Enquête sur le système de
gouvernance au Canada
Conception de la responsabilité
dans la Loi fédérale sur la responsabilité
- Sandra L. Smith, dirigeante nationale,
Parti marxiste-léniniste du Canada -
Le corps politique au Canada est aux prises avec un
grave problème: des modifications importantes sont
apportées aux institutions et à la façon de faire
les choses mais le public est maintenu dans l'ignorance ou
désinformé au sujet de ces mesures et de leurs
ramifications. Certaines de ces modifications se retrouvent dans la Loi
fédérale
sur la responsabilité déposée au parlement
canadien le 11 avril 2006, à l'ouverture du parlement suite
à l'élection du gouvernement minoritaire de Stephen
Harper. Le projet de loi comme tel est énorme (il fait environ
250 pages) mais la grande majorité des gens savent très
peu de choses à son sujet. Il modifie une soixantaine de lois et
institue plusieurs nouvelles lois, comme la Loi sur le conflit
d'intérêt. Il élargit le champ d'action de la Loi
de l'accès à l'information pour inclure 17 nouveaux
organismes, sept agences et quatre fondations. Il met sur les tablettes
les amendements proposés par le Commissaire de l'accès
à l'information et un document de
travail sur l'accès à l'information. Le gouvernement l'a
présenté avec un Plan d'action contenant des mesures
à appliquer immédiatement, sans l'approbation du
parlement. Le Plan d'action comme tel est déjà mis en
application.
Harper a réussi à mettre les partis de
l'opposition à la Chambre des communes sur la défense
concernant la responsabilité, à tel point que la loi et
ses plus de 200 amendements déposés en chambre [entre
autres la substitution du terme «imputabilité» par
«responsabilité»] ont été
adoptés à l'unanimité. La loi est
maintenant étudiée par un comité du Sénat
qui entend une soixantaine de témoins.[1]
La conception de responsabilité du gouvernement
Harper
La Loi fédérale sur
l'imputabilité était la pièce maîtresse
de la campagne électorale du Parti conservateur à
l'élection 2006. Elle devait être un moyen de garantir
«la responsabilité et le changement» et de surmonter
la corruption du gouvernement libéral. C'était
censé être une réponse au rapport de la Commission
Gomery et à certains problèmes qu'on disait hors du
champs de compétence de la Commission. La loi et le Plan
d'action ont été présentés comme des
«mesures de lutte à la corruption» et le
début d'«une ère nouvelle de responsabilité
gouvernementale».
Lors du dépôt du projet de loi, le premier
ministre Stephen Harper avait dit: «Avec la Loi
fédérale sur l'imputabilité, nous
créons une nouvelle culture de responsabilité qui
changera à jamais la façon faire les choses à
Ottawa». John Baird, président du Conseil du
trésor, qui a présenté le projet de loi au nom du
gouvernement, a dit: «La responsabilité est le fondement
du système de gouvernement responsable au Canada. C'est elle qui
garantit au parlement et aux Canadiens que le Gouvernement du Canada se
sert des ressources publiques à bon escient et efficacement, et
qu'il répond de ses actes.»
Quelle est donc la conception de la
responsabilité du gouvernement Harper?
Au lendemain de l'élection de 2006, le Parti
marxiste-léniniste du Canada notait:
«Nous verrons ce que Stephen Harper entend par
imputabilité. Il a déjà dit que le premier geste
de son gouvernement serait d'adopter la Loi sur
l'imputabilité fédérale. De ce que nous avons
vu jusqu'à présent des gestes et paroles de Harper, c'est
évident qu'il n'entend pas instituer la responsabilité
sociale du
gouvernement. Sa notion d' imputabilité est la même que
Paul Martin. Il va sans doute faire adopter de nouvelles règles
et procédures de surveillance, mais rien qui s'attaque à
l'origine de la corruption et du conflit d'intérêt, ou
même qui identifie correctement ce qu'est la corruption et le
conflit d'intérêt.»[2] Cette
prédiction a
été
confirmée.
La conception de la responsabilité dans la Loi
fédérale sur la responsabilité et le Plan
d'action qui l'accompagne se résume à la surveillance: on
établit des règles claires et on punit les fautifs. Elle
ne diffère pas, fondamentalement, de la conception comprise dans
les deux initiatives précédentes de responsabilisation,
la
première par le gouvernement libéral de Jean
Chrétien en mai 2002 et la seconde par le gouvernement
libéral de Paul Martin. À noter que ni l'une ni l'autre
de ces initiatives n'a empêché la corruption ou le conflit
d'intérêt.
L'initiative de mai 2002 comprenait un plan d'action en
huit points instituant de nouvelles lignes directrices, une nouvelle
procédure de nomination du Conseiller en éthique, une Loi
sur l'enregistrement des lobbyistes, un Code de conduite pour les
députés et sénateurs, des limites sur les
contributions politiques et une
réglementation des courses à la direction des partis
politiques.[3] Puis Paul Martin a institué
d'autres mesures de
ce genre et nommé une commission d'enquête
présidée par le juge Gomery.
La conception de la responsabilité des
libéraux et conservateurs, appuyées par tous les partis
politiques présentement à la Chambre des communes, fait
appel à «des lois plus sévères» et des
lignes directrices plus strictes. Sa portée est purement
administrative (non politique) et sa conséquence est de
criminaliser des individus, les
«fautifs». Les critères pour établir les
fautes ou les méfaits sont imprécis et ont fait l'objet
de délibérations précipitées. Ils semblent
très arbitraires. Le PMLC croit que tout le processus et toutes
les décisions prises en conséquence sapent les fondements
de ce qu'on appelle le système de gouvernement responsable.
L'incohérence qui en résulte pose
encore plus de problèmes pour les partis politiques
eux-mêmes, qui contrôlent le processus, sans parler du tort
qu'elle fait au corps politique. Ainsi, loin de résoudre les
problèmes de corruption et de conflit d'intérêt,
les querelles inter et intra partisanes s'intensifient en même
temps que la corruption et le conflit d'intérêt. Cela
mène à
l'approfondissement de la crise du système de gouvernement de
parti, à la perte de confiance des citoyens dans les partis
politiques, le parlement et la démocratie et à
l'imposition éhontée d'un ordre du jour caché,
celui de subordonner de plus en plus l'économie canadienne
à celle des États-Unis des Monopoles d'Amérique du
Nord et l'État
canadien à l'État américain et d'entraîner
le Canada dans la quête de domination mondiale de
l'impérialisme américain.
La Convention de l'ONU contre la corruption
On dit que cette loi est pour lutter contre la
corruption et répondre aux obligations internationales du Canada
à combattre la corruption, mais elle fait fi d'un
élément crucial du régime de droit international
enchâssé dans la Convention interaméricaine contre
la corruption, adoptée le 29
mars 1996 et signée par le Canada, et la Convention des Nations
unies contre la corruption signée par le Canada le 21 mai 2005
mais non ratifiée.[4] Stephen Harper se sert
du fait qu'elle
doit être ratifiée prochainement pour presser le
Sénat à adopter la Loi sur la responsabilité.
L'article 13 de la Convention des Nations unies contre
la corruption, avec comme sous-titre «Participation de la
société», se lit:
«1. Chaque État Partie prend des mesures
appropriées, dans la limite de ses moyens et conformément
aux principes fondamentaux de son droit interne, pour favoriser la
participation active de personnes et de groupes n'appartenant pas au
secteur public, tels que la société civile, les
organisations non gouvernementales et les
communautés de personnes, à la prévention de la
corruption et à la lutte contre ce phénomène,
ainsi que pour mieux sensibiliser le public à l'existence, aux
causes et à la gravité de la corruption et à la
menace que celle-ci représente. Cette participation devrait
être renforcée par des mesures consistant notamment
à:
a) Accroître la transparence des processus de
décision et promouvoir la participation du public à ces
processus; [...]»
Dans son traité Corruption: Definitions and
Concepts, Inge Amundsen identifie les principales formes de
corruption comme étant l'utilisation de pots-de-vin, le
détournement de fonds, la fraude et l'extorsion. Elle
écrit:
«Le rôle décisif de l'État
est reflété dans la plupart des définitions de la
corruption. La définition conventionnelle de la corruption est
la recherche de richesse personnelle par une personne qui
représente l'État et l'autorité publique. C'est
l'usage à mauvais escient de biens publics par des agents de la
fonction publique pour le gain
personnel. La définition dont se sert la Banque mondiale est que
la corruption est l'abus du pouvoir public pour en tirer un avantage
privé. Une autre description très en vogue est que la
corruption est une transaction entre les acteurs des secteurs
privé et public, par laquelle des biens collectifs sont
convertis de manière irrégulière ou
illégale en des
biens personnels. (Heidenheimer et al. 1993:6)»
Amundsen cite Mushtaq Kahn qui définit la
corruption comme étant «le comportement déviant par
rapport aux règles officielles régissant la conduite
d'une personne en position d'autorité publique afin d'en retirer
personnellement profit, pouvoir ou statut.» (Kahn, 1996:12)»
Amundsen fait une distinction entre la corruption
politique et la corruption bureaucratique («grande» contre
«mesquine»). La corruption politique, c'est lorsque les
décideurs se servent du pouvoir politique dont ils sont pourvus
pour maintenir leur pouvoir, leur statut et leur richesse. C'est
lorsque la formulation des politiques et des
lois est faite de façon à donner un avantage à des
politiciens et à des législateurs.
Elle écrit: «La corruption politique a des
répercussions politiques plus importantes parce qu'elle influe
sur la façon dont les décisions sont prises. La
corruption politique sous-entend la manipulation d'institutions
politiques et des règles de procédure et mène
à l'altération des institutions gouvernementales. La
corruption politique est
une déviation par rapport aux valeurs et principes rationnels et
juridiques de l'État moderne et mène à la
déchéance institutionnelle. Le problème
fondamental de la corruption politique est l'absence de volonté
politique de s'attaquer au problème: les détenteurs du
pouvoir ne veulent pas changer un système dont ils sont les
principaux
bénéficiaires.»[5]
Ni la Commission Gomery ni le gouvernement Harper ne
s'intéresse à «la déviation par rapport aux
valeurs et principes rationnels et juridiques de l'État
moderne» qui a mené et qui mène à «la
déchéance institutionnelle». Le PMLC croit que,
cela étant, les mesures comprises dans la Loi sur la
responsabilité ne vont
qu'accélérer la déchéance institutionnelle
plutôt que de l'endiguer.
La Commission Gomery
La Commission Gomery a été
créée le 9 février 2004 par le cabinet
fédéral de Paul Martin. Son mandat était le
suivant:
a) de faire enquête et de faire rapport sur les
questions soulevées, directement ou indirectement, par [le]
Rapport de la vérificatrice générale du Canada
à la Chambre des communes, novembre 2003, concernant le
programme de commandites et les activités publicitaires du
gouvernement du Canada, notamment:
i) la création du programme de commandites,
ii) la sélection d'agences de communication et de
publicité,
iii) la gestion du programme
iv) la réception et l'usage de fonds ou de commissions
octroyés à l'égard du programme
v) toute autre question directement liée au programme que le
commissaire juge utile à l'accomplissement de son mandat.
Parlant des illusions créées à
propos de la Commission Gomery, le PMLC écrivait:
«[...] le scandale des commandites a permis de
révéler un peu plus le problème fondamental: le
système de démocratie représentative dominé
par les partis, les lois électorales conçues
spécifiquement pour permettre seulement l'élection de
partis politiques et pour enlever tout pouvoir réel au peuple.
Le résultat de la commission sera
donc de parler d'allégations de malversations de fonds publics
par un certain parti politique pour financer sa campagne
électorale, mais en détachant tout cela du système
politique comme tel, système dans lequel le peuple est
traité comme une simple masse votante. Ni la Commission Gomery,
ni le Comité des comptes publics ne vont aborder cette
question fondamentale.»[6]
On a bien vu que cet aspect fondamental du scandale des
commandites a été complètement ignoré par
la Commission Gomery et le gouvernement. En fait, ni la Commission
Gomery, ni le gouvernement Harper ne s'intéresse à la
responsabilité politique. La Commission Gomery situe le
problème de responsabilité dans le domaine
administratif en général (définition des
responsabilités) et plus spécifiquement dans
l'ingérence partisane dans l'administration des programmes et,
dans une certaine mesure, dans les mécanismes censés
tenir le gouvernement responsable, comme les comités
parlementaires.
Le problème de l'ingérence partisane est
attribué à certains individus qui se conduisent mal.
Là-dessus, comme sur d'autres aspects identifiés, on
propose des mesures administratives pour régler le
problème. On présume que ces mesures, si elles sont
correctement appliquées, rétabliront la
responsabilité du gouvernement envers le
parlement et du parlement envers la société.
Dans le préambule de Rétablir
l'imputabilité, le juge Gomery brosse un tableau du
fonctionnement de la responsabilité du parlement dans la
démocratie canadienne.[7]
Dans les grandes lignes il dit ceci:
«Le principe de la suprématie du Parlement
veut que cet organe soit investi du pouvoir d'adopter des lois qui
donnent des pouvoirs aux ministres et au reste de l'exécutif, et
d'exiger que ceux-ci lui en rendent compte.»
«C'est par le truchement des lois et du processus
budgétaire que le Parlement confère un ensemble de
pouvoirs et de ressources au gouvernement, lequel doit lui rendre des
comptes sur la façon dont il les utilise.»
«Les ministres et la fonction publique
constituent la branche exécutive du gouvernement, qui tire ses
pouvoirs et son autorité du Parlement. Elle doit rendre des
comptes au Parlement et, par son intermédiaire, à la
population canadienne.»
«Le principe de la responsabilité
ministérielle veut que les membres du Cabinet, qui chapeautent
la branche exécutive à titre individuel et collectif,
soient investis de la responsabilité générale et
du pouvoir de gouverner.»
«Le principe de la primauté du droit
constitue un cadre d'ensemble qui tout à la fois permet et
limite l'action gouvernementale.»
Le juge Gomery écrit:
«Le Parlement est la tribune centrale où
le gouvernement est directement tenu imputable de ses politiques et de
son administration. Les ministres doivent collectivement lui rendre
compte des politiques et des actions ou de l'inaction du gouvernement,
la sanction ultime venant de la population à l'occasion des
élections générales.
«Le Parlement tient le gouvernement imputable de
deux façons. Premièrement, le Cabinet doit lui rendre des
comptes sur ses politiques, ses réactions aux défis
auxquels est confronté le pays, son administration de la
fonction publique ainsi que la conduite des affaires de l'État.
Deuxièmement, le Parlement tient le gouvernement
imputable a posteriori de la façon dont il a utilisé les
pouvoirs et les ressources qu'il lui a confiés. Cette
imputabilité porte sur la gestion des affaires publiques, pas
sur les politiques du gouvernement, et ce sont les responsables de la
gestion qui doivent l'assurer.»
La position du PMLC
Le PMLC croit que le problème fondamental de
cette interprétation est que la conception de la
responsabilité est détachée du siège du
pouvoir souverain et des intérêts qu'il est censé
protéger. Tant qu'on ne répondra pas à la
nécessité historique d'investir des citoyens du pouvoir
souverain, on ne résoudra
pas le problème de la responsabilité.
Dans Un pouvoir à partager,
publié en 1993, Hardial Bains, alors dirigeant national du PMLC,
parle entre autres de la façon dont se pose le problème
de la responsabilité dans le système de gouvernement au
Canada.
«[...] il demeure que si les citoyens ne sont pas
investis du pouvoir souverain et ne disposent pas de mécanismes
leur permettant d'exercer le pouvoir souverain, ils ne sont pas libres
de choisir ceux qui gouvernent en leur nom. Les partis politiques
disposent littéralement d'un monopole exclusif en cette
matière. [...]
«En fait, il n'existe pas de mécanisme
obligeant les élus ou les gouvernements à rendre des
comptes à l'électorat. Le seul recours des citoyens est
d'élire un autre gouvernement aux prochaines élections.
Il est intéressant de noter que la transparence et l'obligation
de rendre des comptes ne servent leurs fins que lorsqu'elles
détournent
l'attention publique du fait qu'au bout du compte le gouvernement
domine le processus du début à la fin. Ce sont les dehors
dans lesquels s'enveloppe le pouvoir exécutif pour cacher le
fait qu'il est l'unique pouvoir décisionnel.
«Ce sont là autant de moyens servant
à priver l'électorat de son droit de participer à
la direction des affaires de la société. [...]
«Les différentes réformes du
processus ont pour effet de transformer ces différentes
juridictions en des pouvoirs absolus. Ceux qui ont accès au
pouvoir politique ont quand même besoin d'un moyen de
résoudre les contradictions dans leurs rangs et écarter
le peuple du gouvernement. Le terme démocratie en vient à
signifier l'emploi
d'une forme démocratique pour atteindre des fins non
démocratiques. La forme démocratique devient un simple
vestige de la démocratie et de plus en plus synonyme d'une
règle de droit servant à sanctionner le pouvoir des
élites politiques. Pour le justifier on invoque les
«précédents», la «traditions»,
les «institutions changeantes», la «démocratie
telle que nous la connaissons», etc.
«Il existe un lien entre d'une part le pouvoir
suprême et son origine et d'autre part le gouvernement et les
intérêts qu'il sert. Et dans ce rapport, c'est le pouvoir
suprême qui est dominant. Le processus ou le système
politique facilite l'exécution des désirs du pouvoir
suprême. Si l'évolution du processus politique se
résume à
l'extension du droit de vote, à la façon dont les voix
sont comptées et à la réforme des
procédures parlementaires, le pouvoir suprême demeurera
hors de la portée des citoyens.»[8]
Partant de cette analyse, le PMLC a adopté le
mot d'ordre: Pour nous, la responsabilité commence chez soi.
C'est la reconnaissance du fait que lorsque la société
est retenue dans son progrès et que toutes les voies permettant
de régler ses problèmes sont bloquées, la classe
ouvrière et le peuple assument eux-mêmes la
responsabilité de changer la situation.
Aujourd'hui, pendant que s'intensifient l'offensive
antisociale et l'effort pour engager le Canada dans les guerres
agressives menées par l'impérialisme américain, le
fait que le peuple est incapable de tenir le gouvernement responsable
est un problème plus criant que jamais et il devient urgent d'y
apporter une solution. Tant que les
Canadiens ne participent pas à l'établissement de l'ordre
du jour du gouvernement et qu'ils sont au contraire à la merci
des priorités décidées par le gouvernement, les
partis politiques et les médias, le principe de la
responsabilité échappera au corps politique. Qui
détient le pouvoir politique? Où réside le pouvoir
décisionnel? Voilà les questions
importantes qui ressortent de cette affaire. L'exercice du pouvoir est
constitué d'une multitude d'éléments, mais le
tranchant de la lutte du peuple pour exercer le pouvoir est la
construction des organisations par lesquelles se placer en position
d'influence en prenant position à la défense de ses
droits et, de là, ouvrir la voie au progrès de la
société et
faire avancer la cause de la paix et des droits humains. C'est la seule
façon de conjurer les dangers que font planer sur la
société ceux qui sont au pouvoir aujourd'hui. Le
programme du PMLC est d'encourager les travailleurs à devenir
des politiciens ouvriers et que les politiciens ouvriers et les
représentants du peuple élisent et se fassent
élire pour
former une Opposition ouvrière au parlement. L'Opposition
ouvrière pourra aller plus loin et former un gouvernement
anti-guerre qui répondra aux besoins du peuple au pays et
à l'étranger.
Notes
1. Voir: «Loi C-2, la Loi
fédérale sur la responsabilité:
Mémoire du Parti marxiste-léniniste du Canada au
Comité permanent du Sénat sur les Affaires juridiques et
constitutionnelles, 7 septembre 2006», LMLQ Vol. 36 No
66, 8 septembre 2006.
2. Voir: «39e élection
générale: La signification des résultats —
Entrevue avec Sandra L. Smith, dirigeante du Parti
marxiste-léniniste du Canada», LMLQ Vol. 36 No
1, 30 janvier 2006.
3. Voir: «Mémoire du Parti
marxiste-léniniste du Canada sur le projet de loi C24», Loi
modifiant la Loi électorale du Canada et la Loi de l'impôt
sur le revenu (financement politique), soumis au Comité
permanent sur les procédures et les affaires de la Chambre le 30
avril 2003. LMLQ vol. 33 no. 66, 19 juin
2003.
4. Il y a 140 signataires de la Convention
des Nations unies contre la corruption et 61 l'ont ratifiée.
Cuba l'a signé le 5 décembre 2005. La Chine et le Vietnam
l'ont signée et ratifiée en renonçant à
l'Article 66(2) qui dit que les États signataires peuvent
régler les différents entre eux concernant
l'interprétation de la convention par voie de
négociation dans un délai de six mois, après quoi
le différent est soumis à la Cour internationale de
Justice.
5. Amundsen, Inge, «Corruption:
Definitions and Concepts, Draft», 17 janvier 2000, Chr. Michelsen
Institute Development Studies and Human Rights. Traduit de l'anglais
par Le Marxiste-Léniniste.
6. Voir: «La grande illusion de la
Commission Gomery», pmlc.ca, 16 août 2005.
http://www.mlpc.ca/pmlc/Articles/F051002.htm.
7. Commission d'enquête sur le
programme des commandites et les activités publicitaires, Phase
2: Rétablir l'imputabilité: Recommendations, 2006.
8. Bains, Hardial, Un pouvoir
à partage: Une définition moderne du processus politique
et un plaidoyer pour le renouveau démocratique, 1993, pp.
23-25.

On
discutera des événements actuels pour comprendre l'ordre
du jour du gouvernement Harper, quels intérêts il sert et
sa conception de la responsabilité. On parlera également
de la participation du Canada à l'offensive de l'OTAN en
Afghanistan, des changements proposés à la loi
électorale du Canada, des récenets développements
au parlement tels que l'accord sur le bois d'oeuvre résineux, et
d'autres sujets que les participants voudront aborder.