Accueil |
Archives | English
Un an après la grève, l'éducation
demeure un droit!
- Association pour
une solidarité syndicale étudiante (ASSÉ), 15 mars
2006 -
Le 16 mars 2005
à Montréal
L'éducation publique est en danger au
Québec et à travers le Canada. À chaque
année depuis 1994, le gouvernement fédéral a
réduit de 2,2 MM$ les paiements de transfert aux provinces
réservés à l'éducation et aux programmes
sociaux. De telles coupures, ajoutée à une hausse
des coûts, représentent un perte de 4,9 MM$ dans les
coffres provinciaux. Maintenant que le gouvernement de Stephen Harper
est au pouvoir, ces coupures pourraient s'aggraver
considérablement.
Au Québec, Jean Charest considère
sérieusement éliminer le gel des frais de
scolarité, qui en est place depuis un bon bout de temps. Les
étudiantEs se sont toujours battus pour conserver ce gel, et
continueront de se battre pour le maintenir.
Il y a
exactement un an, plus de 200 000
étudiants du secondaire, du cégep et de
l'université sont allés en grève, certains d'entre
eux pour plus de cinq semaines, pour défendre leur droit
à l'éducation. Nous avons faits des ateliers,
bloqué des ponts, fait du piquetage devant les écoles et
participé à une marche pour empêcher Charest
de couper dans le Programme de prêts et bourses du Québec,
mais aussi pour clamer haut et fort que l'éducation devrait
être accessible à tous et à toutes. En bout de
ligne, on a fait quelques gains, mais le combat continue!
Un an plus tard, on retourne à nouveau dans la
rue pour exiger que le gouvernement canadien réinvestisse
annuellement 4,9 MM$ dans l'éducation.
Il ne doit plus y avoir de dette étudiante, le
gel des frais doit continuer et l'éducation se doit d'être
accessible à tout le monde.
Tous ensemble, on est bien plus fort que n'importe quel
politicien!
Plateforme du CEPA
* Attendu qu'un système d'éducation
accessible et de haute qualité est une nécessité
de toute société démocratique;
* Attendu que le gel des frais de scolarité au
Québec est un standard minimum pour assurer une éducation
accessible;
* Attendu que l'augmentation continue des frais
auxiliaires et des frais de scolarité des étudiants
hors-province et internationaux a contribué au détriment
de l'accès à l'éducation;
* Attendu que les intérêts des compagnies
entrent en conflit avec les aspirations de nos institutions
d'enseignement public;
* Attendu qu'il y a toujours plusieurs problèmes
avec le système des prêts et bourses, et qu'un tel
système encourage la dette étudiante;
* Attendu que le financement gouvernemental est une
nécessitée si l'on désire un système
d'éducation accessible et de haute qualité, et que
celui-ci a baissé dramatiquement durant les 15 dernières
années;
Nous exigeons:
Un gel réel de tous les frais, qu'ils soient de
scolarité ou auxiliaires, et ce pour tous les étudiants,
incluant les étudiants hors-province ou internationaux.
L'objectif est une éducation publique qui est universellement
accessible;
L'élimination de toute forme d'influence par des
compagnies à l'université. Une telle influence menace la
nature publique de nos campus et l'intégrité de la
recherche académique;
Que des améliorations soient apportées au
système de prêts et bourses. L'objectif est
l'élimination de la dette étudiante;
Un réinvestissement massif dans le domaine de
l'éducation, commençant avec l'utilisation du paiement de
transfert aux provinces de 4,9 MM$.

Le volte-face du gouvernement Charest sur
l'accessibilité à l'éducation ne passe pas!
- Association pour une solidarité
syndicale étudiante (ASSÉ), 15 mars 2006 -
C'est avec étonnement que l'ASSÉ constate
le volte-face du discours du Premier ministre Jean Charest concernant
l'accessibilité aux études. Le virage
électoraliste de M. Charest tombe à une bien mauvaise
date car personne n'a oublié que l'an dernier faisait rage la
plus grande grève étudiante de l'histoire du
Québec.
M. Charest a déclaré, hier (à
l'ouverture de la session parlementaire), que l'accessibilité
aux études est «le plus puissant moyen de lutte à
la pauvreté. Et notre gouvernement fera tout ce qui est
nécessaire pour soutenir ce choix.» La grève de
l'an dernier visait justement à contrer une réforme au
régime d'Aide Financière aux Études
(AFE) qui touchait particulièrement les plus démuni-e-s.
Malgré l'ampleur de la mobilisation, le gouvernement n'a
toujours pas réinjecté la totalité des sommes
coupées et ne s'est pas engagé à le faire. Francis
Hamel, secrétaire à la coordination de l'ASSÉ,
constate: «Hier, Jean Charest à voulu jouer les champions
de l'accessibilité aux études. Par
contre, depuis son arrivée au pouvoir, le gouvernement
libéral a plutôt été une menace pour
l'accessibilité. Ces paroles en l'air pèsent bien peu
face aux compressions réelles.»
Rappelons qu'en plus d'occasionner des compressions qui
totalisent près de 136 millions depuis l'arrivée des
libéraux au pouvoir, la réforme de l'AFÉ
pénalise les étudiants et étudiantes aux cycles
supérieurs ainsi que les chefs de famille monoparentale recevant
des pensions alimentaires. Sans parler que du côté des
frais de scolarité,
nous assistons à des hausses devenues systémiques des
frais de toutes natures dans les Cégeps et Universités
ainsi qu'à des hausses des frais pour les étudiantes
internationales et les étudiants internationaux.

Ontario
Militant rassemblement
du
collégial pour la qualité de l'éducation
Plus de 5 000 enseignants,
conseillers et bibliothécaires des collèges
communautaires de l'Ontario
ont tenu un rassemblement pour la qualité de l'éducation
dans le
centre-ville de Toronto le 16 mars. Les enseignants de tous les 24
collèges communautaires en grève depuis le 7 mars
étaient présents. En
arrivant au lieu de rendez-vous, ils
apprenaient que le ministre de la Formation, des Collèges et des
Universités, Chris Bentley, avait demandé une rencontre
séparée et
privée avec les deux équipes de négociation.
Après des rencontres, les
deux parties ont annoncé que les négociations officielles
sur une
nouvelle convention collective reprendraient à 9 heures le 20
mars. Ces
négociations n'ont duré que deux jours, sans
règlement, et le syndicat
demande maintenant l'arbitrage obligatoire.
Les participants portaient des pancartes avec le mot
«Qualité»
écrit en grosses lettres et plusieurs bannières
représentant les
différents collèges. Les enseignants se portent à
la défense de la
qualité de l'éducation et réclament moins
d'élèves par classe, plus
d'enseignants et une reprise des négociations. Ils ont
dénoncé le «plan
pour
compléter la session» des directions de collège,
plan qui
transformerait les collèges ontariens en manufactures de
diplômes à
rabais. Les enseignants en art du collège Sheridan portaient des
pancartes multicolores qu'ils avaient dessinées. La
Fédération
étudiante canadienne portait une grande bannière
dénonçant la hausse
des frais de scolarité et les
étudiants des collèges Humber et George-Brown
dénonçaient
l'augmentation de 20% des frais de scolarité annoncée par
le ministre
la semaine précédente. Une orchestre de Samba
accompagnait les
manifestants.
Le rassemblement a commencé à 11 heures.
Après les discours, les
manifestants ont marché sur la rue Bay en direction des bureaux
du
ministre. C'était la plus grande manifestation de l'histoire des
collèges communautaires de l'Ontario. Les rues ont
été complètement
bloquées.
Les participants ont dit être très
contents de leur action pour la
qualité de l'éducation. «Ce fut une
expérience incroyable, a dit un
conseiller du nord de l'Ontario qui n'avait jamais participé
à une
action politique de masse auparavant. Quel sentiment que d'être
avec
des milliers de mes collèges venus de tous les coins de
l'Ontario,
unis dans une lutte pour la qualité de l'éducation pour
notre jeunesse.
C'est une expérience que je n'oublierai pas.»

Les étudiants veulent
que leurs
intérêts soient protégés
Trois cents étudiants des collèges
communautaires de l'Ontario se sont rassemblés devant
l'assemblée
législative de l'Ontario, à Queen's Park, le 16 mars dans
le cadre de
la campagne «Les étudiants ne sont pas des pions».
La manifestation
était organisée par l'Alliance des étudiants des
collèges qui
représente 100 000 étudiants de 15 collèges
communautaires. Pour illustrer leurs préoccupations, ils
étaient
déguisés en pions et marchaient sur un gigantesque
échiquier. Sur leurs
pancartes on lisait entre autres: «Plus d'enseignants à
temps plein.»
Les étudiants revendiquent:
* Que le premier ministre Dalton McGuinty augmente
immédiatement le
financement des collèges pour que ce soit l'équivalent de
la moyenne
nationale, soit 9 600$. Il est présentement l'équivalent
de 7 300. Et
toute hausse du financement doit être ciblée: embauche
d'enseignants à
temps plein, compensation adéquate aux enseignants pour les
activités hors classes (comme les heures passées à
leur bureau en
dehors des heures de classe pour répondre aux questions des
étudiants),
amélioration des installations et achat de nouveaux
équipements.
* Que les collèges rendent publics
immédiatement les détails de leur
stratégie de fin session programme par programme. Tout
stratégie doit:
- donner aux étudiants l'assurance que les
résultats d'apprentissage énoncés dans les plans
de cours seront atteints;
- comprendre la garantie que ces résultats
satisfont aux exigences
des organismes régulatoires des professions (comme le
Collège des
infirmières de l'Ontario) et ne pas mettre en péril
l'aptitude des
étudiants à passer les examens et tests;
* Que les collèges offrent à tous les
étudiants touchés par la grève
des rabais sur les frais de scolarité pour les programmes qui
seront
raccourcis.
* Que les collèges remboursent les
étudiants touchés par la grève
pour toutes les dépenses spéciales encourues à
cause d'un prolongement
de session. Cette compensation doit comprendre entre autres les frais
de résidence, les frais de garde d'enfants, la perte de revenu
et les
dépenses de loyer.

Manifestations en France contre le
«Contrat première embauche»
La jeunesse ouvrière veut se bâtir un
avenir
Depuis le 7 mars, la jeunesse ouvrière de France
proteste contre le «Contrat de première embauche»
(CPE) imposé par le gouvernement français. Le contrat
permet aux employeurs de congédier toute personne
âgée de moins de 26 ans sans préavis ni raison
durant une période d'essai de deux ans. Ce sont des millions de
jeunes qui descendent
dans la rue. Cinquante-et-une des quatre-vingt-quatre
universités françaises se sont jointes au mouvement et
des présidents d'universités eux-mêmes demandent au
gouvernement d'abandonner le projet. Le samedi 17 mars plus d'un
million de personnes a manifesté a travers toute la France
contre le CPE. Les syndicats français considèrent ce
nombre
comme étant un ultimatum au gouvernement et beaucoup comptent
appeler à une grève générale si la loi
n'est pas retirée. Le gouvernement a cependant refusé de
faire marche arrière. Le président de l'Assemblée
nationale, Jean-Louis Debré, s'est manifesté dimanche
pour faire part de son indignation: «Donner l'ordre à
l'État par un ultimatum de
ne pas appliquer ou de retirer une loi votée par le Parlement,
c'était porter atteinte à la République et
à la démocratie», a-t-il déclaré.
Après les élections législatives
de 2002 qui ont suivi la ré-élection de Jacques Chirac
comme Président de la République, le gouvernement a
précipité son offensive anti-sociale à travers les
réformes de l'éducation, de la santé et des
retraites. Ces réformes, dit le gouvernement, étaient
nécessaires et essentielles si la France voulait être
compétitive dans le contexte de la mondialisation.
Après que le «non!» l'ait
remporté au référendum sur la ratification d'un
«traité constitutionnel européen», le premier
ministre Jean-Pierre Raffarin a été remplacé par
Dominique de Villepin, un conseiller de longue date de Jacques Chirac.
On disait de Dominique de Villepin, qui n'a jamais été
candidat à une élection, qu'il avait une
côte de popularité élevée suite au discours
contre l'invasion de l'Irak qu'il a prononcé aux Nations Unies
en tant que ministres des affaires étrangères. C'est
armé de cette côte de popularité qu'il s'est mis a
détruire le Code du travail. Cela a commencé par
l'adoption de la loi créant le Contrat Nouvelle Embauche (CNE)
destiné aux entreprises de
moins de 20 salariés et qui permet à un employeur
d'embaucher un salarié avec une période d'essai de deux
ans durant lesquels il pourrait ensuite les licencier sans
préavis et sans donner de raison. La justification étant
qu'en facilitant les licenciements, les patrons allaient embaucher plus
et donc de créer des emplois, ou, comme il l'a été
dit:
«faciliter les divorces afin d'augmenter le nombre de
mariages».
Le Contrat Première Embauche (CPE) suit le
même principe que son prédécesseur, mais il vise
cette fois-ci les jeunes de moins de 26 ans. Non seulement ces jeunes
ont une période d'essai de deux ans durant laquelle ils peuvent
être licenciés sans préavis est sans raison, mais
en plus ces contrats s'appliqueront pour des embauches
successives, que ce soit dans la même entreprise ou dans
plusieurs, avec un délais de deux ou trois mois entre les
contrats. Cependant, ni le CPE ni le CNE ne sont des contrats au sens
juridique du terme car un contrat doit stipuler des causes de
résiliation. Or celles-ci sont à la discrétion de
l'employeur.
Ces contrats semblent faire partie d'un arsenal
destiné à une grande attaque finale contre le Code du
Travail avec le création du Contrat Unique. Ce projet
étendrait la possibilité de licencier sans préavis
et sans raison à l'ensemble des salariés. Le parti de la
majorité, l'UMP (Union pour un mouvement populaire) a
déjà dessiné les
grandes lignes de ce projet en se basant sur le rapport Cahuc-Kramarz
qui a reçu les félicitations du Fonds Monétaire
International (FMI).

Lettre d'appui au mouvement étudiant
contre la
loi sur l'égalité des chances
- Association pour une solidarité
syndicale étudiante (ASSÉ) -
Envoyée aux Coordinations nationales, à la
Fédération syndicale étudiante, à
SUD-étudiant (Solidaires, unitaires, démocratiques) et
à la Confédération nationale du travail.
Camarades,
L'Association pour une Solidarité Syndicale
Étudiante (ASSÉ) souhaite manifester son appui le plus
sincère à votre lutte contre la précarité,
l'insécurité sociale et l'atteinte aux droits des
travailleurs et travailleuses de France. Nous croyons qu'il est
primordial que le gouvernement retire la loi sur
«l'égalité des chances» [sic], car il en va
du
traitement équitable de tous et toutes dans le monde du travail.
Nous ne pouvons laisser le gouvernement ouvrir la porte à une
discrimination dissimulée des employé-e-s de la part du
patronat, et une fois de plus faire perdre du terrain aux droits du
travail!
En ce sens, l'ASSÉ, qui célèbre
présentement le premier anniversaire de la grève
étudiante qu'elle a initiée, rassemblant plus de 230 000
étudiants et étudiantes contre la réforme de
l'aide financière aux études et le
démantèlement du réseau collégial, soutient
totalement les revendications du front d'opposition à cette loi
et condamne les
déclarations mensongères et les actes de
répression à l'égard de celui-ci afin de
discréditer le mouvement national. Nous demandons aussi la
libération des inculpé-e-s suite aux actions
organisées par ledit mouvement ainsi qu'un démenti formel
sur des déclarations mensongères proférées
par le ministre de l'Éducation Gilles de Robien à
l'encontre
des étudiants et étudiantes de la Sorbonne.
Si en 1968 le mouvement étudiant français
a été une source d'inspiration pour le mouvement
québécois, nous espérons vivement que votre
grève connaîtra la même ampleur et la même
mobilisation que celle que nous avons connue l'an dernier ici au
Québec. Par contre, nous ne vous souhaitons pas le même
dénouement, négocié à perte par
d'autres regroupements. Ce mouvement vous appartient, nous
encourageons, par conséquent, la coordination nationale à
conserver son indépendance, son fonctionnement
démocratique et sa combativité exemplaire.
Solidairement,
Francis Hamel, pour le
Conseil exécutif de
l'ASSÉ
executif@asse-solidarite.qc.ca
Mathieu Cousineau DeGarie, pour le Comité aux
relations internationales de l'ASSÉ
international@asse-solidarite.qc.ca

Montréal
Un radiothon organisé pour soutenir les 5
héros cubains emprisonnés aux États-Unis
Le
«Comité Fabio Di Celmo pour les 5»
de la Table de concertation de solidarité Québec-Cuba
organise, samedi le 25 mars un radiothon pour ramasser des fonds pour
la campagne de soutien aux 5.
Le radiothon prendra la forme d'une soirée
festive alors qu'artistes, musiciens et poètes
présenteront leurs pièces tour à tour. Il y aura
aussi une mise en situation par des experts sur les 5, la lutte
antiterroriste et les aspects juridiques. La soirée est
organisée en collaboration avec Radio Centre-ville qui
transmettra en direct sur ses
ondes les activités de la soirée. Tous sont
chaleureusement invités à venir exprimer leur appui aux
cinq Cubains.
Les fonds recueillis s'ajouteront à la
contribution du Québec à l'effort international pour
financer la stratégie de communication des groupes qui
défendent les cinq Cubains. Gerardo Hernandez, Ramon Labanino,
Antonio Guerrero, Fernando Gonzalez et René Gonzalez sont
injustement emprisonnés aux États-Unis pour avoir
rapporté
aux autorités américains les activités de groupes
terroristes anti-cubains agissant aux États-Unis. Les groupes de
défense des Cinq ont prévu un budget de 250 000$ U.S.
pour la production de documents, le placement d'annonces,
l'organisation d'événements, etc. pour briser le mur du
silence et faire connaître cette infamie, notamment au peuple
américain.
Pour renseignements ou dons: (514) 728-7222 ou (514)
721-4527.

Lutte internationale pour la justice et
contre le terrorisme
Lancement du «Comité Fabio Di Celmo
pour
les 5» au Québec
La Table de concertation de solidarité
Québec-Cuba a récemment mis sur pied un comité de
solidarité pour la libération des 5 héros cubains
injustement emprisonnés aux États-Unis. Le comité
s'appelle: «Comité Fabio Di Celmo pour les 5». Le
Québec joint ainsi de façon organisée le mouvement
de solidarité internationale pour la justice et
contre le terrorisme. Plus de 250 comités de ce type sont
maintenant actifs dans 84 pays du monde.
Dans un communiqué émis le 4 mars pour le
lancement du comité, il est écrit: «Le nom du
comité a été choisi à la mémoire de
Fabio Di Celmo, un jeune montréalais d'origine italienne qui est
mort en septembre 1997 à l'hôtel Copacabana de La Havane
dans un attentat à la bombe organisé par le terroriste
Luis Posada Carriles.
C'est parce qu'ils ont infiltré les réseaux terroristes
de Miami pour prévenir ce type d'attentats que les 5 cubains
sont emprisonnés dans des conditions qu'Amnistie Internationale
a plusieurs fois dénoncées. Cela fait plus de 7 ans que
ces jeunes professionnels, dont 2 sont poètes, sont
enfermés alors que leur procès, tenu à Miami et
parsemé
d'irrégularités, a été annulé par la
Cour d'Appel d'Atlanta.
«Je suis très fier que le nom de mon
frère ait été choisi pour faire connaître le
cas des 5 cubains au Québec» a fait savoir Livio Di Celmo,
frère de Fabio. «Le terrorisme de la CIA et de ses
protégés contre Cuba n'est pas plus acceptable que celui
de Ben Laden. Les Canadiens ont le droit de savoir qu'à quelques
kilomètres de leurs
frontières, le gouvernement Bush emprisonne ceux qui luttent
contre le terrorisme et protège des terroristes notoires comme
Luis Posada Carriles et Orlando Bosch».
Le Comité Fabio Di Celmo pour les 5 a pour
objectif d'informer le Québec sur les prisonniers politiques que
sont Gerardo Hernandez, Ramon Labanino, Antonio Guerrero, Fernando
Gonzalez et René Gonzalez injustement emprisonnés aux
États-Unis depuis septembre 1998. Il veut démontrer le
double discours de l'administration
Bush dans la guerre contre le terrorisme. Les 5 avaient infiltré
des groupes agissant aux États-Unis responsables d'actes
terroristes visant Cuba pour en informer leur gouvernement. Quand le
gouvernement cubain avisa celui des États-Unis afin qu'il
prévienne les activités criminelles qui se
préparaient, ce ne sont pas les terroristes qui ont
été arrêtés
mais les 5. Aucun d'entre eux n'a été trouvé avec
des armes. Les responsables militaires étasuniens ont reconnu au
procès qu'aucun des 5 agents antiterroristes cubains n'a
cherché à avoir accès à de l'information
sensible.»
Le comité compte organiser de nombreuses actions
pour briser le mur du silence sur les 5 et contribuer à leur
libération. Pour toute information: info@tcsqc.ca

Lisez Le
Marxiste-Léniniste
Site web: www.pccml.ca
Courriel: redaction@cpcml.ca