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3 novembre 2016
US Steel annonce la conclusion d'une
entente avec Bedrock
Ce coup contre les droits des Canadiens
ne va pas passer!
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US Steel annonce la conclusion d'une
entente avec Bedrock
• Ce coup contre les droits des Canadiens ne va
pas passer!
• Les droits et les circonstances
exceptionnelles
Les travailleurs et la
communauté s'opposent à la fermeture du port de Churchill dans le nord
du Manitoba
• «Nous luttons pour que les communautés
puissent décider de leur avenir» -
Entrevue avec Marianne Hladun, vice-présidente exécutive régionale pour
les Prairies de l'Alliance de la fonction publique du Canada
Les travailleurs
de la fonction publique fédérale tiennent une journée d'action
• Manifestation aux bureaux du premier ministre
pour dénoncer l'intransigeance du gouvernement
US Steel annonce la conclusion d'une
entente avec Bedrock
Ce coup contre les droits des Canadiens
ne va pas passer!
Le communiqué de presse émis par US
Steel le 1er
novembre comprend ce qui suit: « United States Steel Corporation a
annoncé aujourd'hui
qu'il a accepté les termes proposés d'une entente avec Bedrock
Industries LLC en ce qui concerne la vente et le transfert de la
propriété de US Steel Canada, Inc. ('USSC') à Bedrock...
« US Steel va recevoir
environ 126 millions $ en paiement de ses
créances garanties, incluant intérêt, et de ses créances non garanties.
Les termes proposés comprennent également une entente visant une
libération mutuelle des charges qui lient les principales parties
prenantes, la libération notamment de toutes les réclamations
faites à US Steel en ce qui a trait à l'environnement, aux pensions et
à d'autres charges.
« Dans le cadre du transfert de propriété proposé, US
Steel va
continuer de fournir certains services partagés à USSC et va conclure
une entente afin de pourvoir à tous ses besoins en boulettes de fer
d'ici 2021. »
Le communiqué de presse fait mention d'un accord entre
deux bras du
capital financier américain pour réorganiser la propriété et le
contrôle de Stelco Steelworks qui est actif à Hamilton et Nanticoke en
Ontario depuis plus de cent ans. La réorganisation va
transférer 126
millions $ d'un bras de l'oligarchie américaine à un autre.
L'objectif principal qui est visé par cela, comme le mentionne le
communiqué de presse, est de libérer les riches impérialistes
américains de toutes les réclamations qui leur sont faites en ce qui
concerne la dépollution, les pensions, les autres avantages sociaux
postérieurs à l'emploi, un prêt provincial d'une valeur de 150
millions $
qu'ils
refusent de rembourser, les taxes municipales, etc., qu'ils qualifient
avec mépris de « charges ».
On peut décrire cette entente comme la vente à rabais
de
marchandises volées que fait un voleur à un autre criminel, une vente
par laquelle l'acheteur des biens volés à un prix de marché inférieur
garantit au voleur que toutes les charges et tous les problèmes qui
sont liés au vol original sont effacés parce qu'il jouit de bons liens
et d'influence
avec les autorités étatiques.
Les riches impérialistes
américains traitent le Canada comme s'il
était une colonie sans droits. Ils ont décidé entre eux-mêmes et en
collusion avec les collaborateurs de l'État canadien dans le domaine
juridique et dans les gouvernements de même qu'au sein de la société
civile de monter un stratagème autour d'une propriété sociale
canadienne
que les travailleurs canadiens bâtissent depuis plus de cent ans.
L'accord viole les droits des Canadiens à l'emploi que leur propriété
sociale peut fournir, à leur réclamation à la richesse sociale qu'ils
peuvent produire et aux pensions et aux autres avantages sociaux à
la retraite qui leur avaient été promis en
échange de leur
capacité de travailler. L'accord viole aussi les droits des Canadiens à
la dépollution et aux paiements pour du travail effectué à USSC par des
entreprises locales qui devraient provenir de la valeur continue que
les travailleurs peuvent produire à la propriété sociale ou des avoirs
mondiaux de US Steel.
Depuis l'achat de Stelco par US Steel en 2007 qui
a lui-même été
une fraude qui a vu un autre bras du monstre impérialiste s'enfuir
avec 1,1 milliard $, USS a fait toutes sortes de
promesses au
sujet des niveaux d'emplois et de production et des régimes de retraite
qui devaient être pleinement capitalisés d'ici la fin
de 2015. USS a violé chacune de ces promesses et doit rendre des
comptes pour cela. On ne lui doit pas un sou et encore moins 126
millions $ et il n'a pas le droit de quitter les lieux sans
respecter
ses engagements, surtout ceux envers les régimes de retraite.
Les droits des Canadiens sont sacrés. La classe
ouvrière canadienne
ne permettra pas que ses droits ou les droits des autres Canadiens et
de la nation soient bafoués de la sorte. Ce coup contre les droits des
Canadiens ne doit pas passer ! Les travailleurs canadiens
dénoncent d'une seule voix ce vol de ce qui leur revient de droit !

Les droits et les circonstances exceptionnelles

Lors d'une discussion tenue récemment, le président de
la section
locale 1005 du Syndicat des métallos de Stelco Hamilton Works,
Gary
Howe, a souligné que si Trudeau fait le tour du monde pour exiger que
d'autres pays respectent les droits humains, ici au pays, les
travailleurs en vertu de la Loi sur les arrangements avec les
créanciers
n'ont pas de droits. En vertu de la LACC, les travailleurs ne peuvent
pas faire valoir leurs droits humains ; ils ne peuvent déposer de
griefs qu'en cas de licenciement. Gary a dit que les métallos de Stelco
sont sous le régime de la LACC pour la deuxième fois, soit plus de cinq
ans bientôt sans même que leurs droits
fondamentaux soient reconnus, encore moins garantis. Les métallos
d'Essar Steel Algoma à Sault-Sainte-Marie ont été trois fois sous le
régime de la LACC ces dernières années.
Le manque de droits va
jusqu'à l'absence d'une garantie de pensions
et d'avantages sociaux à la retraite, non seulement sous la LACC, mais
en général. En vertu de la LACC, ces droits peuvent être sacrifiés pour
sauver une entreprise de la liquidation ou les grands créanciers des
pertes. Au nom de circonstances exceptionnelles, les droits sont
liquidés au nom du plus grand bien, soit sauver une entreprise ou une
usine ou s'assurer que certains créanciers de l'oligarchie financière
reçoivent leur argent.
Cela signifie que les droits des travailleurs ne sont
pas du tout
des droits, mais des énoncés de politiques qui sont supplantés par les
droits de propriété des oligarques financiers qui
considèrent leurs droits en tant que propriétaires des avoirs et de la
dette comme étant sacro-saints et ayant préséance sur tous les autres
aspects de la vie.
Ils utilisent les autorités de l'État pour imposer leur domination sur
la classe ouvrière et pour nier les droits des travailleurs.
Les oligarques qui cherchent à contrôler US Steel
Canada,
l'ancienne Stelco et Essar Steel Algoma, et les faire émerger de la
LACC, ont tous recours à l'argument de circonstances exceptionnelles
pour nier aux travailleurs le droit à leur emploi, à leurs salaires, à
leurs pensions et à leurs avantages sociaux. Ils disent que les droits
doivent être
niés si le secteur de l'acier doit se remettre sur ses pieds et pour
que les investisseurs soient récompensés.
Les travailleurs ne peuvent pas accepter et
n'accepteront pas cette
conception de circonstances exceptionnelles des oligarques au pouvoir
qui exige la négation des droits. La reconnaissance et la garantie des
droits sont devenues essentielles à la vie moderne. Les gens ont des
droits en vertu du fait qu'ils sont des êtres humains. Si le système
actuel et ceux qui le contrôlent ne peuvent garantir les droits, alors
ils doivent renoncer à leur contrôle ou remplacer le système. Si ces
grandes entreprises, qui existent comme des oligopoles avec une
propriété entrelacée et un contrôle mondial sur des secteurs entiers,
ne peuvent pas garantir les droits alors elles n'ont aucune raison
d'exister. Elles doivent céder leur place et permettre qu'on élabore
une nouvelle
direction dans laquelle les droits sont reconnus et garantis.
Nous vivons au XXIe siècle dans une économie socialisée
de
production industrielle de masse qui peut répondre aux besoins et au
bien-être de tous et garantir leurs droits. Aucune excuse n'est
acceptable et aucune excuse ne sera acceptée par la classe ouvrière
moderne pour le déni des droits. Les droits sont inaliénables ! La
responsabilité pour les droits commence chez soi!

Les travailleurs et la communauté
s'opposent à la fermeture du port
de Churchill dans le nord du Manitoba
«Nous luttons pour que les communautés puissent décider
de leur avenir»
- Entrevue avec Marianne Hladun,
vice-présidente
exécutive régionale pour les Prairies de l'Alliance de la fonction
publique du Canada -

Manifestation à Winnipeg le 21 septembre 2016 contre l'annulation de
l'expédition du grain
par le port de Churchill
Forum ouvrier : L'Union
canadienne des
employés des transports (UCET) qui est l'une des composantes de
l'Alliance de la fonction publique du Canada (AFPC) s'oppose à la
décision que l'entreprise américaine de gestion de transport OmniTRAX a
prise par rapport au port de Churchill et au service de transport
des marchandises par train. Peux-tu nous dire quel est le contenu de la
décision précisément ?
Marianne Hladun :
Le 25 juillet dernier,
OmniTRAX a annoncé qu'elle annulait la saison 2016 de transport de
grain par le port. Elle a dit qu'elle entend reprendre ses activités
en 2017 mais nous ne la croyons pas. Néanmoins c'est ce qu'elle
dit et
maintient. Elle a aussi annoncé qu'elle réduisait le
service de transport de marchandises sur la voie ferrée qui mène au
port de deux trajets par jour à un trajet par jour.
Le port emploie
entre 65 et 70 personnes. Environ 35 travailleurs
étaient déjà à l'ouvrage, faisant du nettoyage et préparant les
équipements pour la réception du grain. On les a rassemblés dans la
cafétéria pour leur remettre leurs avis de deux semaines à l'effet
qu'ils étaient mis à pied. Les autres employés ont reçu une lettre
qui disait qu'ils ne seraient pas rappelés au travail cette année. Les
travailleurs commencent leur saison en juin. Certains commencent plus
tôt pour faire du nettoyage. Il semble qu'à la fin de leur saison de
travail, alors que tout est gelé, les travailleurs quittent les lieux
et c'est au printemps que se fait le nettoyage. Ils savent quand les
bateaux
doivent revenir et ils organisent leur travail en conséquence. Selon
OmniTRAX, le carnet de commandes était vide pour 2016 et
l'entreprise a
alors mis les travailleurs à pied.
Nous sommes présentement en négociations. La convention
collective
des travailleurs du port s'est terminée le 31 décembre 2015
et nous
négocions depuis ce moment-là avec la compagnie et les négociations se
poursuivent.
FO : Quel est l'impact
de la décision d'OmniTRAX sur les travailleurs et l'activité économique
de la région ?
MH : L'impact est
énorme. Churchill est
une communauté d'environ 800 personnes. Il y a déjà eu une base
militaire dans la ville, un centre de recherche et d'autres activités.
Aujourd'hui la population n'est plus que de 800 personnes environ,
alors c'est donc à peu près 10 % de la population
qui travaille au port. Ce n'est pas un travail de neuf à cinq. Les
travailleurs font de longues heures pendant la saison de travail et
sont ensuite admissibles à l'assurance-emploi. À cause des mises à
pied, même la majorité des employés qui étaient déjà au travail n'ont
pas accumulé assez d'heures pour toucher des prestations
d'assurance-emploi
pendant l'hiver et ceux qui n'ont pas été rappelés bien sûr ne sont pas
admissibles eux non plus. En fait, le seul choix qui leur reste est de
quitter la communauté. Soixante-dix personnes sur 800 c'est comme
si 10 000 personnes quittaient une ville comme Winnipeg.
Il n'y a que deux industries
dans la ville de Churchill, l'activité
portuaire qui existe depuis les années 1920 et le tourisme.
Churchill
accueille beaucoup de tourisme à cause des aurores boréales et des ours
polaires et d'autres attraits. Lorsque les mises à pied ont été
annoncées, il était déjà trop tard pour faire même quelques heures dans
le secteur touristique parce que les emplois étaient déjà occupés. La
majorité des employés qui ont été mis à pied n'avaient nulle part où
aller travailler dans la communauté.
Il y a la question du port mais aussi celle du chemin
de fer qui
mène au port et dessert les communautés du nord du Manitoba alors la
décision de réduire le service du transport des marchandises de deux
transports par semaine à un seul a aussi un grand impact. La communauté
n'a plus accès à des produits frais. Les étagères des épiceries sont
vides. Les restaurants doivent aussi afficher dans leurs vitrines
qu'ils ne peuvent pas garantir que tous les plats sur le menu sont
disponibles. L'approvisionnement de la communauté en produits dont elle
a besoin est devenu très problématique.
FO : L'UCET a publié un
mémoire dans lequel
elle établit un lien entre les développements actuels et la
déréglementation du transport du grain et la liquidation de la
Commission canadienne du blé. Peux-tu nous en dire plus à ce
sujet ?
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Les fermiers participent à une réunion de l'Alliance de la Commission
canadienne du blé à Swan Valley, le 12 février 2016. Ils y ont discuté
entre autres choses de l'avenir du chemin de fer qui mène au port de
Churchill.
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MH : Il y a une relation
directe avec la
décision des conservateurs de se débarrasser de la Commission
canadienne du blé. En 1997, le gouvernement libéral fédéral a
décidé de
privatiser le chemin de fer qui mène au port de Churchill. Il l'a vendu
à OmniTRAX et a inclus le port dans la transaction pour la
somme d'un dollar. C'est un fait de notoriété publique. OmniTRAX
voulait acquérir le chemin de fer et ne s'intéressait pas vraiment au
port mais il l'a tout de même acheté pour un dollar. À ce moment-là,
lorsque la Commission canadienne du blé utilisait le port de Churchill
de façon régulière pour expédier le grain, le port chargeait
entre 500 000 et 700 000 tonnes de grain chaque
saison, principalement
du blé. Quand les conservateurs ont tué la Commission canadienne du
blé, cette quantité a diminué de beaucoup et le gouvernement
conservateur a accordé des subsides pendant cinq ans à OmniTRAX comme
compensation pour les pertes du transport
du grain provenant de la Commission. Ces subsides se terminent cette
année, une coïncidence évidemment (rires). À partir de l'an prochain il
n'y a plus de subsides de la part du gouvernement fédéral lesquels je
crois étaient basés sur le tonnage. L' an dernier, selon les
informations publiées par OmniTRAX, le port a expédié
environ 160 000 tonnes de grain, une baisse significative.
La Commission canadienne du blé était à la recherche de
différents
marchés lorsqu'elle était responsable de la mise en marché. Elle
agissait aussi au nom des fermiers. Pour les fermiers de l'est de la
Saskatchewan, surtout du nord-est de la Saskatchewan et du Manitoba,
expédier le grain par le port de Churchill était moins dispendieux et
plus
rapide et cela rendait l'opération moins coûteuse pour les producteurs.
La Commission achetait une quantité donnée de wagons de producteurs,
lesquels amenaient le grain au port. Ce qui se passe maintenant, c'est
que les grandes compagnies de grain bâtissent leurs propres
installations portuaires. Elles les bâtissent à Vancouver ou à Montréal
et
parfois si le grain va vers l'est il transite par Thunder Bay. Les
entreprises utilisent leurs propres installations portuaires et j'ai en
tête cette grande entreprise de grain qui avait l'habitude d'en
expédier de grandes quantités par le port de Churchill mais ne l'a pas
fait cette année parce qu'elle bâtit ses propres installations dans le
port de Vancouver.
Un fermier de la Saskatchewan est malheureusement obligé maintenant
d'expédier son grain à Vancouver ou à Montréal.
FO : Quelles sont les
revendications de la communauté en ce moment pour faire face à la
situation ?
MH : Ce que nous
demandons, comme le font
aussi le maire de la ville et la députée de Churchill-Keewatinook Aski
Niki Ashton c'est que le port redevienne un actif national. Si le port
est converti en administration portuaire, il va être géré pour le bien
de la communauté et dirigé par un conseil d'administration et la
loi décrit clairement qui peut en faire partie. En ce qui nous
concerne, nous recommandons, bien que cela ne soit pas inscrit dans la
loi, que les Premières Nations siègent au conseil d'administration
parce qu'elles ont besoin de l'accès au port. Nous croyons que c'est
dans l'intérêt de tous que le port redevienne une administration
portuaire sous
l'autorité de la Loi maritime du Canada et de Transport
Canada.
Piquet contre la fermeture à Churchill en
septembre 2016
Nous croyons que la communauté dans son ensemble appuie
cette
revendication. L'UCET, qui est une de nos composantes, a même expliqué
comment cela peut se faire. La loi existe, et cela peut se faire par
voie de réglementation et de décret. Une administration portuaire
reçoit des montants alloués aux infrastructures. Vous savez qu'elle va
être entretenue et gérée dans le meilleur intérêt de la communauté et
qu'aucune communauté ne va être prise en otage par une compagnie
américaine.
Cette lutte est plus qu'une lutte pour la communauté.
C'est un
combat pour que les communautés puissent décider de leur avenir. C'est
le gouvernement fédéral qui a privatisé le port et c'est à lui à
réparer ce qu'il a fait.
 
Winnipeg, le 21 septembre 2016
Quand il a été élu, ce gouvernement a restauré certains
des
services qui avaient été éliminés par le gouvernement précédent. Il a
rouvert des bureaux d'Anciens combattants Canada et certaines stations
de la Garde côtière. Nous croyons que Churchill est un site viable pour
recevoir une station de la Garde côtière une fois le port redevenu une
autorité portuaire. On a dit aussi qu'en augmentant la capacité
d'entreposage il serait possible d'y amener plus de grain. Les fermiers
sont toujours en quête de nouveaux marchés.

Les travailleurs
de la fonction publique fédérale tiennent une journée d'action
Manifestation aux bureaux du premier ministre pour
dénoncer l'intransigeance du gouvernement

Les travailleurs de la fonction publique fédérale
ont
manifesté dans tout le pays le 31 octobre et ont notamment organisé un
grand rassemblement devant les bureaux du premier ministre à Ottawa.
Ils ont protesté contre le fait que le gouvernement n'a pas résolu le
cas
des dizaines de milliers de travailleurs toujours impayés ou payés en
partie seulement et contre le refus du gouvernement libéral de
négocier avec les syndicats qui représentent les fonctionnaires. Les
orateurs représentant l'Alliance de la fonction publique du Canada
(AFPC), l'Institut professionnel de la fonction publique du Canada
(IPFPC) et
l'Association canadienne des employés professionnels (ACEP) ont dénoncé
le
gouvernement parce qu'il demande, comme le gouvernement précédent, que
les
travailleurs renoncent à leur droit aux congés de maladie tel
qu'inscrit dans leurs conventions collectives. Les travailleurs
négocient depuis maintenant 2014 pour signer de nouvelles
conventions
collectives. Les orateurs ont dit à plusieurs reprises que « la lune de
miel » avec le gouvernement libéral de Justin Trudeau est terminée.
Les représentants de l'AFPC ont réitéré qu'ils ne vont
pas reculer et accepter la demande des libéraux de renoncer à leur
régime de congés de maladie. L'AFPC a lancé une campagne pour demander
au premier ministre de respecter ses engagements de « rétablir les
services et les relations avec les fonctionnaires ». Elle a entrepris
une nouvelle ronde de négociations qui se tient du 1er au 7 novembre.
 

 
 
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