Le Marxiste-Léniniste

Numéro 114 - 24 décembre 2007

Discussion sur l'alternative

Un autre monde est possible!
Félicitations pour le lancement
de la Banco del Sur et de la Banque de l'ALBA!
Une alternative est possible!

Un autre monde est possible! Félicitations pour le lancement de la Banco del Sur et de la Banque de l'ALBA! Une alternative est possible!
Les leaders sud-américains lancent la Banque du Sud - Chris Carlson, Venezuelanalysis.com
Lancement de la Banque du Sud en Argentine - Xinhua, 9 décembre 2007 -
Si cela est démontré, Rafael Correa déclarera illégitime une dette de 20 millions $ envers la Banque mondiale - Comité pour l'annulation de la dette du Tiers Monde

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Discussion sur l'alternative

Un autre monde est possible! Félicitations pour le lancement de la Banco del Sur et de la Banque de l'ALBA! Une alternative est possible!

Le Marxiste-Léniniste transmet ses meilleurs souhaits aux dirigeants des peuples d'Argentine, Bolivie, Brésil, Équateur, Paraguay, Venezuela et Uruguay pour le lancement de la Banco del Sur. Une banque régionale hors de l'emprise de l'impérialisme américain, européen et japonais saura mobiliser la valeur accumulée pour servir le bien public et l'édification nationale des peuples d'Amérique latine. Nous soutenons entièrement cette initiative, qui en cette période de retrait de la révolution est un geste audacieux et courageux de défi face au système impérialiste d'États.

« La Banque du Sud ouvre la possibilité d'apporter des investissements et les réserves des nations sud-américaines à notre continent pour les convertir en développement », a dit Hugo Chavez, président du Venezuela.

En mettant en commun la valeur accumulée créée par les travailleurs des pays membres et des autres qui s'y joindront bientôt, l'édification nationale peut faire un audacieux pas en avant et contrer les plans des impérialistes américains pour continuer leur exploitation et leur domination cruelles de l'Amérique du Sud. Le lancement officiel de la Banque du Sud donne une expression concrète au mot d'ordre et au sentiment des peuples du monde : Un autre monde est possible ! Aussi modeste que soit la valeur accumulée dont disposera la banque au début, c'est le premier pas qui est le plus important. Avec le temps la valeur accumulée mènera à un changement qualitatif du crédit dans la direction opposée à l'emprise de l'oligarchie financière internationale.

L'alternative est en marche sur plusieurs fronts au sud de l'Amérique du Nord. Elle gagne les peuples et éveille les initiatives. Une rébellion s'amorce contre le système impérialiste d'États en réponse à la Nécessité de Changement ! La création de la Banco del Sur est un exemple concret de ce mouvement pour le changement dans le monde.

Nous saluons également la création de la Banque de l'ALBA (Alternative bolivarienne pour les Amériques) par le Venezuela, Cuba, la Bolivie et le Nicaragua. Les principes fondateurs de l'ALBA proclament que les relations entre les pays membres sont fondées sur la complémentarité plutôt que la concurrence ; la solidarité plutôt que la domination ; la coopération plutôt que l'exploitation ; et sur le respect du droit souverain des nations de vivre affranchies de la domination de pays étrangers et de sociétés géantes.

L'économie des pays de l'Amérique du Sud et de l'Amérique centrale et des Caraïbes, leurs vastes richesses naturelles et la valeur accumulée créée par travail de leurs peuples n'appartiennent pas aux impérialistes mais aux peuples de la région !

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Les leaders sud-américains lancent la Banque du Sud

Le président du Venezuela Hugo Chavez et quatre autres dirigeants sud-américains se sont réunis en Argentine le 9 décembre pour lancer la banque de développement régional appelée Banco del Sur. Chavez a souligné que la nouvelle banque permettra aux pays de la région de se servir de leurs réserves pour le développement et l'investissement dans la région et marquera le début d'une véritable union des pays de l'Amérique du Sud.

L'acte de fondation de la nouvelle institution financière a été signé devant une salle bien remplie au palais présidentiel Casa Rosada à Buenos Aires. Les présidents Nestor Kirchner d'Argentine, Evo Morales de Bolivie, Ignacio « Lula. da Silva du Brésil, Rafael Correa d'Équateur, Nicanor Duarte du Paraguay et Hugo Chavez du Venezuela et un représentant du gouvernement de l'Uruguay étaient présents à la cérémonie de signature.

« La Banque du Sud ouvre la possibilité d'apporter des investissements et les réserves des nations sud-américaines à notre continent pour les convertir en développement », a dit Hugo Chavez, président du Venezuela.

Chavez, qui a proposé la création de cette institution en 2006, a expliqué que, traditionnellement, les pays de la région déposent leurs réserves dans des banques d'Amérique du Nord et d'Europe, ce qui entraîne un transfert de richesse des pays pauvres vers les pays riches. Il a dit qu'il était nécessaire que les pays de la région gardent leurs ressources financières dans la région.

« Des centaines de milliards de dollars, en bonds du trésor aux États-Unis, en euros, en biens. Le temps est venu de ramener ces ressources », a-t-il dit.

La banque, qui disposera au départ d'environ 7 milliards $, selon les représentants vénézuéliens, a pour objectif de donner aux pays de la région plus d'indépendance financière et politique. Traditionnellement, les pays pauvres dépendent des prêts de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international (FMI), prêts qui ne sont pas sans condition.

« Ils ont toujours soumis les pays moins développés à leurs règles et méthodes lorsqu'ils leur accordent du crédit, sans regarder la réalité », dit Nicanor Duarte au sujet des organisations financières internationales.

Mais contrairement aux organisations financières comme la Banque mondiale et le FMI, la Banque du Sud donne une représentation égale à tous les pays membres sans égard au montant de la contribution financière et accordera des prêts aux pays d'Amérique latine pour des projets d'intégration régionale et pour les programmes de développement pour lutter contre la pauvreté.

« Les pays sud-américains pourront mettre fin à leur dépendance politique et financière envers le modèle néolibéral », a dit le président de l'Équateur Rafel Correa.

Le président de la Bolivie Evo Moras a dit que la banque est le premier pas vers une monnaie commune des pays d'Amérique du Sud et qu'elle leur permettra de résister aux pressions des institutions du crédit international qui exigent toujours la privatisation des sociétés d'État.

Il a expliqué que la création d'un fonds commun comme axe central des banques centrales de la région permettra la création d'une monnaie commune. Cela ne tient qu'à la volonté politique des dirigeants de la région, dit-il. « Rien ne nous empêche de créer une monnaie commune. »

Les dirigeants sud-américains ont également souligné l'importance de la nouvelle banque dans le processus d'intégration régionale. Le président Chavez a cité d'autres projets d'intégration, dont la télévision régionale Telesur et l'organisme d'intégration des ressources énergétiques de la région Petrosur.

« Cette intégration doit se faire pour voir à la santé, au logement et à des emplois décents pour nos peuples. »

Le président du Brésil Lula de Silva a dit que la banque était « un pas décisif » dans l'intégration sud-américaine et a reconnu à son tour que cette institution donnera aux pays d'Amérique du Sud plus d'indépendance et leur permettra de « défaire la dépendance sud-américaine du système international ».

« Ce sera la première banque internationale véritablement contrôlée par les pays de notre continent », a-t-il dit.

La banque débutera ses opérations en 2008 et aura son siège social à Caracas et des succursales régionales à Buenos Aires et La Paz. Les ministres des Finances des pays membres décideront des détails concernant le financement et le fonctionnement au cours des deux prochains moins.

(Traduit de l'anglais par Le Marxiste-Léniniste)

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Lancement de la Banque du Sud en Argentine

Les présidents de six pays sud-américains ont signé dimanche (le 9 décembre) à Buenos Aires un accord portant sur la création d'une banque régionale de développement, dont les capitaux seront fournis notamment par l'Argentine, la Bolivie et le Venezuela.

Cet accord, qui prévoit la fondation de la Banque du Sud (Banco del Sur), a été signé par les présidents d'Argentine, de Bolivie, du Brésil, d'Équateur, du Paraguay et du Venezuela, et doit être paraphé par le chef de l'État uruguayen Tabare Vazquez, qui arrivera à Buenos Aires pour assister à l'investiture de la présidente élue Cristina Kirchner.

La nouvelle banque, qui sera dotée d'un capital initial de 7 milliards $US, aura son siège dans la capitale vénézuélienne de Caracas, et aura une filiale à Buenos Aires en Argentine et une autre à La Paz, capitale législative de la Bolivie. Les sept pays fondateurs espèrent obtenir l'adhésion des cinq autres pays sud-américains : le Chili, la Colombie, le Pérou, le Guyana et le Surinam.

Les présidents de six pays sud-américains ont signé dimanche à Buenos Aires un accord portant sur la création d'une banque régionale de développement, dont les capitaux seront fournis notamement par l'Argentine, la Bolivie et le Venezuela.

Cette banque, initiée par le président vénézuélien Hugo Chavez, aura pour mission de promouvoir la croissance économique dans les pays membres ainsi que dans la sous-région, en fournissant des crédits avantageux destinés à financer des projets dans le secteur des infrastructures comme dans le secteur privé.

Selon l'accord signé, chaque membre de la banque aura un droit de veto, ce qui est différent des autres institutions financières, telles que le Fonds monétaire international (FMI).

Une fois que l'accord signé sera entériné par les Parlements de ces sept pays fondateurs, la banque sera opérationnelle d'ici 2008 et administrée par un conseil des directeurs composé des ministres de l'Économie des États membres.

« La banque sera un outil pour renforcer l'autonomie financière de l'Amérique du Sud, du fait qu'il s'agit de la première banque véritablement contrôlée par les pays de notre continent », a indiqué le président brésilien Luis Inacio Lula da Silva, lors de la cérémonie de signature.

« Je pense qu'il est un bon moment pour les affaires commerciales, et qu'elle nous bénéficiera tous », a ajouté le président brésilien.

Qualifiant la fondation de la banque de « moment historique », le président bolivien Evo Morales a estimé qu'elle aiderait à régler les problèmes financiers et sociaux dans la sous-région.

Pour le président équatorien Rafael Correa, le lancement de cette banque marque la fin de la dépendance des banques centrales d'Amérique du Sud du FMI et de la Banque mondiale, deux institutions financières sur lesquelles les États-Unis et les pays européens exercent une forte influence.

« La Banque du Sud permettra de nous libérer des chaînes de la dépendance et du sous-développement », a affirmé de son côté, le président Hugo Chavez.

Selon M. Chavez, la banque aidera les pays pauvres de la sous-région à financer leurs projets de développement dans les secteurs de l'industrie et de l'énergie dans la perspective de promouvoir le développement social.

« Nous devons tout faire pour que l'Amérique du Sud ait une voix forte à l'ère de la mondialisation », a souligné le chef de l'État paraguayen Nicanor Duarte.

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Si cela est démontré, Rafael Correa déclarera illégitime une dette de 20 millions $ envers la Banque mondiale

Le président de l'Équateur, Rafael Correa, a signalé samedi 15 décembre 2007 qu'il déclarera illégitime une dette de 20 millions de dollars avec la Banque Mondiale (BM), si sont décelées des irrégularités dans un projet financé par la Banque qui a apparemment détruit le réseau des institutions de contrôle de la distribution d'eau du pays.

Lors de son programme de radio du samedi, Correa a rappelé que quelques années auparavant, la BM, « dans la folie privatisatrice et néolibérale », a fait un projet qui « ne sert à rien, avec la complicité des bureaucrates équatoriens », endettant l'Équateur pour 20 millions $, et « ils ont détruit tout le système institutionnel en charge de la gestion de l'eau ».

« Cette dette, nous sommes en train de l'étudier afin de la déclarer illégitime, de ne pas verser deux reals de plus, et d'intenter une action en dommages et intérêts à cette bureaucratie qui nous fait subir ses méthodes », a indiqué Correa.

Le mois d'avril dernier, le gouvernement équatorien a déclaré le représentant de la BM, Eduardo Somensatto, « persona no grata » et l'a expulsé du pays.

Ricardo Patiño, qui était alors ministre de l'Économie, a expliqué que cette mesure avait été prise car cet organisme voulait traiter le pays « comme une colonie » en bloquant, en 2005, un prêt de 100 millions $ préalablement approuvé.

Patiño avait expliqué qu'à ce moment là l'Équateur avait rempli une série de « conditionnalités perverses de la BM », en 2004, pour obtenir le prêt, et celui n'avait pas été versé parce que le pays avait pris la « décision souveraine de réformer l'utilisation de fonds absolument anti-éthiques et anti-techniques ».

Au cours de l'année 2005, le gouvernement équatorien, au sein duquel Correa était alors ministre de l'Économie, avait réformé la loi du Feirep (un fond pétrolier) qui obligeait le pays à « utiliser 70 % de l'excédent du prix du pétrole pour payer la dette externe privée ».

En novembre dernier, le président équatorien a prévenu qu'il s'éloignera de la Banque interaméricaine de développement (BID) et de la Corporation andine de développement (CAF) si ces organismes ne répondent pas aux intérêts du pays, bien qu'il reconnaissait alors que pour le moment ce n'était pas le cas.

Rafael Correa a signalé aujourd'hui lors de son programme de radio que la nouvelle Constitution, qui sera rédigée par l'Assemblée, interdira la privatisation de l'eau et que l'on créera la Superintendance des Ressources Hydriques qui sera chargée de contrôler et de réguler l'utilisation efficace de l'eau.

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