Le Marxiste-Léniniste

Numéro 25 - 24 mars 2006

Rassemblement devant le consulat français en appui au mouvement étudiant en France
MONTRÉAL
VENDREDI LE 24 MARS À 18h

Station Bonaventure, 1 Place Ville-Marie
Organisé par des militants pour une solidarité globale


Radiothon en appui aux Cinq Héros cubains emprisonnés aux États-Unis
Soirée festive: Poésie, chansons, orchestres latin
et québécois, danse, kiosques d'informatiion

MONTRÉAL
SAMEDI LE 25 MARS À 19h
Au sous-sol de l'église St-Ambroise
1215, rue Beaubien Est (métro Beaubien)
Cotnribution: 5$
Renseignements ou dons: (514) 728-7222 ou (514) 721-4527


Un an après la grève,
Manifestation pour une éducation accessible

MONTRÉAL
JEUDI LE 30 MARS À 14h

Carré Berri (métro Berri-UQAM)
Amenez vos bandelores, vos trompettes et vos crécelles!
Ne Laissons pas Charest dérégulariser les frais de scolarité!
Mettons fin à la dette étudiante!

Organisé par la Coalition pour une éducation publique et accessible.
Information: (514) 931-2377 ou cfsq@education-action.net


Manifestation étudiante le 16 mars 2005 à Montréal.

Québec
Un an après la grève, l'éducation demeure un droit! - Coalition pour une éducation publique et accessible
Le volte-face du gouvernement Charest sur l'accessibilité à l'éducation ne passe pas! - Association pour une solidarité syndicale étudiante

Ontario

Militant rassemblement du collégial pour la qualité de l'éducation
Les étudiants  veulent que leurs intérêts soient protégés

Manifestations en France contre le «Contrat première embauche»

La jeunesse ouvrière veut se bâtir un avenir
Lettre d'appui au mouvement étudiant contre la loi sur l'égalité des chances

Lutte internationale pour la justice et contre le terrorisme

Montréal: Un radiothon organisé pour soutenir les 5 héros cubains emprisonnés aux États-Unis
Lancement du «Comité Fabio Di Celmo pour les 5» au Québec

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Un an après la grève, l'éducation demeure un droit!


Le 16 mars 2005 à Montréal

L'éducation publique est en danger au Québec et à travers le Canada. À chaque année depuis 1994, le gouvernement fédéral a réduit de 2,2 MM$ les paiements de transfert aux provinces réservés à l'éducation et aux programmes sociaux. De telles coupures, ajoutée à une hausse des coûts, représentent un perte de 4,9 MM$ dans les coffres provinciaux. Maintenant que le gouvernement de Stephen Harper est au pouvoir, ces coupures pourraient s'aggraver considérablement.

Au Québec, Jean Charest considère sérieusement éliminer le gel des frais de scolarité, qui en est place depuis un bon bout de temps. Les étudiantEs se sont toujours battus pour conserver ce gel, et continueront de se battre pour le maintenir.

Il y a exactement un an, plus de 200 000 étudiants du secondaire, du cégep et de l'université sont allés en grève, certains d'entre eux pour plus de cinq semaines, pour défendre leur droit à l'éducation. Nous avons faits des ateliers, bloqué des ponts, fait du piquetage devant les écoles et participé à une marche pour empêcher Charest de couper dans le Programme de prêts et bourses du Québec, mais aussi pour clamer haut et fort que l'éducation devrait être accessible à tous et à toutes. En bout de ligne, on a fait quelques gains, mais le combat continue!

Un an plus tard, on retourne à nouveau dans la rue pour exiger que le gouvernement canadien réinvestisse annuellement 4,9 MM$ dans l'éducation.

Il ne doit plus y avoir de dette étudiante, le gel des frais doit continuer et l'éducation se doit d'être accessible à tout le monde.

Tous ensemble, on est bien plus fort que n'importe quel politicien!

Plateforme du CEPA

* Attendu qu'un système d'éducation accessible et de haute qualité est une nécessité de toute société démocratique;

* Attendu que le gel des frais de scolarité au Québec est un standard minimum pour assurer une éducation accessible;

* Attendu que l'augmentation continue des frais auxiliaires et des frais de scolarité des étudiants hors-province et internationaux a contribué au détriment de l'accès à l'éducation;

* Attendu que les intérêts des compagnies entrent en conflit avec les aspirations de nos institutions d'enseignement public;

* Attendu qu'il y a toujours plusieurs problèmes avec le système des prêts et bourses, et qu'un tel système encourage la dette étudiante;

* Attendu que le financement gouvernemental est une nécessitée si l'on désire un système d'éducation accessible et de haute qualité, et que celui-ci a baissé dramatiquement durant les 15 dernières années;

Nous exigeons:

Un gel réel de tous les frais, qu'ils soient de scolarité ou auxiliaires, et ce pour tous les étudiants, incluant les étudiants hors-province ou internationaux. L'objectif est une éducation publique qui est universellement accessible;

L'élimination de toute forme d'influence par des compagnies à l'université. Une telle influence menace la nature publique de nos campus et l'intégrité de la recherche académique;

Que des améliorations soient apportées au système de prêts et bourses. L'objectif est l'élimination de la dette étudiante;

Un réinvestissement massif dans le domaine de l'éducation, commençant avec l'utilisation du paiement de transfert aux provinces de 4,9 MM$.

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Le volte-face du gouvernement Charest sur l'accessibilité à l'éducation ne passe pas!

C'est avec étonnement que l'ASSÉ constate le volte-face du discours du Premier ministre Jean Charest concernant l'accessibilité aux études. Le virage électoraliste de M. Charest tombe à une bien mauvaise date car personne n'a oublié que l'an dernier faisait rage la plus grande grève étudiante de l'histoire du Québec.

M. Charest a déclaré, hier (à l'ouverture de la session parlementaire), que l'accessibilité aux études est «le plus puissant moyen de lutte à la pauvreté. Et notre gouvernement fera tout ce qui est nécessaire pour soutenir ce choix.» La grève de l'an dernier visait justement à contrer une réforme au régime d'Aide Financière aux Études (AFE) qui touchait particulièrement les plus démuni-e-s. Malgré l'ampleur de la mobilisation, le gouvernement n'a toujours pas réinjecté la totalité des sommes coupées et ne s'est pas engagé à le faire. Francis Hamel, secrétaire à la coordination de l'ASSÉ, constate: «Hier, Jean Charest à voulu jouer les champions de l'accessibilité aux études. Par contre, depuis son arrivée au pouvoir, le gouvernement libéral a plutôt été une menace pour l'accessibilité. Ces paroles en l'air pèsent bien peu face aux compressions réelles.»

Rappelons qu'en plus d'occasionner des compressions qui totalisent près de 136 millions depuis l'arrivée des libéraux au pouvoir, la réforme de l'AFÉ pénalise les étudiants et étudiantes aux cycles supérieurs ainsi que les chefs de famille monoparentale recevant des pensions alimentaires. Sans parler que du côté des frais de scolarité, nous assistons à des hausses devenues systémiques des frais de toutes natures dans les Cégeps et Universités ainsi qu'à des hausses des frais pour les étudiantes internationales et les étudiants internationaux.

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Ontario

Militant rassemblement
du collégial pour la qualité de l'éducation

Plus de 5 000 enseignants, conseillers et bibliothécaires des collèges communautaires de l'Ontario ont tenu un rassemblement pour la qualité de l'éducation dans le centre-ville de Toronto le 16 mars. Les enseignants de tous les 24 collèges communautaires en grève depuis le 7 mars étaient présents. En arrivant au lieu de rendez-vous, ils apprenaient que le ministre de la Formation, des Collèges et des Universités, Chris Bentley, avait demandé une rencontre séparée et privée avec les deux équipes de négociation. Après des rencontres, les deux parties ont annoncé que les négociations officielles sur une nouvelle convention collective reprendraient à 9 heures le 20 mars. Ces négociations n'ont duré que deux jours, sans règlement, et le syndicat demande maintenant l'arbitrage obligatoire.

Les participants portaient des pancartes avec le mot «Qualité» écrit en grosses lettres et plusieurs bannières représentant les différents collèges. Les enseignants se portent à la défense de la qualité de l'éducation et réclament moins d'élèves par classe, plus d'enseignants et une reprise des négociations. Ils ont dénoncé le «plan pour compléter la session» des directions de collège, plan qui transformerait les collèges ontariens en manufactures de diplômes à rabais. Les enseignants en art du collège Sheridan portaient des pancartes multicolores qu'ils avaient dessinées. La Fédération étudiante canadienne portait une grande bannière dénonçant la hausse des frais de scolarité et les étudiants des collèges Humber et George-Brown dénonçaient l'augmentation de 20% des frais de scolarité annoncée par le ministre la semaine précédente. Une orchestre de Samba accompagnait les manifestants.

Le rassemblement a commencé à 11 heures. Après les discours, les manifestants ont marché sur la rue Bay en direction des bureaux du ministre. C'était la plus grande manifestation de l'histoire des collèges communautaires de l'Ontario. Les rues ont été complètement bloquées.

Les participants ont dit être très contents de leur action pour la qualité de l'éducation. «Ce fut une expérience incroyable, a dit un conseiller du nord de l'Ontario qui n'avait jamais participé à une action politique de masse auparavant. Quel sentiment que d'être avec des milliers de mes collèges venus de tous les coins de l'Ontario, unis dans une lutte pour la qualité de l'éducation pour notre jeunesse. C'est une expérience que je n'oublierai pas.»

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Les étudiants veulent
que leurs intérêts soient protégés

Trois cents étudiants des collèges communautaires de l'Ontario se sont rassemblés devant l'assemblée législative de l'Ontario, à Queen's Park, le 16 mars dans le cadre de la campagne «Les étudiants ne sont pas des pions». La manifestation était organisée par l'Alliance des étudiants des collèges qui représente 100 000 étudiants de 15 collèges communautaires. Pour illustrer leurs préoccupations, ils étaient déguisés en pions et marchaient sur un gigantesque échiquier. Sur leurs pancartes on lisait entre autres: «Plus d'enseignants à temps plein.»

Les étudiants revendiquent:

* Que le premier ministre Dalton McGuinty augmente immédiatement le financement des collèges pour que ce soit l'équivalent de la moyenne nationale, soit 9 600$. Il est présentement l'équivalent de 7 300. Et toute hausse du financement doit être ciblée: embauche d'enseignants à temps plein, compensation adéquate aux enseignants pour les activités hors classes (comme les heures passées à leur bureau en dehors des heures de classe pour répondre aux questions des étudiants), amélioration des installations et achat de nouveaux équipements.

* Que les collèges rendent publics immédiatement les détails de leur stratégie de fin session programme par programme. Tout stratégie doit:

- donner aux étudiants l'assurance que les résultats d'apprentissage énoncés dans les plans de cours seront atteints;

- comprendre la garantie que ces résultats satisfont aux exigences des organismes régulatoires des professions (comme le Collège des infirmières de l'Ontario) et ne pas mettre en péril l'aptitude des étudiants à passer les examens et tests;

* Que les collèges offrent à tous les étudiants touchés par la grève des rabais sur les frais de scolarité pour les programmes qui seront raccourcis.

* Que les collèges remboursent les étudiants touchés par la grève pour toutes les dépenses spéciales encourues à cause d'un prolongement de session. Cette compensation doit comprendre entre autres les frais de résidence, les frais de garde d'enfants, la perte de revenu et les dépenses de loyer.

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Manifestations en France contre le «Contrat première embauche»

La jeunesse ouvrière veut se bâtir un avenir

Depuis le 7 mars, la jeunesse ouvrière de France proteste contre le «Contrat de première embauche» (CPE) imposé par le gouvernement français. Le contrat permet aux employeurs de congédier toute personne âgée de moins de 26 ans sans préavis ni raison durant une période d'essai de deux ans. Ce sont des millions de jeunes qui descendent dans la rue. Cinquante-et-une des quatre-vingt-quatre universités françaises se sont jointes au mouvement et des présidents d'universités eux-mêmes demandent au gouvernement d'abandonner le projet. Le samedi 17 mars plus d'un million de personnes a manifesté a travers toute la France contre le CPE. Les syndicats français considèrent ce nombre comme étant un ultimatum au gouvernement et beaucoup comptent appeler à une grève générale si la loi n'est pas retirée. Le gouvernement a cependant refusé de faire marche arrière. Le président de l'Assemblée nationale, Jean-Louis Debré, s'est manifesté dimanche pour faire part de son indignation: «Donner l'ordre à l'État par un ultimatum de ne pas appliquer ou de retirer une loi votée par le Parlement, c'était porter atteinte à la République et à la démocratie», a-t-il déclaré.

Après les élections législatives de 2002 qui ont suivi la ré-élection de Jacques Chirac comme Président de la République, le gouvernement a précipité son offensive anti-sociale à travers les réformes de l'éducation, de la santé et des retraites. Ces réformes, dit le gouvernement, étaient nécessaires et essentielles si la France voulait être compétitive dans le contexte de la mondialisation.

Après que le «non!» l'ait remporté au référendum sur la ratification d'un «traité constitutionnel européen», le premier ministre Jean-Pierre Raffarin a été remplacé par Dominique de Villepin, un conseiller de longue date de Jacques Chirac. On disait de Dominique de Villepin, qui n'a jamais été candidat à une élection, qu'il avait une côte de popularité élevée suite au discours contre l'invasion de l'Irak qu'il a prononcé aux Nations Unies en tant que ministres des affaires étrangères. C'est armé de cette côte de popularité qu'il s'est mis a détruire le Code du travail. Cela a commencé par l'adoption de la loi créant le Contrat Nouvelle Embauche (CNE) destiné aux entreprises de moins de 20 salariés et qui permet à un employeur d'embaucher un salarié avec une période d'essai de deux ans durant lesquels il pourrait ensuite les licencier sans préavis et sans donner de raison. La justification étant qu'en facilitant les licenciements, les patrons allaient embaucher plus et donc de créer des emplois, ou, comme il l'a été dit: «faciliter les divorces afin d'augmenter le nombre de mariages».

Le Contrat Première Embauche (CPE) suit le même principe que son prédécesseur, mais il vise cette fois-ci les jeunes de moins de 26 ans. Non seulement ces jeunes ont une période d'essai de deux ans durant laquelle ils peuvent être licenciés sans préavis est sans raison, mais en plus ces contrats s'appliqueront pour des embauches successives, que ce soit dans la même entreprise ou dans plusieurs, avec un délais de deux ou trois mois entre les contrats. Cependant, ni le CPE ni le CNE ne sont des contrats au sens juridique du terme car un contrat doit stipuler des causes de résiliation. Or celles-ci sont à la discrétion de l'employeur.

Ces contrats semblent faire partie d'un arsenal destiné à une grande attaque finale contre le Code du Travail avec le création du Contrat Unique. Ce projet étendrait la possibilité de licencier sans préavis et sans raison à l'ensemble des salariés. Le parti de la majorité, l'UMP (Union pour un mouvement populaire) a déjà dessiné les grandes lignes de ce projet en se basant sur le rapport Cahuc-Kramarz qui a reçu les félicitations du Fonds Monétaire International (FMI).

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Lettre d'appui au mouvement étudiant
contre la loi sur l'égalité des chances

Envoyée aux Coordinations nationales, à la Fédération syndicale étudiante, à SUD-étudiant (Solidaires, unitaires, démocratiques) et à la Confédération nationale du travail.

Camarades,

L'Association pour une Solidarité Syndicale Étudiante (ASSÉ) souhaite manifester son appui le plus sincère à votre lutte contre la précarité, l'insécurité sociale et l'atteinte aux droits des travailleurs et travailleuses de France. Nous croyons qu'il est primordial que le gouvernement retire la loi sur «l'égalité des chances» [sic], car il en va du traitement équitable de tous et toutes dans le monde du travail. Nous ne pouvons laisser le gouvernement ouvrir la porte à une discrimination dissimulée des employé-e-s de la part du patronat, et une fois de plus faire perdre du terrain aux droits du travail!

En ce sens, l'ASSÉ, qui célèbre présentement le premier anniversaire de la grève étudiante qu'elle a initiée, rassemblant plus de 230 000 étudiants et étudiantes contre la réforme de l'aide financière aux études et le démantèlement du réseau collégial, soutient totalement les revendications du front d'opposition à cette loi et condamne les déclarations mensongères et les actes de répression à l'égard de celui-ci afin de discréditer le mouvement national. Nous demandons aussi la libération des inculpé-e-s suite aux actions organisées par ledit mouvement ainsi qu'un démenti formel sur des déclarations mensongères proférées par le ministre de l'Éducation Gilles de Robien à l'encontre des étudiants et étudiantes de la Sorbonne.

Si en 1968 le mouvement étudiant français a été une source d'inspiration pour le mouvement québécois, nous espérons vivement que votre grève connaîtra la même ampleur et la même mobilisation que celle que nous avons connue l'an dernier ici au Québec. Par contre, nous ne vous souhaitons pas le même dénouement, négocié à perte par d'autres regroupements. Ce mouvement vous appartient, nous encourageons, par conséquent, la coordination nationale à conserver son indépendance, son fonctionnement démocratique et sa combativité exemplaire.

Solidairement,

Francis Hamel, pour le Conseil exécutif de l'ASSÉ
executif@asse-solidarite.qc.ca
Mathieu Cousineau DeGarie, pour le Comité aux relations internationales de l'ASSÉ
international@asse-solidarite.qc.ca

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Montréal

Un radiothon organisé pour soutenir les 5 héros cubains emprisonnés aux États-Unis

Le «Comité Fabio Di Celmo pour les 5» de la Table de concertation de solidarité Québec-Cuba organise, samedi le 25 mars un radiothon pour ramasser des fonds pour la campagne de soutien aux 5.

Le radiothon prendra la forme d'une soirée festive alors qu'artistes, musiciens et poètes présenteront leurs pièces tour à tour. Il y aura aussi une mise en situation par des experts sur les 5, la lutte antiterroriste et les aspects juridiques. La soirée est organisée en collaboration avec Radio Centre-ville qui transmettra en direct sur ses ondes les activités de la soirée. Tous sont chaleureusement invités à venir exprimer leur appui aux cinq Cubains.

Les fonds recueillis s'ajouteront à la contribution du Québec à l'effort international pour financer la stratégie de communication des groupes qui défendent les cinq Cubains. Gerardo Hernandez, Ramon Labanino, Antonio Guerrero, Fernando Gonzalez et René Gonzalez sont injustement emprisonnés aux États-Unis pour avoir rapporté aux autorités américains les activités de groupes terroristes anti-cubains agissant aux États-Unis. Les groupes de défense des Cinq ont prévu un budget de 250 000$ U.S. pour la production de documents, le placement d'annonces, l'organisation d'événements, etc. pour briser le mur du silence et faire connaître cette infamie, notamment au peuple américain.

Pour renseignements ou dons: (514) 728-7222 ou (514) 721-4527.

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Lutte internationale pour la justice et contre le terrorisme

Lancement du «Comité Fabio Di Celmo
pour les 5» au Québec







La Table de concertation de solidarité Québec-Cuba a récemment mis sur pied un comité de solidarité pour la libération des 5 héros cubains injustement emprisonnés aux États-Unis. Le comité s'appelle: «Comité Fabio Di Celmo pour les 5». Le Québec joint ainsi de façon organisée le mouvement de solidarité internationale pour la justice et contre le terrorisme. Plus de 250 comités de ce type sont maintenant actifs dans 84 pays du monde.

Dans un communiqué émis le 4 mars pour le lancement du comité, il est écrit: «Le nom du comité a été choisi à la mémoire de Fabio Di Celmo, un jeune montréalais d'origine italienne qui est mort en septembre 1997 à l'hôtel Copacabana de La Havane dans un attentat à la bombe organisé par le terroriste Luis Posada Carriles. C'est parce qu'ils ont infiltré les réseaux terroristes de Miami pour prévenir ce type d'attentats que les 5 cubains sont emprisonnés dans des conditions qu'Amnistie Internationale a plusieurs fois dénoncées. Cela fait plus de 7 ans que ces jeunes professionnels, dont 2 sont poètes, sont enfermés alors que leur procès, tenu à Miami et parsemé d'irrégularités, a été annulé par la Cour d'Appel d'Atlanta.

«Je suis très fier que le nom de mon frère ait été choisi pour faire connaître le cas des 5 cubains au Québec» a fait savoir Livio Di Celmo, frère de Fabio. «Le terrorisme de la CIA et de ses protégés contre Cuba n'est pas plus acceptable que celui de Ben Laden. Les Canadiens ont le droit de savoir qu'à quelques kilomètres de leurs frontières, le gouvernement Bush emprisonne ceux qui luttent contre le terrorisme et protège des terroristes notoires comme Luis Posada Carriles et Orlando Bosch».

Le Comité Fabio Di Celmo pour les 5 a pour objectif d'informer le Québec sur les prisonniers politiques que sont Gerardo Hernandez, Ramon Labanino, Antonio Guerrero, Fernando Gonzalez et René Gonzalez injustement emprisonnés aux États-Unis depuis septembre 1998. Il veut démontrer le double discours de l'administration Bush dans la guerre contre le terrorisme. Les 5 avaient infiltré des groupes agissant aux États-Unis responsables d'actes terroristes visant Cuba pour en informer leur gouvernement. Quand le gouvernement cubain avisa celui des États-Unis afin qu'il prévienne les activités criminelles qui se préparaient, ce ne sont pas les terroristes qui ont été arrêtés mais les 5. Aucun d'entre eux n'a été trouvé avec des armes. Les responsables militaires étasuniens ont reconnu au procès qu'aucun des 5 agents antiterroristes cubains n'a cherché à avoir accès à de l'information sensible.»

Le comité compte organiser de nombreuses actions pour briser le mur du silence sur les 5 et contribuer à leur libération. Pour toute information: info@tcsqc.ca

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