'économie
socialisée du Canada, surtout sa base manufacturière
industrielle. Les masse-médias participent à une vaste
campagne de désinformation pour
convaincre la population que les combines pour payer les riches, les
concessions soutirées aux travailleurs, le
démantèlement des programmes sociaux, les
préparatifs de guerre, l'expansion de la guerre contre les pays
opprimés et l'élargissement du libre-échange
néolibéral sous le contrôle des monopoles les plus
puissants sont la solution à la
crise.
L'assaut frontal contre les syndicats se
mène sur un large front : les gouvernements
démantèlent les syndicats du secteur public par la
privatisation et d'autres moyens ; le Parti conservateur de
Stephen Harper attaque le droit de grève, les droits des femmes,
des minorités et des travailleurs migrants et pratique le
chantage contre les
travailleurs de l'automobile et l'ensemble de la classe ouvrière
pour leur soutirer des concessions ; les propriétaires du
capital démantèlent le secteur manufacturier, avec comme
conséquence une perte massive d'emplois, une réduction
des effectifs syndicaux et une baisse du produit social, et ils se
servent de la crise comme prétexte pour
soutirer aux travailleurs des concessions sans précédent.
Les travailleurs et leurs organisations répondent courageusement
que les concessions ne sont pas des solutions et exigent des
gouvernements qu'ils prennent des mesures d'urgence pour
résoudre la crise en faveur du peuple, pour arrêter de
payer les riches et pour accroître les investissements
dans l'entreprise publique et les programmes sociaux.
L'esprit du Premier Mai, c'est rejeter les
théories de l'exceptionnalisme, le chauvinisme
d'« une seule nation » et le tripartisme dans les
affaires économiques et politiques
Sous la conduite du président des
États-Unis Barack Obama, les propriétaires du capital
dans l'industrie de l'automobile, y compris les propriétaires
de la dette, pratiquent le chantage pour saper la
crédibilité et l'authenticité du syndicat des
travailleurs de l'automobile (UAW) en l'incorporant à une
propriété tripartie des constructeurs d'automobiles, aux
côtés des détenteurs des actions et de la dette et
du gouvernement américain. En poussant l'UAW dans cette
manoeuvre, qui consiste à accepter
des parts dans la compagnie au lieu de garanties des prestations
d'assurance-santé, de pensions et avantages sociaux, la classe
dominante des États-Unis veut surtout bloquer la conscience des
travailleurs concernant la nécessité de l'entreprise
publique et de programmes sociaux comme antidote à
l'échec du système capitaliste monopoliste d'État.
La propriété tripartite (syndicat, capital
monopoliste et gouvernement) s'inspire de la notion fasciste
d'« une seule nation » et c'est la voie de
l'enfer pour la classe ouvrière, car elle la désarme
devant les assauts concertés des propriétaires du capital
et du gouvernement. Le tripartisme dans les affaires économiques
et politiques est
basé sur les théories de l'exceptionnalisme selon
lesquelles il n'y a pas d'alternative au système capitaliste en
crise et sur le chauvinisme d'« une seule
nation », qui ne reconnaît pas que la
société est divisée en classes et que le capital
monopoliste signifie l'exploitation et la négation de la classe
ouvrière. Ces théories réactionnaires
imposées par Obama et Michael Ignatieff, le chef du Parti
libéral du Canada, représentent un immense danger pour
les travailleurs et la société. Elles effacent la
réalité que la classe ouvrière ne peut
s'épanouir et faire avancer la société que si elle
trace une démarcation entre ses intérêts, ses
besoins, sa perspective, sa pensée, ses objectifs et son
idéologie de ceux de la classe capitaliste au pouvoir.
Les arrangements de propriété tripartite
sous l'enseigne d'« une seule nation »
détruisent l'organisation et la cohérence de la classe
ouvrière. Le tripartisme tourne les travailleurs et leurs
besoins et aspirations contre leur organisation syndicale et les laisse
sans un collectif organisé de la classe et pour la classe,
créant la confusion et
rompant le rapport entre les travailleurs individuels, leur collectif
et la classe.
La propriété tripartite des actions et de
la dette des monopoles est en opposition directe à l'entreprise
publique en tant que demande de la société moderne, dans
laquelle la propriété est détenue par
l'État et qui exclut les réclamations privées.
L'entreprise publique a ceci de moderne qu'elle ne permet que deux
types de réclamations à la valeur
ajoutée : celles des travailleurs qui participent
directement à la création du produit social et à
la livraison des services et celles de l'État pour le compte de
la société. La réclamation du capital privé
à l'entreprise publique en raison de la propriété
d'actions et de dette est considérée comme la pire forme
de corruption et d'abus de la propriété
publique. La propriété tripartite est une autre manoeuvre
pour utiliser les épargnes des travailleurs pour soutenir le
capitalisme monopoliste d'État et la dictature des riches et
pour saper le mouvement indépendant de la classe
ouvrière. C'est la même chose que l'utilisation des fonds
de retraite pour la spéculation au profit de l'oligarchie
financière,
qui a entraîné des pertes catastrophiques dans les
conditions de la crise actuelle.
Les théories de l'exceptionnalisme, le
chauvinisme d'« une seule nation » et le
tripartisme dans les affaires économiques et politiques tels que
proposés par Obama, Ignatieff et les capitalistes monopolistes
visent à affaiblir la classe ouvrière industrielle en
tant qu'épine dorsale de la résistance dans l'empire
américain et dans un
Canada annexé. La déstabilisation du mouvement ouvrier
nord-américain en fait à la fois une réserve de la
guerre impérialiste et une cible du pillage capitaliste.
Le PCC(M-L) appelle les travailleurs à faire tous
les efforts pour intensifier le mouvement de résistance aux
plans de l'empire américain et de ses serviteurs au Canada, qui
cherchent à détruire notre base manufacturière et
le mouvement syndical organisé avec leurs théories de
l'exceptionnalisme selon lesquelles il n'y a pas d'alternative et leur
politique tripartite d'« une seule nation ». Le
PCC(M-L) salue tous les travailleurs organisés et non
organisés qui ont rejeté la voie désastreuse du
tripartisme, qui réclament des mesures d'urgence face à
la crise et qui formulent leur projet d'édification nationale et
une alternative centrée sur l'être humain.
L'esprit du Premier Mai, c'est organiser des Groupes de
rédacteurs et diffuseurs
Le PCC(M-L) félicite les organisations et les
individus qui ont exposé la propagande débilitante du
capital monopoliste et de ses représentants qui définit
les travailleurs comme un « coût de
main-d'oeuvre », un « coût de
production », un « coût
hérité » ou une marchandise. Les travailleurs
produisent toute richesse sociale par la transformation des
matières premières en valeur d'usage, par leur travail,
leurs compétences et leur expérience. Ils sont, avec les
richesses naturelles abondantes de la terre mère, la source de
toute valeur, et non pas un
coût pour la société ou pour quiconque.
L'esprit du Premier Mai, c'est reconnaître la
définition moderne des droits qui affirme sans équivoque
que les travailleurs ont des droits du fait qu'ils sont les
créateurs du produit social et les fournisseurs des services et
que tous les membres de la société ont des droits du fait
qu'ils sont des êtres humains. Les travailleurs peuvent donner
à cette
définition moderne une garantie constitutionnelle par la lutte
de classe, en s'organisant en eux-mêmes et pour eux-mêmes,
comme une seule classe de travailleurs socialisés à
l'intérieur de la société et à
l'intérieur de leurs collectifs ainsi qu'en tant que membres
individuels conscients de leur appartenance de classe.
Les travailleurs ont des espoirs, des rêves, des
besoins, des aspirations et une pensée élémentaire
qui sont distincts de ceux des propriétaires du capital et
qu'ils ne peuvent réaliser pleinement qu'en s'unissant en de
puissants collectifs pour mettre à profit la force du nombre et
le facteur humain/conscience sociale. La réalisation des
objectifs du
mouvement ouvrier et des revendications de ses membres individuels
nécessite l'organisation consciente et l'action avec analyse,
pour bâtir des Groupes de rédacteurs et diffuseurs comme
base de la politique indépendante de la classe ouvrière.
Cela nécessite de grands efforts pour faire avancer
l'organisation des travailleurs en eux-mêmes et pour
eux-mêmes en une seule classe, exprimant par l'action avec
analyse, des pensées et la culture leurs aspirations communes en
tant que classe, en tant que membres de collectifs et en tant
qu'individus. Pour humaniser l'environnement social et l'environnement
naturel et pour bâtir une alternative au capitalisme, les
travailleurs doivent se regrouper
dans de grands et puissants syndicats et dans d'autres formes sociales
et politiques.
Engageons-nous en ce Premier Mai 2009 à tout
mettre en oeuvre pour bâtir les Groupes de rédacteurs et
diffuseurs partout où les travailleurs, les jeunes et les
aînés vivent, travaillent et étudient.
L'esprit du Premier Mai, c'est organiser des
Comités pour le renouveau démocratique
Le PCC(M-L) salue tous les travailleurs et travailleuses
qui participent à la bataille pour la démocratie. Le
renouveau démocratique est la pierre angulaire de la
résistance aux propriétaires du capital monopoliste. La
bataille pour la démocratie
oppose le renouveau démocratique sous la direction de la classe
ouvrière à la démocratie contrôlée
par les propriétaires du capital. Elle nécessite la
création de Comité pour le renouveau démocratique
qui regroupent la classe ouvrière et ses alliés en une
force politique effective.
Le PCC(M-L) appelle les travailleurs à se
libérer de la vieille pensée centrée sur le
capital, des habitudes et de la conception du monde du statu quo, et
à rejeter toute passivité. La vie elle-même demande
que les travailleurs et leurs alliés recherchent une nouvelle
pensée et une nouvelle conception du monde issues du facteur
humain/conscience
sociale, suivant le principe que la compréhension vient de la
participation consciente à la lutte de classe. Cette conception
du monde surmonte aussitôt tout défaitisme et toute
paralysie créé par la crise économique ou la
propagande antiouvrière constante des masse-médias. La
classe ouvrière a déjà transformé par son
travail le vieux monde de la
petite production et du pouvoir absolutiste des rois, empereurs, shahs,
tsars et shoguns en un monde de la grande production industrielle, mais
le travail n'est qu'à moitié fait, parce que le pouvoir
absolutiste de la classe capitaliste transitoire refuse de quitter la
scène de l'histoire. Aujourd'hui l'absolutisme est
représenté par les différentes formes de
la démocratie capitaliste, qui servent à nier la
démocratie de la classe ouvrière. La demande de renouveau
démocratique met à contribution la force numérique
et la conscience avancée de la classe ouvrière pour
rompre une fois pour toute avec le vieux monde du pouvoir absolu et la
démocratie capitaliste et pour inaugurer l'ère de
l'affirmation
politique du peuple.
Engageons-nous en ce Premier Mai 2009 à redoubler
d'effort pour bâtir les Comités pour le renouveau
démocratique partout, pour organiser et inspirer la classe
ouvrière et ses alliés à se constituer en une
force politique effective.
L'esprit du Premier Mai, c'est former un gouvernement
anti-guerre
En ce Premier Mai 2009, le PCC(M-L) salue le
prolétariat canadien et ses alliés qui combattent
inlassablement pour stopper le gouvernement de guerre du Parti
conservateur et qui s'organisent, avec tous ceux et celles qui sont
pour la solidarité sociale au pays et à
l'étranger, pour former un gouvernement antiguerre qui
ramènera immédiatement tous les soldats canadiens qui
participent à des théâtres de guerre et
d'occupation sous domination américaine, de l'Afghanistan
à Haïti, et qui contibuera au démantèlement
de l'OTAN, sortira le Canada de NORAD et s'opposera à tout
bellicisme en défendant le
principe que tous les pays, grands et petits, sont égaux et
souverains.
Sous le gouvernement des partis conservateur et
libéral, au pouvoir ou dans l'opposition, les forces
armées canadiennes et les agences gouvernementales ont
été entraînées dans des guerres d'agression
et d'occupation sous la conduite de l'empire américain et ont
été complices de la torture et des atteintes aux droits
humains partout dans le
monde. Un gouvernement anti-guerre romprait tout lien avec les
alliances agressives que sont l'OTAN et NORAD et mettrait fin à
toute coopération militaire avec l'empire américain, qui
est le plus grand fauteur de guerre que l'humanité ait jamais
vu. Les travailleurs canadiens sont conscients qu'ils ne peuvent pas
défendre leurs droits en toute
conscience sans prendre résolument position contre la guerre
impérialiste et sans oeuvrer activement pour un gouvernement
anti-guerre.
Engageons-nous à faire du Premier Mai de
l'année prochaine une journée de
célébration des réalisations de la classe
ouvrière dans l'affirmation de son existence organisationnelle
et idéologique en tant qu'individus et collectifs en
eux-mêmes et pour eux-mêmes, et en une classe en soi et
pour soi.
Vive le Premier Mai, Journée
internationale d'unité et de lutte de classe
ouvrière !
Travailleurs et peuples opprimés du monde, unissez-vous !