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Le Conseil des droits de l'homme de l'ONU condamne
l'opération militaire d'Israël à Gaza
- Communiqué, 12 janvier 2009
(extraits) -
Le Conseil des droits
de l'homme décide
de dépêcher une mission
internationale
d'établissement des faits dans la bande de Gaza
Le Conseil des droits de l'homme, réuni en
session extraordinaire, a adopté aujourd'hui (12 janvier) une
résolution sur « les graves violations des droits de
l'homme dans le territoire palestinien occupé, y compris la
récente agression dans la bande de Gaza
occupée », par laquelle il décide de
dépêcher une mission internationale
indépendante d'établissement des faits afin
d'enquêter sur toutes les violations du droit international
relatif aux droits de l'homme et du droit international humanitaire
commises par Israël contre le peuple palestinien dans l'ensemble
du territoire palestinien occupé, en particulier dans la bande
de Gaza occupée, du fait de l'agression actuelle.
Par cette résolution, adoptée par 33 voix
contre une et 13 abstentions, le Conseil condamne fermement
l'opération militaire en cours de l'armée
israélienne dans le territoire palestinien occupé, en
particulier dans la bande de Gaza occupée, qui a
entraîné de graves violations des droits de l'homme du
peuple palestinien ainsi que la destruction
systématique de l'infrastructure palestinienne. Il exige
qu'Israël retire immédiatement ses forces militaires de la
bande de Gaza occupée et lui demande de mettre un terme à
son occupation de toutes les terres palestiniennes occupées
depuis 1967. Le Conseil demande en outre qu'il soit mis un terme aux
tirs de roquettes contre des civils
israéliens.
Le Conseil demande à la Haut-Commissaire aux
droits de l'homme de faire rapport sur les violations des droits de
l'homme du peuple palestinien par Israël en renforçant la
présence du Haut-Commissariat dans le territoire palestinien
occupé et demande en outre à tous les Rapporteurs
spéciaux pertinents de rechercher et rassembler de toute
urgence des informations concernant sur les violations des droits de
l'homme du peuple palestinien. Il demande aussi au Secrétaire
général de mener une enquête au sujet des derniers
ciblages de locaux de l'Office de secours et de travaux des Nations
Unies pour les réfugiés de Palestine dans le
Proche-Orient (UNRWA) à Gaza, notamment des
écoles, qui ont entraîné le décès de
dizaines de civils palestiniens, dont des femmes et des enfants.
Le projet de résolution a été
présenté par la délégation de
l'Égypte, dont la déclaration a été suivie
de celles des deux parties concernées, Israël et la
Palestine. Le représentant d'Israël a notamment
qualifié la résolution d'unilatérale, ne rendant
pas service à la cause de la paix, alors que le
représentant de la Palestine en a appelé à la
conscience
de chacun, pour qu'il s'oppose à ce que le droit du plus fort
prévale. Des membres du Conseil ont ensuite expliqué leur
vote : Égypte, Canada, Allemagne, Suisse, Afrique du Sud,
Japon, Fédération de Russie et Uruguay. [...]
Le représentant de la Palestine Ibrahim Khraishi
a exprimé ses remerciements à ceux qui ont souscrit
à la tenue de la session extraordinaire et à tous ceux
qui ont travaillé sur la rédaction du projet de
résolution dans un esprit positif afin de parvenir à un
texte acceptable par tous. La souplesse ne saurait avoir pour
résultat de se contenter
d'exprimer des inquiétudes. Ce serait insuffisant au regard du
dénuement absolu, de la privation de nourriture, de soins et de
sécurité que subit le peuple palestinien, et étant
donné les plus de 900 martyrs, dont une majorité de
civils qui n'ont pris part au moindre acte de violence. L'agression
barbare nécessite la mise en place d'une commission
d'établissement des faits et d'une protection internationale du
peuple palestinien, et la communauté internationale doit montrer
qu'elle s'oppose à la loi du plus fort dans le monde. Tuer un
être humain ne peut nullement constituer un point de vue. La
résolution du Conseil doit être adoptée et
appliquée. « Ce projet de résolution n'en
appelle—t-il pas à votre sens de la justice ? »,
a-t-il poursuivi. « Agissons pour que le droit à la
force disparaisse », a conclu le représentant
palestinien. [...]
Le Conseil a en outre entendu ce matin 24 organisations
non gouvernementales dans le cadre du débat
général, ainsi que la délégation de la
Syrie, qui répondait à la déclaration faite
vendredi matin par Israël. [...]
Ont voté pour (33) : Afrique du Sud, Angola,
Arabie saoudite, Argentine, Azerbaïdjan, Bahreïn, Bangladesh,
Bolivie, Brésil, Burkina Faso, Chili, Chine, Cuba, Djibouti,
Égypte, Fédération de Russie, Gabon, Ghana, Inde,
Indonésie, Jordanie, Madagascar, Malaisie, Maurice, Mexique,
Nicaragua, Nigéria, Pakistan, Philippines, Qatar,
Sénégal, Uruguay et Zambie.
A voté contre (1) : Canada.
Abstentions (13) : Allemagne,
Bosnie-Herzégovine, Cameroun, France, Italie, Japon, Pays-Bas,
République de Corée, Royaume-Uni, Slovaquie,
Slovénie, Suisse et Ukraine. [...]
Ce document est destiné à
l'information ; il ne constitue pas un document officiel

La honte du Canada: Le gouvernement conservateur vote
contre les droits de l'homme
- Alliance canadienne pour la paix, 12
janvier 2009 -
L'Alliance canadienne pour la paix a
rédigé la lettre qui suit adressée au premier
ministre Stephen Harper dans laquelle elle condamne la position du
Canada et elle invite tout le monde à en faire autant.
L'Alliance canadienne pour la paix vous invite à
copier/coller la lettre ci-dessus et à l'envoyer par courrier
électronique avec votre nom, adresse et code postal. Elle peut
être envoyée à :
Premier ministre Stephen Harper pm@pm.gc.ca
CC : Ministre des Affaires étrangères
Lawrence : Cannon.L@parl.gc.ca
Chef de l'Opposition officielle Michael Ignatieff :
Ignatieff.M@parl.gc.ca
Chef du NPD Jack Layton : Layton.J@parl.gc.ca
Chef du Bloc québécois Gilles
Duceppe : Duceppe.G@parl.gc.ca
Nous vous demandons d'informer l'Alliance canadienne
pour la paix de votre envoi et de faire parvenir votre lettre copie
conforme à cpa@web.ca. Pour plus d'information visiter le site
de l'Alliance à www.acp-cpa.ca.

Mechaal: En tentant de frapper la résistance,
l'occupation a aidé à sa création dans chaque
maison
Le chef du bureau politique du Hamas à Damas,
Khaled Mechaal, a déclaré le 10 janvier que
« l'ennemi occupant sioniste a complètement
échoué à réaliser ses objectifs
annoncés au début de sa guerre sauvage contre
Gaza ».
« Au moment où l'occupation tente de
frapper la résistance à travers ses agressions sauvages
contre les civils innocents, elle a contribué à la
création d'une forte haine à l'entité sioniste au
monde entier, ainsi qu'une forte résistance dans chaque
maison », a souligné Mechaal.
Il a ajouté que la guerre ouverte des nazis
sionistes n'est pas contre le Hamas seulement, mais elle vise à
exterminer le peuple palestinien, liquider sa question légitime
et défier toute la nation à travers l'holocauste, sans
précédent, contre des civils innocents, notamment des
centaines d'enfants, de femmes et de personnes âgées.
« Les forces de l'occupation n'ont rien
réalisé de leurs objectifs annoncés au
début de leur guerre ouverte contre la Bande de Gaza, sauf que
leur avions de guerre, navires et artilleries, ont
perpétré un horrible holocauste, sans
précédent, contre les enfants, les femmes et les
personnes âgées », a souligné le
dirigeant du Hamas tout
en rassurant la nation que la résistance est encore forte et
solide, et que les résistants palestiniens ont laissé une
image très lumineuse et historique face aux forces armées
sionistes.
Il s'est adressé aux dirigeants sionistes en
leurs disant « votre entité nazie est sur le chemin
de sa fin, et que vous avez réduit par vos actes sauvages le
temps de votre existence sur les territoires palestiniens
occupés en 1948, alors que le monde entier a pris connaissance,
maintenant, de votre visage affreux et criminel contre tout être
humain, notamment les civils, les enfants, les femmes et les personnes
âgées, après que vous avez ciblé cruellement
même les institutions et les écoles de l'ONU »,
a protesté Mechaal.
Le haut dirigeant du Hamas a insisté sur la
position claire et décisive de son mouvement tout en exigeant
tout d'abord : 1. Un cessez-le-feu immédiat. 2. Le retrait
des forces armées occupantes de la Bande de Gaza. 3. La
levée totale du blocus arbitraire. 4. L'ouverture permanente de
tous les passages, notamment celui de Rafah.
Il a ajouté : « Après ces
points nous serons prêts à discuter toute initiative ou
décision juste et sérieuse qui puisse réaliser les
droits légaux du peuple palestinien, car les Palestiniens sont
des victimes alors que l'ennemi israélien est un
agresseur. »
Mechaal a refusé toute négociation
à propos d'une trêve durable tant que l'occupation existe,
tout en rejetant le déploiement de toute force internationale
dans la Bande de Gaza.
Mechaal a appelé les Palestiniens en Cisjordanie
à poursuivre fortement leur soutien à leurs frères
agressés dans la Bande de Gaza et à multiplier leurs
activités et actions pour lutter contre les agendas criminels
des nouveaux nazis qui tentent de liquider totalement la question
palestinienne légitime, tout en exhortant les peuples arabes et
ceux du
monde entier à presser sur leurs gouverneurs pour arrêter
la barbarie des occupants sionistes qui ignorent et violent toutes les
lois, chartes et règles internationales.

La résistance met en échec plusieurs
tentatives de l'occupation israélienne de pénétrer
à Gaza
La résistance palestinienne, en tête les
brigades d'Al-Qassam, branche militaire du mouvement du Hamas, ont pu
mettre en échec la deuxième tentative des forces
israéliennes d'occupation de pénétrer dans la
ville de Gaza, par plusieurs axes.
Les brigades d'Al-Qassam confirment que leurs
combattants ont pu directement toucher onze engins militaires
israéliens, dans le quartier de Tel Al-Islam et Az-Zaytoune.
Deux autres engins ont été indirectement touchés.
Après le discours de victoire donné par
Ismaël Haniyeh, premier ministre palestinien, la nuit
dernière, les forces israéliennes d'occupation ont
essayé d'enregistrer une quelconque victoire. Sous un
bombardement intense et en utilisant des obus au phosphore blanc, des
dizaines de tanks israéliens ont essayé d'avancer, dans
plusieurs axes.
Les envoyés de notre Centre Palestinien
d'Information (CPI) indiquent que c'était à partir des
zones découvertes que les occupants israéliens ont
essayé de pousser leurs tanks vers la zone Cheikh Ajleen et Tel
Al-Islam et le quartier As-Sabra.
Les brigades d'Al-Qassam se sont engagées
directement avec les envahisseurs en tirant vers leurs engins des obus
RPG. L'envoyé de notre Centre Palestinien d'Information (CPI) a
mis en document beaucoup d'histoires héroïques des
combattants des brigades d'Al-Qassam.
De leur côté, les Comités de la
résistance populaire, les Saraya Al-Quds, branche armée
du mouvement du Djihad Islamique, et les brigades des Moudjahidin ont,
eux aussi, pu faire face aux forces israéliennes d'occupation
avec leur obus anti-tanks et anti-blindés.
Pour couvrir leur échec, les forces
israéliennes d'occupation ont bombardé les zones de
façon inconsidérée, causant des martyrs et des
blessés.
C'est la deuxième tentative échouée
de la part des Israéliens d'envahir la ville de Gaza. Chaque
fois, ils sont repoussés à ses confins.

Les États-Unis cherchent à
expédier
des centaines de tonnes d'armes à Israël
Les États-Unis cherchent à louer un navire
marchand en Grèce pour livrer des centaines de tonnes d'armes
à Israël, depuis le début du mois, indiquent des
documents vus par Reuters.
Le Military Sealift Command (MSC - Commandement du
transport maritime militaire de la Marine américaine) dit que le
navire doit transporter 325 conteneurs de 6 mètres de ce qui est
décrit comme « munitions » dans deux
voyages séparés depuis le port grec d'Astakos pour le
port israélien d'Ashdod à la mi-Janvier et à la
fin
janvier.
Une désignation de « matières
dangereuses » sur le document mentionne des substances
explosives et des détonateurs, mais aucun autre détail
n'a été donné.
La livraison de 3000 tonnes de munitions en une seule
fois, c'est beaucoup », dit un courtier, sous anonymat.
« Ce genre de demande est assez rare et nous
n'en avons pas vu beaucoup sur le marché depuis des
années », a t-il ajouté.
Le Département de la défense
américain à Washington, contacté par Reuters,
vendredi, n'a pas fait de commentaires.
Le MSC qui transporte de l'armement et des fournitures
militaires pour les forces armées américaines à
l'étranger possède sa propre flotte, mais loue
régulièrement des navires si la logistique le demande.
La demande pour le navire a été faite le
31 décembre et la première livraison doit arriver au plus
tard le 25 Janvier et la seconde à la fin du mois.
L'appel d'offres pour le bateau fait suite à la
location d'un navire de commerce pour une plus grande cargaison de
munitions en Décembre entre les États-Unis et Israël
avant les frappes aériennes dans la bande de Gaza.
Une entreprise allemande de transport, qui a
remporté cet appel d'offres, a confirmé la commande
lorsqu'elle a été contactée par Reuters, mais a
refusé de faire davantage de commentaires.
Négociants maritimes : Les
affrètements sont « rares »
Les négociants maritimes à Londres qui
sont spécialisés dans le transport d'armes pour les
armées américaine et britannique, disent que de tels
affrètements pour Israël sont rares.
Israël est l'un des alliés les plus proches
de l'Amérique et les deux nations se vendent
régulièrement vendre des armes.
Un analyste militaire à Londres qui a
refusé d'être nommé a indiqué qu'en raison
de la date, les transports pourraient être
« irréguliers » et liés à
l'offensive contre Gaza.
Le navire loué par le MSC en Décembre
était destiné à transporter une plus grande
cargaison d'armes, comme le montrent les documents de l'appel d'offres.
Ils stipulent qu'un navire devait être
affrété pour 42 jours et devait être capable de
transporter 989 conteneurs de 6 mètres entre Sunny Point, en
Caroline du Nord, et Ashdod.
Le document d'appel d'offres dit que le navire devait
être capable de « transporter 260 tonnes de poids net
d'explosifs », ce qui, d'après les négociants
spécialisés dans ce genre de transport, est une
très grande quantité.
Le navire qui a été demandé au
début du mois dernier devait charger le 15 Décembre.
En septembre, le Congrès américain avait
approuvé la vente de 1000 missiles bunker buster à
Israël. Le missile GBU-39 à guidage par GPS est
considéré comme étant l'une des bombes les plus
précises au monde.
(Reuters, 10
janvier 2009)

Des médecins français entrent à
Gaza à travers l'Égypte pour soigner les blessés
Des équipes de médecins, dont des
chirurgiens français, ont pu se rendre lundi dans la bande de
Gaza, via l'Égypte, pour porter secours aux blessés,
ont-ils indiqué à l'AFP.
« Nous avons finalement réussi
à passer après une longue journée
d'attente », a affirmé le professeur Christophe
Oberlin.
Il a précisé que l'équipe, faute
d'un feu vert des autorités égyptiennes, n'a pu profiter
de la trêve de trois heures. « Des obus
israéliens sont tombés près de notre ambulance,
côté palestinien de la frontière »,
a-t-il précisé. M. Oberlin a indiqué faire route
vers l'hôpital al-Amal du Croissant rouge palestinien à
Khan Younis, dans le
sud de la bande de Gaza.
Au sein de l'équipe se trouvent d'autres
médecins français, comme le chirurgien Jacques
Bérès et l'anesthésiste Christophe Denantes, ainsi
que des docteurs de l'ONG « Help Doctors ».
Un médecin allemand de cette ONG, Mounir Beeb, a
perdu son épouse et ses enfants dans l'opération
israélienne qui a fait plus de 900 morts depuis son lancement,
le 27 décembre. Deux médecins grecs de l'organisation
« Doctors of peace » sont également
passés dans un convoi séparé.
Plusieurs équipes humanitaires et des
parlementaires européens sont parvenus depuis quelques jours
dans la bande de Gaza par le terminal de Rafah, avec l'accord de
l'Égypte.
L'ONG Human Rights Watch a dénoncé
l'utilisation d'obus au phosphore par l'armée
israélienne, un agent toxique potentiellement mortel.
Deux médecins norvégiens ont
affirmé lundi à Oslo, à leur retour d'un
séjour de 10 jours dans la bande de Gaza, que l'armée
israélienne « expérimentait » des
« armes affreuses », comme le DIME (Dense Inert
Metal Explosive), un explosif expérimental à base de
petites boules de carbone.

Les Égyptiens se mobilisent
La société civile égyptienne
complètement bouleversée a eu recours aux manifestations
et différentes autres formes d'action pour protester contre
l'agression israélienne.
Minuit, une nouvelle année commence. 560
personnes se mettent debout, bougies en main, les flammes
éclairent l'obscurité, le silence domine. Une minute de
silence à Saqiet Al-Sawi en signe de protestation contre les
crimes commis à Gaza. Geste symbolique, mais qui n'était
pas le seul utilisé par les Egyptiens pour manifester leur
soutien à
leurs « frères palestiniens ». Au
Parlement, des députés toutes tendances confondues ne
parvenant pas à influencer leurs collègues du PND pour
faire adopter une décision réclamant le départ de
l'ambassadeur israélien du Caire, décident de se diriger
vers le palais de Abdine, munis de revendications à
présenter au chef de l'Etat.
L'ouverture du terminal de Rafah, le rappel de l'ambassadeur
égyptien en Israël, l'organisation d'un
référendum sur les Accords de Camp David. Des
revendications contradictoires avec la politique officielle.
« On savait que pas de grands changements n'auraient eu
lieu, mais on voulait marquer clairement notre position »,
affirme
Hamdine Sabbahi, député et chef du parti non
autorisé Al-Karama (nassérien).
La vague de colère a mobilisé toute la
société, les prof universitaires, les médecins,
les étudiants, les journalistes et autres. Des manifestations
partout. Une scène peu habituelle : les professeurs et
même les doyens ainsi que le recteur de l'université
participent avec les étudiants aux manifestations,
c'était le cas à l'Université de
Aïn-Chams. A Port-Saïd, Alexandrie, Fayoum, Sohag, les
manifestations organisées par les syndicats, les Frères,
les députés ne cessent pas, malgré les
arrestations et la présence intensive de la police.
« Avant les attaques, 200 Frères ont
été arrêtés, et à la suite des
attaques, leur nombre a atteint 1 250 personnes. Mais cela ne va pas
diminuer
nos efforts », explique Essam Al-Eriane, cadre de la
confrérie. De toute façon, la police arrête les
manifestants de tous bords, même des indépendants ou des
journalistes. Gamal Fahmi, responsable du comité des affaires
arabes au syndicat des Journalistes, condamne ces arrestations :
« Des manifestations autorisées à Paris, New
York, Oslo et dans d'autres endroits ne sont pas tolérées
au Caire. Avec ces arrestations stupides, le gouvernement confirme la
collusion égyptienne avec les agresseurs ».
Habiba, une jeune doctorante de 23 ans, a
décidé de participer à une manif, pleine
d'enthousiasme au début, mais voyant la manière inhumaine
avec laquelle la police réprime les manifestants, elle a
paniqué. « C'est une farce », estime la
jeune femme. les Egyptiens ont créé d'autres formes de
protestations. Un projet ambitieux
lancé par Saqiet Al-Sawi, intitulé
Supériorité sur Israël, est un plan
étalé sur 10 ans, ayant pour but de développer la
société dans différents domaines. De quoi
restituer à l'Egypte son aura. Les écrivains
égyptiens se sont levés pour une heure devant l'Union des
écrivains, à Zamalek, pour protester contre les
atrocités menées par Israël. Une lettre
commune signée par 30 ONG égyptiennes, arabes et
internationales a été adressée à Ban
Ki-moon, secrétaire général de l'Onu pour
condamner les responsables des crimes de guerre qui ont lieu
actuellement à Gaza.

La Jordanie appelle son ambassadeur
en Israël
à retourner à Amman
Le site électronique hébreu du journal
hébreu, Edioth Ahronoth, a rapporté que la
Jordanie a appelé, vendredi 9/1, son ambassadeur dans les
territoires palestiniens occupés en 1948 à retourner
immédiatement à Amman.
« Amman a convoqué l'ambassadeur, Ali
Ayed, sous des prétextes internes, afin de ne pas influer sur
ses relations avec Israël, en lui demandant de rester actuellement
en Jordanie », a souligné Ahronoth selon un diplomate
jordanien.
Selon le journal hébreu, l'ambassadeur jordanien
va reprendre son travail dans l'entité sioniste après la
fin des agressions de l'occupation contre Gaza.
Il est à noter que des milliers de manifestants
jordaniens ont protesté, hier vendredi 9/1, contre la politique
de leur pays envers les agressions nazis des occupants sionistes qui
continuent de perpétrer crimes d'extermination contre les
habitants civils de la Bande de Gaza, en appelant leur pays à
boycotter immédiatement l'état de l'entité
sioniste.

Les partis arabes disqualifiés
aux
élections législatives en Israël
La Commission électorale centrale de la Knesset
(Parlement israélien) a disqualifié les deux partis
arabes d'Israël pour leur participation aux élections
législatives du 10 février à l'issue d'une
séance houleuse. Les partis Balad et la Liste Arabe
Unifiée sont actuellement représentés à la
Knesset par 7 députés.
La Commission électorale centrale l'a
décidé à la suite d'une demande de partis
israéliens d'extrême droite de sanctionner les
députés arabes pour leur condamnation de l'offensive
« Plomb durci » sur Gaza et leur soutien au Hamas.
Pour les plaignants, un parti qui soutient la lutte
armée des ennemis d'Israël n'a pas sa place au Parlement
israélien. La réaction très vive des
députés arabes israéliens ne s'est pas fait
attendre. Ahmed Tibi a taxé Israël de racisme et
accusé Kadima, le parti au pouvoir, de mener une guerre
électoraliste.
Le docteur Tibi a toutefois précisé :
« Nous n'avons jamais dit que nous ne reconnaissons pas
l'Etat d'Israël. Nous en faisons partie mais nous n'accepterons
jamais le sionisme dont l'idéologie aspire à nous bannir
de nos maisons ». Il y a quelques semaines, la ministre des
Affaires étrangères Tzipi Livni, avait affirmé que
le
million et demi d'Arabes israéliens devraient être
expulsés d'Israël et réinstallés dans les
territoires palestiniens.
Déjà en 2003, la Commission
électorale de la Knesset avait disqualifié le parti
Balad, mais la décision avait été rejetée
par la Cour Suprême. Les deux partis arabes israéliens
vont y déposer un recours.

Manifestations en Palestine, au Liban
et aux Philippines