Le Marxiste-Léniniste

Numéro 61 - 25 mars 2009

60e anniversaire de l'OTAN

Canada et OTAN, hors d'Afghanistan!
Démantelez l'OTAN!

60e anniversaire de l'OTAN
Des activistes pour la paix manifestent devant le quartier-général de l'OTAN - Communiqué de presse, Campagne Game Over
Dixième anniversaire du bombardement de la Yougoslavie par l'OTAN
Concepts stratégiques (I) - German-foreign-policy.com

Sommet du G20
Un appel à manifester les 1er et 2 avril - La Coalition «Stop the War», Grande-Bretagne

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60e anniversaire de l'OTAN

Des activistes pour la paix manifestent
devant le quartier-général de l'OTAN

Au départ de toute la Belgique, des centaines d'activistes se sont dirigés vers le quartier-général de l'OTAN à Evere. De manière non-violente, ils ont tenté de pénétrer sur le domaine de l'OTAN et d'en sceller portes, fenêtres et accès. Au même moment, l'OTAN a été symboliquement enterrée. Aujourd'hui il s'agit encore d'un geste symbolique, mais le désir de transformer ce symbole en réalité est très fort.

Malgré une présence policière massive, des canons à eau, des hélicoptères, des cheveaux, plusieurs kilomères de barbelés, plusieurs activistes ont réussi à entrer dans la base militaire. Quatre cents cinquante activistes ont été arrêtés et Vredesache et les Bombspotters ont montré qu'ils ne laisseront pas l'OTAN continuer.

Les 3 et 4 avril prochains, l'alliance célèbrera son 60ème anniversaire à Strasbourg. Pas de quoi faire la fête, parce qu'une alliance militaire qui intervient dans le monde entier, qui possède des armes nucléaires et est prête à les utiliser en premier représente un danger pour la paix mondiale. L'OTAN a 60 ans, ça suffit.

NATO GAME OVER est une action de désobéissance civile. Nous pénétrons de manière non-violente sur le terrain de l'OTAN et en scellons portes, fenêtres et accès. Nous commettons un délit pour empêcher un crime bien plus grand. Nous sommes soutenus dans notre action par le droit international. NATO GAME OVER, c'est aussi une cérémonie d'adieu. L'OTAN est enfin enterrée, et ça se fête. Nous organisons une marche festive, avec musique, cérémonie d'adieu, discours et bien plus.

L'OTAN : quel avenir ?

L'OTAN est à la veille d'une redéfinition fondamentale. Lors du sommet de l'OTAN à Strasbourg, non seulement on célébrera le 60ème anniversaire de l'alliance, mais la discussion consacrée à un nouveau Concept stratégique sera également officiellement lancée. Ce document définit la direction que prendra l'OTAN dans le futur. Les années à venir sont donc cruciales pour l'avenir de l'alliance, et de ce fait également pour la politique étrangère de notre pays.

C'est en raison de notre adhésion à l'OTAN que nous participons aux combats en Afghanistan. Huit ans après le début de la guerre, aucun progrès n'a été réalisé. L'OTAN s'enlise dans une impasse militaire. Et pourtant, notre gouvernement envoie sans hésiter des troupes supplémentaires et des avions de combat. En raison des accords de l'OTAN, la Belgique et d'autres pays européens servent de plate-forme logistique pour l'armée américaine. La machine de guerre américaine est transportée vers l'Irak et l'Afghanistan par le biais de nos routes, ports et aéroports. Et entretemps, l'OTAN entretient toujours entre 150 et 240 armes nucléaires américaines en Allemagne, en Italie, aux Pays-Bas, en Turquie et en Belgique. Selon le droit humanitaire international, ces armes sont tout aussi illégales ici que n'importe où dans le monde.

Avec la campagne NATO GAME OVER, deux semaines avant le sommet de Strasbourg, nous donnons à notre gouvernement un signal impossible à négliger : une alliance militaire qui intervient dans le monde entier, qui possèdes des armes nucléaires et est prête à les utiliser en premier représente un danger pour la paix mondiale.

Mobilisation internationale contre l'OTAN

A travers toute l'Europe, des groupes d'action se mobilisent contre l'OTAN. Outre en Belgique, des actions sont organisées également aujourd'hui aux Pays-Bas et en Allemagne. Aux Pays-Bas, des activistes occupes le domaine militaire de Nieuw Miligen, où est stationné depuis cette année le DARS, une unité mobile de commandement et de surveillance de l'espace aérien de l'OTAN. En Allemagne, une manifestation de protestation est organisée à la base nucléaire de Büchel et au quartier-général de l'OTAN à Heidelberg.

Quant au sommet de l'OTAN, il est clair qu'il ne passera pas inaperçu. Du 1 au 5 avril, un camp d'action international sera organisé pour préparer actions et manifestations. Le 3 avril commence un contre-sommet international, durant lequel une large gamme d'orateurs et de groupes exprimeront leurs critiques sur l'OTAN et la mondialisation militaire. Cette conférence sera interrompue par des actions le samedi mais continuera le dimanche 5 avril. Le samedi 4 avril, des activistes tenteront d'empêcher la tenue du sommet de l'OTAN par le biais de blocages massifs. Cette action est organisée par toute une série d'organisations allemandes, françaises et internationales, parmi lesquelles Vredesactie. Durant l'après-midi, le vaste réseau 'No to war - No to NATO', qui organise également la conférence et dont Vredesactie fait partie organise une grande manifestation dans les rues de Strasbourg.

(Source : www.vredesactie.be)

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Dixième anniversaire du bombardement
de la Yougoslavie par l'OTAN


Les bombes de l'OTAN tombent sur Belgrade le 24 mars 1999.

Le 24 mars 2009 marquait le dixième anniversaire du début de l'agression criminelle des pays membres de l'OTAN (Organisation du Traité de l'Atlantique Nord) contre la République fédérale de Yougoslavie. L'occasion a été marquée en Serbie par le son des sirènes d'alerte aux raids aériens partout au pays. Les classes ont commencé avec une minute de silence pour les victimes et le gouvernement a tenu une session spéciale dédiée à l'anniversaire. Le Marxiste-Léniniste reproduit une déclaration signée par des personnalités présentes aux commémorations à Belgrade.

« Crimes de guerre humanitaire » : Dixième anniversaire du début du bombardement de la Yougoslavie par l'OTAN

Belgrade, le 23 mars 2009: Sur l'affiche: «Dians d'occupation de la Serbie par l'OTAN» et des images de destruction des raids aériens de 1999.

Plus de 80 % des bombardements de l'OTAN ont visé et atteint des cibles civiles, des zones résidentielles, des lieux de travail, des cliniques et des écoles.

Les forces de l'OTAN ont envoyé plus de 50 000 tirs d'uranium appauvri, qui ont contaminé l'environnement pour de nombreuses années, ont bombardé des installations de fabrication de produits chimiques, ont contaminé la population et l'environnement et lancé des bombes et des mines, qui continuent de tuer des personnes chaque jour.

L'OTAN a violé sa propre Charte de fondation, le Document final d'Helsinki de l'OSCE et la Charte des Nations Unies par cette guerre agression. La souveraineté et l'intégrité territoriale garanties par la Charte des Nations Unies ont été ignorées et violées de façon flagrante par les bombes en ce qui concerne un des pays fondateurs et membres des Nations Unies, une des puissances victorieuses de la Seconde Guerre mondiale.

Malgré tous les prétextes utilisés pour justifier cette guerre, à l'occasion de son 50ème anniversaire, l'OTAN a utilisé cette guerre pour proclamer son intention de poursuivre ses interventions militaires dans le monde. Il y a dix ans les opposants à la guerre ont averti que l'agression contre la Yougoslavie constituait un précédent pour mettre fin au droit international. Au cours des années, cet avertissement a été confirmé par les guerres d'agression contre l'Irak et l'Afghanistan et par la soi-disant « guerre au terrorisme » mondiale.

Les plans pour un « Grand Moyen Orient », les immixtions et les interventions au Soudan, au Tibet et dans le Caucase, les campagnes contre le Zimbabwe, le Venezuela, Cuba, la Somalie, le Liban et particulièrement les menaces contre l'Iran montrent que les impérialistes qui veulent un « Nouvel ordre mondial » vont essayer de promouvoir leurs intérêts économiques et stratégiques mondiaux en ayant recours à des moyens militaires, se moquant ainsi du principe de renoncer à la violence contenu dans la Charte des Nations Unies.

L'agression perpétrée par l'OTAN en 1999 a réalisé les objectifs des années précédentes de guerre par procuration en réussissant finalement à détruire la Yougoslavie.

Un « changement de régime » a été préparé pour briser la résistance aux diktats de la Banque mondiale, du Fonds monétaire international et du Pentagone et a installé des marionnettes des puissances occidentales au pouvoir.

Le démembrement de la Serbie, qui viole le droit international, a été réalisée pour miner la résistance de ses fondations pour une longue période.

L'établissement d'un soi-disant « tribunal ad hoc » à la Haye constitue une violation de la Charte des Nations Unies, car ce sont ainsi les agresseurs qui jugent les victimes de la guerre d'agression. Un lavage de cerveau sans précédent a été réalisé par les médias dans le but d'imposer au public mondial, de façon permanente, le point de vue de l'OTAN et ses falsifications de l'histoire.

Nous manifesterons le 24 mars 2009 à Belgrade, conjointement avec les forces patriotiques du pays contre ce scandale.

Nous ne permettrons pas aux agresseurs d'écrire l'histoire !

Les chefs d'État responsables de la guerre d'agression doivent être jugés comme criminels de guerre !

Le tribunal « ad hoc » illégal de la Haye doit être démantelé et tous les prisonniers politiques doivent être libérés et doivent recevoir une compensation !

Nous exigeons une enquête indépendante sur les circonstances qui ont conduit à la mort de Slobodan Milosevic et sur les autres cas non élucidés de mort survenus dans la prison du Tribunal de la Haye !

La sécessions du Kosovo de la Serbie est nulle et sans effet !

OTAN, hors des Balkans !

Par notre participation à la manifestation qui aura lieu à Belgrade, nous voulons exprimer notre solidarité envers le peuple de Serbie, qui, depuis 1991, a été et continue d'être victime d'une guerre menée par l'Occident.

24 mars, Belgrade, Serbie

- Ramsey Clark, ancien procureur général des États-Unis, récipiendaire du Prix pour les droits humains de l'ONU (2008) ;

- Prof. Sergei Baburin, député de la 4ème Douma russe ;

- Prof. Velko Valkanov, président du Conseil national bulgare pour la paix, président honoraire de l'Alliance anti-fasciste bulgare ;

- Klaus Hartmann, président de l'Union mondiale des libres-penseurs et président de l'Union allemande des libres-penseurs ;

- Vladimir Krzljanin, président du Mouvement populaire de Serbie.

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Concepts stratégiques (I)

Le débat sur la stratégie future d'intervention de l'OTAN gagne en intensité à quelques semaines du sommet du 60e anniversaire de cette alliance militaire, au début d'avril, où, à la lumière des tensions qui montent entre les principales puissances occidentales, on lancera un nouveau « concept stratégique ». Le secrétaire général de l'OTAN insiste pour dire que ce concept établit quand les États de l'OTAN vont intervenir en alliance et quand ils vont intervenir séparément. Le rapport avec la Russie sera également défini plus précisément. C'est là une référence à l'Allemagne, qui cherche depuis un certain temps à renforcer son indépendance par rapport aux États-Unis, pour elle aussi devenir une puissance mondiale. C'est l'objectif de sa coopération avec Moscou. Les forces transatlantiques en Allemagne appellent à la prudence, car on ne peut baser son avenir sur une puissance en déclin, et prônent un rapprochement avec Washington. Leurs propositions comprennent une expansion de l'OTAN vers le nord. À la lumière des rivalités pour les dépôts de ressources naturelles au Pôle Nord, l'alliance militaire veut renforcer sa position dans l'Arctique — au détriment de la Russie.

Indispensable

À son sommet anniversaire au début d'avril, l'OTAN doit établir ses principes de base pour l'avenir prévisible, comme le demande son secrétaire général Jaap de Hoop Scheffer. Le temps est venu de se donner un nouveau concept stratégique, écrit Scheffer dans un article exclusif au journal Loyal, publié par l'association des réservistes du Bundeswehr.[1] Des années de dissension entre les principales puissances occidentales sur l'espace de manoeuvre pour la coopération de l'OTAN et pour ce que certains États membres doivent entreprendre séparément, ont mené à cette demande. Tandis que les forces transatlantiques en Europe et en Amérique du Nord réclament une coopération élargie, en Allemagne en particulier on réclame la limitation de la coopération. Scheffer voudrait que ces divergences soient résolues pour de bon et il appelle à la discussion : un « débat interne de l'alliance » est « une condition indispensable à l'établissement d'un nouveau consensus ».[2]

Avec l'aide de la Russie

La définition du rapport futur de l'OTAN avec la Russie joue un rôle central dans ce débat. Berlin a fait appel plusieurs fois à Moscou pour élargir son autonomie par rapport aux États-Unis. Notons par exemple la mise au point du système d'espionnage satellite SAR-LUPE qui donne à l'Allemagne l'accès à des renseignements militaires à l'échelle mondiale, et grâce auquel elle peut maintenant mener une guerre sans devoir compter sur les satellites américains. L'Allemagne a pu établir ce système avec l'aide de la Russie (tel que rapporté par german-foreign-policy.com[3]). À cause de cet exemple et d'autres[4], des forces influentes à Berlin demandent que des concessions soient faites à Moscou, pour renforcer leur position avec l'appui de la Russie à l'avenir également et devenir une puissance mondiale de plein droit. Ces forces trouvent souvent un appui à Paris.

Aux pieds d'argile

Différentes tendances dans le milieu transatlantique s'opposent à cette tendance politique, pas seulement en Grande-Bretagne et aux États-Unis, mais en Allemagne aussi. La résistance mondiale à l'expansion de l'Occident « peut être vaincue seulement en étroite collaboration avec nos partenaires », écrit Andreas Schockenhoff, vice-président du groupe parlementaire conservateur au Bundestag et spécialiste en matière de politique étrangère et de sécurité.[5] Selon la Fondation Konrad Adenauer, affilié CDU, parti conservateur, cela ne peut pas se faire par la collaboration avec Moscou. La puissance russe est « fragile », lit-on dans une étude récente de la fondation, qui établit que, bien que la Russie éprouve une « douleur fantomatique d'impérialisme amputé », elle « n'a pas un avenir prospère et pacifique ».[6] L'étude prédit que « dans l'intermédiaire, il est vraisemblable que la Russie s'affaiblisse plutôt que de se renforcer » et considère comme inutile toute concession faite au gouvernement russe.

Un centre d'autorité

Au lieu de cela, lit-on dans le document, l'OTAN doit « protéger » l'expansion mondiale de l'Occident « en combattant l'inévitable effet de rebond (comme un terrorisme international) ».[7] La guerre en Afghanistan est particulièrement importante à cet égard. La fondation Konrad Adenauer met en garde contre une défaite à l'Hindou Kouch, qui mettrait à nu la vulnérabilité de l'OTAN et entraînerait « une perte irréparable de crédibilité de l'alliance dans son rôle de défenseur de la sécurité mondiale ». Les mesures d'occupation proposées donnent une idée de la nature des interventions futures de l'OTAN. Celle- ci propose en effet non seulement le déploiement de plus de soldats et d'autres forces d'occupation non étatiques (ONG), mais aussi l'établissement de nouvelles structures d'occupation. Pour lier les « ONG actives au niveau local » à l'armée, elle devra « au moins établir un bureau central ayant l'autorité nécessaire, [...] idéalement au sein des structures de l'OTAN en Afghanistan. »

Démocrate

La Fondation Konrad Adenauer songe en plus à remplacer le régime KarzaÏ. L'auteur de l'étude, qui, quelques lignes plus tôt, s'enorgueillissait d'un appel à la démocratisation, propose « que l'ex-ministre des Finances de l'Afghanistan, Ashraf Ghani, ou le ministre de l'Intérieur actuel, Mohammad Hanif Atwar, pourrait être le partenaire compétent et fiable de l'Occident. »[8]

Expansion nordique

La Fondation songe à une nouvelle expansion de l'OTAN. Elle affirme dans son étude que le monde est interpellé par « une importance stratégique grandissante du Grand Nord ».[9] C'est en référence à la nouvelle rivalité pour les dépôts de matières premières de l'Arctique qui, avec la fonte de la calotte polaire, deviendront accessibles pour l'exploration minière. On s'attend à de fortes rivalités.[10] Selon la Fondation Konrad Adenauer, il en sera ainsi au sein de l'OTAN. La Finlande et la Suède « signalent déjà avec plus d'insistance leur intérêt à faire partie de l'OTAN ». La dissension qui grandit au sujet du « Grand Nord » fait qu'on accueille bien cette demande.[11]

Notes

1., 2. « Zeit für ein neues Konzept » ; loyal 03/2009
3. Voir : World's Spy Champion
4. Voir : Richtige Richtung, Militärkooperation and Unheilvoller Schatten
5. Was uns künftig bedroht ; loyal 02/2009
6., 7., 8., 9. Patrick Keller : Der NATO-Gipfel 2009. Zum 60. Geburtstag ein neues Strategisches Konzept ? Analysen und Argumente der Konrad-Adenauer-Stiftung, Ausgabe 62, März 2009
10. Voir : Ice Cold War
11. Patrick Keller : Der NATO-Gipfel 2009. Zum 60. Geburtstag ein neues Strategisches Konzept ? Analysen und Argumente der Konrad-Adenauer-Stiftung, Ausgabe 62, März 2009

(Traduit de l'anglais par Le Marxiste-Léniniste)

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Sommet du G20

Un appel à manifester les 1er et 2 avril

Les chefs des pays les plus puissants du monde se réunissent au Sommet du G20 à Londres le 2 avril. Ce sera la première visite de Barack Obama en Grande-Bretagne. C'est une occasion pour nous d'exiger un changement des politiques guerrières de Bush.

La Coalition « Stop the War », la Campagne de Solidarité avec la Palestine, la British Mulsim Initiative et la Campagne pour le désarmement nucléaire ont convoqué deux manifestations contre le G20 :

- 1er avril (après-midi) : Marche et rassemblement à Londres-centre

- 2 avril : Marche à la conférence du G20

Notre message sera : « Oui, nous le pouvons. » Oui, nous pouvons mettre fin au siège de Gaza et libérer la Palestine. Oui, nous pouvons sortir les troupes d'Irak et d'Afghanistan. Oui, nous pouvons créer des emplois plutôt que fabriquer des bombes. Oui, nous pouvons abolir les armes nucléaires. Oui, nous pouvons arrêter l'armement d'Israël.

Samedi le 28 février, le Trades Union Congress (TUC) a lancé l'appel à une manifestation avec comme mot d'ordre : « Les gens d'abord », avec l'appui de nombreuses organisations non gouvernementales, pour exiger des emplois, des services publics et la fin de l'inégalité mondiale.

Lorsque les chefs du G20 arriveront, il y aura d'autres manifestations pour exiger la levée du siège de Gaza, le retrait des troupes d'Afghanistan et d'Irak, des emplois plutôt que des bombes. Le premier événement anti-guerre sera une marche dans Londres-centre le 1er avril, l'après-midi précédent l'ouverture du G20 et le jour où Barack Obama sera de passage au parlement britannique. Le deuxième sera une manifestation contre le G20 comme tel.

La mobilisation est en cours depuis un certain temps. Lors d'une conférence étudiante de la coalition « Stop the War », les délégués de 29 collèges et universités se sont engagés à faire de la mobilisation en vue de ces actions. Les groupes de la Coalition en Écosse et à Manchester et Liverpool organisent déjà le transport.

Beaucoup de groupes viendront à Londres et se rendront ensuite aux manifestations contre l'OTAN à Strasbourg, le tout culminant avec un grand rassemblement et une contre-conférence les 4 et 5 avril. La première semaine d'avril pourrait être une semaine de protestation que les chefs du monde n'oublieront pas de sitôt.

Le G20 se réunit dans le contexte d'une récession mondiale, mais les pays qui en sont membres dépensent de plus en plus pour la guerre. Malgré la catastrophe en Irak et en Afghanistan, les États-Unis et la Grande-Bretagne vont envoyer encore plus de soldats en Irak. Le coût total de la guerre se situera à environ six billions de dollars. Les États-Unis dépensent 54 milliards de dollars et la Grande-Bretagne près de deux milliards de livres chaque année en armes nucléaires.

La plupart des chefs du G20 appuient Israël et ont refusé de condamner l'offensive israélienne à Gaza ou le blocus de Gaza. Les États-Unis, la Grande-Bretagne et d'autres continuent de vendre des armes à Israël. Celui-ci reçoit plus d'aide des États-Unis que tout autre pays au monde.

Les 1er et 2 avril, nous marcherons pour réclamer d'autres priorités des chefs du monde.

Il n'y a aucun signe d'initiative sérieuse concernant la Palestine. La secrétaire d'État américaine Hilary Clinton a tenu à exprimer de façon démonstrative son appui à Israël et s'il y a des différends entre eux sur la guerre, ce sera sur le besoin d'escalader la guerre en Afghanistan. La semaine dernière, le secrétaire à la Défense de la Grande- Bretagne, John Hutton, a reproché à l'OTAN de manquer d'agressivité concernant l'Afghanistan et a reproché aux autres membres de l'alliance militaire de « se tourner vers les Américains pour tous les travaux lourds ».

À la lumière des manifestations massives à la défense de Gaza et de la force du sentiment anti-guerre, de la colère que les gens ressentent face aux pertes d'emplois et au sauvetage des banques, on peut s'attendre à de grandes manifestations au sommet du G20.

[NDLR : Selon le site web du G20, ce dernier est constitué des ministres des Finances et des gouverneurs de la banque centrale de 19 pays : Afrique du Sud, Allemagne, Arabie saoudite, Argentine, Australie, Brésil, Canada, Chine, Corée du Sud, États-Unis, France, Grande-Bretagne, Inde, Indonésie, Italie, Japon, Mexique, Russie et Turquie, et l'Union européenne y est représentée par la présidence du Conseil et la Banque centrale d'Europe. Le directeur général du Fonds monétaire international et le président de la Banque mondiale participent aux réunions du G20 à titre d'office. Ensemble, ces pays représentent environ 90 % du produit national brut du monde entier, 80 % du commerce et deux tiers de la population mondiale.]

(Traduit de l'anglais par Le Marxiste-Léniniste)

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4 avril: Journée pan-canadienne d'action contre la guerre en Afghanistan

Calendrier d'événements



Montréal
Rassemblement à 13h
Départ de la marche à 13h30

Square Dorchester (coin Peel et René-Lévesque o, métro Peel)
Organisé par le Collectif Échec à la guerre

Toronto
Marche et rassemblement - à 13h
Dundas Square (station Dundas)

Calgary
Rassemblement - à 14h
Coin 8th St et 17th Ave SW (Tomkins Park)

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