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Discussion sur l'alternative
Un autre monde est possible! Félicitations pour
le lancement de la Banco del Sur et de la Banque de l'ALBA! Une
alternative est possible!
Le Marxiste-Léniniste transmet ses
meilleurs souhaits aux dirigeants des peuples d'Argentine, Bolivie,
Brésil, Équateur, Paraguay, Venezuela et Uruguay pour le
lancement de la Banco del Sur. Une banque régionale hors de
l'emprise de l'impérialisme américain, européen et
japonais saura mobiliser la valeur accumulée pour servir
le bien public et l'édification nationale des peuples
d'Amérique latine. Nous soutenons entièrement cette
initiative, qui en cette période de retrait de la
révolution est un geste audacieux et courageux de défi
face au système impérialiste d'États.
« La Banque du Sud ouvre la
possibilité d'apporter des investissements et les
réserves des nations sud-américaines à notre
continent pour les convertir en développement », a
dit Hugo Chavez, président du Venezuela.
En mettant en commun la valeur accumulée
créée par les travailleurs des pays membres et des autres
qui s'y joindront bientôt, l'édification nationale peut
faire un audacieux pas en avant et contrer les plans des
impérialistes américains pour continuer leur exploitation
et leur domination cruelles de l'Amérique du Sud. Le lancement
officiel de la Banque du Sud donne une expression concrète au
mot d'ordre et au sentiment des peuples du monde : Un autre monde
est possible ! Aussi modeste que soit la valeur accumulée
dont disposera la banque au début, c'est le premier pas qui est
le plus important. Avec le temps la valeur accumulée
mènera à un changement
qualitatif du crédit dans la direction opposée à
l'emprise de l'oligarchie financière internationale.
L'alternative est en marche sur plusieurs fronts au sud
de l'Amérique du Nord. Elle gagne les peuples et éveille
les initiatives. Une rébellion s'amorce contre le système
impérialiste d'États en réponse à la
Nécessité de Changement ! La création de la
Banco del Sur est un exemple concret de ce mouvement pour le changement
dans le monde.
Nous saluons également la création de la
Banque de l'ALBA (Alternative bolivarienne pour les Amériques)
par le Venezuela, Cuba, la Bolivie et le Nicaragua. Les principes
fondateurs de l'ALBA proclament que les relations entre les pays
membres sont fondées sur la complémentarité
plutôt que la concurrence ; la solidarité
plutôt que la domination ; la coopération
plutôt que l'exploitation ; et sur le respect du droit
souverain des nations de vivre affranchies de la domination de pays
étrangers et de sociétés géantes.
L'économie des pays de l'Amérique du Sud
et de l'Amérique centrale et des Caraïbes, leurs vastes
richesses naturelles et la valeur accumulée créée
par travail de leurs peuples n'appartiennent pas aux
impérialistes mais aux peuples de la région !

Les leaders sud-américains lancent la Banque du
Sud
- Chris Carlson, Venezuelanalysis.com, 10
décembre 2007 -
Le président du Venezuela Hugo Chavez et quatre
autres dirigeants sud-américains se sont réunis en
Argentine le 9 décembre pour lancer la banque de
développement régional appelée Banco del Sur.
Chavez a souligné que la nouvelle banque permettra aux pays de
la région de se servir de leurs réserves pour le
développement et
l'investissement dans la région et marquera le début
d'une véritable union des pays de l'Amérique du Sud.
L'acte de fondation de la nouvelle institution
financière a été signé devant une salle
bien remplie au palais présidentiel Casa Rosada à Buenos
Aires. Les présidents Nestor Kirchner d'Argentine, Evo Morales
de Bolivie, Ignacio « Lula. da Silva du Brésil,
Rafael Correa d'Équateur, Nicanor Duarte du Paraguay et Hugo
Chavez
du Venezuela et un représentant du gouvernement de l'Uruguay
étaient présents à la cérémonie de
signature.
« La Banque du Sud ouvre la
possibilité d'apporter des investissements et les
réserves des nations sud-américaines à notre
continent pour les convertir en développement », a
dit Hugo Chavez, président du Venezuela.
Chavez, qui a proposé la création de
cette institution en 2006, a expliqué que, traditionnellement,
les pays de la région déposent leurs réserves dans
des banques d'Amérique du Nord et d'Europe, ce qui
entraîne un transfert de richesse des pays pauvres vers les pays
riches. Il a dit qu'il était nécessaire que les pays de
la région gardent
leurs ressources financières dans la région.
« Des centaines de milliards de dollars, en
bonds du trésor aux États-Unis, en euros, en biens. Le
temps est venu de ramener ces ressources », a-t-il dit.
La banque, qui disposera au départ d'environ 7
milliards $, selon les représentants
vénézuéliens, a pour objectif de donner aux pays
de la région plus d'indépendance financière et
politique. Traditionnellement, les pays pauvres dépendent des
prêts de la Banque mondiale et du Fonds monétaire
international (FMI), prêts qui ne
sont pas sans condition.
« Ils ont toujours soumis les pays moins
développés à leurs règles et
méthodes lorsqu'ils leur accordent du crédit, sans
regarder la réalité », dit Nicanor Duarte au
sujet des organisations financières internationales.
Mais contrairement aux organisations financières
comme la Banque mondiale et le FMI, la Banque du Sud donne une
représentation égale à tous les pays membres sans
égard au montant de la contribution financière et
accordera des prêts aux pays d'Amérique latine pour des
projets d'intégration régionale et pour les programmes de
développement pour lutter contre la pauvreté.
« Les pays sud-américains pourront
mettre fin à leur dépendance politique et
financière envers le modèle
néolibéral », a dit le président de
l'Équateur Rafel Correa.
Le président de la Bolivie Evo Moras a dit que
la banque est le premier pas vers une monnaie commune des pays
d'Amérique du Sud et qu'elle leur permettra de résister
aux pressions des institutions du crédit international qui
exigent toujours la privatisation des sociétés
d'État.
Il a expliqué que la création d'un fonds
commun comme axe central des banques centrales de la région
permettra la création d'une monnaie commune. Cela ne tient
qu'à la volonté politique des dirigeants de la
région, dit-il. « Rien ne nous empêche de
créer une monnaie commune. »
Les dirigeants sud-américains ont
également souligné l'importance de la nouvelle banque
dans le processus d'intégration régionale. Le
président Chavez a cité d'autres projets
d'intégration, dont la télévision régionale
Telesur et l'organisme d'intégration des ressources
énergétiques de la région Petrosur.
« Cette intégration doit se faire
pour voir à la santé, au logement et à des emplois
décents pour nos peuples. »
Le président du Brésil Lula de Silva a
dit que la banque était « un pas
décisif » dans l'intégration
sud-américaine et a reconnu à son tour que cette
institution donnera aux pays d'Amérique du Sud plus
d'indépendance et leur permettra de « défaire
la dépendance sud-américaine du système
international ».
« Ce sera la première banque
internationale véritablement contrôlée par les pays
de notre continent », a-t-il dit.
La banque débutera ses opérations en 2008
et aura son siège social à Caracas et des succursales
régionales à Buenos Aires et La Paz. Les ministres des
Finances des pays membres décideront des détails
concernant le financement et le fonctionnement au cours des deux
prochains moins.

Lancement de la Banque du Sud en Argentine
- Xinhua, 9 décembre 2007 -
Les présidents de six pays sud-américains
ont signé dimanche (le 9 décembre) à Buenos Aires
un accord portant sur la création d'une banque régionale
de développement, dont les capitaux seront fournis notamment par
l'Argentine, la Bolivie et le Venezuela.
Cet accord, qui prévoit la fondation de la Banque
du Sud (Banco del Sur), a été signé par les
présidents d'Argentine, de Bolivie, du Brésil,
d'Équateur, du Paraguay et du Venezuela, et doit être
paraphé par le chef de l'État uruguayen Tabare Vazquez,
qui arrivera à Buenos Aires pour assister à l'investiture
de la présidente élue
Cristina Kirchner.
La nouvelle banque, qui sera dotée d'un capital
initial de 7 milliards $US, aura son siège dans la capitale
vénézuélienne de Caracas, et aura une filiale
à Buenos Aires en Argentine et une autre à La Paz,
capitale législative de la Bolivie. Les sept pays fondateurs
espèrent obtenir l'adhésion des cinq autres pays
sud-américains : le
Chili, la Colombie, le Pérou, le Guyana et le Surinam.
Les présidents de six pays sud-américains
ont signé dimanche à Buenos Aires un accord portant sur
la création d'une banque régionale de
développement, dont les capitaux seront fournis notamement par
l'Argentine, la Bolivie et le Venezuela.
Cette banque, initiée par le président
vénézuélien Hugo Chavez, aura pour mission de
promouvoir la croissance économique dans les pays membres ainsi
que dans la sous-région, en fournissant des crédits
avantageux destinés à financer des projets dans le
secteur des infrastructures comme dans le secteur privé.
Selon l'accord signé, chaque membre de la banque
aura un droit de veto, ce qui est différent des autres
institutions financières, telles que le Fonds monétaire
international (FMI).
Une fois que l'accord signé sera
entériné par les Parlements de ces sept pays fondateurs,
la banque sera opérationnelle d'ici 2008 et administrée
par un conseil des directeurs composé des ministres de
l'Économie des États membres.
« La banque sera un outil pour renforcer
l'autonomie financière de l'Amérique du Sud, du fait
qu'il s'agit de la première banque véritablement
contrôlée par les pays de notre continent », a
indiqué le président brésilien Luis Inacio Lula da
Silva, lors de la cérémonie de signature.
« Je pense qu'il est un bon moment pour les
affaires commerciales, et qu'elle nous bénéficiera
tous », a ajouté le président brésilien.
Qualifiant la fondation de la banque de
« moment historique », le président
bolivien Evo Morales a estimé qu'elle aiderait à
régler les problèmes financiers et sociaux dans la
sous-région.
Pour le président équatorien Rafael
Correa, le lancement de cette banque marque la fin de la
dépendance des banques centrales d'Amérique du Sud du FMI
et de la Banque mondiale, deux institutions financières sur
lesquelles les États-Unis et les pays européens exercent
une forte influence.
« La Banque du Sud permettra de nous
libérer des chaînes de la dépendance et du
sous-développement », a affirmé de son
côté, le président Hugo Chavez.
Selon M. Chavez, la banque aidera les pays pauvres de la
sous-région à financer leurs projets de
développement dans les secteurs de l'industrie et de
l'énergie dans la perspective de promouvoir le
développement social.
« Nous devons tout faire pour que
l'Amérique du Sud ait une voix forte à l'ère de la
mondialisation », a souligné le chef de l'État
paraguayen Nicanor Duarte.

Si cela est démontré, Rafael Correa
déclarera illégitime une dette de 20 millions $ envers la
Banque mondiale
- Comité pour l'annulation de la
dette du Tiers Monde, 16 décembre 2007 -
Le président de l'Équateur, Rafael Correa,
a signalé samedi 15 décembre 2007 qu'il déclarera
illégitime une dette de 20 millions de dollars avec la Banque
Mondiale (BM), si sont décelées des
irrégularités dans un projet financé par la Banque
qui a apparemment détruit le réseau des institutions de
contrôle de la distribution d'eau du pays.
Lors de son programme de radio du samedi, Correa a
rappelé que quelques années auparavant, la BM,
« dans la folie privatisatrice et
néolibérale », a fait un projet qui
« ne sert à rien, avec la complicité des
bureaucrates équatoriens », endettant
l'Équateur pour 20 millions $, et « ils ont
détruit tout le
système institutionnel en charge de la gestion de
l'eau ».
« Cette dette, nous sommes en train de
l'étudier afin de la déclarer illégitime, de ne
pas verser deux reals de plus, et d'intenter une action en dommages et
intérêts à cette bureaucratie qui nous fait subir
ses méthodes », a indiqué Correa.
Le mois d'avril dernier, le gouvernement
équatorien a déclaré le représentant de la
BM, Eduardo Somensatto, « persona no grata » et
l'a expulsé du pays.
Ricardo Patiño, qui était alors ministre
de l'Économie, a expliqué que cette mesure avait
été prise car cet organisme voulait traiter le pays
« comme une colonie » en bloquant, en 2005, un
prêt de 100 millions $ préalablement approuvé.
Patiño avait expliqué qu'à ce
moment là l'Équateur avait rempli une série de
« conditionnalités perverses de la BM »,
en 2004, pour obtenir le prêt, et celui n'avait pas
été versé parce que le pays avait pris la
« décision souveraine de réformer
l'utilisation de fonds absolument anti-éthiques et
anti-techniques ».
Au cours de l'année 2005, le gouvernement
équatorien, au sein duquel Correa était alors ministre de
l'Économie, avait réformé la loi du Feirep (un
fond pétrolier) qui obligeait le pays à
« utiliser 70 % de l'excédent du prix du
pétrole pour payer la dette externe privée ».
En novembre dernier, le président
équatorien a prévenu qu'il s'éloignera de la
Banque interaméricaine de développement (BID) et de la
Corporation andine de développement (CAF) si ces organismes ne
répondent pas aux intérêts du pays, bien qu'il
reconnaissait alors que pour le moment ce n'était pas le cas.
Rafael Correa a signalé aujourd'hui lors de son
programme de radio que la nouvelle Constitution, qui sera
rédigée par l'Assemblée, interdira la
privatisation de l'eau et que l'on créera la Superintendance des
Ressources Hydriques qui sera chargée de contrôler et de
réguler l'utilisation efficace de l'eau.

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